Toulon - Stade Français

Toulon

Toulon

Essai(s)
1, 29 - SUTA
15, 38 - SMITH
57 - ROONEY
Transformation(s) réussie(s)
30, 39 - CIBRAY
58 - LAPEYRE
Pénalité(s) réussie(s)

34-8

mi-temps : 24-5

TOP 14, 5ème journée

samedi 24/09/11 - 16:00

Arbitre : Mathieu Raynal (Pays Catalan) assisté de M. Laurent Cardona et M. Thomas Dejean

Essai(s)
17 - ROKOBARO
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
41 - FILLOL
54 - collectif
Stade Français

Stade Français

[RCT/SF] Sur la bonne voie...

[RCT/SF] Sur la bonne voie...

le 24/09/2011 à 19:24

Grâce à une entame de match sérieuse, le RCT a assuré un succès bonifié face à des Parisiens limités.

Dès le coup d'envoi, on sentait les Toulonnais volontaires : l'ouvreur parisien Warwick voyait son dégagement contré par Joce Suta. Le Wallisien aplatissait le premier essai après 26 secondes de jeu !

Julien Dumora ne pouvait transformer et le RCT menait donc 5 à 0 dès la 1ère minute de jeu.

Et les affaires parisiennes n'allaient pas s'arranger puisqu'en mêlée fermée, le Huit Toulonnais mettait sa rivale au supplice. Après plusieurs mêlées où les partenaires d'Olivier Milloud étaient pénalisés, c'était au tour de l'alignement d'être à la faute. Olivier Azam demandait à ses Joueurs de prendre les 3 points. Mais Julien Dumora ne trouvait pas la cible (9e).

L'ouvreur Toulonnais se signalait à la 11e avec un petit coup de pied à suivre que reprenait Luke Rooney. L'Australien retrouvait Sébastien Bruno qui servait Christian Loamanu. Mais M. Raynal estimait que Julien Dumora avait commis un en-avant...

Ce n'était que partie remise puisque David Smith concluait une relance Toulonnaise qui balayait le terrain. Cette fois, M. Raynal recourrait à la vidéo avant d'accorder l'essai (10 - 0, 15e). Du bord de touche droite, Julien Dumora n'avait décidemment pas l'équerre dans l'œil.

Sur le renvoi, Toulon est à la « ramasse » : Fabien Cibray tape une chandelle. Rokobaro à la réception du ballon tape à suivre et prend de vitesse la défense Toulonnaise... M. Raynal a de nouveau recours à la vidéo pour valider la réalisation parisienne (10 - 5, 17e). Warwick n'était pas pas plus en réussite que Dumora et ne pouvait transformer.

La partie était plaisante et envolée. Notamment côté Toulonnais où l'on multiplie les actions. Comme à la 21e où après une pénalité vite jouée, Christian Loamanu sur son aile aplatit derrière la ligne. Troisième recours à la vidéo mais cette fois, les caméras montrent que le Japonais a posé un crampon en touche...

On repart au combat et sur une nouvelle faute adverse, on prend la pénalité (24e).  Julien Dumora étant sorti (torsion de la cheville), c'est Fabien Cibray passé à l'ouverture - Sébastien Tillous-Borde étant rentré à la mêlée - qui prend la responsabilité du tir. Il était dit que les anciens Palois n'engrangeraient pas les points au pied.

Côté essai, cela continue ou recommence, c'est au choix, puisque Joce Suta signe sa seconde réalisation de l'après-midi à la 28e : Geoffroy Messina était repris à 2'' de la ligne. Steffon Armitage est servi par Sébastien Tillous-Borde et le flanker Anglais retrouve le 2nde ligne qui réalise le doublé (15 - 5). Fabien Cibray, face aux perches, transforme et Toulon mène 17 - 5.

Alors que Warwick rate une pénalité à la 37e sur une belle poussée de son pack, Toulon marque le 3ème essai de l'après-midi sur une interception de David Smith qui conclut entre les perches un contre qui assassine les parisiens juste avant la pause. Fabien Cibray transforme et les deux formations regagnent les vestiaires sur le score de 24 à 5.

La 2nde période commence bien pour les visiteurs puisque sur un coup d'épaule de Mathieu Bastareaud, M. Raynal siffle une pénalité que Fillol, qui a remplacé Rokobaro à la mi-temps, transforme (24 - 8, 43e).

