Toulon - Perpignan

Toulon

Toulon

Essai(s)
38 - SMITH
68 - CIBRAY
72 - LEWIS ROBERTS
Transformation(s) réussie(s)
53 - LAPEYRE
69, 73 - WILKINSON
Pénalité(s) réussie(s)
13, 30, 33, 36 - LAPEYRE
Carton(s) jaune
76 - CIBRAY

38-0

mi-temps : 17-0

TOP 14, 7ème journée

samedi 15/10/11 - 16:00

Arbitre : Patrick Péchambert (P.-Agenais) assisté de Cyril Lafon et Philippe Gorbenko.

Essai(s)
53 - collectif
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
Carton(s) jaune
54 - R.TAOFIFENUA
Perpignan

Perpignan

[RCT/USAP] L'USAP passée à la Mayolaise.

[RCT/USAP] L'USAP passée à la Mayolaise.

le 15/10/2011 à 19:31

Toulon n'a pas raté son retour à Mayol en corrigeant Perpignan 38 à 0 et se hisse à la 4ème place du Championnat.

Les Catalans n'ont pas pesé lourds face à des Toulonnais bien déterminés à se faire pardonner le non-match à Montpellier d'il y a quinze jours.

Et la mission a été réussie puisque les Partenaires de Cap'tain Joe ont fait cavalier seul face à de pâles Sang et Or qui, rendons leur hommage, n'a jamais cherché à fermer le jeu.

Que ce soit en mêlée, dans le combat ou le jeu au large, le RCT a dominé de la tête et des épaules son adversaire du jour.

On pourra toutefois regretter quelques imprécisions, notamment deux ballons perdus sur des touches à 5'' qui auraient pu amener deux essais supplémentaires.

Si le premier quart d'heure n'était pas forcément très emballant, Toulon ouvrait le score à la 13e sur une pénalité réussie par Benjamin Lapeyre (3 - 0) suite à une faute du flanker Damien Chouly. M. Péchambert mettait 22 minutes à pénaliser la mêlée catalane qui se faisait littéralement dézinguer par sa rivale Rouge et Noire. Du coup, Benjamin Lapeyre réussissait 3 nouvelles pénalités  (sur 4 tentées) pour porter le score à 12 à rien à la 36e.

On allait se résoudre à ne pas voir un essai en première période quand André Pretorius nous gratifia d'une merveille de coup de pied qui trouvait David Smith - une merveille de Joueur - sur son aile gauche. La sensation de Mayol accélérait et allait pointer en terre promise (39e). Petit clin d'œil, avec ce quatrième essai de la saison, le Néo Z. devient le meilleur marqueur du TOP 14 Orange.

A la pause, le Staff Catalan procédait à plusieurs changements dans son pack mais ne parvenait pas à contrecarrer la belle ordonnance de la machine Varoise qui continuait à guinguasser, à concasser sa rivale, à tel point que M. Péchambert sifflait un essai de pénalité en faveur des Toulonnais à la 52e ! Avec la transformation de Benji Lapeyre, le RCT menait 24 à 0.

Pour ne pas arranger les affaires des Sang et Or, Romain Taofifénua écopait d'un carton jaune à la 54e pour une énième faute catalane.

A la 55e, ovation du public pour la rentrée de Sir Jonny Wilkinson puis à la 57e pour celle de Davit Kubriashvili.

Perpignan relevait toutefois la tête et David Smith, décidemment irremplaçable, sauvait à 5'' de l'enbut en projetant en touche Adrien Plante. 5 minutes plus tard, l'USAP bénéficie d'une pénaltouche mais Toulon met la main sur le cuir et Jonny Wilkinson, joueur en diable ou diable de joueur, redouble avec Joe Van Niekerk qui gratifie Christian Loamanu d'une chistera. L'ailier Toulonnais sert Fabien Cibray (rentré à la 65e) qui va marquer dans le coin : 29 - 0 à la 69e. Sir Jonny transforme du bord de touche (31 - 0).

Toulon domine totalement et conclura l'après-midi par un 4ème essai par le Gallois (il en fallait un aujourd'hui...) Eifion Lewis-Roberts qui marque à la suite d'une série de pick-and-go (72e). Wilko transforme et le planchot affiche un 38 - 0 cinglant pour les pensionnaires d'Aimé-Giral qui se feront chambrer par le public Toulonnais qui a toujours en travers de la gorge le quart de H Cup à Barcelone.

