Toulon - Clermont

Toulon

Toulon

Essai(s)
Pénalité(s) réussie(s)

0-17

mi-temps : 0-11

TOP 14, 2ème journée

samedi 03/09/11 - 16:20

Arbitre : Christophe Berdos (Ile-de-France) assisté de Stéphane Boyer et Dominique Parrini (Midi-Pyrénées)

Essai(s)
39 - BUTTIN
Pénalité(s) réussie(s)
22, 34, 67, 79 - JAMES
Clermont

Clermont

[RCT/ASM] L'envie était Auvergnate...

[RCT/ASM] L'envie était Auvergnate...

le 03/09/2011 à 20:08

Fortement remaniée et rajeunie, l'ASMCA est venu taper le RCT à Mayol sur le score net de 17 à 0

Après le match face à Biarritz, beaucoup pensait que le RCT allait confirmer face à Montferrand. Une ASM que l'on annonçait affaiblie par ses absences nombreuses et manquant d'expérience, Vern Cotter étant « obligé » de puiser dans l'effectif Espoir, Champion de France la saison passée face aux jeunes Toulonnais.

Et les premières minutes de la rencontre semblaient confirmer les pronostics les plus optimistes qui annonçaient une raclée pour les Auvergnats.

Sur le coup d'envoi donné par James face à La Rade, Vosloo était pris hors-jeu dans le regroupement. Des 55'' gauche, Benjamin Lapeyre tentait la pénalité mais ne trouvait pas la cible (1e).

Puis sur un départ de Steffon Armitage sur l'aile gauche, le flanker anglais était repris aux 22''. L'action repartait sur la droite : Mathieu Bastareaud trouvait Julien Dumora qui était arrêté à 5''. L'ouvreur commettait un en-avant et la mêlée était donc à l'avantage des visiteurs : gros travail du pack Rouge et Noir et Toulon récupérait une nouvelle pénalité (3e).

Des 25'' légèrement à droite, Julien Dumora n'était pas plus adroit que Lapeyre pour trouver le chemin des perches (5e).

Toulon était pourtant bien dans le match et conquérant : sur un en-avant commis par Carl Hayman sur la ligne médiane, la mêlée Varoise reprenait le ballon (7e). Quelques minutes plus tard, pénaltouche pour Toulon : Jean-Phi Genevois trouve Christophe Samson, le maul se forme. Steffon Armitage part au ras. Geoffroy Messina perce mais sert à l'aveugle vers Julien Dumora (10e).

Nouvelle pénaltouche à la 13e : cette fois, Genevois trouve Olivier Missoup en fond de touche. Le maul progresse. Eiffion Lewis-Roberts tente d'y aller puis son talonneur mais M. Berdos siffle contre les Toulonnais...

Toulon a sans doute laissé passer ses chances : en ne concrétisant pas ses temps forts, les partenaires de Sébastien Tillous-Borde ont permis aux Montferrandais de ne pas se noyer. Et d'ailleurs, à la 17e, Steffon Armitage est pris dans la zone plaqueur : pénalité pour l'ASM. Des 50'' face, James ne fait pas mieux que les buteurs Toulonnais.

L'Australien aura l'occasion de se rattraper à la 22e : sur une mêlée dans nos 30'', Toulon est sanctionné. La pénalité des 35'' légèrement à droite passe et James déflore le planchot (0 - 3, 23e).

Et Montferrand est à deux doigts de marquer sur une interception sur une attaque en première main des Toulonnais (25e).

Les Toulonnais retrouvent un peu d'allant sur une mêlée introduction ASMCA sur la ligne médiane : nouvelle belle poussée et pénalité. Des 50'' face, Julien Dumora ne score pas (26e).

James se montre plus adroit dans l'exercice du tir au but : hors-jeu Toulonnais et pénalité des 25'' à droite. Montferrand mène 6 à rien à la 33e.

A 5 minutes de la fin de cette première période, on pense que Toulon va enfin sortir de sa torpeur : sur une touche lancer Montferrand, Cabello lobe tout le monde. Jean-Phi Genevois suit bien et récupère le cuir qui repart vers la droite du terrain. Christian Loamanu tente un rush sur son aile mais le Japonais perd tout seul le ballon à 10'' de la ligne !

On veut encore y croire puisque sur la mêlée qui s'en suit, nouvelle démonstration du pack au Muguet qui conduit M. Berdos à siffler pénalité. Julien Dumora tape en pénaltouche. Mais cette fois, c'est Jean-Phi Genevois qui lobe tout le monde (37e).

Alors que l'on s'achemine sur  ce score de 6 à rien pour les Montferrandais, Fofana perce la défense. Pris, il sert King qui trouve Russell. L'ailier envoie le jeune arrière Buttin à dame (0 - 11, 39e). JJames ne parvient pas à transformer et les deux formations regagnent les vestiaires.

A l'entame de la 2nde période, on pense que les Toulonnais vont revenir dans le match et effacer ces quarante premières minutes.

C'était sans compter sur le manque total de réussite des buteurs Toulonnais comme à la 42e : des 25'' légèrement à droite, Julien Dumora ne peut débloquer son compteur et celui du RCT...

D'autant que la mêlée se met à tanguer : mêlée sur les 40'' auvergnats avec introduction Sébastien Tillous-Borde mais le RCT se fait piquer le ballon !!!! (46e).

Et quand rien ne va, rien ne va... Bardy prend David Smith un peu haut. Pénalité pour Toulon. Julien Dumora cherche la pénaltouche mais le ballon sort... (48e).

Les minutes passent, les remplacements ont lieu (Lewis-Roberts par Emmanuelli, Genevois par Bruno (48e), Chesney par Suta (53e), Tillous-Borde par Henjak (55e) mais rien n'y fait.

André Pretorius, rentré à la 55e à la place de Dumora, garde le ballon au sol. Pénalité pour Montferrand. Mais des 22'' face, James rate l'inratable (58e).

On en viendrait presque à croire qu'il s'agit d'un signe et que Toulon va revenir. D'ailleurs, pourquoi ne pas commencer sur cette pénalité à l'heure de jeu que M. Berdos accorde au RCT ? Mais des 25'' à droite, André Pretorius a pris exemple sur le loupé précédent de James et le ballon passe largement à gauche... (60e).

Toulon n'abdique pas à l'image d'Olivier Missoup : le flanker Toulonnais contre une tentative de drop de Floch. Mais la contre-attaque finit par une pénalité tapée en touche. Sans suite... (63e).

Le coup de grâce est porté à la 67e sur la 3e pénalité réussie par James des 25'' gauche (0 - 11).