Toulon gaspille plusieurs munitions sur des touches, notamment une pénaltouche à la 51e mais reprend 3 points grâce à sa mêlée. Benjamin Lapeyre - rentré à la 48e à la place de Christian Loamanu - réussit la pénalité (27 - 8, 53e).

Sur une touche, les trois-quarts Toulonnais combinent : les centres viennent en leurre et David Smith traverse le terrain et sert Luke Rooney qui s'arrache et pointe derrière la ligne ! Benjamin Lapeyre transforme et le RCT mène 34 à 8 à la 58e.

A l'heure de jeu, Jean-Charles Orioli marque un 5ème essai au ras du ruck. M. Raynal fait une nouvelle fois appel à la vidéo. Mais les images ne permettent pas à M. Gillet de valider...

Le dernier quart de temps du match ne verra plus aucun point marqué, le rythme baissant largement d'intensité. En toute fin, Toulon est encore à deux doigts de marquer mais Paris se dégage.

Le RCT version Laporte - qui n'était pas présent à Mayol - a proposé un visage conquérant et intéressant durant une quarantaine de minutes avant de tomber dans l'approximation. Il faudra retenir l'envie Varoise en première période et l'excellente prestation en mêlée. Toulon est en bonne voie avec ce troisième match sans défaite (nul à Bayonne, victoire à Bordeaux et victoire bonifiée contre le Stade Français). A confirmer vendredi prochain à Montpellier. Même si du Manoir n'a jamais réussi aux Rouge et Noir...

JJG
Photos : Aurélie LANTUS

les Vidéos de Toulon - Stade Français

Pierre Mignoni - Conférence de presse d'après-match Toulon-Stade Français du 24.09.11 (Top 14)

Pierre Mignoni

Conférence de presse d'après-match Toulon-Stade Français du 24.09.11 (Top 14)

les Photos de Toulon - Stade Français

Julien Dumora. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake, Sébastien Bruno et Laurent Emmanuelli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Fabien Cibray. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
David Smith, Steffon Armitage et Luke Rooney. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
David Smith. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno, Jocelino Suta, Fabien Cibray et Laurent Emmanuelli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Jone Tawake. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta, Olivier Missoup, Fabien Cibray et Jone Tawake. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Steffon Armitage. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Paul Sackey et David Smith. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney et Paul Sackey. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield, Mathieu Bastareaud, Sébastien Tillous-Borde et Laurent Emmanuelli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake et Steffon Armitage. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Jocelino Suta et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray et Christian Loamanu. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Steffon Armitage, Dean Schofield et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson, Sébastien Tillous-Borde et Mathieu Bastareaud. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake, Sébastien Tillous-Borde et Steffon Armitage. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Sébastien Tillous-Borde et Steffon Armitage. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Stéphane Munoz. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Steffon Armitage. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Eifion Lewis-Roberts, Sébastien Tillous-Borde et Jean-Charles Orioli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta et Damien Tussac. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Stéphane Munoz, Laurent Emmanuelli, Olivier Missoup et Damien Tussac. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney, Christophe Samson et Dean Schofield. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus

Orange Sports

Toulon en large

Le 24/09/2011

Vainqueur de Bordeaux-Bègles (27-16) la semaine passée, Toulon a confirmé ses bonnes dispositions en étrillant le Stade Français (34-8), samedi, à Mayol, à l'occasion de la 5e levée de Top 14. Une première victoire bonifiée sous l'ère Bernard Laporte, avec cinq essais à la clé, qui permet aux Varois de remonter au cinquième rang du général et de distancer leur adversaire du soir de quatre longueurs.

C'est un Bernard Laporte détendu et la galéjade facile qui est apparu samedi sur le plateau de Canal+, où il sera sollicité tout au long de la Coupe du monde en tant que consultant. L'ancien sélectionneur du XV de France (1999-2007) avait de quoi, non pas après la défaite essuyée le matin par le XV de France face à la Nouvelle-Zélande (17-37), mais après la démonstration de sa nouvelle équipe, Toulon, contre son ancienne, le Stade Français, en clôture de la cinquième journée (34-8). Même à distance, même à près de 700 kilomètres de Mayol, le nouvel homme fort de la Rade a réussi ses débuts à la tête du club varois. Impuissant certes mais physiquement derrière ses joueurs à le voir se contorsionner devant sa télé, Laporte n'en retenait aucune gloire personnelle : "Je n'ai pas fait grand chose, vous savez. La vérité, c'est celle du terrain."