Durant les dernières minutes, les partenaires d'Ovidiu Tonita tenteront de sauver l'honneur mais ne parviendront pas à scorer. Fabien Cibray écopera d'un carton jaune pour un en-avant volontaire mais l'infériorité numérique ne profitera pas à Perpignan qui tombe lourdement à Mayol.

Avec cette victoire bonifiée et avec les résultats de la journée, Toulon se retrouve 4ème. Un moindre mal avant le déplacement à Colombes pour affronter le Racing. Les Joueurs de Pierre Berbizier qui voudront se rattraper de leur défaite face aux courageux Bordelais à Chaban-Delmas.

JJG
Photos : Aurélie LANTUS

les Vidéos de Toulon - Perpignan

Jonny Wilkinson - Conférence de presse d'après-match Toulon-Perpignan du 15.10.11 (Top 14)

Jonny Wilkinson

Conférence de presse d'après-match Toulon-Perpignan du 15.10.11 (Top 14)

Pierre Mignoni - Conférence de presse d'après-match Toulon-Perpignan du 15.10.11 (Top 14)

Pierre Mignoni

Conférence de presse d'après-match Toulon-Perpignan du 15.10.11 (Top 14)

Sébastien Tillous-Borde - Conférence de presse d'avant-match Toulon-Perpignan du 13.10.11 (Top 14)

Sébastien Tillous-Borde

Conférence de presse d'avant-match Toulon-Perpignan du 13.10.11 (Top 14)

les Photos de Toulon - Perpignan

Joe Van Niekerk. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman, Jocelino Suta et Dean Schofield. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et David Smith. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Mathieu Bastareaud, André Pretorius et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Steffon Armitage. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Le pack Toulonnais met sa rivale sous pression. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
André Pretorius et David Smith. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Mathieu Bastareaud, Steffon Armitage, Joe Van Niekerk et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu et Benjamin Lapeyre. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta, Steffon Armitage et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake et Jocelino Suta. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman, Jocelino Suta et Sébastien Bruno. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno, Joe Van Niekerk et Steffon Armitage. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde, Christian Loamanu et Joe Van Niekerk. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
David Smith. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et le pack Toulonnais. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Pierrick Gunther et Davit Kubriashvili. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Mathieu Bastareaud et Jonny Wilkinson. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
André Pretorius. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray et le pack Toulonnais. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashivli, Joe Van Niekerk, Eifion Lewis-Roberts et Jocelino Suta. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois, Pierrick Gunther, Jonny Wilkinson et Jocelino Suta. - Toulon-Perpignan -  © Aurélie Lantus

Sport 24

Toulon à la sauce catalane

Le 15/10/2011

Cinglante victoire de Toulon face à Perpignan (38-0) ce samedi, lors de la 7e journée de Top 14. Les Varois ont transpercé la défense catalane pour inscrire quatre essais, synonymes de bonus offensif. Avec le retour dans l'équipe de Jonny Wilkinson, le RCT en a profité de grimper à la quatrième place du classement. Un week-end réussi sur la Rade.

Une correction, une humiliation. Perpignan, qui postule pour une place en phases finales du championnat cette saison, repart de son déplacement dans le Var les poches pleines et les valises lourdes. Jamais l'Usap n'a réussi à inquiéter un RCT impressionnant de puissance, qui s'est imposé avec la manière et le bonus offensif sans laisser son adversaire passer sa ligne d'en-but ni ajuster ses percher (38-0), samedi après-midi à Mayol, lors de la 7e journée du Top 14. "Le chantier est important", disait Jacques Delmas avant la rencontre. Il ne croyait pas si bien dire...

Branché sur courant alternatif depuis le début de saison, Toulon espère que cette victoire lui servira de référence. A une semaine d'un déplacement sur la pelouse du Racing-Métro 92, ce serait l'idéal. Bien sûr, les hommes de Bernard Laporte ont encore des progrès à faire dans le jeu, mais ils ont montré contre l'Usap qu'ils avaient les qualités pour aller loin. C'est ainsi plein de bonnes intentions qu'ils ont entamé cette partie. Grâce à la botte de Lapeyre, auteur de quatre pénalités (13e, 28e, 31e, 34e), le RCT a rapidement pris les devants, les Catalans butant eux sur l'épais rideau défensif adverse.

