Lors de la saison 1967-1968, Toulon sort Grenoble 18 à 3 en quart-de-finale, et bat Dax 14 à 9 à Lyon en demi-finale. La Finale était programmée pour le 26 mai 1968 à Toulouse où Toulon affronterait, vingt après, Lourdes.
Elle se déroulera finalement le 16 juin 1968, après plusieurs reports dus aux "événements" de mai '68. Sous un temps gris (il a plu toute la matinée), Toulon joue en blanc. Menés 6 à 0 à la pause, les partenaires d’André Herrero reviennent dans le match en seconde mi-temps et le score était de 6 partout à la fin du temps réglementaire. Après prolongations, le score a évolué mais reste de parité, 9 à 9.
Le règlement de la Fédération prévoit qu’en cas de match nul, la finale serait rejouée une seule fois. Las ! En raison du retard de la Finale et en raison du départ de l’Equipe de France en Tournée en Nouvelle-Zélande, Lourdes sera déclaré vainqueur au bénéfice des essais marqués (2 essais à rien).
La même année, le XV de France, commandé par le troisième ligne Toulonnais Christian Carrère, remporte le premier Grand Chelem de son histoire.
Saison 1968-1969, Toulon est sorti en huitièmes de Finale par Dax sur le score de 11 à 9.
1970, le Club au Muguet remporte 25 à 22 le Challenge du Manoir face à Agen et ce, malgré l’expulsion de Jean-Claude Ballatore. En Championnat, Toulon est battu en seizièmes par Grenoble, 17 à 12.
En 1971, nouvelle Finale du Championnat face à l'A.S.Béziers à Bordeaux. Match tendu. Sur un coup de pied dont on ne connaît toujours pas l’auteur (Saïsset ? Estève ? un Toulonnais ?), André Herrero se relève avec deux côtes fracturées. Les remplaçant n’existant pas à cette époque : le "Grand" reprend sa place. Le Rugby Club Toulonnais s’incline après prolongations 9 à 15...
Juillet 1971, après des "divergences de vues", 11 joueurs titulaires quittent le Club (avec André Herrero à leur tête) et vont poser leurs sacs à Nice, alors en 2nde division... Ces 11 sont André et Daniel Herrero, Carreras, Fabien, Giabicconi, Irastorza, Hache, Sappa, Vadella, Banisette et Ballatore...
Les Joueurs restés fidèles au Muguet (avec de nombreux jeunes) sous la houlette de Marcel Bodréro et de Christian Carrère accèdent à la demi-finale du Championnat 1972 qu'ils perdront 19 à 6 face à Béziers.
La jeune classe Toulonnaise ne confirme guère : un quart-de-finale en 1973 face à La Voulte, défaite 7 à 14 et un huitièmes de finale en 1974 perdus face à Tarbes, 12 à 16.
En 1974, le RCT remporte son second Challenge du Club Complet grâce à sa Nationale B et ses Cadets, Champions de France.
De 1974 à 1983, le Rugby Club Toulonnais ne réussira pas à passer le cap des huitièmes de finale : Béziers, 13 à 7 en 1975 ; Bayonne, 13 à 6 en 1977 ; Valence, 22 à 9 en 1978 ; Montferrand, 21 à 14 en 1979 ; Bayonne, 25 à 14 en 1980.
Toulon sera même éliminé en seizièmes en 1981 par le Nice des "Frères Ennemis" sur le score de 15 à 6...
La saison 1981-1982 est dramatique : avec aucune victoire à l’extérieure, le RCT n’est même qualifié pour les phases finales.
Battu par Perpignan en barrage du Championnat 1982-1983 (13 à 9), Toulon disputera la Finale du Challenge Yves du Manoir contre Agen, une finale perdue 7 à 29.
Et l'inter-saison verra le passage de témoin entre André et Daniel Herrero au poste d'entraîneur. Une arrivée qui verra le départ de plusieurs joueurs vers le R.C.Hyères (Guilbert, Farrugia, Alliou...).
