Racing Metro 92 - Toulon

Racing Metro 92

Racing Metro 92

Essai(s)
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
6, 14 - WISNIEWSKI
67 - GERMAIN
Carton(s) jaune

9-16

mi-temps : 6-13

TOP 14, 8ème journée

samedi 22/10/11 - 16:15

Arbitre : M. Marchat (Midi-Pyrénées) assisté de M. Hadj Bachir (Auvernge) et M. Bordeneuve (Armagnac).

Essai(s)
40 - ROONEY
Transformation(s) réussie(s)
40 - WILKINSON
Pénalité(s) réussie(s)
22, 31, 47 - WILKINSON
Carton(s) jaune
80 - SMITH
Toulon

Toulon

RM 92/RCT : Ici Colombes, à vous Toulon !

RM 92/RCT : Ici Colombes, à vous Toulon !

le 22/10/2011 à 18:16

Toulon s'impose face au Racing Métro 92 au terme d'un match d'hommes et consolide sa 4ème place.

Avec une entame de match à sens unique en faveur du Racing, on commençait à se faire des cheveux blancs sur le banc Toulonnais.

Wisniewski ouvrait le score dès la 6ème et était à deux doigts (ou un ralenti vidéo) de marquer le 1er essai de la partie : M. Marchat faisait appel à la vidéo mais n'accordait pas celui-ci. On ne jouait pas depuis un quart d'heure que, décidemment, on pensait les affaires varoise mal embarquées.

D'autant que le référé revenait à une faute Toulonnaise qui permettait à l'ouvreur francilien de doubler la mise (6 - 0 à la 14e).

Surtout que Jonny Wilkinson ratait son premier coup de pied et que la mêlée Toulonnaise tanguait. Mais l'édifice Toulonnais allait se remettre sur les rails et les bons rails.

Notamment en retrouvant de l'allant en mêlée  et Wilko en retrouvant sa botte : l'ouvreur Anglais réussissait deux pénalités à la 22 et 31e qui mettaient les deux formations à parité.

Et Toulon allait confirmer de la plus belle des manières son regain d'énergie en inscrivant un essai sur la sirène sur son unique (ou presque) incursion en terre Ciel et Bleue. Mathieu Bastareaud « sautait », David Smith prenait l'intervalle, servait Jone Tawake sur l'aile qui retrouvait Luke Roone à l'intérieur. L'Australien marquait et Jonny transformait : aux citrons, le RCT menait 13 à 6.

Cet avantage de 7 points, les coéquipiers de « Cap'tain Jonny » allaient réussir - contre toute attente - à le préserver en 2nde période.

Mais là encore, ce ne fut pas évident et il aura fallu une bonne dose d'abnégation et de courage aux Toulonnais pour ne pas tomber, les armes à la main certes, mais tomber face aux assauts du Racing.

Il faut dire que les Joueurs de Pierre Mignoni et Olivier Azam (Bernard Laporte est toujours « empêché » de banc du fait de ses obligations « mondialistes ») ont eu fort à faire.

Pourtant, la 2nde période commence bien pour les affaires Toulonnaises avec deux pénalités (44 et 47e) : la première - de 55'' - est trop courte, tandis que la seconde issue d'une belle attaque menée par David Smith avec un relais de Mathieu Bastareaud et un rush Christian Loamanu voit Jonny donner 10 points d'avance à ses couleurs (6 - 16, 47e).

Jonathan Wisniewski a l'occasion de ramener les siens dans le cadre du bonus offensif dans la foulée ou presque mais rate de 40'' face ! Toulon aurait-il une bonne étoile au-dessus de la tête ?

Surtout que Sir Wilko est tout prêt de marquer un essai à l'heure de jeu en reprenant un ballon qu'il avait tapé à suivre. Mais il est repris et, sur le placage, commet un en-avant.

Le rythme est élevé et les placages se succèdent. Le Racing veut jouer dans l'axe et imposer, comme à son habitude, le défi physique. Mais les Rouge et Noir ne s'enlèvent pas et luttent.

A la 66e, Steffon Armitage est pris par la patrouille : pénalité que siffle M. Marchat. Cette fois, c'est Germain qui s'y colle et permet à sa formation de revenir dans les clous du bonus défensif (9 - 16, 67e).

Les dix dernières minutes seront un véritable mano  à mano entre les deux formations, le Racing poussant pour marquer et concéder au moins le nul sur sa pelouse de Colombes.

