Toulon - Biarritz

Toulon

Toulon

Essai(s)
21 - SMITH
56 - MISSOUP
Transformation(s) réussie(s)
22, 27 - DUMORA
Pénalité(s) réussie(s)
18, 30, 43, 57 - DUMORA
Carton(s) jaune
45 - GENEVOIS

30-5

mi-temps : 20-5

TOP 14, 1ère journée

samedi 27/08/11 - 17:00

Arbitre : Patrick Péchambert (P.-Agenais) assisté de Laurent Cardona (Provence) et Laurent Sclafer (Limousin).

Spectateurs : 14.470 - Temps : Temps beau, vent en faveur de Toulon en 1ère mi-temps

Essai(s)
39 - BUROTU
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
Carton(s) jaune
Biarritz

Biarritz

[RCT/BO] Le "BO" début du RCT !

[RCT/BO] Le "BO" début du RCT !

le 27/08/2011 à 20:06

Avec 3 essais inscrits contre 1, le RCT débute bien la saison en disposant de Biarritz sur le score de 30 à 5.

Après un quart d'heure de round d'observation durant lequel Lapeyre (2e) et Dumora (10e) ratèrent chacun une pénalité, le RCT a ouvert le score à la 17e sur une pénalité réussie par Julien Dumora.

Les Avants Varois avaient mis leur empreinte sur le match, notamment sur une mêlée jouée à la 9e qui mis le pack adverse en grande difficulté. Cela étant, de nombreuses fautes de mains étaient à déplorer en ce début de partie.

Les Toulonnais prenaient la mesure de leurs adversaires du jour en inscrivant le premier essai par David Smith qui suit bien une pénalité de Dumora qui tape le poteau (23e - 10 - 0).

Steffon Armitage doublait la mise à la 27e (17 - 0) suite à un contre de Benjamin Lapeyre sur un dégagement de Benoit Baby avant que M. Péchambert accorde un essai (quelque peu litigieux) à l'ailier Biarrot Caprice à la 39e (20 - 5). Un essai qui venait récompenser un temps fort basque d'une durée de 5 minutes.

Julien Dumora avait réussi une 2nde pénalité à la 30e peu avant que Dean Schofield - touché au genou - ne laisse sa place à Joce Suta.

L'ancien Palois engrangeait 3 points supplémentaires dès l'entame de la 2nde période sur une pénalité (42e - 23 - 5). Benoit Baby, côté Biarrot, devait céder sa place au jeune et prometteur Barraque. L'ancien Clermontois était victime d'un effoncement au niveau du front suite à un contact avec Mathieu Bastareaud.

Sur une petite échauffourée, Jean-Philippe Genevois était invité à se reposer 10 minutes sur le banc de touche (44e).

Le "Sécateur" Olivier Missoup effectuera un raid solitaire sur l'aile gauche à la 55e pour marquer le 3e essai Toulonnais (30 - 5).

Les Joueurs de Philippe Saint-André poussèrent jusqu'au bout pour marquer un essai supplémentaire synonyme de point bonus mais se heurtera à la défense biarrote, notamment à la 67e par David Smith ou la série de pénaltouches jouée entre la 71 et la 74e.

La chaleur et la fatigue donnèrent une fin de match moins riche avec beaucoup de fautes de part et d'autre.

Le RCT attaque donc la saison 2011-2012 par le bon bout. A confirmer samedi prochain face à Clermont.

Pour retrouver les photos de ce match Rugby Club Toulonnais - Biarritz Olympique Pays Basque, cliquez ici.

JJG
Photo : Aurélie LANTUS

les Vidéos de Toulon - Biarritz

Julien Dumora - Conférence de presse d'après-match Toulon-Biarritz du 27.08.11 (Top 14)

Julien Dumora

Conférence de presse d'après-match Toulon-Biarritz du 27.08.11 (Top 14)

les Photos de Toulon - Biarritz

Jone Tawake, Eifion Lewis-Roberts, Dean Schofield, Carl Hayman. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Julien Dumora, Olivier Missoup, Mathieu Bastareaud et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Mathieu Bastareaud, Steffon Armitage et Kris Chesney. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois et Mathieu Bastareaud. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois, Dean Schofield et Kris Chesney . - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney et Mathieu Bastareaud. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Eifion Lewis-Roberts. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake et David Smith. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake et Christian Loamanu. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Julien Dumora. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois et David Smith. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
David Smith. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Steffon Armitage, Christian Loamanu et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Eifion Lewis-Roberts et David Smith. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Julien Dumora et Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Carl Hayman. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina, Mathieu Bastareaud et Julien Dumora. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Steffon Armitage et Julien Dumora. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina et Mathieu Bastareaud.  - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Mathieur Bastareaud et David Smith. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman et Geoffroy Messina. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake et Sébastien Bruno. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde, Damien Tussac et Julien Dumora. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sébastien Tillous-Borde et Joe El Abd. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno et Olivier Missoup. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Steffon Armitage et Mathieu Bastareaud. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jone Tawake. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
David Smith. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus

AFP

Toulon lance idéalement sa saison

Le 27/08/2011

Entre le souvenir de la défaite inaugurale de la saison dernière et la nomination de Philippe Saint-André comme sélectionneur de l'équipe de France, le RC Toulon abordait le Top 14 avec la pression mais le club varois n'a pas failli devant Biarritz, battu facilement (30-5).

Pour ce premier match de la saison, les Toulonnais ont rapidement mis la main sur la partie et ne l'ont jamais vraiment enlevée, grâce à un pack conquérant, les inspirations de Smith et de Lapeyre et la botte de Dumora.

Les hommes du président Boudjellal ont tout de même bénéficié d'un petit coup de pouce du destin sur le premier essai: sur une pénalité en coin de Dumora, le ballon touchait le poteau et l'ailier David Smith jaillissait pour aplatir le premier.