La saison 1983-1984 voit Toulon une nouvelle fois battu en huitièmes, par Grenoble, 4 à 6.
Saison 1984-1985 : les Varois produisent un excellent rugby et après avoir battu Aurillac, Nice et Lourdes, Toulon dispute la Finale du Championnat de France le 25 mai 1985 face au Stade Toulousain.
A la suite de prolongations catastrophiques, le RCT s'incline 22 à 36. Daniel Herrero aura alors ces mots restés célèbres : "Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré, cours-y vite... Il a filé...".
La saison 1985-1986 va s’arrêter en demi-finale face à Agen sur le score de 18 à 38.
2 mai 1987 : le Muguet fleurit sur la France de l'Ovalie et se cueille au Parc des Princes.
56 ans après le titre remporté face à Lyon, Toulon remporte son second Bouclier de Brennus face au Racing Club de France (et le noeud papillon rose des ses lignes arrières qui deviendra célèbre...), 15 à 12.
Après un quart-de-finale houleux face au Stade Toulousain (Christian Cauvy "assassiné" par un Toulousain, réaction "virulente" des Toulonnais...), le Président de la F.F.R., l'Agenais Albert Ferrasse, souhaite publiquement la défaite de Toulon... Il n'aura pas besoin de faire pression sur l'arbitre : les Joueurs de Daniel Herrero déjouent en demi-finale du Championnat 1988 face au Stadoceste Tarbais qui s'impose 31 à 12 à Lyon.
En 1989, nouvelle Finale de Championnat perdue face au Stade Toulousain pour la dernière de l'immense Jérôme Gallion, "meilleur joueur du Monde". Les Toulonnais encaissent un essai de 80 mètres signé Denis Charvet et s’inclinent 18 à 12. En début de saison, Toulon avait perdu son talonneur, Bernard Herrero, blessé par balle par un clochard lors d’une rixe...
En 1991, une page se tourne puisque Daniel Herrero quitte son poste d’entraîneur après un quart-de-finale en 1990 (perdu face à Agen, 6 à 0) et une défaite en huitièmes face au futur Champion Bègles-Bordeaux 18 à 9.
Jean-Claude Ballatore revient sur le banc toulonnais et André Herrero prend la présidence.
Après des débuts laborieux en Championnat, Toulon joue la demi-finale du Challenge du Manoir et perd face à Agen, 3 à 21. Lors d’une "explication" avec Abdel Benazzi, Éric Champ écope d’un carton rouge, ce qui lui coûtera sa participation à la Finale du Championnat...
En Championnat donc, après avoir dû passer par les barrages, le RCT se retrouve en Finale avec 4 juniors face au B.O. de Serge Blanco qui tire sa révérence ce soir-là.
1 essai de Jean-Christophe Repon, 2 pénalités de Patrice Teisseire et Pascal Jehl assortis de 3 drops de Yann Delaigue (2) et Aubin Hueber donnent la victoire 19 à 14 à Toulon le 6 juin 1992. Du jamais vu : un club au bord du gouffre qui redresse la barre de cette manière pour devenir Champion de France !
Castres prend sa revanche de la saison précédente en battant Toulon en demi-finale du Championnat sur le score de 17 à 16...
En 1994, la saison s'arrêtera en quart-de-finale du Championnat face à l'A.S.Montferand, 8 à 15.
Avec Manu Diaz et Michel Miquélis comme entraîneurs et le duo Loris Pédri - Jean-Louis Lagadec comme présidents (qui succèdent à Patrick Rouard), Toulon joue les demi-finales du Challenge Yves du Manoir (défaite face à Toulouse, 13 à 21) et de Championnat (défaite face à Castres, 18 à 13) en 1995.
La saison 1995-1996 se terminera à Narbonne en demi-finale du Challenge du Manoir face à Pau (perdue aux tirs aux buts, 3 à 5) et en quart-de-finale en Championnat face à Dax, 25 à 11.