Pourtant, c'est Toulon qui a récupère une pénalité sur une belle mêlée : JonnyWilkinson a l'occasion de redonner 10 points d'avance aux siens mais rate sa 3ème tentatives de l'après-midi (72e).

Les 5 dernières minutes seront véritablement redoutables pour Toulon : sur un lancer Genevois dans nos 30'', Christophe Samson est gêné et ce sont les Franciliens qui récupèrent une mêlée. M. Marchat siffle une mêlée. Toulon fait l'effort mais se fait sanctionner. Le  Racing tape en pénaltouche. Puis une seconde après qu'un Toulonnais se soit mis à la faute sur le maul. Le maul progresse mais ne parvient pas à marquer. En attendant, Cronje se laisse aller à mettre un coup de pied sur l'épaule de Jean-Philippe Genevois. M. Marchat se contentera de siffler une pénalité (78e) alors qu'il n'hésitera pas à sortir le jaune pour une faute de David Smith deux minutes plus tard...

Le RCT puisse dans ses réserves et tient bon malgré tout. Et sur la sirène, alors que le Racing tente le tout pour le tout, le ballon finit en touche et Toulon s'impose à Colombes.

Les Supporters Toulonnais peuvent exulter : en ramenant 4 points de ce déplacement, Toulon se maintient à la 4ème place avec 4 points de retard sur Toulouse et 6 sur le duo Castres/Clermont.

JJG
Photos : Aurélie LANTUS

Retrouvez le film du match en cliquant ICI.

les Photos de Racing Metro 92 - Toulon

Dean Schofield et Sébastien Bruno. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta, Davit Kubriashvili et Joe El Abd. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta et Laurent Emmanuelli. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Davit Kubriashvili et Jone Tawake. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli et Jone Tawake. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Mathieu Bastareaud, Sébastien Tillous-Borde et Jocelino Suta. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson et Christian Loamanu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno, Davit Kubriashvili et Jone Tawake. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde et Joe El Abd. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson, Laurent Emmanuelli, Davit Kubriashvili et Gilles Panzani. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta, Jonny Wilkinson et Joe El Abd.  - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Sébastien Bruno et Laurent Emmanuelli. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli et Davit Smith. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Jocelino Suta, Jone Tawake, Sébastien Bruno et Dean Schofield. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake, Jocelino Suta et Jonny Wilkinson. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake et Joe El Abd. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Pierrick Gunther. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd et Sébastien Tillous-Borde. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield, Joe El Abd et Sébastien Bruno. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield, Sébastien Tillous-Borde et Joe El Abd. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney, Jonny Wilkinson et David Smith. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus

Rugbyrama

L'exploit pour Toulon

Le 22/10/2011

En s'imposant au Racing (16-9), Toulon confirme sa montée en puissance et se présente comme l'une des équipes en forme de ce début de saison. Tout le contraire d'une formation du Racing qui s'enlise avec cinq revers sur les six derniers matchs. Les Franciliens ont pilonné mais ont été stériles.

L'occasion était parfaite. A la 35e minute, après une domination stérile sur l'ensemble de la première période, les Racingmen était en très bonne position pour prendre l'avantage. Après deux mêlées où ils étaient pourtant bousculés, les Franciliens pilonnaient la défense toulonnaise à moins de cinq mètres de l'en-but. Après plusieurs temps de jeu, les Varois reprenaient in-extrémis Battut mais se mettaient à la faute. Pas question pour les Racingmen de choisir autre chose qu'une nouvelle mêlée. Grosse erreur. Dominateurs dans ce secteur de jeu, les joueurs du RCT allaient en profiter pour récupérer le cuir. Et se dégager. Une tentative francilienne ratée qui aurait sûrement changé la face de cette rencontre.

Car, moins de cinq minutes plus tard, les Toulonnais, pourtant pas à leur avantage en première période, allaient se montrer réalistes. Une percée de Smith écartant trois défenseurs du Racing sur la gauche permettait à l'arrière Rooney de filer à dame juste avant la sirène. Wilkinson, pourtant pas dans un grand jour, passait la transformation. Malgré une timide domination francilienne en première période résumée par deux pénalités de Wisniewski, et autant de l'ouvreur anglais profitant des erreurs parisiennes, les Toulonnais repartaient au vestiaire avec l'avantage : 13-6.