Mais ils ont aussi fait preuve d'opportunisme et de détermination, quand moins de cinq minutes plus tard, le RCT doublait la mise. Sur un dégagement de Biarritz, l'arrière Lapeyre venait contrer le ballon, le ramassait et parvenait à avancer malgré le retour de la défense biarrote. Enfin mis au sol à quelques mètres de la ligne, Armitage (l'homme du match côté toulonnais), se saisissait du ballon et marquait sur la craie. Dumora transformait pour donner un avantage conséquent aux siens (17-0, 27e). Dumora, toujours lui, donnait un avantage de 20 points aux Toulonnais trois minutes plus tard en transformant une pénalité (20-0, 30e).

Dos au mur, les Basques réduisaient la marque après deux pénaltouches, une série de pick and go et un essai de Caprice (38e), longuement contesté par les Toulonnais.

Dans une deuxième période plus disputée et ponctuée de petites chamailleries, Olivier Missoup inscrivait le troisième essai des siens sur un plaquage appuyé et une cavale de quarante mètres. Dumora transformait pour porter la marque à 30-5 (55e). Elle ne bougeait plus.

Toulon a exorcisé ainsi le spectre de la saison dernière et lancé idéalement sa saison, tandis que les Biarrots, pris dans l'engagement et la vivacité, n'ont pas montré grand-chose et devront jouer une autre partition la semaine prochaine.

Rugbyrama

Toulon assomme d'entrée Biarritz

Le 27/08/2011

Toulon est parfaitement entré dans son championnat en s'imposant contre Biarritz (30-5) lors de la première journée de Top 14. Plus réalistes, les Varois ont marqué trois essais par l'intermédiaire de Smith, Armitage et Missoup. Biarritz a commis trop d'erreurs pour pouvoir inquiéter le RCT.

Un match de rugby se joue parfois sur des détails. Les erreurs de Biarritz ont coûté très cher aux Basques à Mayol. Le début de partie était pourtant d'une tranquillité extrême. Les deux équipes se jaugeaient et aucun club ne prenait l'avantage au tableau d'affichage. Julien Dumora réussissait enfin à débloquer le compteur sur une pénalité (18e). Puis arrivait le premier tournant de la rencontre. Un poteau trouvé par le même Dumora sur un tir au but. Le ballon rebondissait mais la défense de Biarritz ne bougeait pas. La nouvelle recrue varoise David Smith suivait et grillait la politesse à ses adversaires pour aplatir (24e).

Caprice réduit la marque

Les Biarrots décidaient involontairement de cumuler les bourdes. Benoît Baby prenait tout son temps pour dégager dans ses 22 mètres. L'ancien Clermontois se faisait contrer par Benjamin Lapeyre. L'action se poursuivait et Armitage marquait finalement un essai validé après arbitrage vidéo (27e). Les Varois étaient opportunistes, Dan Caprice aussi. L'ancienne star du rugby à 7 profitait d'un bon coup de pied à suivre de Iain Balshaw pour aplatir d'une main le ballon dans l'en-but de Toulon. M.Péchambert validait l'essai qui était assez litigieux. Il n'a pas voulu s'aider de la vidéo qui aurait pu pourtant mettre un terme aux sifflets de Mayol.

La seconde période se résumait à de nombreuses fautes de main. Biarritz tenait la palme des maladresses avec une pléthore de ballons perdus sur des offensives. Mathieu Bastareaud soulevait le stade de Mayol suite à un énorme tampon sur Benoît Baby. L'ouvreur du BO sortait quelques minutes plus tard, touché à la pommette. Genevois était temporairement exclu pour une belle chamaillerie avec Coetzee. Missoup, lui, concrétisait son grand match. Il plaquait le jeune Roussarie et récupérait le ballon pour filer à dame (55e). Quelques Biarrots demandaient un en-avant sur le plaquage mais M.Péchambert ne bronchait pas. Les Basques n'allaient pas s'en relever. Les Toulonnais essayaient de récolter le point de bonus offensif en fin de rencontre, en vain.

Les cadres manquent déjà à Biarritz

C'est Toulon qui fait la bonne opération du jour. Philippe Saint-André, dans l'actualité ces dernières semaines, a parfaitement réussi son début de championnat. Le RCT n'a pas été transcendant mais il s'est montré très opportuniste à l'image des trois essais. Biarritz a commis trop d'erreurs sur les fondamentaux. L'absence des nombreux internationaux partis jouer la Coupe du monde est préjudiciable pour le BO qui s'appuie d'habitude sur les Yachvili et Harinordoquy. Il va falloir faire front lors de ces matches de doublon pour pouvoir espérer jouer le haut de tableau dans lequel Toulon est déjà installé.

Romain POUJAUD

Rugby365.fr

Le RCT fait parler l'efficacité

Le 27/08/2011

Le jeu
Les Toulonnais ont évité le piège dans lequel ils étaient tombés lors de la première journée de la dernière saison, lorsque Bayonne avait jeté un froid sur tout Mayol en venant s’y imposer. Ils n’ont cette fois jamais tremblé pour s’offrir un succès probant contre le Biarritz Olympique, qui était pourtant venu dans le Var avec des ambitions. Les Basques ont payé cash leur inefficacité, surtout lors d’une première période où ils n’ont pas concrétisé leurs opportunités. Dominateurs au niveau de la possession, ils n’ont quasiment pas réussi à franchir le premier rideau défensif des hommes de Philippe Saint-André. Pragmatiques, ces derniers ont utilisé avec intelligence l’avantage d’avoir le vent dans le dos au cours du premier acte pour engranger les points, avec deux essais signés D.Smith et S.Armitage. Ils ont aussi profité des nombreuses pénalités concédées par les Biarrots, notamment en mêlée fermée. Secteur dans lequel Sylvain Marconnet a souffert le martyr, certainement encore affecté par sa non-sélection pour la prochaine Coupe du monde. Juste avant la pause, Dan Caprice a réduit logiquement la marque dans l’un des seuls temps forts de son équipe, permettant ainsi au BO de rentrer aux vestiaires avec « seulement » quinze points de retard dans la valise (20-5).
Après avoir produit un jeu sans grandes ambitions durant les quarante premières minutes, les Toulonnais ont produit des choses plus intéressant après le repos. Ils ont continué d’imposer leur supériorité à des Biarrots toujours aussi timides sur leurs offensives et ont fait preuve de la même froide efficacité que lors de la première période. Ils ont inscrit un nouvel essai en contre pour éteindre définitivement les velléités des visiteurs, sonnés par cet énième coup du sort. Ils ont ensuite abandonné les armes à des Varois galvanisés par leur avance au score et par un public heureux de voir ses troupes se balader sur la pelouse de Mayol. Ils ont maîtrisé sans le moindre problème la dernière demi-heure de la rencontre pour empocher cette victoire forcément importante pour le moral, dans un contexte compliqué avec la future nomination de Philippe Saint-André à la tête du XV de France. Les Rouge et Noir sont bien lancés dans ce Top 2011-12. Les Biarrots ont eux affiché leurs limites sans leurs internationaux et devront passer un cap dans les semaines à venir pour réagir.