La saison 1996-1997 commence mal avec la découverte d'un déficit de 9 millions de francs. Jean-Claude Ballatore est porté à la présidence, Gilbert Doucet et Alain Carbonel sont nommés entraîneurs. Le Club jouera la Conférence Européenne qui s'achèvera en quart-de-finale face à Castres (défaite 23 à 15). En Championnat, la saison se termine en huitièmes de finale face à l'A.S.Montferrand (12 à 6).
Marc de Rougemont sera privé de tournée de l'Équipe de France en Australie à cause d'une fracture de l'avant-bras récoltée lors de ce match face à Montferrand, ce qui fera le bonheur d'un jeune pilier formé à l'École Toulonnaise, Christian Califano...
Le 13 octobre 1996, ouverture de la Boutique du RCT face au Stade Mayol (qui depuis a été transférée sous la Tribune Delangre). En janvier 1997, lancement officiel du "Brin de Muguet", site dédié au RCT (après une première mouture apparue en novembre 1996) avant que n'apparaisse en février de la même année le site officiel du Rugby Club Toulonnais.
Saison 1997-1998 : le RCT connaît de nombreux départs assez mal compensés. Jean-Claude Ballatore est toujours Président mais Gilbert Doucet part à Grenoble et Alain Carbonel "claque la porte". Edmond Jorda, ancien 3/4 de l'U.S.A.P. et de Toulon, ancien entraîneur du R.C.Hyères des années '80 prend en charge l'Équipe I, secondé par Alex Dejardin. Le RCT ne parviendra pas à sortir de sa poule de Conférence Européenne... Jorda et Dejardin démissionnent en novembre. Jean-Claude Ballatore redescend sur le terrain et Roger Vigouroux accepte de redevenir président... mais pour finir la saison seulement (en fait, il restera président de l'Association durant la saison 98-99). Une saison bien médiocre qui verra le RCT finir 8ème de sa Poule (sur 10), place synonyme de relégation en A2. Sauf que la formule du Championnat '98-99 ayant évolué de 2*8 à 2*12, le RCT se trouve sauvé sur tapis vert...
Seuls les Reichel de Serge Luca et Patrice Blachère sauvent l'honneur du Club en remportant pour la deuxième année consécutive le doublé Championnat de France - Challenge des Provinces.
L'intersaison 1998-1999 est mouvementée avec le départ d'une douzaine de joueurs de l'Équipe I et des tergiversations autour, d'une part, le Président de la nouvelle entité le RCT SAOS qui aurait en charge le côté "professionnel" du Club et, d'autre part, les entraîneurs. Finalement, Jean-Claude Meiffret accepte de prendre les rênes de la SAOS et le duo des Reichel, Serge Luca et Patrice Blachère, est poussé sur le banc de l'Équipe I par le courant des Juniors. Cette équipe, amalgame de Reichel et d'anciens, en étonnera plus d'un et comblera d'aise les Supporters qui reviennent à Mayol grâce aux exploits des "Minots". S'étant qualifié pour le Top 16, le RCT rate d'un rien (un carton rouge) une place très largement méritée malgré la superbe victoire à Brive pour l'ultime levée de ce Championnat '98-'99. Une belle saison qui permettra à Guillaume Delmotte et Jean-Luc Aqua d'être appelés en Équipe de France.
A la recherche d'un sponsor de poids, le RCT parvient à attirer un homme d'affaires de Lyon, Jean-Luc Bertrand. Celui-ci deviendra Président de la SAOS, pendant que Jean-Pierre Etienne ravit la présidence de l'Association. Les agissements de certains ne permettant pas la conduite sereine de l'Équipe, le duo Luca et Blachère fait ses valises en novembre 1999 et c'est Manu Diaz et Philippe Sauton qui passent de la B à la l'Équipe I. La saison sera moyenne et Toulon finira 9ème de sa Poule.