Et sur le terrain, les joueurs avaient non seulement la tentation de se montrer à leurs avantages devant leur nouvel entraîneur mais aussi l'irrépressible envie de se racheter auprès de leur public de Mayol, abandonné début septembre sur un non-match face à Clermont (0-17). Les Parisiens s'en sont vite rendus compte, 26 petites secondes suffisant à Suta, au contre sur Warwick, pour inscrire le premier essai du RCT (1e, 5-0). Et si le Stade Français a alors par définition 79 minutes pour tenter de se racheter, le club de la capitale ne donnera jamais l'impression de pouvoir rivaliser avec une équipe varoise généreuse en défense et enthousiaste, à l'image de Smith, au four et au moulin, à l'origine et à la conclusion du deuxième essai toulonnais (16e, 10-0).

Double doublé

Un début de match parfait si ce n'était le manque de réussite au pied de Dumora (0 sur 3), la liberté accordée à Rokobaro, plus rapide dans l'en-but varois à la sortie de son coup de pied à suivre (18e, 10-5), et la blessure de Dumora, contraint d'abandonner ses coéquipiers. Pas de quoi entamer la marche en avant des Toulonnais qui inscrivent deux nouveaux essais avant la pause, par Suta (29e) et Smith (39e), qui réussissent donc là chacun un doublé pour mettre le RCT à l'abri en vue de la seconde période (24-5).

A la pause, Laporte, fidèle à sa réputation, pinaille sur la bonne tenue de sa défense. A croire qu'ils regardent Canal+, ses joueurs entendent le message et n'offrent que trois points, une pénalité de Fillol au retour des vestiaires (42e), au Stade Français en seconde période. Mieux, ils font définitivement chavirer Mayol en marquant un cinquième essai, le plus beau, oeuvre de l'arrière Rooney à la sortie d'une belle combinaison de ses trois-quarts (56e, 34-8). Du spectacle, une victoire à cinq points, le RCT a reconquis le coeur de ses supporteurs. Pour ce qui est de Laporte, il faudra, sans surprise, en faire plus: "Il y a tout de même pas mal d'imprécisions. Avec un peu plus de réussite, le score aurait pu être plus large en notre faveur. Mais il y a du potentiel avec ces jeunes qui sont entrés. C'est intéressant."

Laurent DUYCK

Rugbyrama

La furia toulonnaise

Le 24/09/2011

Toulon n'a pas fait de sentiments en clôture de la cinquième journée et s'est facilement imposé devant le Stade français (34-8). Bien plus puissants à l'impact, mieux organisés et performants sur le plan offensif, les Varois ont décroché le bonus offensif avec cinq essais. Paris a encore du travail.

Des clubs qui se cherchent, un passé commun chargé, de nombreux échanges à l’intersaison avec en point d'orgue l'épisode Bastareaud. On pouvait par conséquent s'attendre à tout à l'approche de ce match entre Toulon et Paris, une affiche qui a autrefois donné lieu à des échanges musclés. Le RCT, qui pêche offensivement depuis le début de la saison, avait pour objectif de redresser la barre dans ce domaine et retrouver son efficacité. Le Stade français, auteur d'un assez bon début de saison, se déplaçait avec une pression certainement moindre. Il y avait donc de la place pour le jeu.

Et on ne tardait pas à voir les premiers points. Les hommes de la Rade ne tardaient pas à se mettre en action et Suta contrait le dégagement de Warwick pour une essai après 26 secondes. Les Varois dominaient de la tête et des épaules, avançaient sur tous les impacts et mettaient à mal à défense parisienne. David Smith se trouvait à la conclusion d'une superbe relance (15e) au cours de laquelle il touchait plusieurs fois le ballon. Suta y allait ensuite de son doublé (29e) et se faisait imiter par l'ailier australien qui interceptait à la 39ème pour enfoncer le clou. En face, Rokobaro avait pris tout le monde par surprise pour les seuls points de son équipe (17e). Le score à la pause était donc de 24 à 5, bonus offensif en poche à ce moment du match.

Après la folie, la gestion

Les Parisiens étaient les premiers à prendre des points en seconde période sur une pénalité de Fillol (42e), pénalité qui concluait la marque pour le Stade français. La rencontre allait en effet tomber dans un faux rythme qui contrastait avec le premier acte. Au milieu de cette léthargie, Rooney se trouvait à la conclusion d'une percée de Smith, encore lui, et aplatissait le dernier essai de la partie (57e). Le RCT avait bien une dernière occasion à l'heure de jeu avant que le rythme ne retombe définitivement, bien aidé par la pléthore d'approximations dont les deux équipes se rendaient coupables dans les dernières poignées du match. 34-5, le score était lourd mais reflétait l'écart qui avait existé dans l'envie en première période.