Du côté des partenaires de Jone Tawake, on met toutes ses forces dans la bataille, histoire de revenir ou, a minima, de récupérer un point de bonus défensif. Hélas, toujours sans succès : pénaltouche à la 74e. Joce Suta est déséquilibré dans les airs. A son retour sur terre, il rentre en contact avec Laurent Emmanuelli : mêlée pour l'ASMCA qui peut se dégager...

La fin de match est à l'avantage des Auvergnats qui sont prêts de marquer une 2nd essai à la 78e. Et le dernier mot ou l'hallali sera pour James qui réussit une ultime pénalité - encouragé par le public de Mayol désabusé - qui porte le score à 17 à rien.

Le RCT n'a pas marqué le moindre point sur sa pelouse de Mayol qui ne restera donc pas inviolée cette saison.

Toulon a montré un visage inquiétant cette après-midi : incapables de concrétiser ses temps forts, le RCT a sombré dans un jeu brouillon et approximatif, amplifié par la faillite des buteurs.

Le chemin est encore long vers les sommets...

Pour retrouver les photos de ce match Rugby Club Toulonnais - AS Montferrand Clermont Auvergne, cliquez ici.

JJG
Photo : Aurélie LANTUS

les Vidéos de Toulon - Clermont

Geoffroy Messina - Conférence de presse d'après-match Toulon-Clermont du 03.09.11 (Top 14)

Geoffroy Messina

Conférence de presse d'après-match Toulon-Clermont du 03.09.11 (Top 14)

Philippe Saint-André - Conférence de presse d'après-match Toulon-Clermont du 03.09.11 (Top 14)

Philippe Saint-André

Conférence de presse d'après-match Toulon-Clermont du 03.09.11 (Top 14)

les Photos de Toulon - Clermont

Christophe Samson. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake et Christophe Samson. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois et le pack Toulonnais. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud et Julien Dumora. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Julien Dumora. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Eifion Lewis-Roberts, Carl Hayman, Steffon Armitage et Kris Chesney. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde et Jone Tawake. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud, Carl Hayman et Olivier Missoup. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson, Kris Chesney, Jone Tawake et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Eifion Lewis-Roberts, Carl Hayman et Mathieu Bastareaud. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman et Christophe Samson. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Mathieu Bastareaud, Sébastien Tillous-Borde, Christian Loamanu et Benjamin Lapeyre. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde, Kris Chesney, Jone Tawake, Christophe Samson et Jean-Philippe Genevois. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu, Sébastien Tillous-Borde et Olivier Missoup. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney, Christophe Samson et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Julien Dumora. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson, Christian Loamanu, Kris Chesney et Mathieu Bastareaud. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde et Geoffroy Messina. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina, Steffon Armitage, David Smith et Mathieu Bastareaud. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman, Sébastien Bruno et Laurent Emmanuelli. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak et Benjamin Lapeyre. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Steffon Armitage et David Smith. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak, Sébastien Bruno, Christian Loamanu et Mathieu Bastareaud. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
André Pretorius. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak et Benjamin Lapeyre. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
David Smith. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre et Jérémy Sinzelle. - Toulon-Clermont -  © Aurélie Lantus

L'Equipe.fr

Clermont donne la leçon

Le 03/09/2011

Coup de tonnerre sur Mayol où Clermont est venu s'imposer (0-17) avec une équipe considérablement rajeunie. Le culot a payé et Toulon a sombré dans le brouillon.

Après une victoire pas forcément prometteuse face au LOU la saison dernière, les Clermontois devaient encore convaincre leurs supporters qu'ils étaient bien rentrés dans cette nouvelle saison au début pas comme les autres. Pour cela, rien de tel que de s'étalonner face à un RCT plus que convaincant, faute d'être brillant, pour son match inaugural face au BO (30-5). Avec une équipe considérablement rajeunie, l'ASM était face à un réel défi. Vern Cotter avait annoncé qu'il saisissait l'occasion de donner du temps de jeu à ses jeunes mais que s'ils revenaient au pays avec des valises chargées, cela n'aurait servi à rien. Ce qu'il y a de bien avec les jeunes, c'est qu'ils sont encore réceptifs à certains messages. Alors ils ont fait le nécessaire pour respecter les consignes du coach.

Face à des Toulonnais très volontaires et ne refusant pas le défi physique, il a fallu faire le dos rond quelques minutes. Mais très vite, les Toulonnais sont tombés dans un jeu brouillon et approximatif, loin de l'impression d'union laissée la semaine dernière. Et avec des buteurs bien mal inspirés (Lapeyre, Dumora, Pretorius pour 0% face aux perches), les Varois ont vite donné le sentiment de ne pas savoir par quel bout prendre leur rugby.

Une très grosse troisième-ligne clermontoise

Du coup, les petits jeunes auvergnats se sont mis à y croire. A l'image d'un brillant Jean-Marcellin Buttin. L'arrière a réalisé un match plein et a eu le bonheur d'être à la conclusion du seul essai de la rencontre. Mais ce qu'il faut retenir, c'est surtout l'activité énorme de la troisième-ligne clermontoise. Notamment Gerhard Vosloo et Julien Bardy qui ont plaqué sans discontinuer, annihilant dans l'oeuf toutes les velléités adverses. Sur ce terrain, on attendait plutôt les Toulonnais mais ce sont bien les Clermontois qui ont remporté la bataille. A l'heure de jeu, les esprits avaient beau s'échauffer, les Jaunards ne lâchaient pas leur os, bien déterminés à ne pas laisser le RCT revenir dans la partie. Le public de Mayol l'avait bien compris et avait choisi d'applaudir Brock James sur sa dernière pénalité et de sifflet les Rouge et Noir à leur sortie du terrain. Mission accomplie pour la jeune garde auvergnate.

Bertrand LAGACHERIE

Rugbyrama

La sensation Clermont

Le 03/09/2011

Enorme suprise à Mayol avec la défaite de Toulon face à une équipe pourtant rajeunie de Clermont. Les hommes de Vern Cotter ont su contenir les offensives varoises en début de rencontre avant de prendre l'ascendant grâce notamment à un essai de Jean-Marcellin Buttin avant la pause.

Un chat noir est passé sur Mayol ce samedi après-midi, maraboutant toutes les tentatives toulonnaises. Incapables de concrétiser leurs offensives et leurs possibilités de scorer, à l'image du cauchemar au pied vécu par l'ouvreur Julien Dumora, les Varois n'ont pas inscrit le moindre point dans cette rencontre et sortent la tête basse de ce choc contre Clermont. Au contraire, les Auvergnats ont géré au mieux la partie et réussissent la sensation de cette deuxième journée de Top 14.