Les Toulonnais
Pour sa première titularisation sous les couleurs du RCT, Mathieu BASTAREAUD n’a pas énormément de ballons d’attaque à se mettre sous la dent. Il a néanmoins rempli son contrat avec application, n’hésitant à aller percuter la défense pour faire gagner de précieux mètres à son équipe. Il a aussi été judicieux dans ses choix défensifs. La troisième ligne toulonnaise a été énorme des deux côtés du terrain et son impact a été symbolisé par les essais inscrits par Steffon ARMITAGE puis Olivier MISSOUP. L’international anglais, arrivé à l’intersaison, a beaucoup apporté à sa formation tandis que le second a été solide dans tous les duels et a fait reculer son vis-à-vis sur chaque impact. Sébastien TILLOUS-BORDE a été très intéressant pour sa première sortie officielle à la mêlée avec les Varois. Il a orienté avec intelligence le jeu de son équipe, a imposé son tempo à la rencontre et n’a pas hésité à prendre des initiatives individuelles, dont l’une aurait pu être décisive en première période. Julien DUMORA a montré une belle solidité au pied, avec un joli 6/8. David SMITH a lui fait parler son sens du jeu, en anticipant plus vite que tout le monde le rebond sur le poteau lui permettant d’inscrire le premier essai de la partie. Il a aussi affiché de belles promesses pour la suite, par sa vivavicté et sa vitesse d’exécution.

Les Biarrots
A l’image d’un paquet d’avants complètement dépassé par les événements en mêlée fermée et sanctionné à maintes reprises, Sylvain MARCONNET a traîné sa peine sur la pelouse de Mayol. Six jours après son éviction surprise du groupe France en vue de la prochaine Coupe du monde, le pilier le plus capé de l’histoire des Bleus n’avait certainement pas la tête à l’endroit pour cette rencontre. Arrivé en provenance du rugby à VII et d’Angleterre à l’intersaison, Dan CAPRICE n’a pas tardé à se mettre en évidence, avec une première réalisation où il fait parler ses qualités de vitesse. Iain BALSHAW a été l’un des seuls Biarrots à jouer juste la plupart du temps et à limiter son déchet technique. Il s’est notamment distingué avec un jeu au pied souvent bienvenu. Jérôme THION s’est beaucoup dépensé en deuxième ligne mais il n’a pas suffisamment pesé sur ce match, alors même qu’il doit être l’un de ceux qui tirent le groupe vers le haut en l’absence des mondialistes. Benoît BABY a lui tenté des choses pour sa première à l’ouverture avec le BO. Mais il a manqué de justesse dans ses choix et est sorti après avoir été mis K.-O. sur une énorme percussion de Mathieu Bastareaud.

Geoffrey STEINES

Sports.fr

Toulon bien lancé

Le 27/08/2011

Si Philippe Saint-André quittera ses fonctions le 1er décembre prochain pour prendre la destinée de l'équipe de France, le RC Toulon, lancé à la recherche d'un nouveau patron sportif, n'a pas manqué son entame de saison, contrairement à l'exercice précédent, samedi à Mayol. Trois essais marqués, un seul encaissé, les Varois ont imposé leur puissance à une équipe du Biarritz Olympique diminuée par les absences (30-5).

Jusqu'ici, tout va bien... Déstabilisé par le débauchage de son entraîneur en chef, invité à prendre les commandes du XV de France à compter du 1er décembre prochain, le RC Toulon a su faire fi de ce contexte pour démarrer sa saison, samedi face au Biarritz Olympique, par une victoire (30-5). L'inverse aurait renvoyé l'équipe de Mourad Boudjellal à son début d'exercice précédent, plombé par deux défaites inaugurales à Mayol et conclu en eaux de boudin par une huitième place de la saison régulière. Un accroc aurait surtout mis un peu plus sous pression Philippe Saint-André, dont le bilan dans le Var fait débat, avant même de prendre la succession de Marc Lièvremont dans le costume de sélectionneur des Bleus. C'est un fait, les faits et gestes du futur patron de la maison tricolore d'ici au 1er décembre prochain seront disséqués, une attention qui à la veille de ce dernier match de la première journée du Top 14 avait à elle seule éclipsé - l'exploit n'est pas mince - les premiers pas sous le maillot toulonnais de Mathieu Bastareaud ou le retour aux affaires courantes de Sylvain Marconnet, abandonné sur le bord de la route par l'équipe de France.

La parole en ce samedi ensoleillé sur la Rade était pourtant aux joueurs pour constater, sans surprise, que la fluidité n'est pas au rendez-vous en ce week-end de reprise. A défaut d'automatismes au sein d'une équipe reconstruite au tiers (en attendant les arrivées de Palisson ou encore Giteau), le RCT, porté par le vent en première période et par son public toujours aussi bouillant, a fait valoir d'autres valeurs, de l'envie et de la générosité, face à des Biarrots qui semblaient eux, au plus grand dam de Serge Milhas, avoir oublié ces bonnes intentions à la maison. "On passe à côté de notre match face à des Toulonnais qui ne lâchent rien, on manque de discipline, de rigueur", résumait à quelques minutes du verdict un Marconnet lucide au micro de Canal+.