Toulon a donc rempli sa mission en inscrivant 5 essais et en se rassurant dans le sillage d'un David Smith électrique qui s'est multiplié en attaque en signant un doublé avant d'offrir le dernier essai. Le RCT se hisse ainsi à la 5ème place et offre une prestation aboutie à ses spectateurs. Le Stade français reste quant à lui au contact mais tombe à la 8ème place. Les Parisiens devront cependant soigner leur entame de match pour se relancer la semaine prochaine face à Brive qui les talonne. La lutte fait rage en milieu de tableau.

Thomas CORBET

Rugby365.fr

Les Parisiens punis par Toulon

Le 24/09/2011

Le jeu
Les Toulonnais se sont rassurés samedi sur leur pelouse de Mayol. Alors qu’ils restaient sur une humiliante défaite contre les jeunes Clermontois dans leur antre (0-17), ils se sont vengés sur des Parisiens qui ont tenu l’autre joie et qui ont manqué de répondant pour rivaliser avec le RCT, qui n’a pas eu besoin de forcer son talent et de sortir de son plan de jeu pou venir à bout des hommes de Michael Cheika. Les Varois n’auront pas traîné en route pour inscrire le premier essai de l’ère Bernard Laporte, puisque Jocelino Suta est venu contrer Paul Warwick juste après le coup d’envoi pour filer à l’essai. Les partenaires du capitaine Dean Schofield ont profité de cette entame de rêve pour gérer à leur main cette rencontre. Ils ont transpercé la défense du Stade Français à chacune de leurs accélérations et ils ont imposé une importante domination sur toutes les phases de conquête pour s’offrir de bonnes rampes de lancement à leur jeu.

Rentrés aux vestiaires avec 19 points d’avance (24-5), les Toulonnais n’ont pas tremblé à un seul instant de la partie, même si le second acte fut bien plus équilibré qu’une première période dominée de la tête et des épaules par les troupes de Pierre Mignoni. Les Parisiens ont tout tenté pour résister dans un premier temps et pour réagir par la suite. Mais ils ont fait preuve d’une incroyable maladresse dans tous les gestes techniques de base du rugby. Que ce soit au pied, à la main ou en défense, ils ont commis des erreurs rédhibitoires à ce niveau de la compétition. Les joueurs du Stade Français ont ainsi confirmé leurs difficultés à l’extérieur, avec un huitième revers consécutif loin de leurs bases. Les Varois enchaînent eux un troisième match sans défaite et confirment qu’ils sont sur la voie du redressement, même si le jeu est encore loin d’être flamboyant.

Les Toulonnais
Toulonnais parmi les plus en vue depuis le début de la saison, David SMITH a confirmé son profil de chasseur d’essais et sa capacité à se trouver à la finition des mouvements offensifs de son équipe. Auteur d’un doublé, il a aussi démontré de réelles facultés à faire vivre le jeu et une intelligence intéressante dans ses transmissions. Un joueur déjà indispensable au RCT. Jocelino SUTA s’est lui aussi illustré avec deux essais au cours de cette rencontre. Il a ainsi été récompensé de son abattage en deuxième ligne, où il s’est montré très avantage tout au long de la rencontre. Un cran plus haut, Steffon ARMITAGE a réalisé une prestation de tout premier plan. L’international anglais a certainement sorti sa prestation la plus aboutie depuis son arrivée dans le Var à l’intersaison. Essentiel en attaque comme en défense, il a hypnotisé l’arrière-garde adverse par sa puissance et a su trouver des décalages judicieux pour permettre à son équipe d’avancer. Olivier MISSOUP l’a accompagné avec aplomb au cœur de la troisième ligne. Fabien CIBRAY, passé à l’ouverture après la sortie sur blessure de Julien DUMORA, a accompli sa mission avec application et sobriété. Il a maîtrisé son sujet dans tous les domaines. Mathieu BASTAREAUD a une nouvelle fois apporté sa force physique au centre du terrain, qu’il associé à une qualité technique intéressante. Luke ROONEY a lui beaucoup tenté de l’arrière et a fini par trouver la faille à une vingtaine de minutes du coup de sifflet final.