La bande à Vern Cotter éprouvait pourtant les pires difficultés à entrer dans le match, subissant dès le coup d'envoi la pression varoise. Mais dès la première tentative de pénalité Julien Dumora montrait qu'il était dans un jour noir en ratant un tir à priori facile à 22 mètres légèrement sur la droite. Les Clermontois, largement dominés dans les vingt premières minutes faisaient tant bien que mal le dos rond et s'en remettaient à la chance pour ne pas être menés. Puis l'ASMCA commençait doucement à sortir de sa coquille et ouvrait le score contre le cours du jeu grâce à Brock James (23e). Dès lors les débats s'inversaient inexorablement à l'avantage des visiteurs qui poignardaient Toulon juste avant la pause grâce à un magnifique essai impulsé par Wesley Fofana et conclu sur l'aile droite par le jeune arrière Jean-Marcellin Buttin (39e). Les deux équipes rentraient alors aux vestiaires sur un score surprenant de 11-0 pour Clermont.

Une incroyable maladresse toulonnaise

La seconde période débutait comme la première  : par un échec de Dumora sur une pénalité à 22 mètres légèrement sur la droite. Un manque de précision incroyable pour celui qui avait réalisé un match plein contre Biarritz il y a tout juste une semaine. Point d'orgue de la détresse du buteur varois, une pénalité à 45 mètres sur la gauche où il décidait de trouver la touche plutôt que de la tenter pour se rassurer, et qui se soldait par un tir en ballon mort... La fin du calvaire de Dumora intervenait à la 55e minute lorsque Philippe Saint-André décidait de le remplacer par André Pretorius.

La suite de la rencontre était du même acabit pour Toulon qui phagocytait toutes ses possibilités de scorer. Clermont quant à lui se contentait de gérer son avance et de contenir les offensives adversaires, et de profiter des fautes commises pour marquer sur pénalité par l'intermédiaire de son buteur australien (67e, 80e). Au final, un score sans appel mais pas volé de 17-0 qui fait mal du côté de la Rade. Philippe Saint-André devra trouver les mots pour remobiliser son groupe après une telle claque et avant un déplacement qui s'annonce compliqué à Bayonne. Quant aux Jaunards, ils se propulsent grâce à cet exploit à la deuxième place du Top 14 avant le Bordeaux-Bayonne de ce soir. On a vu pire pour démarrer une saison...

Rugby365.fr

La jeune garde clermontoise tombe Toulon

Le 03/09/2011

Privés d'une vingtaine de joueurs entre les internationaux et les blessures, les Clermontois se sont imposés sur la pelouse de Toulon avec une équipe rajeunie au terme d'un match globalement décevant.

Le jeu
Une semaine après avoir gagné sans convaincre lors de la première journée du Top 14, Toulonnais et Clermontois s’affrontaient avec l’ambition d’allier la réussite à la qualité de la performance. Mais les deux équipes ont finalement offert un spectacle bien décevant aux 15 000 personnes venues se masser dans les travées de Mayol pour assister à cette affiche entre deux candidats déclarés à une qualification pour les phases finales. Ils ont offert un festival d’imprécisions et d’erreurs techniques pour une copie globale bien moyenne. Les Varois étaient pourtant entrés avec envie dans la partie et auraient dû être les premiers à inscrire des points au tableau d’affichage. Sauf qu’ils n’ont pas su concrétiser leur maîtrise du cuir au tableau d’affichage et qu’ils ont payé cash l’inefficacité de leurs buteurs respectifs. Trois hommes se sont succédés à la tâche (Lapeyre, Dumora, Pretorius) pour cinq échecs en autant de tentatives sur l’ensemble de la rencontre. Une statistique terrible pour les hommes de Philippe Saint-André, qui ont laissé les Auvergnats dans le match au moment où ils auraient dû les enfoncer.

Les Jaunards ont eux laissé passer l’orage et ont profité du coup sur la tête que les Toulonnais ont pris après leurs échecs successifs au pied. Lorsque les partenaires d’Olivier Missoup, les Clermontois se sont installés dans le camp du RCT pour inscrire dans un premier temps des points par l’intermédiaire de la botte de Brock James avant que Jean-Marcellin Buttin ne file en terre promise pour marquer le premier essai de sa jeune carrière professionnelle. Devant à la pause (0-11), les visiteurs ont maîtrisé le second acte. Ils ont lâché toutes leurs forces dans la bataille et ont dominé leurs adversaires sur tous les points d’impact alors que les Varois ont eux affiché leurs limites dans la construction de leur jeu offensif, d’une grande pauvreté samedi. Les Auvergnats se sont même permis d’enfoncer encore le clou dans les dix dernières minutes, avec deux nouvelles pénalités de Brock James. Les hommes de Vern Cotter, venus sans une vingtaine d’éléments et avec une équipe rajeunie dans les grandes largeurs, créent la sensation avec ce résultat. Les Rouge et Noir ont eux démontré qu’ils étaient encore loin d’être prêts.

Les Toulonnais
En délicatesse avec son jeu au pied, que ce soit dans le champ ou sur les pénalités, Julien DUMORA a symbolisé les difficultés du RCT dans l’efficacité. Si l’ancien ouvreur de Pau a été relativement convaincant balle en main, ses trois échecs en autant de tentatives ont coûté très cher à son équipe. Benjamin LAPEYRE et Andre PRETORIUS y sont eux aussi allés de leur raté. Olivier MISSOUP a une nouvelle fois été solide en troisième ligne et a été très présent sur toutes les phases de jeu de son équipe, défensives comme offensives. Steffon ARMITAGE a lui fait parler sa puissance et il a montré qu’il serait précieux cette saison. Mathieu BASTAREAUD a confirmé sa première sortie avec le RCT la semaine dernière contre Biarritz. L’ancien centre du Stade Français est de retour à un niveau solide et pourrait bien être la pierre angulaire du jeu toulonnais cette saison.