De trop nombreuses imprécisions franciliennes

Comme en début de match, l'entame de la deuxième période était bien francilienne. Mais une nouvelle fois, les hommes de Pierre Berbizier étaient trop imprécis. Leurs petites erreurs offraient plusieurs pénalités aux joueurs du RCT qui n'en demandaient pas tant. Ratant plusieurs tentatives, Johnny Wilkinson ajoutait une seule pénalité dans la besace des siens. Mais cela s'avérait suffisant. En face, trois points de pénalité n'y changeaient rien. Les Racingmen avaient beau se lancer dans une dernière bataille après la sirène, le ballon était mal maitrisé à la 83e minute... Et terminait en touche sous les yeux de Chavancy.

Sous le coup de sifflet final de l'arbitre, les Toulonnais n'avaient plus qu'à se laisser porter par leur joie. Doucement mais sûrement, les Varois se font une place dans les premiers de ce Top 14. Une semaine après leur large victoire sur Perpignan, 38 à 0, ils remportent ce samedi leur deuxième victoire à l'extérieur après celle acquise à Bordeaux le 16 septembre dernier. Ils sont quatrièmes, à quatre points de Toulouse. Une montée en puissance dont les Racingmen ne peuvent pas se vanter. Vainqueurs de leurs deux premiers matchs, ils viennent de subir leur troisième défaite consécutive, et la cinquième depuis le début de la saison. Septièmes malgré tout au classement, les joueurs du Racing doivent au plus vite se relancer. Dès la semaine prochaine à Castres ? Une mission des plus compliquées. A moins que les Franciliens se montrent beaucoup plus précis et réalistes.

Bruno POUSSARD

Var Matin

RCT: des montagnes russes à l'Himalaya

Le 24/10/2011

Inconstant depuis le début de saison, le RCT a signé sur la pelouse du Racing-Métro un deuxième succès consécutif probant. Les sommets du Top 14 sont en vue

Il est des succès qui font davantage plaisir que d'autres. Celui obtenu face au Racing-Métro, samedi après-midi, a irradié les visages toulonnais plus que ne l'avait fait la victoire bonifiée face à Perpignan (38-0), une semaine plus tôt. Plusieurs raisons à cela.

D'abord parce que la performance a été réalisée à l'extérieur, qui plus est chez un adversaire direct à la qualification. Et quel adversaire ! Ni plus, ni moins que le demi-finaliste de la saison dernière, qui avait d'ailleurs bien plombé la saison du RCT en venant s'imposer à Mayol en début d'exercice. Ah, qu'il est bon de renvoyer à la face de son bourreau d'hier, le doux « good game » du revanchard comblé.

La maîtrise en plus

Au-delà du succès d'estime et de la bonne opération comptable, le RCT a surtout réussi à enchaîner une deuxième prestation de haut niveau consécutive. Enfin. Les dépressions connues face à Clermont (0-17) et à Montpellier (19-6), au sortir de deux victoires sans appel (Biarritz et Stade Français) n'auront donc pas eu de petite sœur francilienne.

Cette équipe avait du caractère, on le savait. Elle semble désormais être pourvue d'une qualité qui pourra lui permettre d'aller plus haut : la maîtrise. Du score, de l'adversaire et de ses nerfs. « Accepter de reculer sans faire de faute », martelait Bernard Laporte dans la semaine précédant la rencontre.

Lors des vingt premières minutes, puis pendant trois minutes interminables, alors que la sirène était retournée dans les eaux glacées de la Seine, les Toulonnais ont reculé, encaissé, courbé. Sans jamais rompre. Roseau de Provence contre platane d'Île de France. Belle victoire pour dynamique résolument positive.

La voie royale

Et voilà qu'au soir de la huitième journée, il n'y a plus guère que les Toulonnais à pouvoir suivre la cadence infernale menée par le trio de tête composé de Clermont, Castres et Toulouse. Agen (5e) et Brive (6e) s'accrochent fièrement, mais il leur sera sans doute difficile de survivre à la révolte des favoris mal classés. Agen et Brive que le RCT recevra, dans le désordre, lors des deux prochaines journées afin de creuser un peu plus l'écart avec ses poursuivants. Si cela venait à sourire aux Varois, ils pourraient alors compter près de dix points sur le cinquième.

Cela ressemble à s'y méprendre à une voie royale menant des trop peu fréquentables montagnes russes à la chaîne plus paisible de l'Himalaya. En enchaînant, les déchaînés de Toulon pourraient s'installer durablement sur les sommets du Top 14. Avec assez de victuailles dans la besace pour passer l'hiver sans encombre.

Le RCT n'occupe pas encore le toit du monde, ni même celui du Top 14, mais il semble avoir trouvé la bonne voie pour y accéder.