Wilkinson is back !

A l'inverse, dès que les Varois ont envoyé au large, les Perpignanais ont semblé à la rue. Smith, à la réception en bout de ligne d'un subtil coup de pied dans le dos de la défense signé Pretorius, en a profité pour corser l'addition avant le repos en allant aplatir sans opposition (17-0, 37e). Le cauchemar ne faisait alors que commencer pour l'Usap. Car le pack toulonnais s'est mis, à son tour, à marcher sur la défense catalane, qui a craqué au retour des vestiaires en écroulant une mêlée à cinq mètres de la ligne, M. Pechambert accordant un essai de pénalité au RCT (24-0, 51e).

A peine revenu de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, où il s'est fait sortir par le XV de France en quarts de finale avec l'Angleterre, Wilkinson pouvait alors entrer sous les applaudissements. Et c'est lui qui, ensuite, a été à l'origine du troisième essai des siens en fonçant plein champ, le cuir étant récupéré par Van Niekerk puis Loamanu, qui a envoyé Cibray dans l'en-but (31-0, 68e). Fin de la démonstration ? Même pas. Un nouveau gros travail des avants toulonnais a permis au Gallois Lewis-Roberts de se mettre lui aussi en valeur (38-0, 71e). Un match à oublier au plus vite pour Perpignan.

TP

Rugby365.fr

Toulon tient sa référence

Le 15/10/2011

Toulon a infligé une véritable correction à Perpignan (38-0) samedi pour le compte de l'avant-dernier match de la 7eme journée du Top 14. Grâce à quatre essais, les Varois empochent le point de bonus offensif et chipent la quatrième place à leurs adversaires du jour.

Le jeu
Un véritable calvaire. C’est un peu (voire complètement) le sentiment que doit ressentir Perpignan à l’heure de faire le bilan de son (non) match samedi à Mayol. Un match que l’on annonçait tendu et serré mais qui a finalement rapidement tourné dans le sens du RCT. Bien aidé par une défense catalane coupable de fautes à répétition, la bande à Philippe Saint-André n’a pas eu besoin de forcer son talent pour l’emporter. La coupure internationale a semble-t-il remis dans le bon sens une formation varoise complètement à côté de la plaque lors de la 6eme journée à Montpellier. A la pause, Mayol semblait déjà fêter la victoire grâce à quatre pénalités signées Lapeyre et un essai en bout de ligne de David Smith suite à un astucieux coup de pied de Pretorius.

Plus compacts en mêlée et performants dans le défi physique, les coéquipiers de Jonny Wilkinson, de retour sur le banc après son épisode mondial avec le XV de la Rose, se contentaient de gérer le match en seconde période. Un nouvel essai de pénalité accordé par M.Péchambert, excédé par les fautes à répétition catalanes, donnait de l’ampleur à la domination toulonnaise. Sanctionné d’un carton jaune à 25 minutes du terme, l’USAP ne parvenait pas à réagir. Pire, les hommes de Jacques Delmas pourrissaient le jeu. Acculée dans son propre camp, l’équipe sang et or ne pouvait que constater les dégâts malgré de rares sursauts d’orgueil. A la chasse au bonus offensif, le RCT poussait en fin de match et inscrivait deux nouveaux essais. La victoire à cinq points leur tendait les bras alors que les Catalans restaient scotchés à zéro point. Au classement, Toulon chipe la quatrième place à l’USAP.

Les Toulonnais
Les satisfactions sont légion du côté de Bernard Laporte. Malgré pléthore de changements, son groupe a bien réagi après la claque héraultaise. A commencer par les retours gagnants de la paire SUTA-SCHOFIELD en deuxième ligne. En grattant un nombre incalculable de ballons dans les rucks, le duo franco-anglais a offert à son équipe une totale mainmise dans les phases de conquête. D’autant que le capitaine VAN NIEKERK a comme toujours été irréprochable. En première ligne, EMMANUELLI a été présent dans le combat et a grandement participé à l’outrageuse domination des Toulonnais en mêlée. Tout comme BRUNO et HAYMAN. La charnière a aussi livré une partie solide. L’ouvreur sud-africain PRETORIUS est à créditer d’un jeu au pied de grande qualité comme sur le premier essai de SMITH. A l’arrière, Mathieu BASTAREAUD n’a pas été flamboyant au contraire de LOAMANU. De son côté, LAPEYRE a été très précis dans son rôle de buteur.