Baby, ça commence mal

Revanchard mais bousculé en début de match par son vis-à-vis, le Néo-Zélandais Carl Hayman, en quête de rachat auprès de l'exigeant public varois, ce dernier s'est lui aussi trompé, offrant l'ouverture du score sur pénalité à Julien Dumora (17e, 3-0) après un premier quart d'heure où les Toulonnais auront d'abord gâché, à commencer par Sébastien Tillous-Borde trop gourmand sur un premier éclair derrière sa mêlée (14e). Le compteur toulonnais est ouvert: en deux minutes, David Smith, l'ailier venu de la Western Force à l'affut d'une pénalité de Dumora repoussée par le poteau (24e), et Steffon Armitage, la boule d'énergie anglaise au soutien de Benjamin Lapeyre venu contré Benoît Baby (26e), font leur entrée en rouge et noir en y allant chacun de leur essai pour mettre le BO à 20 longueurs après une nouvelle pénalité de Dumora (30e).

La réduction du score des Basques, après une série de charges impuissantes face à la défense varoise, ne sera qu'un leurre, à double titre, Dan Caprice n'ayant pas réellement aplati le ballon sur le coup de pied à suivre de Ian Balshaw (38e, 20-5). Certes privés trop vite du malheureux Baby, victime d'une fracture de la pommette sur une charge frontale de Bastareaud (43e), le seul fait d'armes de la recrue varoise dans ce match, mais en supériorité numérique pendant dix minutes en raison du carton jaune reçu par Jean-Philippe Genevois, les Biarrots d'un Patrice Lagisquet placide en tribunes n'auront jamais donné l'impression de pouvoir inverser la tendance en seconde période. Le RCT en profitera pour inscrire un troisième essai par Olivier Missoup dans le rôle du chasseur (55e, 30-5) mais passera à côté du bonus offensif, la faute à la générosité de M. Péchambert sur le vrai-faux essai de Caprice. Pas de quoi enlever au bonheur de Bastareaud, heureux de travailler dans "la joie et la bonne humeur" à Toulon. Qu'en sera-t-il après le départ de PSA ?

L.D.

Site du Biarritz Olympique Pays Basque

Entrre regrets et remords

Le 27/08/2011

Pour leur entame de championnat, avec cette défaite 30-5 à Toulon, les Biarrots peuvent à la fois nourrir des regrets sur ce qu'ils n'ont pas réussi à faire et aussi des remords sur ce qu'ils ont fait et pas toujours à bon escient comme en atteste l'ampleur du score.

On ne peut pas dire que les Biarrots, certes contre le vent, aient fait une bonne entame à Mayol. Après avoir tenu 20 minutes avec un score nul plutôt flatteur, les coéquipiers de Magnus Lund ont pris deux essais sur des erreurs et/ou des actions où leurs adversaires ont fait preuve de réalisme. Au lieu de cela, le BOPB multpliait les choix non payants, jusqu'aux dernières minutes mais étaient récompensés par un essai de Caprice sur un service de Balshaw. Suffisant pour revenir sachant que 15 points séparaient les deux formations à la pause ?

Malgré des discours musclés dans les vestiaires, où on a demandé aux Biarrots de prendre les choses en main, malgré le vent favorable, les Biarrots, jamais recompensés d'une stérile générosité, n'ont jamais été en mesure, à faute à trop d'erreurs, à faire gagner leurs ambitions. Les visiteurs ont trop pris les choses à l'envers sans doute, se montrant par exemple indisciplinés quand ils pouvaient rendre la monnaie de leur pièce à leurs adversaires.

Les hommes de Isaac et Milhas, qui vont chercher à gagner en efficacité et en rigueur (la possession ne fait pas tout) auront du pain sur la planche la semaine suivante, mais pour autant il ne s'agit que du premier match et de plus à l'extérieur, chez des Toulonnais, réalistes et fidèles à leur réputation, qui méritent tout à fait leur succès.

Jérôme ACKERMANN

L'Equipe.fr

Toulon, c'est déjà costaud

Le 27/08/2011

Le RCT a très bien entamé sa saison, avec un succès face à Biarritz (30-5). Un résultat prometteur pour des Varois qui gèrent bien les absences internationales.

Pinaillons un peu. Certes, Toulon l'a emporté face au Biarritz Olympique (30-5), mais aucun de ses trois essais n'a véritablement été construit. En conquête, les Varois ont rendu de nombreux ballons qui ont permis à Biarritz de toujours croire à une possible remontée. Voilà pour les esprits chagrins. On peut passer à autre chose. Car cette large victoire toulonnaise laisse entrevoir de belles choses et on peut carrément se demander si le RCT ne joue pas mieux sans sa pléiade de stars. Même brouillon et perfectible, le RCT a présenté un profil d'équipe et non d'association de grands noms. Le jeune Dumora n'a pas fait oublier Wilkinson mais il l'a parfaitement remplacé. En troisième ligne, Armitage ne va pas tarder à se faire un nom et Mathieu Bastareaud, même s'il ne passe toujours pas après contact, a prouvé qu'il pouvait se refaire une santé à Toulon. Benoît Baby, sorti avec une fracture de la pommette gauche, peut en témoigner.

«On passe à côté du match»

Etrangement, Biarritz a semblé bien plus souffrir de l'absence de ses internationaux. Au point de ne jamais prendre le jeu à son compte et de ne jamais pouvoir imposer son collectif. «On passe à côté du match. On manque de discipline, de rigueur. C'est dommage. On ne s'est pas trouvé», lâchait un Sylvain Marconnet terriblement déçu. Il faut dire que les Toulonnais ne leur ont laissé aucune chance de se mettre en place. Deux manques de concentration en défense et le RCT plante deux essais. Smith d'abord qui surgit comme une fusée derrière une pénalité qui touche le bois (24e). Armitage, quelques minutes plus tard, qui profite d'un dégagement contré de Baby et qui conclut en force (27e). Le troisième essai est le résultat d'une formidable anticipation d'Olivier Missoup, qui désintègre Lesgourgues après une touche et récupère le ballon pour aller à l'essai.