Olivier BOUISSON

La Provence

Le RCT enjambe l'obstacle

Le 23/10/2011

Belle opération pour les Varois, héroïques en défense et réalistes en attaque, vainqueurs sur le terrain du Racing.

La sirène du stade Yves-du-Manoir a retenti depuis trois bonnes minutes. Dans un ultime sursaut, le Racing-Métro, en quête d'un essai transformé pour arracher le nul, enchaîne les temps de jeu et campe à une dizaine de mètres de la ligne du RC Toulonnais. Les Varois, réduits à quatorze, ont dressé des barricades. Ils se battent comme des diables pour protéger leur en-but et leur avance, synonyme de victoire. Ils endiguent les vagues franciliennes qui déferlent d'un bout à l'autre du terrain.

Dégoûtés et découragés par cette défense de fer, les Racingmen commettent la faute fatale, celle qui scelle le succès toulonnais. Le RCT peut exploser. Sa joie est à la mesure du combat livré : immense. Elle inonde les rangs varois. Mathieu Bastareaud tombe dans les bras d'Olivier Azam, l'entraîneur des avants.

Le RCT vient de confirmer sa réputation de défense intraitable. Mais surtout, dans la course aux phases finales, il réalise une opération fructueuse, en allant s'imposer sur le terrain de l'un de ses concurrents directs, le Racing, demi-finaliste la saison passée. Ce succès -le cinquième de la saison-, le RCT le doit autant à sa rigueur défensive qu'à son froid réalisme, quand bien même Wilkinson, capitaine pour la première fois depuis son arrivée, a oublié neuf points au pied.

Une touche déficiente

Les Racingmen, sans Chabal blessé, ont dominé la rencontre, mais n'ont jamais trouvé la solution pour déchirer le rideau varois. L'une des rares offensives des Toulonnais a envoyé Rooney en terre promise, en conclusion d'une action collective inspirée, initiée par une passe sautée de Bastareaud et relayée par Smith et Tawake. Bernard Laporte, qui officiera pour la première fois samedi à l'occasion de la venue de Brive à Mayol, peut s'en réjouir. Mais il devra aussi gommer les nombreuses approximations et améliorer une touche, un secteur catastrophique et déficient, hier.

Fabrice LAMPERTI

Site du Racing Métro 92

Toulon s'impose à Colombes

Le 22/10/2011

Le Racing Metro 92 s'est incliné à domicile pour la deuxième fois de la saison, cette fois face au RC Toulon, lors de la 8ème journée de Top 14. Après cette troisième défaite consécutive, et malgré un point de bonus défensif arraché, le Racing est 8ème au classement.

Un point de bonus défensif, voilà ce à quoi le Racing s'est abonné ces dernières semaines. Pour la troisième fois consécutive, c'est battus que les Ciel et Blanc ont quitté la pelouse. Sauf que cette fois-ci, c'était à domicile, et cela fait encore plus mal.

Car, après Clermont, c'est Toulon qui est venu se repaître des erreurs de ses hôtes pour glaner une victoire méritée tant la défense varoise aura su se montrer intraitable. Défense + Jonny Wilkinson, telle était l'équation gagnante pour les hommes de la Rade, qui auront inscrit le seul essai du match juste avant la sirène de fin de premier acte.

Suite à un bras cassé en mêlée, les Varois ont déployé la cavalerie et envoyé leur arrière Luke Rooney derrière la ligne, frappant d'un terrible coup de massue la confiance des Racingmen (40', 6-13). Ce fut certainement le tournant du match.

Le tournant car, jusque là, le Racing avait plutôt dominé les débats. Jonathan Wisniewski avait ainsi passé deux pénalités pour offrir six points d'avance aux siens au quart d'heure de jeu (7', 14'), et les Racingmen s'attachaient à camper dans le camp adverse.

Mais comme un mauvais cauchemar qui se répète, les occasions d'essai se multipliaient sans être concrétisées. Et à mesure que le doute, insidieux, grandissait dans les esprits franciliens, la confiance, elle, envahissaient les têtes et les corps toulonnais. Galvanisés par une défense performante, les hommes de Bernard Laporte surent porter le coup de grâce, donc, juste avant la pause.

Les coéquipiers de Jacques Cronje, eux, ne baissèrent pourtant pas les bras en seconde mi-temps. Après tout, sept points n'était pas un écart insurmontable. Mais à l'image de Wisniewski ratant une pénalité dans ses cordes après 26 coups de pieds consécutifs réussis, rien ne tourna en leur faveur.