Les Perpignanais
Du côté de l’USAP, les déceptions sont grandes. Tout juste revenu de Nouvelle-Zélande, les Roumains TINCU et TONITA ont semblé manquer de jus. En deuxième ligne, ALVAREZ-KAIRELIS est passé totalement à côté de son match. Sans arrêt en retard, l’Argentin a vite été remplacé par TAOFIFENUA, qui a vite pris dix minutes pour une faute grossière. Malgré toute sa bonne volonté et sa hargne habituelle, TUILAGI a apporté toute sa puissance dès l’entame avec deux tampons dont il est friand. Ce fut beaucoup moins tranchant par la suite. Son compère de la troisième ligne, CHOULY, n’a pas été au mieux non plus. Il a subi les impacts tout au long du match. Du côté des arrières, PORICAL, qui n’avait pas manqué un match depuis le début de saison, n’a pas existé. Si SID a tenté de créer des brèches sur son aile, il est bien le seul à avoir surnager. CROSS, COETZEE et PLANTE ne sont jamais entrés dans le match, multipliant les mauvais choix de courses et de passes.

Yoann PALEJ

L'Indépendant de Perpignan

L'USAP coule à Mayol

Le 16/10/2011

On imagine bien ce qu'ont dû ressentir les Catalans, hier matin devant leur télé, en assistant à la victoire (9-8) de l'équipe de France, face au pays de Galles en demi-finale de Coupe du monde : que même en étant médiocre dans tous les secteurs, la victoire est toujours possible... Mais il n'y a qu'un miracle par jour et ce dernier a eu lieu en Nouvelle-Zélande, au grand bonheur des Bleus. Pour l'USAP, à l'inverse, le verdict fut cruel et sans appel.

Dans un Mayol ressuscité et transcendé par le retour de son chouchou Wilkinson, elle a encaissé une de ses plus lourdes défaites depuis la création de la poule unique en 2004 : une fanny à 40 pions (38-0), le point de bonus offensif abandonné à Toulon, la mêlée en souffrance, des fautes de main à répétition, un grand trou d'air en fin de première mi-temps, le jeu qui se délite à la moindre contrariété et pour tout dire, un certain manque d'âme... circulez, il n'y avait rien à voir hier dans la cité toulonnaise. "On est une équipe qui doute", a constaté comme tout le monde le capitaine Olivier Olibeau. On le serait à moins.

Guiry : "Ça nous pendait au nez"

A l'image de la mêlée "sang et or", en manque flagrant de repères au sein d'un cinq de devant "en reprise", les Catalans ont cruellement manqué de cohésion, particulièrement dans les temps faibles. Passe encore l'essai de pénalité (52e, 24-0) concédé, alors que tout était déjà perdu, mais comment expliquer le passage à vide -rédhibitoire- de la 30e à la 40e minute, ponctué par un cinglant 14-0 ? Contrairement à ce qu'ils ont parfois montré sur le terrain, les joueurs ne se sont pas échappés en conférence de presse. Aveu du 3e ligne Bertrand Guiry : "Il faut qu'on enraye cette spirale négative. Le mal est plus profond qu'un simple accident. Depuis le début de saison, on ne joue pas bien. Cette défaite nous pendait au nez. Nous, les joueurs, sommes les premiers responsables".

Cinquièmes au classement - "complètement anecdotique", dixit le manager de l'USAP Jacques Delmas-, les Catalans ne se voilent pas la face. Et pourtant, tout n'a pas été si noir au commencement. Une demi-heure de bonne facture dans la possession de balle et l'occupation du terrain, mais, trois temps de jeu plus loin, un zéro pointé à l'arrivée. Au choix, en avants ou fautes de main. Plus une pénalité de Jérôme Porical sur le poteau. Un manque de sérénité qui chagrinait le plus le président Paul Goze : "A partir du moment où on domine et qu'on n'est pas capable de trouver une solution, on sort du match. A la mi-temps, c'était fini".

Cazenave : "On doute"

Comme au Racing-Métro et à Biarritz, l'USAP s'est donc infligé un "trou d'air" qui fait tache. Cette défaite, qui l'est encore plus, fait mentir tous les discours vantant "la meilleure semaine d'entraînement de la saison". Chacun semblait pourtant sincère. Le problème est peut-être ailleurs. "On a lâché psychologiquement, on a pris la marée. L'enthousiasme nous fait défaut et ça fait mal", a lâché un Delmas accablé mais tout en retenue.