Les Parisiens
Symbole des difficultés parisiennes sur la pelouse de Mayol, où il n’a jamais été dans le rythme de cette rencontre, Paul WARWICK vécu son après-midi la plus compliquée depuis ses débuts dans le Top 14 cette saison. L’ancien joueur du Munster a été à l’envers dès le début de la rencontre avec un coup de pied contré sur la toute première action de la rencontre et qui a offert aux Toulonnais le premier essai de la rencontre. Il n’est ensuite jamais parvenu à sortir la tête de l’eau et a été à l’origine d’un nouvel essai du RCT sur une passe mal ajustée vers Pierre RABADAN, peu en verve lui aussi sur la rade. Au sein de la charnière, Byron KELLEHER n’a pas été plus en réussite dans ses choix et continuent de perdre du crédit dans son duel pour une place de titulaire au poste de demi de mêlée. Olivier MILLOUD a connu de gros soucis en mêlée fermée et s’est mis à la faute à plusieurs reprises dans ce secteur. Le pilier parisien fait son âge et cela s’est vu samedi. Alexander ROKOBARO a été l’un des seuls joueurs du Stade Français à surnager au cours de cette partie, notamment sur son échappée belle en première période qui a permis à son équipe de limiter la casse. Sorti à la pause, il a été suppléé par un bon Jérôme FILLOL.

Geoffrey STEINES

Sport 24

Toulon dévore Paris

Le 24/09/2011

Sans surprise, Toulon a facilement écarté une faible équipe du Stade Français (34-8) en clôture de la 5e journée du Top 14. Avec le bonus offensif à la clé, les Varois retrouvent le haut de tableau.

A distance, Bernard Laporte a apprécié le succès de sa nouvelle équipe. «Il reste encore beaucoup de travail, mais on est sur la bonne voie», concède le nouveau technicien. En se débarrassant facilement d’un Stade Français beaucoup trop timide (34-8), imprécis et déficient dans certains secteurs de jeu comme la conquête et la défense pour espérer quoi que ce soit à Mayol, Toulon a signé un deuxième succès consécutif après celui acquis à Bordeaux une semaine plus tôt. Et valider ainsi son retour en forme après la gifle reçue à domicile par Clermont lors de la 2e journée (0-17).

Smith intenable

C’est simple, dans cette rencontre, le Stade Français n’a jamais existé. Après quinze minutes et des essais de Suta (1re) et Smith (10-0, 15e), l’affaire semblait déjà pliée tant les Parisiens apparaissaient sans solution. Sans la faillite au pied de Dumora et Cibray en début de rencontre (0/4), les hommes de Michael Cheika auraient trouvé le temps long. Et ce malgré la réduction du score de Rokobaro (10-5, 19e), après un enchainement individuel. «On a fait une belle entame en mettant de l’envie et beaucoup d’agressivité», atteste Olivier Azam.

Paris sans solution

Un avis amplifié par le deuxième essai de la journée de Suta (17-5, 30e), imité quelques minutes plus tard par l’inarrêtable David Smith (24-5, 37e). La suite ? Avec le bonus offensif en poche, Toulon continuait d’oppresser des Parisiens incapables de la moindre réaction d’orgueil. Et Rooney d’alourdir la note après une belle percée de Smith (34-8, 57e). «On n’a pas eu le ballon et on a trop subi en défense et en conquête», concède Christophe Laussucq, un brin abattu. Sentiment différent côté varois. «Il fallait respecter cette équipe de Paris, reconnait Laurent Emmanuelli. On a été lucides et cette victoire récompense notre travail.»

Baptiste DESPREZ

Var Matin

Le pari est gagné

Le 25/09/2011

Gagner et mettre fin à la disette questions essais ; telle était la double mission impartie aux Toulonnais, hier après-midi, face aux Parisiens du Stade Français.

Braqué sur cet objectif, Suta se met en lumière d'entrée.

Trente secondes de jeu à peine, la seconde ligne contre, suit et aplatit. Impossible d'entamer la rencontre aussi vite et bien.

Les Toulonnais ont soif de rachat et font preuve d'une belle descente en ce début de partie généreuse. Ils ont faim d'essais.

D'abord Smith en coin convertit un joli renversement initié par Bruno alors que par deux fois Loamanu se voit refuser deux réalisations pour un en-avant qui n'avait rien d'évident et un passage en touche.

Dumora, plus heureux dans son jeu au pied que dans ses tentatives, touché à la cheville, est rapidement remplacé par Tillous-Borde. Cibray glisse à l'ouverture alors que Rokobaro, l'arrière parisien donne un coup de pied à suivre sur un renvoi hasardeux et pointe derrière la ligne.

