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Enceinte mythique et atypique, le Stade Mayol est un symbole à part entière du rugby varois et de Toulon, situé au cœur de la ville, à deux pas de la place Besagne.

Il fut construit en 1919 grâce à Félix Mayol, un chanteur toulonnais s’étant entiché du rugby.

La structure se modifie d’années en années, touchée tour à tour par une tempête en 1930 puis les bombardements de la Seconde Guerre mondiale en 1943.

En 1965, le Club cède le stade à la Ville de Toulon qui lance alors un plan de rénovation.

Toutes sortes de légendes auront foulé la pelouse du « Temple de Besagne » et pas seulement les crampons au pied : différentes stars de la musique y donneront des concerts comme Johnny Halliday en 1977, Bernard Lavillier et même Bob Marley pour un de ses derniers concerts en 1980.

Les constructions fleurissent aux abords du stade au début des années 1990, actant la position centrale de Mayol dans la ville varoise (construction d’un centre commercial, d’un parking de 3 000 places sous le Stade, d’un Palais des Congrès et d’un hôtel pour les congressistes).

Une nouvelle série de rénovations est engagée par la Mairie à l’intersaison 2005-2006 afin de remettre en état les tribunes et le réaménagement des vestiaires. Antre du rugby et des « Barbares de la Rade », le stade fait le plein de spectateurs au fil des saisons.

Depuis la saison 2013-2014, le stade Mayol a porté sa capacité à 15250 places et 39 loges.
Des travaux vont être entrepris durant la saison 2015-2016 avec dans un premier temps l’agrandissement de la tribune Bonnus puis la construction d’un quart de virage entre la tribune Delangre et la tribune Bonnus. Une fois ces travaux terminés (saison 2017-2018), le stade Mayol bénéficiera d’une capacité de plus de 18 000 places.

Le Nom des Tribunes :

La Tribune Bonnus en souvenir de Michel Bonnus, capitaine du RCT pendant six ans et international en 1937. Le plus illustre représentant de la famille Bonnus quitta Besagne en août 1959 à l’âge de 44 ans des suites d’une attaque. Pour Daniel Herrero, « les vrais toulonnais s’installent toujours en Bonnus ».

La Tribune Lafontan en hommage à Jules Lafontan, pilier du RCT venu de Tarbes. Devenu résistant, il tomba sous les balles allemandes à la libération de Toulon en 1944.

La Tribune Finale perpétue le souvenir de Charles Finale, jeune pilier tragiquement décédé à la suite d’un match plus que houleux entre Toulon et Grenoble en Challenge du Manoir en octobre 1964.

La Tribune Delangre enfin porte le nom de Eugène Delangre, flanker du RCT de 1920 à 1944, co-entraîneur en 1948 avec son complice « Gu » Boréani. Né en 1904, il s’éteignit en 1970.