Avec cette nouvelle défaite, le Racing est septième du classement mais peut toutefois garder des motifs d'espoir pour l'avenir. L'énergie folle et farouche déployée dans les derniers instants pour tenter d'arracher un match nul, si elle n'a pas porté ses fruits, prouve que ce groupe peut/veut réagir. Pourquoi pas dès la semaine prochaine et le choc sur la pelouse de Castres en ouverture de la 9ème journée? Ce serait la meilleure des idées.

Orange Sports

Racing, la fièvre des trois revers

Le 22/10/2011

La dernière rencontre de la huitième journée de Top 14 a vu Toulon l'emporter sur le terrain du Racing-Métro 92 (9-16), samedi après-midi, à Colombes (Hauts-de-Seine). C'est la troisième défaite consécutive en championnat des Ciel et Blanc, qui se sont fait surprendre en toute fin de première période par un essai de l'Australien Luke Rooney.

Et de trois. Tout avait pourtant bien commencé dans ce championnat pour le Racing, avec deux victoires d'éclat à Colombes face aux deux équipes du Languedoc-Roussillon, Montpellier (30-22) puis Perpignan (47-23). Mais quelques journées plus tard, les hommes de Pierre Berbizier se retrouvent dans une position nettement moins confortable, avec trois défaites de rang dans le cornet suite à leur revers samedi contre Toulon (9-16). Un peu comme à Bordeaux-Bègles la semaine dernière (défaite 18-22), les Racingmen ont largement dominé la première période, mais n'ont pas réussi à concrétiser autrement que par deux coups de pied de Wisniewski. En face, les Varois ont laissé passer l'orage, eux qui enregistraient le retour de Wilkinson en tant que titulaire. Et capitaine, par la même occasion.

Plus mature dans le jeu, le RCT savait qu'il faisait face à la meilleure attaque de Top 14 (au départ de cette 8e journée). Il savait aussi qu'il rencontrait la plus mauvaise défense, et qu'il disposait lui-même de la meilleure défense. L'équation n'est pas si compliquée que ça, d'autant que le résultat a tout à fait confirmé les réalités mathématiques du début de saison. Solides, les Toulonnais n'ont encaissé que neuf points et ont su tenir avec force patience, notamment sur les irrespirables phases de jeu en fin de match. Le Racing s'en sort donc sans essai, et s'est retrouvé comme endormi au moment de voir débouler Smith à l'entrée de son camp, alors que la sirène annonçant la pause allait retentir.

Le pied en touche de Chavancy, comme un symbole

Rooney s'est chargé de conclure cette seule occasion d'essai de la première période - et presque du match - pour le RCT, plutôt acculé jusque-là sur ses bases arrière. L'ultime passe de Tawake a envoyé l'arrière australien à dame, et le Racing ne s'en est jamais relevé, définitivement assommé par la transformation de Wilkinson (40e+1). Auparavant, Wisniewski avait bien passé deux pénalités (7e, 14e), mais "Wilko", après un premier loupé pour se chauffer, en faisait de même (23e, 32e). En fait, le tournant du match est peut-être intervenu très tôt. A la 13e minute précisément, le moment où Wisniewski s'est vu refuser un essai après de longues secondes de réflexion de la part de M. Marchat, assisté par la vidéo. Difficile de déterminer si l'ouvreur ciel et blanc avait effectivement aplati derrière ou sur la ligne, mais l'arbitre a pris ses responsabilités en n'accordant pas les cinq points.

Wisniewski marquait le deuxième de ses deux coups de pied juste après, grâce à un retour à l'avantage, mais la dynamique aurait bien sûr été toute autre avec un essai - probablement - transformé. Toujours est-il que Toulon prenait sept points d'avance à la mi-temps (13-6), et Wilkinson ne se privait pas d'ajouter une pénalité supplémentaire lors du second acte (6-16, 48e). L'Anglais était simplement contesté par la botte lointaine de Germain (9-16, 67e), mais les hommes du fantôme Bernard Laporte - retenu par ses obligations médiatiques - n'ont eu qu'à contenir l'ultime vague offensive du Racing, un sursaut d'orgueil bien trop tardif après la sirène, conclu par une approximation de Chavancy sur l'aile droite et un pied en touche. L'action résume parfaitement un match qui aura confirmé les tendances: le Racing est fragile, Toulon est solide.

Thomas SINIECKI

Rugby365.fr

Toulon crucifie le Racing-Métro à Colombes en conclusion de la huitième journée du Top 14

Le 22/10/2011

Dominés tout au long de la rencontre par des Racingmen entreprenants mais trop maladroits, les Toulonnais ont résisté avant de porter l'estocade en fin de première période et de tenir leur avantage par la suite. Un succès précieux pour le RCT.