Suta, encore lui, parfaitement décalé par Armitage, très actif, double la mise. Il en est de même pour Smith qui intercepte une passe de Warwick sur Briatte.

Dernières minutes trop débridées

Entre une troisième ligne performante qui se propose partout et un Bastareaud perforant, Toulon, qui fait preuve d'une détermination de tous les instants, est à la fête. Conquérant, ce RCT-là fait plaisir à voir malgré quelques déchets inhérents au volume de jeu proposé. La réussite qui avait fui les Rouge et Noir depuis plus de 240 minutes est, cette fois, bien au rendez-vous.

Le bonus offensif est dans la poche. Reste à le conserver.

À la reprise, les Toulonnais gardent la main sur le ballon.

Les Parisiens bien trop laxistes en défense ne sont visiblement pas venus faire la guerre en province, à l'image d'un Kelleher bien effacé.

Par moments, les joueurs du Stade Français semblent regarder les Varois. Ces derniers en profitent tel Rooney bien servi par l'intenable Smith.

La cause est entendue. Le coaching bat à présent son plein, le jeune Munoz apparaît pour sa première en équipe Une. Toulon, le score acquis, défend sa ligne. Pour l'honneur, par fierté, par envie.

Cette envie et ce réalisme retrouvés ont fait la - nette - différence même si les vingt dernières minutes ont été débridées.

Toulon bien replacé dans le haut du tableau doit s'en aller prendre une revanche à Montpellier dès vendredi et faire oublier un terrible « huitième » de finale de mai dernier.

Paul MASSABO

Site du Stade Français Paris

Paris s'incline à Toulon

Le 24/09/2011

Le Stade Français Paris s'incline à Toulon sur le score de 34-8 à l'occasion de la 5ème journée du Top 14 Orange.

Le Stade Français Paris se déplaçait ce samedi à Toulon avec l’intention de montrer un autre visage à l’extérieur. Mais, ils avaient en face des Toulonnais revanchards par rapport à leur défaite subie il y a deux semaines à domicile contre Clermont. Très vite mené au score, les Parisiens ont subi les attaques Varoises et n’ont pratiquement pas réussi à franchir la défense Toulonnaise.

Les Toulonnais démarrent le match pied au plancher et mettent une pression défensive d’entrée sur Paris. Très en jambe la semaine dernière, Paul Warwick se fait contrer son coup de pied, le deuxième ligne Suta a bien suivi et ouvre le score au bout d'une minute de jeu.
Durant cette première mi-temps, les Toulonnais vont camper dans la partie de terrain des Parisiens. Peu en réussite dans les tentatives au pied, les rouges et noirs choisissent souvent des mêlées ou pénaltouches. Après plusieurs attaques, l’ailier Smith aplatit le deuxième essai du match et concrétise la domination Toulonnaise.
Paris qui n’a toujours pas réussi à pénétrer dans les 22 mètres adverse réagit grâce à une bonne inspiration de l’arrière Alexander Rokobaro (16ème 10-5).
Le score peut être flatteur pour Paris car les Toulonnais dominent mais ne concrétisent pas ses actions. Toujours privé de ballon, les Parisiens tentent de résister aux assauts du RCT, mais cette fois-ci, les joueurs trouvent des espacent et Suta inscrit un doublé. La fin de la première période sera à l’avantage de Paris mais, les Stadistes ne trouvent pas de solution dans la défense Toulonnaise et font trop de fautes. Toulon marquera même un quatrième essai en contre par l’ailier Smith. A la pause, le RCT mène 24-5.

Au retour des vestiaires, Paris revient avec plus d’ambition. Le rythme du match a baissé et Toulon gère son avance au score. La deuxième période sera marquée par plusieurs fautes de la part des deux équipes. Toulon a toujours la main sur le ballon mais la mêlée Parisienne avorte plusieurs fois les occasions d’essais du RCT. Jérôme Fillol réduira le score d’entrée mais ce sera tout. Avec le point de bonus offensif obtenu en première mi-temps, Toulon voulait se mettre à l’abri d’un éventuel retour de Paris. Ils y arriveront en marquant un cinquième essai dans ce match (56ème 34-8).
Le Stade tentera bien de relever la tête, mais la défense Toulonnaise ne se fera pas déborder et mettra même à la faute les Parisiens.

Le Stade Français s’incline à Toulon sur le score de 34-8. Pour la prochaine journée, le Stade recevra Brive, le vendredi 30 septembre.