Les Clermontois
Pour sa première titularisation sous les couleurs de Clermont en Top 14, Jean-Marcellin BUTTIN n’a pas attendu longtemps pour inscrire le premier essai de sa carrière professionnelle. Le jeune arrière a démontré que la jeune garde clermontoise pouvait rendre de très bons services dans les semaines à venir en l’absence des mondialistes. Noa NAKAITACI et Ludovic RADOSAVLJEVIC ont eux aussi été convaincants. Wesley FOFANA afait très mal à la défense toulonnaise sur chacune de ses accélérations et l’a transpercée pleine centre à chaque opportunité qui lui a été offerte. Brent RUSSELL a été très bon sur son aile et a apporté un bel écot défensif pour soulager sa formation certaines des attaques les plus dangereuses du RCT. Gerhard VOSLOO, l’un des Clermontois les plus expérimentés sur la pelouse de Mayol samedi, a sorti le très grand jeu pour montrer la voie à ses partenaires. Il confirme qu’il est certainement l’une des très bonnes pioches du recrutement de l’ASMCA à l’intersaison.

Sport 24

Toulon offre la victoire à Clermont

Le 03/09/2011

Avec une équipe largement remaniée, Clermont a créé une petite surprise en venant l’emporter à Toulon lors de la 2ème journée de Top 14 (0-17).

En s’imposant à Mayol (0-17), Clermont a mis fin à une série de 12 succès consécutifs de Toulon à domicile. Sans être brillants, les Auvergnats ont mis à profit les nombreuses approximations (à la main et au pied) des joueurs de Philippe Saint-André pour transformer les rares opportunités qu’ils se sont créés. Ils signent ainsi une deuxième victoire en autant de rencontres qui les place en deuxième position provisoire au classement. Incapables de transformer la moindre pénalité, les Toulonnais se sont sabordés tous seuls et sont passés totalement à côté de leur rendez-vous.

Toulon manque de réalisme

Les Varois prenaient pourtant le taureau par les cornes dès le coup d’envoi. Ils mettaient les Clermontois en difficulté et obtenaient rapidement plusieurs opportunités d’ouvrir le score. Mais Lapeyre puis Dumora manquaient trois pénalités (2e, 5e et 28e) alors que Loamanu ratait un essai tout fait en commettant tout seul un en-avant (35e). Malgré ce début de match compliqué terni par plusieurs fautes et pertes de balle, les Auvergnats profitaient de l’inefficacité du RCT pour se remettre en selle et ne se privaient pas de prendre les devants. James, par deux fois, passait le ballon entre les poteaux (0-6, 23e et 33e) puis le jeune arrière Buttin concrétisait un beau mouvement clermontois en aplatissant en coin (0-11, 38e). De quoi donner un peu d’air aux visiteurs à la pause.

James engrange les points

Le début de la deuxième période démarrait comme la première. Sur deux nouveaux échecs au pied de Dumora (43e) puis de Pretorius (61e), entré en jeu quelques minutes auparavant. En face, grâce à de nombreuses munitions gracieusement offertes par le RCT, Clermont cherchait à mettre à la faute les hommes de Philippe Saint-André sur chacune de leurs incursions dans le camp adverse. Les Jaunards s’en remettaient alors à la botte de James qui devait, malgré tout, s’y reprendre à deux fois pour finalement aggraver la marque (0-14, 67e) et enterrer un peu plus des Toulonnais de plus en plus brouillons. Dans l’incapacité de réagir, les Varois laissaient filer la victoire sur une dernière pénalité de l’ouvreur auvergnat (0-17, 79e).

Cédric GRANEL

Sports.fr

Toulon, la tête à l'envers

Le 03/09/2011

Incapables de transformer leurs pénalités, les Varois sont restés muets samedi à Mayol, lors de la 2e journée de Top 14. Les Clermontois en ont profité - tout en affichant de belles dispositions - pour s'imposer sur la Rade (17-0), privant leurs hôtes du bonus défensif. Le champion de France 2010 lance définitivement sa saison par ce joli coup réussi dans l'antre du RCT.

Sans réussite, on n'arrive pas à grand-chose. Et quand vos buteurs ratent systématiquement la mire et que la défense adverse n'est pas véritablement mise à contribution, on n'arrive à rien du tout, comme Toulon samedi face à Clermont (défaite 0-17). Les premières secondes de cette affiche de la 2e journée sont pourtant à des années-lumière d'un tel scénario, et "Bafé" Gomis avait de quoi apprécier le début de match de ses favoris. Né il y a 26 ans à La Seyne-sur-Mer, près de la Rade, l'attaquant de l'OL assiste à une entame tonique du RCT, sous l'impulsion de ses lignes arrières. Messina et Bastareaud font mal aux Auvergnats mais l'essentiel manque: les points. Lapeyre et Dumora ratent leur pénalité après quatre minutes, mais peuvent donc se dire que leur alter ego du camp adverse ne fait pas mieux. Sauf que James, s'il échoue sur son premier coup de pied à 50 mètres (18e), trouve la mire sur le suivant.

Grâce à l'ouvreur australien, les champions 2010 ouvrent le score (0-3, 23e) et le public de Mayol grimace. Il s'agace même un petit peu quand Dumora enregistre un deuxième loupé (27e). L'enceinte varoise tremble surtout quand la passe de Messina est interceptée par White. Le deuxième ligne part pour filer dans l'en-but des Jaunards, avant de commettre un en-avant (25e). Le RCT s'en sort très bien car à l'approche de la pause, les hommes de Vern Cotter ont gommé l'impression des premières secondes de la partie et mettent désormais leurs hôtes dans le dur.

James comme à la maison

Il n'y a plus de doute, Clermont a renversé la vapeur et se voit récompenser de sa domination par une nouvelle pénalité, transformée par James (0-6, 33e). Il faut une touche volée dans l'alignement auvergnat pour que la formation de Philippe Saint-André se montre à nouveau percutante. L'enchaînement des avants offre à Loamanu un joli raid sur le côté droit, l'international japonais étant stoppé à 10 mètres de la ligne (36e). Le dernier mot revient quand même à Clermont, et les paroles sont convaincantes. Deux perforations de Fofana lui permettent de trouver King ,qui transmet à Buttin en bout de ligne. Un trésor pour le jeune arrière de 19 ans, qui se souviendra de son passage dans le temple du rugby varois. Son essai donne en effet un drôle d'air au tableau d'affichage (0-11, 39e).

"Dès qu'ils font un crochet intérieur, on rate le plaquage, jugeait Saintt-André devant les caméras de Canal +, juste avant le début de la seconde période. Il faut qu'on soit plus agressif au niveau défensif, et que dans les temps forts on score." Un message visiblement pas encore arrivé aux oreilles de Lapeyre, toujours maladroit dans ses tentatives (48e). Toulon pousse l'extrême dans l'échec, en gâchant une cinquième pénalité consécutive malgré le changement de tireur, en l'occurrence Pretorius (62e). Saint-André a beau changer entièrement sa charnière, Henjak ayant suppléé Tillous-Borde, son équipe est incapable de s'offrir ne serait-ce qu'un final à suspense en inscrivant un essai. James enfonce au contraire le clou (0-14, 66e) et passe une dernière couche sous les applaudissements de Mayol (0-17, 80e). On aura tout vu samedi à Toulon, qui restait sur 11 victoires consécutives sur ses terres. Tout, sauf des points chez les Rouge et noir.