Caprice pour l'honneur

Le BO n'a véritablement pesé sur la rencontre qu'en fin de première période, quand ses avants ont enfin réussi à s'organiser pour mettre à mal la défense toulonnaise. Après une bataille féroce, Balshaw tape à suivre mais est stoppé. Et Caprice se jette pour aplatir dans les pieds d'un défenseur. Un sursaut d'orgueil qui ne sera pas suivi d'effets. La faute à des Toulonnais qui ont entamé la saison de la plus prometteuse des façons.

Bertrand LAGACHERIE

Sud-Ouest

Un BO trop tendre

Le 28/08/2011

Plutôt apathiques, les Biarrots ont été bien trop naïfs pour prétendre inquiéter un prétendant au titre. Ce que n'est plus, en l'état actuel des choses, le BO. La jeunesse doit vite grandir.

Dans un Mayol brûlant de plaisir, impatient d'en découdre et de voir son RCT s'imposer, le BO a tendu une joue, hier, puis l'autre, avant de prendre une bonne punition. Comme on l'aurait donné à un marmot qui n'a pas fait ses devoirs. Ni le directeur du rugby Patrice Lagisquet - « On n'a pas mis les ingrédients de base, j'ai l'impression que l'on a jamais démarré ce match, c'est décevant dans l'état d'esprit et l'engagement » - ni l'entraîneur des avants Serge Milhas - « On a laissé tout, les neurones, la volonté, la détermination et l'envie à Biarritz, tout est resté là-bas, et j'espère que ça y est toujours» - n'ont vraiment goûté à ce revers. Pas plus les joueurs d'ailleurs, plutôt confus. Et vexés. Normal, le BO est vraiment passé à travers et a, en plus, fait des cadeaux à ses adversaires. Trop attentistes sur une pénalité tentée par Dumora et repoussée par le poteau, les Biarrots ont laissé l'ailier Smith aplatir sans bouger (24e) puis, Baby, malheureux Baby (voir par ailleurs), contré dans sa zone par Armitage pour avoir trop tergiversé à lancer son coup de pied, n'a pu que constater son erreur quand ce même Armitage a aplati pour le 2e essai. Le 3e viendra encore d'une politesse biarrote, à la 55e, pour un contre de Missoup. Des essais donnés, mais comme le souligne Patrice Lagisquet : « On aurait pu en prendre d'autres sur des phases construites ».

Tout n'est pas à jeter dans la partition biarrote, si on se range du côté des optimistes. Il y a eu quelques éclairs, dont le jeune Caprice, auteur de son premier essai (contesté par les Toulonnais), un Iain Balshaw qui a tenu son rang et quelques efforts, intermittents, en mêlée. Quand ils ont voulu, les Basques ont aussi tordu la mêlée varoise, notamment en fin de première mi-temps. Mais le véritable souci des Biarrots hier s'est manifesté dans son manque de fluidité, indispensable pour envoyer du jeu et emballer ce qui est quand même une belle mécanique.

L'ombre de Peyrelongue

Il a en fait plané comme une ombre dans ce camouflet varois, celle de Julien Peyrelongue, le doyen de cette équipe biarrote, inamovible demi d'ouverture. Convalescent, il était hier préservé. Au poste 9, comme au poste 10, les Biarrots ont manqué de lucidité et d'expérience. « Aujourd'hui, notre souci c'est au niveau des demis. On a Jean-Pascal Barraque et Benoît Baby qui ont de belles qualités mais Benoît n'est pas à l'aise, et JP est encore jeune, il manque de maîtrise. Du coup nos deux jeunes 9 ne sont pas guidés. On s'était rendu compte sur les amicaux de l'importance de Julien Peyrelongue, et c'est mon inquiétude », souligne le directeur sportif.

Ce n'est qu'un début. Le BO, même s'il affichait quelques ambitions sur ce rendez-vous, n'avait pas fait de Mayol un « capital point(s) ». Mais comme le souligne Serge Milhas : « Si on veut prétendre exister à l'extérieur, il faudra démontrer d'autres vertus de combativité et de solidarité. Et il va falloir que les jeunes grandissent vite, sinon ce sera très difficile. »

« Si on ne change pas d'état d'esprit, ça peut-être inquiétant, mais j'espère que l'on va réagir », souligne Patrice Lagisquet. Du coup, le rendez-vous d'Agen, samedi prochain, devient capital.

Éric BECQUET

Sport 24

Ce Toulon ne plaisante pas

Le 27/08/2011

Pour son entrée en lice en championnat, Toulon a facilement écarté Biarritz (30-5) pour le plus grand plaisir de Mayol. Seul petit regret, l'absence de bonus offensif qui tendait les bras aux hommes de Philippe Saint-André.

Le scénario
«On a laissé toute l'envie à Biarritz.» En quelques mots, Serge Milhas a parfaitement résumé la situation. Face à Toulon, Biarritz est passé totalement à côté de sa rencontre. Et dans un Mayol chauffé à blanc, ça ne pardonne pas. Désireux d'offrir à leurs supporters un succès pour leur entrée en lice en Top 14, les Varois ont fait preuve d'opportunisme pour s'imposer logiquement. Même si leur jeu n'est pas encore en place, les partenaires de Mathieu Bastareaud ont fait l'essentiel en inscrivant trois essais par Smith (25e) Armitage (28e) et Missoup (59e). Seul petit regret pour le RCT, l'absence de bonus offensif qui leur tendait les bras.