Le jeu
Deux de chute pour le Racing-Métro à la maison depuis le début de la saison. Déjà battus par les Clermontois, les Franciliens ont été dominés sur leur pelouse du stade Yves-du-Manoir par des Toulonnais plus courageux et opportunistes que brillants. Les Varois confirment ainsi leur redressement et suivent le rythme du trio de tête (Castres-Clermont-Toulouse), lancé à toute allure en haut de tableau. Les hommes de Pierre Berbizier nourriront certainement d’énormes regrets après cette rencontre qu’ils ont dominé territorialement et au niveau de la possession sans parvenir à concrétiser leur supériorité au tableau d’affichage. Constamment installés dans le camp adverse, ils n’ont jamais réussi à déstabiliser ou transpercer le premier rideau défensif du RCT, parfaitement en place. Ils se sont cassés les dents sur la solidarité des partenaires du capitaine d’un jour, Jonny Wilkinson. Ils ont aussi été bien trop maladroits dans la zone de vérité pour aller au bout de leurs intentions.

Les Toulonnais ont eux profité de chacune de leurs venues dans les quarante derniers mètres du Racing-Métro pour engranger des points à la marque et pour prendre les devants. Et sur l’une de leurs seules offensives construites, ils ont réalisé un mouvement parfaitement abouti pour filer à l’essai et prendre le large au score. Rentrés aux vestiaires avec sept points d’avance (6-13), les joueurs de Bernard Laporte ont ensuite mis les barbelés pour empêcher les Ciel et Blanc de passer et de se relancer dans une rencontre qu’ils avaient largement les moyens de gagner. Ils ont tout tenté jusqu’aux toutes dernières secondes. Ils ont bien cru qu’ils iraient chercher le point du match nul lorsqu’ils conservé le cuir durant une séquence de plus de trois minutes à une dizaine de mètres de la ligne d’en-but. Mais la vaillance varoise a remporté le combat et permis au RCT de ramener les quatre points de la victoire à la maison. Les Franciliens s’enlisent dans le milieu du tableau et laissent s’échapper les gros poissons du championnat. Attention à ne pas craquer.

Les Racingmen
Titularisé pour la première fois de la saison après sa grave blessure à un genou, Juan Martin HERNANDEZ n’a eu que trop peu de ballons à négocier pour se mettre en évidence. L’arrière argentin a parfaitement été coupé de ses coéquipiers par la défense toulonnaise. L’ancien du Stade Français est encore loin de son meilleur niveau et a besoin de temps pour recouvrer l’intégralité de ses capacités. Solide au pied dans le jeu courant, inspiré dans la conduite des offensives de son équipe, Jonathan WISNIEWSKI a rendu une copie propre, même s’il a connu du déchet technique. Andrea LO CICERO a sorti une prestation de qualité en première ligne, aux côtés d’un Benjamin NOIROT toujours aussi actif. Les deux hommes ont parfois connu quelques difficultés en mêlée fermée, même s’ils ont globalement tenu leur rang dans ce secteur.

Dans un rôle toujours important au centre de la troisième ligne, Jacque CRONJE s’est efforcé de travailler énormément sur les zones de rucks. Indispensable en conquête et précieux ballon en main, il a beaucoup apporté pour mettre dans son équipe dans le bon sens. Entré en début de seconde période, Jone QOVU a lui aussi amené un plus dans son rôle de perce-murailles. Sa puissance a fait mal à la défense toulonnaise, au sein de laquelle il a créé des brèches. Chacun à leur aile, Virimi VAKATAWA et Sireli BOBO ont tout tenté pour faire la différence face à des Toulonnais parfaitement en place. Par moments, ils ont amené des décalages mais n’ont jamais eu l’opportunité d’aller au bout de leurs intentions.

Les Toulonnais
Pour sa première titularisation de la saison sous les couleurs du RCT, Jonny WILKINSON n’a certainement pas montré son meilleur visage. Encore usé physiquement comme mentalement de son voyage en Nouvelle-Zélande pour y disputer la Coupe du monde avec le XV de la Rose, il n’est pas en pleine possession de ses moyens actuellement. Mais conscient de ses limites, il a fait un match propre, sans en rajouter. Efficace face aux poteaux (4/6), il a souvent été judicieux dans ses choix, avec notamment un jeu au pied précis pour s’installer dans le camp adverse. Un match solide pour le capitaine d’un jour. Révélation de ce début de saison pour les Varois, David SMITH a confirmé toutes ses aptitudes à semer la zizanie dans la défense des Sudistes. Avec ses appuis de folie, il a mené la charge à chacune de ses incursions dans la défense et a été à l’origine du seul essai de la rencontre.

