Les actus Editorial

[RCT/SF] Pas de poisson d'avril à Mayol...

le 02/04/2011 à 20:06

[RCT/SF] Pas de poisson d'avril à Mayol...

Sous un beau et chaud soleil de Printemps, le RCT était à la recherche de points en recevant le Stade Français Paris.

Les Parisiens n'avaient plus grand-chose à gagner (ou à perdre) dans cette 23e journée du Championnat : battus à Montpellier dimanche dernier, les Joueurs de Michaël Cheika avaient fait une croix sur un retour dans les 6 qualifiables.

Côté Toulonnais, on le sait, l'équation est simple jusqu'à la fin de la saison régulière : gagner, gagner, gagner et encore gagner.

Pour cela, le Staff Rouge et Noir pouvait compter sur le retour de Sébastien Bruno au talonnage et - enfin - sur Gavin Henson.

Le coup d'envoi était donné par Beauxis face à la Rade. Sur le premier mouvement d'attaque initié par les Parisiens, l'Ouvreur Rose et Bleu tentait un drop qui touchait le poteau gauche (1e).

Les Varois  seront dopés par ces velléités adverses et réagiront par l'intermédiaire du virevoltant Gabi Lovobalavu, l'un des Joueurs les plus en vue de la saison. Le Fidjien était stoppé à 15'' de la ligne (2e).

Toulon ouvrira toutefois le score sur une pénalité réussie à la 4e par Jonny Wilkinson (3 - 0). Peu après, les deux formations se retrouvaient à 14, Kris Chesney et Papé en étant venus aux mains (cartons jaunes, 5e).

L'Ouvreur britannique avait la possibilité de doubler la mise à la 7e mais son tir - des 50'' à droite - ne trouvait pas la cible.

Si le RCT commettait beaucoup de fautes, les Parisiens n'étaient pas en reste. Les Partenaires de Joe Van Niekerk en profitaient et multipliaient les pénaltouches. La seconde tentative sera la bonne et c'est le Géorgien Davit Kubriashvili qui marquait le premier essai de l'après-midi (15e). Avec la transformation de Wilko, Toulon s'envolait au score (10 - 0).

Toutefois, les Rouge et Noir étaient coupables d'un relâchement de vigilance : Boussès interceptait une passe petit côté de Fabien Cibray et s'en allait marquer en solitaire un essai en contre (21e). Dupuy transformait et le Stade Français recollait au score (10 - 7, 22e).

M. Minery allait s'attirer les foudres du public Toulonnais en ne sortant pas une nouvelle biscotte à Papé qui s'était, cette fois, rendu coupable d'un en-avant volontaire sur une attaque adverse qui échouait à 5'' de l'en-but (24e).

Les Toulonnais continuaient à produire du jeu et Christian Loamanu inscrivait un essai en force (27e). Enfin, on le pensait. Mais le référé, pris d'un doute, avait sollicité l'avis de M. Azoulai, l'arbitre vidéo signalait un en-avant de l'Ailier Japonais... Sur la mêlée qui s'en suivait, le pack Varois nous gratifiait d'une énorme poussée et récoltait une pénalité que passait Jonny à la 28e (13 - 7).

Il était cependant dit que les porteurs de la tunique léopard ne s'en laisseraient pas compter et scoreraient à chacune de leurs, pourtant rares, incursions dans le camp Toulonnais. Il faut dire que l'indiscipline permettait à Dupuy de réussir une pénalité à la 30e (13 - 10).

Les dix dernières minutes de la première période seront totalement à l'avantage des locaux qui inscriront une nouvelle pénalité par Wilkinson (32e, 16 - 10) puis un nouvel essai par l'intermédiaire de Christian Loamanu après une belle percée plein champ signée Gavin Henson (37e). Avec la transformation, la formation au Muguet pouvait rentrer aux vestiaires avec un planchot favorable de 23 à 10.

Michael Cheika effectuait quatre changements à la pause : l'intégralité de sa première ligne (exit Slimani, Weber et Gerber, remplacés par Roncero, Bonfils et Attoub) et Rabadan par Haskell.

Du côté des pensionnaires de Mayol, Séb' Bruno cédait sa place à Mika Ivaldi.

La seconde période débutait par une pénalité que ratait l'Artilleur Varois (42e). Un échec que Jonnnnnnnnnnnnnnnnyyyyyyyyyyyyy effacera deux minutes plus tard (26 - 10, 44e).

Philippe Saint-André finissait à son tour de changer sa 1ère ligne à la 48e en sortant Lolo Emmanuelli et Davit Kubriashvili remplacés par Saimone Taumoepeau et Carl Hayman.

Peu avant l'heure de jeu, Fabien Cibray cédait sa place à Pierre Mignoni (58e) tandis que Kris Chesney était substitué sur saignement par Christophe « Superman » Samson (60e).

Le Capitaine Parisse écopait d'un carton jaune à la 62e, conséquence d'une énième faute de sa formation.

Et l'absence du numéro 8 Italien sera préjudiciable à sa formation puisque Cap'tain Joe allait, lui, marquer le troisième essai de sa formation à la 65e après une passe signée Gabi Lovobalavu. Avec la transformation de Sir W., le RCT prenait son envol, 33 à 10.

Histoire d'enfoncer le clou et de récolter 5 points, Gavin Henson venait inscrire le quatrième essai à la 67e suite à un coup de pied à suivre de Gabi Lovobalavu (quand on vous disait que le Fidjien était l'un des meilleurs Toulonnais de la saison...). Impeccable, Jonny assurait la transformation et le tableau d'affichage pointait un 38 - 10 qui ne sera pas changé au cours des dix dernières minutes.

Sur la sirène, Pierre Mignoni pouvait dégager en touche et laisser Mayol exhulter.

Le Rugby Club Toulonnais a retrouvé de sa superbe mais doit encore gommer quelques scories dans son jeu. Les faiblesses entrevues en mêlées en seconde période sont à ce titre quelques peu préoccupantes. Dans la discipline, l'envie et le jeu, on a retrouvé les Toulonnais que nous aimons.

Toulon a gagné son premier pari d'un mois d'avril démentiel. On avait beaucoup parlé d' « octobre rouge », c'était oublier une fin de Championnat démentielle avec la réception de Toulouse (au Vélodrome), de Perpignan (à Mayol) et le déplacement à Montpellier. Un ultime déplacement de la saison qui pourrait s'avérer crucial pour la suite de la saison.

En attendant, les esprits sont tournés désormais vers Barcelone et le quart-de-finale de H Cup face à l'USAP. Les Catalans, désormais éliminés de la course aux qualifications en TOP 14 Orange, vont lancer toutes leurs forces dans la campagne européenne. Pour les Joueurs du Président Boudjellal, il s'agira d'être à leur avantage dans l'enceinte olympique Companys...

JJG
Photo : Aurélie LANTUS