Ça sent l'explication de texte dès demain matin. Une "réunionite" souhaitable, selon le demi de mêlée Florian Cazenave : "On doute, on n'est pas des machines, on est dans un cercle vicieux. On traîne ce boulet depuis le début de saison, même si on a fait des cache-misère. Il faut crever l'abcès et se libérer contre Clermont, sans se poser de questions. Il n'y a pas de raison que çane marche pas."

Vincent COUTURE

La Provence

Wilkinson, un dieu à Mayol

Le 16/10/2011

L'ouvreur anglais n'avait plus plongé dans cette ferveur depuis la saison dernière. Il l'a retrouvée, hier, en début d'après-midi.

Il n'avait plus plongé dans cette ferveur depuis la saison dernière. Il l'a retrouvée, hier, en début d'après-midi. Tout juste descendu du bus de l'équipe avec ses partenaires, au pied du stade, Wilkinson a repris l'étroit sentier qui conduit aux vestiaires, à travers une foule de supporters galvanisés par le retour de l'international anglais.

Des "Allez Jonny!" l'ont instantanément accompagné, lors de ce rituel d'avant-match, lors de ces quelques secondes qui donnent tant de forces aux joueurs toulonnais. "Wilko" a vite renoué avec les repères de Mayol. Enfin presque. Car, à peine une semaine après son quart de finale de Coupe du monde perdu face à la France (19-12), le demi d'ouverture du XV de la Rose était sur le banc, hier, pour commencer.

C'est Andre Pretorius qui avait été aligné d'entrée, comme à Montpellier. Contrairement à cette précédente sortie, le Sud-Africain s'est montré assez inspiré avant de céder sa place à Wilkinson à la 55e minute. Le champion du monde 2003 fut acclamé par Mayol, dès son apparition sur le bord du terrain. À ce moment-là, il y avait déjà longtemps que le RCT maîtrisait son sujet, mais l'entrée en jeu de Wilkinson a accéléré les choses.

"C'était important de retrouver l'équipe juste après le Mondial", raconte celui qui a été notamment à l'initiative du 3e essai de Cibray après un relais avec Van Niekerk et une passe à hauteur pour Loamanu. "Tout s'est bien passé. Je me sens à l'aise au sein d'une formation qui pratique un tel rugby."

"Wilko" a visiblement oublié le Mondial néo-zélandais. Une compétition décevante sur un plan collectif et personnel. Mais hier soir, il n'envisageait aucunement une retraite internationale. "Le principal pour moi, c'est de toujours progresser, rappelait-il. De toute façon, le plus important, ce n'est pas seulement ce que je veux; c'est ce que jepeux apporter à la sélection."

Hier, en l'espace de 25 minutes, il a montré qu'il n'avait rien perdu de sa vista et de son adresse.

Laurent BLANCHARD

La Provence

Wilkinson, un dieu à Mayol

Le 16/10/2011

L'ouvreur anglais n'avait plus plongé dans cette ferveur depuis la saison dernière. Il l'a retrouvée, hier, en début d'après-midi.

Il n'avait plus plongé dans cette ferveur depuis la saison dernière. Il l'a retrouvée, hier, en début d'après-midi. Tout juste descendu du bus de l'équipe avec ses partenaires, au pied du stade, Wilkinson a repris l'étroit sentier qui conduit aux vestiaires, à travers une foule de supporters galvanisés par le retour de l'international anglais.

Des "Allez Jonny!" l'ont instantanément accompagné, lors de ce rituel d'avant-match, lors de ces quelques secondes qui donnent tant de forces aux joueurs toulonnais. "Wilko" a vite renoué avec les repères de Mayol. Enfin presque. Car, à peine une semaine après son quart de finale de Coupe du monde perdu face à la France (19-12), le demi d'ouverture du XV de la Rose était sur le banc, hier, pour commencer.

C'est Andre Pretorius qui avait été aligné d'entrée, comme à Montpellier. Contrairement à cette précédente sortie, le Sud-Africain s'est montré assez inspiré avant de céder sa place à Wilkinson à la 55e minute. Le champion du monde 2003 fut acclamé par Mayol, dès son apparition sur le bord du terrain. À ce moment-là, il y avait déjà longtemps que le RCT maîtrisait son sujet, mais l'entrée en jeu de Wilkinson a accéléré les choses.