Luke ROONEY a lui réalisé un match très solide à l’arrière et a été récompensé de sa prestation en filant en terre promise sur un service parfait de Jone TAWAKE, intéressant en troisième ligne tout au long de la rencontre. A ses côtés, Joe EL ABD a réalisé un gros travail pour gratter des ballons de récupération. Son job a été essentiel pour permettre à son équipe de s’offrir des opportunités de contre et de se sortir de la domination francilienne. Dean SCHOFIELD a sorti un gros match en deuxième ligne, où il a fait preuve d’une activité sans faille durant toute la partie. Mathieu BASTAREAUD a lui confirmé qu’il retrouvait son meilleur niveau avec ses nouveaux partenaires toulonnais. Une renaissance pour l’ancien Parisien, dont l’influence grandit semaine après semaine au sein de sa formation

Geoffrey STEINES

Sport 24

Ce Toulon ne plaisante pas

Le 22/10/2011

Effet Bernard Laporte ou faillite du Racing? Toujours est-il que Toulon a réalisé une très belle opération en s'imposant à Colombes face aux Franciliens (9-16). Les Varois confortent leur place dans le haut de tableau.

«On a été opportuniste et ça a payé, lance fièrement Sébastien Tillous-Borde. On a été agressif en défense et on voulait être discipliné.» Un objectif brillamment validé par les Toulonnais victorieux du Racing à Colombes (9-16). Avec ce succès, les Varois de Bernard Laporte confortent leur place dans le haut de tableau et peuvent voir l’avenir avec un peu plus de sérénité. De son côté, le Racing, qui encaisse sa deuxième défaite de la saison à domicile après celle vécue face à Clermont en début de parcours, n’en finit plus de décevoir. Qu’elle est loin l’équipe conquérante et séduisante du précédent exercice.

Sous le soleil automnal francilien, les Ciel et Blanc ont pourtant tout tenté pour venir à bout de valeureux Toulonnais. En vain. Avec le retour de Jonny Wilkinson, titulaire à l’ouverture et promu capitaine en l’absence de Joe Van Niekerk, le RCT a joué avec ses armes. A savoir une grosse défense et un froid réalisme. A l’image de l’essai inscrit avant la pause par Rooney (38e, 6-13) , qui faisait mal à des Racingmen incapables de déchirer le rideau adverse. Après la pause, même scénario pour les hommes de Pierre Berbizier. Et logique victoire des partenaires de Mathieu Bastareaud.

Baptiste DESPREZ

Midi Olympique

En voiture

Le 24/10/2011

Comme lors du match face à Perpignan, la mêlée de Toulon a été l'un des éléments essentiels de la victoire à Colombes. Associée à une défense agressive, elle a posé les bases d'une victoire très convaincante.

L’essai de pénalité provoqué la semaine dernière par la mêlée toulonnaise aux dépens de celle Perpignan n’avait  donc été qu’un prélude à la partition jouée à Colombes. La récidive a été marquante: le paquet toulonnais a encore dicté sa loi dans le domaine de l’affrontement organisé. Cette fois, contre un édifice que personne n’avait encore fissuré de la sorte. Prenant le contrôle, délitant d’un coup la cohésion francilienne peaufinée depuis quatre ans par les frères Berbizier, lesToulonnais ont fait du combat en mêlée fermée le premier argument de leur victoire. Elle s’est jouée à la fin de la première mi-temps.

Sur un premier moment crucial, alors que les Franciliens avaient choisi de les provoquer, en transformant une pénalité en mêlée à cinq mètres, les Toulonnais leur ont d’abord fait ravaler durement leurs intentions, deux fois consécutivement (33e). Sur la première, ils les ont secoués,mais pas assez durement, et sur la deuxième, ils les ont démâtés. Sept minutes après,plus loin cette fois, dans les quarante mètres du Racing-Metro, et de façon plus anodine croyait-on, toujours sur une introduction francilienne, une autre poussée a provoqué un bras cassé (40e). Mais c’est à la suite de cette faute que lesVarois ont inscrit par l’arrière Rooney leur essai superbe.