Le tournant
45e minute de jeu, Toulon mène 23-5 et Jean-Philippe Genevois reçoit un carton jaune. On se dit alors que les 10 minutes en supériorité vont profiter à Biarritz pour revenir dans la partie. Absolument pas. Pis, au retour du talonneur, le RCT alourdit la marque avec un essai de Missoup (30-5).
 
Il a brillé
Séduisant et impressionnant dans le Super 15, David Smith a démontré, à travers plusieurs charges dévastatrices des appuis de feu, l'étendue de son potentiel. Sentant bien le coup sur la transformation ratée par Dumora, il est là pour aplatir dans l'en-but (25e). Un match plein et Mayol ne s'y est pas trompé. Ce Smith va faire des dégâts.

Il a sombré
On l'attendait à l'ouverture du BO afin d'apporter son expérience et sa vista. Malheureusement, Benoît Baby ne gardera pas un grand souvenir de son premier match de la saison. Etouffé par Toulon comme l'ensemble de ses partenaires, il est sorti sur blessure en début de deuxième période après une charge de Bastareaud. Une première à oublier.

Le chiffre
13 minutes et 50 secondes. Voilà  le temps de jeu effectif durant la première période. En match international, le niveau s'élève autour des 25 minutes, signe que le premier acte a été d'une rare faiblesse.

Baptiste DESPREZ

France 2.fr

Biarritz en rade à Toulon

Le 27/08/2011

Le Rugby Club Toulonnais a mieux entamé cette saison que la précédente en disposant du Biarritz Olympique 30-5 à Mayol pour le dernier match de la 1ère journée du Top 14. Les hommes du futur sélectionneur du XV de France Philippe Saint-André ont su concrétiser leur domination pour marquer trois essais à des moments clefs (Smith, Armitage, Missoup). Les Basques, qui ont raté leur match, repartent du Var sans aucun point.

Benjamin Lapeyre manquait une première pénalité –trop courte- dès la 4e minute suite à une bonne pression des avants toulonnais en mêlée. Julien Dumora l'imitait en ratant de peu un but de 50 m (11e). Sur une sortie de mêlée rapide, Tillous-Borde s'échappait sur le petit côté mais oubliait son ailier Smith alors que l'essai semblait imparable. Puis le RCT effectuait un mauvais choix en demandant une mêlée alors que l'arbitre venait d'accorder une pénalité. Le pack biarrot faisait plier son vis-à-vis. Monsieur Péchambert accordait ensuite une nouvelle chance d'ouvrir le score aux locaux pour un contact basque. Dumora donnait l'avantage aux siens (3-0, 19e). Quelques minutes plus tard, Dumora tapait une pénalité en coin sur le poteau: les Biarrots étaient statiques sur le rebond et David Smith saisissait la balle au bond pour aplatir en terre promise. Avec la transformation de Dumora, le score passait à 10-0 (25e).

Sur l'action suivante, Toulon inscrivait un deuxième essai Benoît Baby se faisait contrer et Lapeyre récupérait le ballon, poussé par ses coéquipiers. Le BO résistait mais la libération était gagnante pour les Rouge et Noir, et Armitage aplatissait sur la ligne qui fait partie du terrain. Dumora transformait (17-0, 27e). Les Varois dominaient et l'ancien ouvreur de Pau réussissait une nouvelle pénalité (30-0). Juste avant la pause, le BO effectuait une grosse séquence de pick and go. Et l'essai de l'espoir survenait dans la foulée: Caprice, l'ailier de Biarritz, profitait d'un joli coup de pied de Balshaw pour aplatir dans l'en-but (20-5 à la pause).
Match de rentrée

Dès l'entame de la seconde période, une charge de Bastareaud envoyait Baby sur le flanc. Groggy, l'ancien Clermontois sortait par précaution. Sur la mêlée qui avait précédé, l'arbitre avait accordé une nouvelle pénalité aux Toulonnais, Heyman ayant pris le dessus sur Marconnet. Dumora transformait (23-5, 43e). Puis Monsieur Péchambert, sur le conseil de son juge de touche, sortait le carton jaune pour Genevois (méchanceté). Le Ercété allait devoir évoluer à 14 durant 10 minutes. La rencontre, logiquement hachée en ce début de saison, ne valait que par quelques accélérations.

Légèrement dominateur, Toulon était récompensé de ses efforts à la 55e: sur une touche, Missoup plaquait le demi-de-mêlée Lesgourgues pour récupérer le ballon et s'enfuir sur l'aile avant de s'allonger en coin dans l'en-but. Dumora transformait pour donner une confortable avance aux locaux (30-5). Il n'ay avait plus de suspense pour le résultat mais le RCT allait-il réussir à prendre le bonus offensif en marquant de nouveau ? Difficile de l'imaginer dans ce match décousu mais prompt à enflammer Mayol à chaque accrochage entre joueurs pas avares de leurs "mouvements de bras".Finalement, le RCT tenait sa victoire. Logique, implacable.

Grégory JOUIN

La Provence

Ces Toulonnais ont de l'appétit !

Le 28/08/2011

Le RCT a mis l'engagement nécessaire pour dominer Biarritz. Ça change de la saison passée...

Une victoire pour commencer. Au moins, quand il partira pour prendre les commandes du XV de France, Philippe Saint-André pourra dire qu'il a connu ça, à Toulon. Après un nul face au Stade Français (22-22 en 2009) et un revers devant Bayonne (22-26 en 2010), "son" RCT a fini par l'emporter pour les trois coups d'une saison. Amputé de ses internationaux (Harinordoquy, Yachvili, Traille, R. Lakafia, Barcella ou encore l'Américain Ngwenya) et composé d'éléments sans grande envergure (à l'exception de Balshaw et Marconnet), Biarritz n'a pas pesé lourd, hier.

Mais cela ne veut pas dire que Toulon a littéralement broyé son adversaire. La formation provençale fut plutôt du genre opportuniste en conquête, exploitant au mieux les limites et les errances biarrotes. Après une semaine on ne peut plus agitée, ce succès offre une plage de sérénité au RCT. On pensait que le dossier Saint-André pouvait avoir une incidence sur le rendement de ses futurs ex-joueurs. Mais ceux-ci ont démontré qu'ils n'avaient pas été perturbés et qu'ils savaient faire la part des choses.