AS

AFP

Clermont écrase Toulon à Mayol

Le 03/09/2011

Auteurs d'un match parfaitement maîtrisé, Clermont, avec une équipe très rajeunie, a créé la sensation en s'imposant 17-0 face à Toulon, l'un des candidats à la course au titre, samedi après-midi au stade Mayol, lors de la 2e journée du Top 14 de rugby.

Dominateurs quasiment de bout en bout, les Clermontois ont méthodiquement construit leur succès en mettant d'abord la main sur le ballon, en marquant un essai juste avant la pause, puis en gérant tranquillement leur avantage.

En face, les Toulonnais ont été transparents aussi bien dans le jeu, les intentions que la réussite (15 points manqués).

En début de rencontre, le RCT montrait pourtant qu'il était bien décidé à forcer son destin. Leur adversaire serrait les rangs pour laisser passer l'orage. Une vingtaine de minutes, pas plus.

Par la suite et alors que les Toulonnais avaient desserré l'étreinte, la machine auvergnate se mettait tranquillement en route sans connaître de raté et Brock James convertissait cet avantage dans le jeu par deux pénalités (0-6, 33e).

Juste avant la pause, les Toulonnais avaient l'occasion de réduire le score sur une "pénaltouche", mais le lancer ne trouvait personne. Sur l'action qui suivait, Clermont allait concrétiser sa domination.

A la suite d'une nouvelle touche toulonnaise perdue, Fofana prenait l'axe du terrain et résistait à trois plaquages. La jeu rebondissait à l'aile et, sur une transmission de Russell, l'arrière Buttin cadrait Smith et Lapeyre pour aplatir.

James ratait la transformation, mais l'ASM basculait à la pause avec un net avantage (11-0).

Obligés de réagir, les Toulonnais allaient peiner à trouver des brèches dans la défense bien organisée de Clermont.

Très contractés, les hommes de Philippe Saint-André allaient multiplier les fautes de main et de transmission de balle, sans jamais parvenir à sortir la tête du seau.

Bien regroupés, les Clermontois procédaient quant à eux par contre, Vosloo et Fofana s'en donnant à coeur joie et James passant deux pénalités de plus pour sceller la victoire des siens.

Var Matin

Le tour du déshonneur pour le RCT

Le 04/09/2011

Grandeur et décadence ! Mayol a deux visages. Les Rouge et Noir sifflés à la mi-temps (ils étaient alors menés 11 à 0), conspués à la fin de cette parodie de confrontation, finalement perdue 17 à 0, ont appris à leurs dépens que les supporters toulonnais étaient exigeants. Qu'ils étaient prêts à tout donner si en contrepartie les favoris en faisaient tout autant. Hier, ce public-là ne pouvait donc pas pardonner, au-delà de l'échec, à leurs protégés ce manque de révolte quand tout allait mal.

En effet, après vingt premières minutes bouillantes, le RCT a offert par la suite de la bouillie de rugby. Insipide. Indigeste au possible. Bref, le genre de défaite forcément difficile à avaler, faute de la digérer. Seul espoir ; qu'un tel camouflet puisse servir de leçon.

La leçon, les joueurs varois devront nécessairement la retenir dans leur propre intérêt.

À la demande d'Olivier Azam

Quel essaim de frelons a pu piquer les joueurs pour, après une aussi piètre prestation collective, venir à l'encontre de leur public désenchanté.

Au cours d'un tour d'honneur, ou plutôt du déshonneur, Lapeyre et quelques-uns de ses partenaires sont allés saluer leurs supporters aussi dépités qu'amers. En retour, ils ont reçu quelques applaudissements nourris : ils venaient de petites colonies auvergnates disséminées aux quatre coins d'un stade qui grondait.Les supporters varois avaient quitté les travées depuis un moment. Certains d'entre eux avant même le coup de sifflet final avaient déserté la place. « C'était irréel », dira en substance un Philippe Saint-André des très mauvais jours pour tenter d'expliquer un tel revers.

Face à une toute jeune équipe clermontoise qui pouvait malgré tout s'appuyer sur quelques leaders (James, Vermeulen, Vosloo), les Toulonnais dont chacun voulait sauver la patrie en déroute n'ont rien fait de bon.

Se souvenir de la défaite

C'est à la demande d'Olivier Azam que quelques-uns des joueurs ont entamé ce tour qui s'apparentait à un chemin de croix. Certains d'entre eux, probablement plus habitués aux us et coutumes du cru ont décliné l'offre, préférant renter à la hâte tête basse au vestiaire.

Et l'entraîneur des avants d'expliquer : « Ce n'était pas pour les humilier que je les ai incités à aller saluer leur public. Mais dans la défaite comme la victoire, on prend tout ce qui va avec. Je suis sûr qu'ainsi, ils se souviendront de la douleur de perdre à la maison.»

« Les moments durs, il faut les vivre ensemble », expliqua-t-il à ses hommes réunis en cercle au centre du terrain.

Mourad Boudjellal, qui avait quitté les tribunes quelques minutes avant la fin, n'a pas vu ses hommes tourner en rond.

« Un tour d'honneur ? En voilà une bonne idée »,lâcha-t-il les mâchoires acérées, faute d'en rester bouche bée.

Paul MASSABO

Site l'AS Montferrand Clermont Auvergne

Toulon pris au jeu de l’agressivité !