"C'était important de retrouver l'équipe juste après le Mondial", raconte celui qui a été notamment à l'initiative du 3e essai de Cibray après un relais avec Van Niekerk et une passe à hauteur pour Loamanu. "Tout s'est bien passé. Je me sens à l'aise au sein d'une formation qui pratique un tel rugby."

"Wilko" a visiblement oublié le Mondial néo-zélandais. Une compétition décevante sur un plan collectif et personnel. Mais hier soir, il n'envisageait aucunement une retraite internationale. "Le principal pour moi, c'est de toujours progresser, rappelait-il. De toute façon, le plus important, ce n'est pas seulement ce que je veux; c'est ce que jepeux apporter à la sélection."

Hier, en l'espace de 25 minutes, il a montré qu'il n'avait rien perdu de sa vista et de son adresse.

Laurent BLANCHARD

Rugbyrama

Toulon fait exploser Perpignan

Le 15/10/2011

Toulon a offert un véritable récital devant son public de Mayol et a corrigé Perpignan (38-0), glanant par la même occasion le bonus offensif. Dominateur en mêlée, meilleur dans le combat au sol et plus inspiré offensivement, le RCT n'a laissé aucune chance aux Catalans et passe quatrième.

Les intentions ne suffisent pas toujours en rugby, il faut souvent assumer les fondamentaux. Perpignan l'a appris à ses dépens face à Toulon, l'Usap a complètement déjoué se montrant incapable de marquer le moindre point. Les Varois géraient parfaitement leur début de rencontre. Benjamin Lapeyre débloquait le score par une première pénalité qui faisait suite à une faute au sol de Chouly (13e). Le RCT asphyxiait son adversaire, ne lui laissant que quelques miettes. La supériorité toulonnaise en mêlée allait finir par payer. Lapeyre enchaînait trois pénalités pour porter le score à 12-0. Perpignan n'y arrivait pas et c'est Toulon qui marquait même le premier essai de la partie. Andre Pretorius, très discret jusqu'alors, tentait et réussissait un superbe coup de pied pour alerter David Smith sur l'aile gauche. Le joueur des Samoa devenait ainsi le meilleur marqueur du championnat avec son quatrième essai de la saison (39e).

Un Van Niekerk impérial

Les changements dans le pack de l'Usap n'allaient rien changer au cours de la partie, Perpignan continuait à subir les impacts des avants varois. M.Péchambert sifflait un essai de pénalité logique au vu du déroulement de la rencontre (52e). Romain Taofifenua était ensuite exclu dix minutes, payant pour l'ensemble de ses coéquipiers (54e). La double peine fatale pour les Catalans. Le RCT occupait le camp adverse, s'essayant à des tactiques offensives parfois bien compliquées. L'entrée de Jonny Wilkinson sonnait la fin des espoirs perpignanais. L'Anglais se montrait bien plus disponible que Pretorius, il menait les offensives varoises avec autorité. C'est lui qui redoublait avec Joe Van Niekerk auteur d'une magnifique chistera sur le troisième essai marqué par Cibray (67e). Le bonus offensif était assuré mais le Gallois Lewis Roberts montrait qu'il possédait aussi des jambes. Il concluait en force le festival offensif varois en fin de partie (70e).

Perpignan défaillant en mêlée

Perpignan se montrait à peine dangereux dans les dernières minutes mais rien n'y fera. Les Catalans repartent de Mayol avec un zéro pointé sur toute la ligne. Une mêlée défaillante, une indiscipline chronique, des joueurs pas encore à 100 % : Jacques Delmas a encore du pain sur la planche. Toulon tient enfin un match référence avec quatre essais inscrits et surtout aucun point encaissé. Le RCT s'est bien repris après sa défaite concédée à Montpellier. Les retours imminents des Mondialistes devraient permettre à Toulon de jouer les premiers rôles dans ce Top 14. Les protégés de Bernard Laporte vont pouvoir se jauger au Racing-Métro dès la semaine prochaine. Un nouveau test qui permettra aux Toulonnais de voir s'ils peuvent vraiment enchaîner les performances de haut niveau.

Romain POUJAUD

Les actus du match