"Tout n'a pas été parfait, loin de là, car on aurait pu décrocher le bonus offensif avec un peu plus de précision, a relevé Saint-André. Mais il y a eu de l'envie, de l'engagement physique et de la solidarité. En fait, cette année, je donne à béqueter à des mecs qui ont faim et ce n'était pas le cas la saison dernière."

Longtemps, pourtant, cette partie s'est résumée à un empilage de transmissions hasardeuses, de mauvais choix, de décalages inappropriés et de coups de pied loupés. Dans un match aussi brouillon, il fallait un mélange de coups du sort et d'erreurs techniques pour faire la différence. Ce concours de circonstances a souri au RCT, c'est-à-dire à l'équipe qui a le plus provoqué cette réussite.

Le premier essai toulonnais est ainsi survenu à la suite d'une tentative de pénalité de Dumora repoussée par le poteau et récupérée, tel un félin, par un Smith attentif dans l'en-but. Le deuxième doit beaucoup à la maladresse de Baby contré par Lapeyre et débordé par la vague varoise.

Bastareaud : "C'est vraiment particulier ici !"

Mais le BO a également eu droit à son coup de pouce du destin avec un essai injustement accordé puisque Caprice n'a pas contrôlé le ballon à l'instant de l'aplatir. Ce cadeau aurait pu relancer les Basques, mais Toulon a été autant solide en mêlée qu'en défense, un domaine où Bastareaud, également précieux dans ses perforations, a fait le boulot.

Au fil de ses nombreux bouchons, l'ancien trois-quarts centre du Stade Français a notamment renvoyé Baby (touché à une tempe) aux vestiaires et repositionné son équipe dans le camp adverse. Mayol a apprécié et lui a réservé une ovation à sa sortie. "C'est vraiment particulier ici !, s'est exclamé "Basta" un peu plus tard. C'est là que tu prends conscience qu'il y a une ville et une région qui sont derrière toi. Tu ne peux pas décevoir. C'est de la bonne pression, ça motive. On a envie de donner dix fois plus sur le terrain." Bastareaud a l'air d'apprendre vite. Tant mieux, Clermont débarque à Mayol, la semaine prochaine. Déjà.

Laurent BLANCHARD

Var Matin

Rentrée des classes satisfaisante pour le RCT

Le 28/08/2011

Franchement, entre le souvenir douloureux de la défaite inaugurale de la saison dernière face à Bayonne et la nomination de Philippe Saint-André comme sélectionneur de l’équipe de France dans la semaine, on se posait des questions. Comment cette équipe allait réussir à évacuer l’un et l’autre pour se concentrer pleinement sur son sujet de rentrée des classes? La réponse est venue en forme de victoire, franche et indiscutable. Ce RCT version 2011-2012 donne l’impression d’avoir envie de forcer son destin quels qu’en soient les vents contraires.

David « Zorro » Smith surgit

Ce succès, le RCT l’a d’abord construit sur des valeurs d’engagement et ce désir d’expliquer rapidement aux Biarrots, qu’ici, ils ne seraient pas à la fête. Après avoir tué dans l’œuf quelconque désir de rébellion de leur adversaire, les Varois ont mis d’autres ingrédients. Pression défensive, occupation au pied et vigilance orange pour tout le monde.

Alors que le premier quart d’heure avait mis en exergue leur domination, mais aussi la difficulté des buteurs à régler la mire de loin (deux échecs de Lapeyre et Dumora), la lumière est venue sur un petit coup de chance. A la 23e, sur une pénalité très excentrée de Dumora, la balle tape le poteau gauche. Surgi de la nuit, David « Zorro » Smith grille la politesse aux Biarrots et aplatit le premier. « La semaine dernière, sur la même action, personne n’avait suivi. Là, on avait demandé à chaque ailier de monter », justifie le stratège Philippe Saint-André. A l’opportunisme, le RCT y a ajouté la détermination, quand moins de cinq minutes plus tard, il réussit à doubler la mise. Sur un dégagement du BO, l’arrière Lapeyre vient contrer. Le voilà qui ramasse et réussit à avancer malgré la présence de trois défenseurs sur le dos ! Enfin mis au sol à quelques mètres de la ligne, l’omniprésent Armitage relève le ballon et marque sur la craie. Dumora transforme pour donner un avantage conséquent aux siens (20-0, 36e).

Match plié ? Pensait-on. Que nenni. Dos au mur, les Basques vont réduire la marque après deux pénaltouches, une série de pick and go et un essai de Caprice qu’ont longuement contesté les Toulonnais.

Dans une deuxième période plus disputée et ponctuée de petites chamailleries, Olivier Missoup inscrit le troisième des siens sur un plaquage appuyé, une récupération et une cavale  de quarante mètres. Dumora transforme pour porter la marque à 30-5 (55e).

Elle ne bougera plus jusqu’à la fin, les actions étant mal négociées (pénaltouche à cinq mètres perdue, friture sur la liaison Lapeyre-Bastareaud). Tant pis. Pas de BO face au BO. L’essentiel est préservé. Comme le rictus malicieux de Philippe Saint-André le laissait entendre après la rencontre, les Rouge et Noir avaient bien caché leur jeu. La bouillie de rugby constatée face au Racing-Métro, une semaine plus tôt, était en partie programmée. La pique à l’humilité a marché. Bien joué. Toulon vient donc d’exorciser le spectre de la saison dernière (la défaite inaugurale face à Bayonne, 22-26) et lance idéalement sa saison.

Olivier BOUISSON

Midi Olympique

L’opportunisme Toulonnais

Le 29/08/2011

Les Toulonnais n'ont pas monopolisé le ballon face au BO mais ils ont su faire preuve d'opportunisme pour marquer trois essais en provoquant les erreurs adverses.