Le 04/09/2011

Comme les Clermontois s’y attendaient, la furia toulonnaise débuta dés le coup de sifflet de Mr Berdos. Les assauts déferlent sur la défense « jaune et bleu » qui colmate à grand coup de solidarité et de courage les offensives varoises. La mêlée toulonnaise donne du fil à retordre aux hommes forts et Mr Berdos prend rapidement les choses en main en pénalisant l’édifice auvergnat. Dumora face aux perches rate la cible et pointe déjà quelques signes de fébrilité. Les « rouge et noir » se cantonnent au défi physique mais trouvent du répondant face à des Clermontois refusant de rendre le moindre centimètre au contact. Les minutes passent et le tableau d’affichage ne bronche pas plus que le mur dressé par les hommes de Cotter. Les pénalités s’équilibrent et la mêlée auvergnate retrouve des solutions qui offrent une pénalité à James. L’ouvreur australien en profite pour ouvrir le score à la 21e minute. Le rapport de force s’équilibre et va même s’inverser en fin de première mi-temps, lorsque les « jaune et bleu » mettent la main sur le ballon et le conservent sur plusieurs temps de jeu.  Pragmatiques, les Clermontois transforment toutes leurs munitions en points. James dans un premier temps vient concrétiser une belle séquence auvergnate. Puis en toute fin de mi-temps, les Toulonnais vont commettre un péché d’orgueil en refusant de taper une pénalité dans les 22m clermontois pour provoquer l’épreuve de force. Erreur qu’ils vont payer cash, puisque la touche tombe dans les mains auvergnates une première fois, puis une seconde aussitôt derrière au 50m. Fofana, intenable déchire le rideau varois et joue bien le coup en permettant à l’action de rebondir sur l’extérieur où Russell puis King décale Jean-Marcellin Buttin qui crucifie le dernier défenseur varois par un crochet intérieur, en fêtant ainsi par un essai à Mayol sa première titularisation en Top 14. Essai imparable pour le jeune arrière « jaune et bleu » et transformation à suivre de Brock James qui offre un matelas de 11 points d’avance à la mi-temps.

Les Toulonnais étouffés par le pressing clermontois !

Avec le vent dans le dos l’objectif des hommes de Cotter est clair : refuser de subir et jouer dans le camp toulonnnais. Des consignes que ses joueurs vont appliquer à la lettre en « s’envoyant » comme jamais défensivement et en remportant tous les contacts. Le RCT est pris à son jeu et recule sur tous les impacts. Dans ces conditions, difficile de mettre quoi que se soit en place, l’impuissance toulonnaise s’accentue à mesure que défilent les minutes. Pour ne rien arranger les buteurs toulonnais font preuve d’une rare maladresse en vendangeant 4 pénalités. Les Clermontois ne lâchent rien et surtout pas leur proie à l’image de Gerhard Vosloo, le chien fou de la défense auvergnate qui retourne et chasse tout ce qui se présente dans son périmètre. Un pressing gagnant qui permet aux hommes de Cotter de récupérer un bon nombre de ballons et de les jouer dans une défense désorganisée. Des flèches jaunes, dans le sillage de Fofana, Buttin puis Floch traversent Mayol et offrent à James deux nouvelles opportunités de briller. L’ouvreur clermontois ne laisse pas passer l’occasion et met Toulon à 14 puis 17 points ! Les hommes de Philippe Saint-André, fébriles, ne peuvent que constater leur impuissance à franchir une défense auvergnate remarquablement organisée et solidaire. Les Toulonnais ne parviendront jamais à venir jouer dans le camp clermontois et s’useront inlassablement sur le fer auvergnat … Les têtes se baissent sous le maillot frappé du brin de muguet, devant le courage et l’abnégation des « jaune et  bleu » qui tiennent leur victoire dans l’enceinte de Mayol qui consciente de la fragilité de son équipe préféra quitter le navire avant la fin de la rencontre.  

Si Vern Cotter n’avait pas fait de cette rencontre une priorité sur le plan comptable, il avait pointé des objectifs d’état d’esprit et de solidarité. Ses hommes ont été au-delà de ses espérances en gagnant à Mayol à la Toulonnaise, au courage, au cœur et à grand coup de solidarité, offrant ainsi de solides garanties sur le tempérament du groupe « jaune et bleu ». En enchaînant un deuxième succès consécutif, les Clermontois prennent le bon wagon et commencent idéalement cette première partie de championnat.

La Montagne

L'ASM réussit l'incroyable conquête de Mayol !

Le 04/09/2011

Alors que l'on ne donnait pas cher des chances clermontoises, dans le sillage d'une jeunesse épatante et sans complexe, l'ASM a réalisé une performance d'envergure en s'imposant à Toulon. Bravo les Minots !

Ils étaient montés dans l'avion, le matin même du match, passablement inquiets sur ce qu'ils les attendaient à Mayol. Quinze minutes après le coup d'envoi, voyant les Toulonnais écraser tout sur leur passage mais incapables de prendre des points, l'inquiétude s'est sans doute transformée en petite lueur d'espoir. Pas encore des rêves de succès, mais une porte entrouverte sur une performance moins ridicule que celle promise par bon nombre de pronostiqueurs de comptoir dans la semaine.

Sous le ciel chargé et suffocant de Toulon, il fallait simplement laissé passer le premier quart d'heure. Quinze minutes à oublier le contexte et l'environnement de ce match, à ne plus regarder jouer l'adversaire, lequel, finalement, avait comme eux, deux jambes et deux bras. Alors là, les « Minots » de Clermont ont commencé à mettre le nez à la fenêtre. Et soixante-cinq minutes plus tard, c'est les joueurs de l'ASM qui chantaient à Mayol !

Entre les deux, les hommes de Vern Cotter et de Franck Azéma ont ruiné la santé mentale des Toulonnais qui allèrent de mal en pis dans ce match au scénario catastrophe pour eux. Certes, c'est quand même Toulon qui a coulé ! En ne mettant pas les points au pied (0 sur 5), en échappant des balles près de la ligne d'essais, en se montrant surtout d'une fébrilité incroyable sur le premier rideau en défense.

Et Clermont sut profiter de l'aubaine. Avec un réalisme qui n'a pas toujours été sa force. Avec un esprit de corps en béton armé... à l'image de deux avants-aile (Vosloo et Bardy) transformés en désosseurs impitoyables. Même s'ils se firent secouer sur les premières mêlées, s'ils perdirent des munitions précieuses dans l'alignement, ces gars-là avaient envie de tout casser, de ne rien lâcher et de s'accrocher aux basques du RCT, comme des chiens affamés, courant après un poulet sans tête.

Toulon était hier bon à prendre, encore fallait-il lui porter l'estocade. James se chargea dans un premier temps des basses oeuvres au pied. Et puis, ce fut le mouvement pour se régaler, jeter le froid sur Mayol et provoquer l'extase chez tous les supporters de l'ASM, assis dans leur canapé.

Sur une touche égarée par les Varois, Fofana déchira le rideau défensif par la moitié, le jeu rebondit et le ballon gicla des mains de « Rado », jusqu'à ce jeune talent de Buttin qui comprit qu'il avait marqué quand ses potes lui sautèrent au cou. 11-0 juste avant de rentrer aux vestiaires, difficile de rêver plus beau scénario pour une équipe qui avait d'abord subi avant de prendre les choses en main, avant, surtout, oser jouer. Maigre en points, la seconde période fut riche en intensité. Même pas en suspense puisque Toulon se montra incapable d'inscrire le moindre point. Il fallait à Clermont tenir devant, dresser les barbelés derrière, ce qui fut chose faite par la grâce d'une solidarité sans faille, d'un don de soi irréprochable de tous les acteurs habillés hier de jaune et bleu.