Antoine MALBERT

Sports.fr

Toulon se réconcilie avec Mayol

Le 24/09/2011

Malgré l'absence de Bernard Laporte, retenu à Paris ses obligations de consultant, la fête a été belle ce samedi à Mayol pour la première de l'après Philippe Saint-André. Les Toulonnais, qui restaient sur une vilaine victoire à défaite contre Clermont (0-17), se sont rachetés en dominant en clôture de la cinquième journée le Stade Français avec cinq essais à la clé (34-8). Le RCT est relancé !

C'est un Bernard Laporte détendu et la galéjade facile qui est apparu samedi sur le plateau de Canal+, où il sera sollicité tout au long de la Coupe du monde en tant que consultant. L'ancien sélectionneur du XV de France (1999-2007) avait de quoi, non pas après la défaite essuyée le matin par le XV de France face à la Nouvelle-Zélande (17-37), mais après la démonstration de sa nouvelle équipe, Toulon, contre son ancienne, le Stade Français, en clôture de la cinquième journée (34-8). Même à distance, même à près de 700 kilomètres de Mayol, le nouvel homme fort de la Rade a réussi ses débuts à la tête du club varois. Impuissant certes mais physiquement derrière ses joueurs à le voir se contorsionner devant sa télé, Laporte n'en retenait aucune gloire personnelle : "Je n'ai pas fait grand chose, vous savez. La vérité, c'est celle du terrain."

Et sur le terrain, les joueurs avaient non seulement la tentation de se montrer à leurs avantages devant leur nouvel entraîneur mais aussi l'irrépressible envie de se racheter auprès de leur public de Mayol, abandonné début septembre sur un non-match face à Clermont (0-17). Les Parisiens s'en sont vite rendus compte, 26 petites secondes suffisant à Suta, au contre sur Warwick, pour inscrire le premier essai du RCT (1e, 5-0). Et si le Stade Français a alors par définition 79 minutes pour tenter de se racheter, le club de la capitale ne donnera jamais l'impression de pouvoir rivaliser avec une équipe varoise généreuse en défense et enthousiaste, à l'image de Smith, au four et au moulin, à l'origine et à la conclusion du deuxième essai toulonnais (16e, 10-0).

Double doublé

Un début de match parfait si ce n'était le manque de réussite au pied de Dumora (0 sur 3), la liberté accordée à Rokobaro, plus rapide dans l'en-but varois à la sortie de son coup de pied à suivre (18e, 10-5), et la blessure de Dumora, contraint d'abandonner ses coéquipiers. Pas de quoi entamer la marche en avant des Toulonnais qui inscrivent deux nouveaux essais avant la pause, par Suta (29e) et Smith (39e), qui réussissent donc là chacun un doublé pour mettre le RCT à l'abri en vue de la seconde période (24-5).

A la pause, Laporte, fidèle à sa réputation, pinaille sur la bonne tenue de sa défense. A croire qu'ils regardent Canal+, ses joueurs entendent le message et n'offrent que trois points, une pénalité de Fillol au retour des vestiaires (42e), au Stade Français en seconde période. Mieux, ils font définitivement chavirer Mayol en marquant un cinquième essai, le plus beau, oeuvre de l'arrière Rooney à la sortie d'une belle combinaison de ses trois-quarts (56e, 34-8). Du spectacle, une victoire à cinq points, le RCT a reconquis le coeur de ses supporteurs. Pour ce qui est de Laporte, il faudra, sans surprise, en faire plus: "Il y a tout de même pas mal d'imprécisions. Avec un peu plus de réussite, le score aurait pu être plus large en notre faveur. Mais il y a du potentiel avec ces jeunes qui sont entrés. C'est intéressant."

Laurent DUYCK

La Provence

Toulon, les bons signaux

Le 25/09/2011

Il est encore trop tôt pour évoquer un "effet Laporte". En attendant, le RCT a écrasé le Stade Français, hier.

Après la soirée de Bordeaux (16-27) et la dernière de Philippe Saint-André la semaine passée, ce fut la journée des premières, hier, au RCT. Première d'une équipe toulonnaise estampillée Laporte. Premier match, aussi, sans la présence d'un entraîneur en chef auprès des joueurs. Première, du coup, pour le tandem d'adjoints Azam-Mignoni aux manettes. Mais première sortie varoise, surtout, avec des essais construits, cette saison. Trois l'ont été de la sorte sur les cinq inscrits. Au final, Toulon a empoché le point de bonus offensif. Une première, là aussi, depuis le début de ce championnat.