Joué rapidement, ce bras cassé s’est mué en une action de grande envergure, conclue en bout de ligne à la fin d’un jeu collectif opportuniste et très convaincant. Un essai sauvé,un autre inscrit, le rendement de cette mêlée a juste été maximal. « Nous voulions au moins faire jeu égal, a expliqué Laurent Emmanuelli. Nous les redoutions, et nous ne voulions pas subir la double poussée qu’ils parviennent souvent à organiser.» Ils ont fait beaucoup mieux, et c’est tout en retenue que le responsable des avants Olivier Azam a convenu qu’effectivement, « en ce moment, on est pas mal ». Et tellement bien,même,que les dix ballons que ses joueurs ont perdu en touche n’ont pas pesé dans la balance. Dix ballons, c’est énorme, et souvent une telle quantité explique les défaites, mais la main mise des Toulonnais sur la partie a rendu ces pertes négligeables. Leur solidité était réelle, leur agressivité évidente.

Toulon en marche avant

À la maîtrise de leur mêlée, ils ont ajouté quelques groupés pénétrants puissants, et une défense dans ce secteur très performante.

Les pénaltouches jouées par les Franciliens ont toutes été repoussées, comme ont été repoussées toutes leurs initiatives de trois-quarts. « Depuis son arrivée, Bernard Laporte insiste beaucoup sur nos montées défensives et sur notre devoir d’aller chercher l’adversaire. Nous commençons à être imprégnés de ce discours », relevait Mathieu Bastareaud.

Quand il a appelé Pierre Mignoni à la mi-temps, le manager consultant Coupe du monde n’a rien eu à dire. « L’analyse était simple: il fallait continuer, a apprécié le coach. Nous pouvons mieux jouer mais cette victoire est positive. Elle nous met dans une bonne spirale. Ça fait du bien. »

Sans son capitaine Van Niekerk, qui se fera opérer mercredi d’un pneumothorax (retour en janvier), ce Toulon a mis la marche en avant. Et s’il fallait retirer de son parcours cette défaite subie à la maison contre Clermont, dans un contexte relativement étrange, au moment de la passe d’armes entre Saint-André et Boudjellal, ce début de saison, à l’image de ce match, est d’une solidité remarquable.

Guillaume CYPRIEN

L'Equipe.fr

Toulon enfonce le Racing

Le 22/10/2011

Opportuniste et solide, Toulon est allé arracher la victoire à Yves-du-Manoir (9-16) face à des Racingmen qui subissent leur troisième défaite de suite.

Mi-septembre, la crise couvait à Toulon. Plus d'un mois plus tard, les Varois semblent avoir laissé passer l'orage automnal et repris des couleurs. Grâce à une victoire marquante acquise au courage ce samedi à Colombes (16-9), ils s'installent confortablement à la 4e place du Top 14, 4 points devant Agen. Si les hommes de Bernard Laporte avaient déployé un impressionnant potentiel offensif à Mayol la semaine dernière face à Perpignan (38-0), ils ont cette fois montré d'autres facettes de leurs qualités : le mental et l'efficacité. Car le RCT a été souvent ballotté par des Franciliens agressifs mais pas assez décisifs.

Dès les premières minutes de jeu, les Racingmen dominaient la partie avec un Juan Martin Hernandez en jambes. Mais les Toulonnais ne pliaient pas, ne cédant que sur deux pénalités de Wisniewski (6-0, 6e, 14e). Un moindre mal, surtout que Wilkinson ne laissait pas passer les quelques occasions mis à sa disposition de revenir au score (6-6, 32e). Et juste avant le retour au vestiaire, c'est Rooney qui poignardait les locaux à la suite d'une superbe percée de David Smith (6-13, 40e). Orgueilleux, les joueurs de Pierre Berbizier revenaient avec envie sur la pelouse, mais toujours sans l'étincelle de créativité qui aurait pu leur permettre d'aller à l'essai.

Fin de match à suspense

Wilkinson (6-16, 48e) et Germain (9-16, 66e) se répondaient seulement au pied, avant une fin de match à suspense. Les Franciliens campaient en effet à proximité de la ligne d'essai toulonnaise durant les cinq dernières minutes du match. Mais même à 14 après le carton jaune reçu par Smith (79e), les Varois parvenaient à repousser les offensives des ciels et blancs, et à conserver leur avantage au score. Désormais 7e de Top 14 après leur troisième défaite consécutive, le Racing devra rapidement se ressaisir pour ne pas voir s'échapper au classement les équipe de têtes. Une tâche d'autant plus ardue que les partenaires de Chavancy doivent se déplacer chez le co-leader castrais vendredi prochain.

Y.S.