Des qualités qui firent gagner l'ASM. Tout ce que n'avaient pas hier les Toulonnais qui sont restés en Rade !

Christophe BURON

La Provence

Toulon sous haute tension

Le 04/09/2011

Après le non-match du RCT, hier face à Clermont (0-17), les relations entre Boudjellal et Saint-André sont devenues compliquées

On est à l'heure de jeu et sur le bord de la touche, Mourad Boudjellal secoue la tête. Dépité, le président du RCT a compris. Son équipe ne gagnera pas, cette fois. Personne ne peut s'en sortir en étant aussi calamiteux. Hier, la formation toulonnaise a été désastreuse dans quasiment tous les domaines, mais un fait de jeu peut symboliser ce naufrage : l'échec du fantomatique Pretorius sur une pénalité à 23 mètres face aux perches. Le public pensait avoir tout vu au cours de cette après-midi catastrophique. Mais non. Dans la piteuse lignée de ses partenaires, le Sud-Africain, débarqué cet été comme "joker Coupe du monde", est allé jusqu'à lui infliger ça. Vraiment pathétique.

Comme le comportement d'ensemble du RCT. "C'est triste", lâchera, d'ailleurs, un membre de l'encadrement varois prostré dans Mayol juste après le match. À la mi-temps, déjà, il y avait peu de monde pour imaginer une tout autre issue et les Toulonnais s'étaient éclipsés dans le couloir sous une bronca. Une seconde - plus puissante encore - a naturellement retenti au coup de sifflet final et celle-ci faisait suite aux applaudissements qui avaient accompagné la dernière tentative de pénalité convertie par... Brock James.

"Ça fait mal de vivre cela, avoua Mathieu Bastareaud en quittant le stade. Mais, on encaisse." Un revers à 0 point marqué au stade Mayol, ça fait mal à tout le monde et ce n'est pas le traditionnel tour d'honneur des joueurs qui a calmé des supporters exaspérés. Ce défilé des gueules penaudes fut, justement, le seul mérite d'une équipe qui a quand même eu le courage d'affronter son public. Pour le reste, il n'y a rien à garder tant ce RCT-là a été pitoyable. On a même entendu "honteux" dans les travées. Il y avait beaucoup à dire sur une première victoire toulonnaise, devant Biarritz (30-5), loin d'être aboutie (3 essais inscrits à zéro passe et avec la complicité de Basques maladroits). Mais rien ne prédisait une sortie de route dans de telles proportions contre une équipe nettement affaiblie par l'absence de nombreux internationaux majeurs (Bonnaire, Rougerie, Parra, Pierre, Canale), engagés à la Coupe du monde, ou de plusieurs cadres blessés (Domingo, Malzieu).

Cette formation, composée en partie de jeunes éléments (Buttin, Nakaïtaci, Chaume, le néophyte Hézard sans oublier l'Avignonnais formé au PARC, Radosavljevic) est néanmoins parvenue à faire déjouer un adversaire complètement déboussolé et incapable de réussir quoi que ce soit. Cette déroute, Boudjellal l'avait vue venir, lui. "Hier (vendredi), a-t-il raconté, des joueurs sont venus me voir en disant qu'ils aimeraient avoir des nouvelles (sur le nouvel entraîneur, ndlr) et ils trouvaient que ça traînait un peu. Mais on ne peut pas faire n'importe quoi. Du coup, je sentais que le groupe était perturbé. Bien sûr, cette défaite n'en est pas directement la conséquence. Or, peut-être que le mal est fait. La semaine dernière, il y avait sans doute eu une réaction par rapport à tout ce qui se disait. Mais peut-être qu'aujourd'hui, le discours de Saint-André ne porte plus comme il portait avant. Cela veut dire qu'il va falloir accélérer le rythme."

Celui qui doit conduire notamment au successeur de "PSA". Mais pas seulement. "Il faut régler ce problème très vite, a poursuivi le président qui piste Tim Lane entre autres. Est-ce qu'il est nécessaire que quelqu'un qui n'a peut-être plus la tête au club y reste? Quand on sait que l'on ne va pas finir la saison avec une équipe, a-t-on la même envie? Je conçois tout à fait que Philippe ait une petite baisse de libido. Je vais en discuter." Avec Saint-André s'entend. Hier soir, les deux hommes se sont rapidement vus une première fois à Mayol. En rejoignant le vestiaire du staff, "PSA" a violemment claqué la porte, alors que Boudjellal s'éloignait dans le couloir. Ambiance... "Si mon message ne passe pas, eh bien, c'est au président de prendre une décision, avait lancé, un peu plus tôt, un Saint-André à la fois agacé et troublé d'apprendre la réaction du dirigeant toulonnais. C'est lui, le taulier."

Le futur ex-directeur sportif du RCT pouvait au moins compter sur le soutien sans faille de ses joueurs. "Son discours passe toujours, a ainsi assuré Bastareaud. Jusqu'à ce qu'il parte, c'est lui, le coach." Pour combien de temps encore ?

Laurent BLANCHARD

20 Minutes

Lâché par ses buteurs, Toulon reste déjà en rade

Le 05/09/2011

Le RCT a perdu son invincibilité à Mayol face à Clermont (0-17)

Voilà un premier objectif qui tombe à l'eau. Le stade Félix-Mayol, qui devait redevenir une forteresse imprenable cette saison, est tombé dès la 2e journée de Top 14. C'est Clermont qui est venu conquérir la terre varoise samedi (0-17).

Un axe 8, 9, 10 à travailler

Sans réussite au pied et brouillon dans le jeu en mouvement, Toulon n'aura existé que lors des vingt premières minutes. Avant que la maladresse de ses buteurs ne profite aux Auvergnats. Que ce soit Lapeyre (1re), Dumora (5e, 26e, 42e) ou Pretorius (60e), aucun des buteurs n'est parvenu à déflorer le score côté varois, contrairement à James chez les Jaunards. Passant à côté de son match, l'ex-demi d'ouverture de Pau ne cherchait pas d'excuse : « Je fais un très mauvais match. Ce n'est pas rentré. Au pied, je fais un zéro sur trois. Je n'ai pas fait non plus de très bons choix. Si la plaque 8, 9, 10 fonctionne mal l'équipe n'est pas au top. » Et justement les craintes toulonnaises en ce début de saison concernaient cet axe (Tawake-Tillous-Borde, Dumora) qui a été entièrement modifié en l'absence de Van Niekerk, Cibray et Wilkinson. « Il va falloir trouver des automatismes » avait ainsi confié Julien Dumora avant Biarritz.