En 1re mi-temps, une banderole portant l'inscription "0-17 contre Clermont, merci les mercenaires" avait été déployée au bas du quart de virage des Fils de Besagne, mais les supporters, qui l'avaient installée, l'ont vite repliée en cours de match. Car hier, le RCT fantomatique et piétiné par l'ASM, lors du précédent match à Mayol, voici trois semaines, a laissé la place à une formation volontaire et entreprenante, à défaut d'être suffisamment adroite et véritablement réaliste.

"Il y avait longtemps que l'on attendait un match avec des essais, cette envie et ce niveau de jeu", a apprécié le président Mourad Boudjellal. "On a gagné avec la manière, s'est réjoui Pierre Mignoni. Dès que l'on met de l'engagement et de la détermination, ça libère forcément pas mal d'espaces. On s'est créé des opportunités ; on a marqué des essais." "L'attitude des joueurs a été très intéressante", a renchéri Azam.

Cibray à l'ouverture

En face, le Stade Français n'a pour ainsi dire pas existé et le dégagement de Warwick contré par Suta, dès la 29e seconde, a été le départ d'un très long calvaire pour une équipe parisienne sans relief ni réelle organisation. "On n'était pas au niveau, a lâché Michael Cheika, son entraîneur. On a fait trop de cadeaux et on a été sans réaction."

Pourtant, rien n'aura été évident non plus pour un RCT très tôt privé du seul ouvreur de métier, Dumora, blessé et suppléé à son poste par le demi de mêlée, Cibray. Du coup, l'ancien Biarrot a composé avec Tillous-Borde une charnière improvisée sur le mode du XV de France le matin même (Yachvili-Parra). Mais Cibray, qui s'entraîne régulièrement à l'ouverture, a plutôt bien assuré l'intérim. "En cas de blessure de Julien, a indiqué Mignoni, il était prévu que Fabien glisse à cette place. Il a accompli un très bon match. C'est un joueur extrêmement intelligent et il peut facilement passer du '9' au '10' en cours de match. Il rend bien service."

Il reste que la domination du RCT aurait pu être beaucoup plus fracassante encore. Si l'arbitre lui a refusé trois essais, on n'a surtout plus compté les occasions gâchées par précipitation et les ballons relâchés. Ce genre de rendement peut passer devant une équipe limitée comme l'a été le Stade Français, hier. Mais ce ne sera pas toujours aussi simple.

"Ce n'est pas encore le match parfait, a, d'ailleurs, admis Mignoni. Il y a eu des approximations. À mon sens, on peut faire mieux." L'exigence est le meilleur des moteurs.

Laurent BLANCHARD

L'Equipe.fr

Toulon ravit Mayol

Le 24/09/2011

Après sa dernière sortie ratée à domicile contre l'ASM (0-17), le RCT se ressaisit avec un succès sur le Stade Français, samedi (34-8), lors de la 5e journée. Le premier sous l'ère Laporte.

Un match particulier. Un Stade Français dont une bonne part du recrutement est signée... Bernard Laporte, nouveau manager du RCT. Bernard Laporte, un manager absent pour raisons médiatiques. Vainqueurs de leur premier match de la saison face à Biarritz (30-5), chez eux, à Mayol, les Varois ont enchaîné avec un zéro pointé contre Clermont (0-17). Et figurent au huitième rang. Défaits à Castres lors de la deuxième journée (35-10), les Parisiens (6es) cherchent eux un premier succès à l'extérieur. Voilà pour les protagonistes.

Sur le terrain, une minute suffit pour planter le décor. Le temps pour Jocelino Suta d'inscrire le premier essai (5-0). Le premier d'une longue série, David Smith doublant la mise au quart d'heure de jeu (10-0). Suta/Smith, le duo gagnant, les deux hommes inscrivant chacun un deuxième essai avant la pause (28e puis 38e). Si Alexander Rokobaro limite les frais pour le Stade Français (17e), les Toulonnais regagnent les vestiaires avec une large avance (24-5). Une avance que les hommes de Pierre Mignoni et Olivier Azam, bien présents, accroissent grâce à Luke Rooney (56e). Score final : 34-8 avec un bonus offensif comme cerise. Premier succès de Toulon sous l'ère Laporte. Les Sudistes remontent à la cinquième place. Paris, lui, recule au septième rang.

J.G.

Les actus du match