Si face aux Basques, le trident avait tenu le choc, face à l'ASM ce fut loin d'être le cas. Le déplacement à Bayonne vendredi sera déjà un nouveau test à ne pas rater. « On va voir si on est réactifs. L'an passé après des matchs de merde on avait fait de gros matchs. On va voir si on en est capables cette saison », lâchait comme un défi Mourad Boudjellal.

Sandrine DOMINIQUE

Midi Olympique

Clermont joue la carte jeunes

Le 05/09/2011

La superbe victoire clermontoise à Toulon est aussi celle d'une politique de formation ambitieuse qui porte ses fruits. Emmenés par un Jean-Marcelin Buttin de gala, les Jeunes ont prouvé qu'ils pouvaient largement pallier l'absence des Mondialistes.

Quel week-end ! Il est des dates dont on se souvient. Dans l’imaginaire clermontois, il y a bien évidemment celle du 29 mai 2010 et le premier Bouclier de Brennus. Le week-end des 3 et 4 septembre 2011, restera aussi dans les annales du club mais aussi dans le souvenir de ses acteurs. Il restera longtemps gravé dans la mémoire des supporters ayant fait le déplacement, des vingt-trois joueurs présents sur la feuille de match, de Vern Cotter, l’entraîneur en chef, et de ses adjoints, des dirigeants de l’ASMCA présents à Mayol, dont René Fontés. Un week-end faste pour tous, l’ASM s’imposant à Mayol le samedi et le lendemain, le président René Fontés se faisant élire (enfin) au comité directeur de la Ligue nationale de rugby. Un président ému aux larmes au coup de sifflet final, qui marquait la victoire des Jaune et Bleu à Mayol, sur le score de 17 à 0. «Cette victoire fait plaisir. C’est la victoire de la jeunesse, dit-il, faisant une pause pour étouffer un sanglot montant dans sa gorge. C’est très émouvant de voir ces jeunes faire un tour d’honneur, ici à Mayol, où je n’ai gagné, me semble-t-il, qu’une seule fois depuis que j’occupe la présidence. Chapeau à ces gamins, chapeau aux entraîneurs, qui ont su les préparer. Je vous fais une confidence. Dans mon esprit, j’aurais été satisfait avec le point du bonus défensif. Avec cette victoire, nous sommes un peu en avance sur notre tableau de marche. »
Un peu plus tard, ayant pris du recul avec l’événement, le président Fontés expliqua son émotion ainsi : « L’ASM a fait le pari de la formation il y a quatre ou cinq saisons de cela. Ce succès à Mayol est le résultat de cette politique de fond que nous menons. Nous n’allons pas nous enflammer, nous allons garder les pieds sur terre, mais c’est cette politique que nous allons renforcer dans les années à venir. »

Un grand Buttin

Le centre de formation de l’ASMCA, créé en 2002, est dirigé par Bertrand Rioux, ancien demi de mêlée du club. Une politique qui a porté ses fruits à Mayol. Une politique qui a fait des Espoirs des champions de France ces deux dernières saisons. À l’ASMCA on voit ainsi son avenir avec la carte jeune. « Ils vont nous pousser hors de l’équipe plus rapidement que l’on ne pensait», plaisantait
Antony Floch, l’arrière, en évoquant la prestation de Jean-Marcellin Buttin, le numéro 15, tout juste 20 ans, qui fut excellent à Mayol. L’international moins de 20 ans, solide sous les chandelles, bon au pied (un seul dégagement raté), marquant le seul essai du match au terme d’une percée de Fofana au centre du terrain et d’un côté fermé parfaitement orchestré par Radosavljevic, James et King. « C’est super pour l’équipe, exultait le héros de l’après-midi. C’est super pour moi. Première titularisation, premier match et premier essai en équipe première. Je vis un super beau moment. Tout n’a pas été parfait mais on s’en est sortis en faisant un match solide en défense.» Le jeune arrière est un produit du centre de formation de l’ASM. Originaire de Metz et passé par le pôle Espoirs de Dijon, comme Morgan Parra, qu’il connaît depuis longtemps, il est arrivé en Auvergne en 2009. En deux ans, il a eu le temps de s’imprégner du système de jeu mis en place dans le club.

Vern Cotter : "Ce qui me satisfait le plus, c'est l'état d'esprit"

Autres exemples de la réussite du plan de formation clermontois, la présence dans le groupe vainqueur à Mayol des Raphaël  Chaume, un pilier gauche vigneron venu de Nîmes, Baptiste Hézard, le deuxième ligne, Noa Nakaïtaci, l’ailier, un Fidjien à Clermont depuis cinq ans, de Wesley Fofana, le centre, Clément Ric, le pilier droit, Ludovic Radosavljevic, le demi de mêlée. Loann Goujon, le troisième ligne. Aucun d’eux n’a plus de 23 ans !
Très impressionnant. N’oublions pas non plus les jeunes qui se sont fait déjà une place dans le groupe seniors, les Murimurivalu, Lapandry et consorts. Une jeunesse dorée dont le talent dépasse certainement toutes les attentes de Vern Cotter. « La victoire est une bonne chose, dit-il. Mais ce qui me satisfait le plus, c’est l’état d’esprit affiché pendant tout le match. La victoire est le fruit d’une réussite collective avec des jeunes bien encadrés par des joueurs d’expérience. Je savais qu’ils feraient un bon match. Ils voulaient non seulement ne pas prendre quarante points à Mayol mais ils voulaient aussi avoir un bon souvenir de leur premier match. »
Pour Vern Cotter, les deux prochains mois sans les Mondialistes s’annoncent moins angoissants qu’il ne les avait envisagés. C’est à leur retour que l’entraîneur en chef risque d’avoir des problèmes de choix. Mieux vaut faire envie que pitié. Abondance de biens ne saurait nuire. Au final, voilà un week-end idéal pour les Clermontois, ponctué, on l’a dit, par l’élection du président Fontés au comité directeur de la Ligue. Pour l’anecdote, c’est après la défaite des siens que Mourad Boudjellal annonça qu’il retirait sa candidature. Une annonce qu’il avait faite à René Fontés quelques minutes avant le coup d’envoi du match…

Francis LARRIBE

Les actus du match