Toulon a battu Biarritz sur l’envie samedi après-midi. Et le supplément d’envie se caractérise souvent par une faculté à profiter des opportunités qui se présentent voire même à les provoquer. C’est ainsi que les Rouge et Noir ont marqué leurs trois essais. Flash back. 22e minute de jeu : les Basques, coupables d’avoir plongé dans un ruck à l’entrée de leurs vingt-deux mètres, sont pénalisés par M. Péchambert. Julien Dumora se charge de la tentative. En coin à droite, à cinq mètres de la ligne de touche, l’ancien Palois trouve le poteau opposé des montants biarrots. Le ballon commence à peine à redescendre que David Smith, l’explosif ailier originaire des Samoa, commence sa course vers l’en-but adverse. Le cuir rebondit et le Toulonnais est plus prompt que tout le triangle arrière rouge et blanc (Balshaw, Couet-Lannes, Caprice) à le récupérer. Il s’élève, saisit la gonfle et aplatit avant que ses adversaires n’aient eu le temps de comprendre ce qui se passait. L’image de Ian Balshaw, les mains sur les hanches alors que Smith a déjà le ballon dans les siennes, résume à elle seule la différence de comportement entre les deux équipes. « C’est marrant parce que la semaine dernière (face au Racing-Metro en amical, N.D.L.R.) il y avait eu un poteau et David n’avait pas suivi. Alors cette semaine à l’entraînement, j’avais expliqué à mes ailiers qu’ils devaient couvrir chacun un poteau. Il a écouté » se satisfait Philippe Saint-André. Stéphane Rossi, coentraîneur des espoirs toulonnais en tribune samedi va même s’en servir d’exemple : « voilà le genre de comportement à montrer à nos jeunes parce qu’ils ne sont pas forcément attentifs quand un buteur tape. »

Prêts mentalement


À peine cinq minutes plus tard. Benjamin Lapeyre tape une chandelle et la suit. À la réception, Benoît Baby prend son temps. Trop son temps. Sa tentative de dégagement est contrée par l’arrière toulonnais qui résiste ensuite à la pression en attendant le soutien de ses gros. Le ballon va au sol. Steffon Armitage s’en saisit et se couche pour aplatir. Deuxième essai pour le RCT. Nouvelle démonstration d’opportunisme une demi-heure plus tard. Touche lancer biarrot à proximité de la ligne médiane. Le ballon est conservé par l’alignement basque qui sert dès la réception le demi de mêlée Louis Roussarie. L’espoir du BO peut à peine contrôler
la passe qu’il prend Olivier Missoup sur le flanc. Le plaquage est désintégrant. Ballon éjecté et Missoup file à l’essai. « La combinaison que les Biarrots tentent sur cette touche, nous l’avions travaillée à l’entraînement », confie Olivier Azam, l’entraîneur des avants toulonnais. D’où la promptitude du troisième ligne sur ce coup. « Mentalement les joueurs étaient prêts, se réjouit PSA. Il leur a manqué de la précision mais ils ont fait souffrir leurs adversaires à l’impact, ce qui leur a permis de récupérer énormément de ballons. » La satisfaction d’un côté et le dépit de l’autre avec un Serge Milhas presque envieux : « Ces essais à zéro passe montrent que les Toulonnais avaient une grande détermination pour tout faire basculer de leur côté. Cela ne pouvait pas basculer du nôtre parce que les joueurs n’ont pas fait ce qu’il fallait. » Et voilà comment le RCT l’emporte avec vingt-cinq points d’écart sans
avoir pu convertir la moindre action construite. La conclusion pour le trois-quarts centre toulonnais Geoffroy Messina : « Pour l’instant l’équipe s’appuie sur une très grosse défense et si les victoires se construisent grâce à des essais en contre, il faudra savoir s’en satisfaire. Nous avons su profiter de trois erreurs adverses mais ce sont des erreurs que nous avons provoquées. »

Guillaume ALBERTO

Var Matin

Pour le championnat: de l'envie à l'envi

Le 29/08/2011

Cette fois-ci, c'est bien parti ! Le championnat d'abord. Il était temps pour les joueurs toulonnais après dix longues semaines de préparation. Il a surtout bien débuté pour les hommes de Saint-André

Cette fois-ci, c'est bien parti ! Le championnat d'abord. Il était temps pour les joueurs toulonnais après dix longues semaines de préparation. Il a surtout bien débuté pour les hommes de Saint-André avec une large victoire (30-5) face à des Biarrots qui paraissaient avoir laissé leur enthousiasme dans les vagues de l'Atlantique du côté de la plage des Basques, prisée des surfeurs.

Les Rouge et Noir, en revanche, ont surfé sur une belle dynamique associée à un engagement canalisé (malgré le carton jaune de Genevois) et à une solidarité de tous les instants.

On peut, certes légitimement, regretter le point du bonus offensif bêtement laissé dans le dernier quart d'heure. On peut également déplorer que les franches occasions d'essais créées par la belle paire Tillous-Borde - Dumora n'aient pas abouti.

Détermination à revendre

Pour autant, on doit se réjouir que la perle David Smith, l'omniprésent Steffon Armitage ou encore le sécateur Olivier Missoup revenu avec des lames acérées aient su forcer la chance en se montrant déterminés dans leur entreprise. Les trois réalisations varoises ont été provoquées : sur un coup de pied de pénalité heurtant le poteau, parfaitement suivi par l'ailier samoan, un contre de l'arrière Lapeyre - qui a su tenir sur ses jambes -, et un impact du troisième ligne sur Roussarie. En pressant et en poussant l'adversaire à la faute, Toulon a su faire une nette différence.

Un bel amalgame

Après une semaine particulièrement agitée grâce ou plutôt à cause d'une inconséquente fédération française aux procédés extravagants - il y a plus simple pour préparer un match inaugural qu'annoncer le départ prochain du directeur sportif -, les Toulonnais ont su rester concentrés sur leur sujet et réaliser leurs objectifs, sans jamais trembler.

Le capitaine Schofield et ses hommes d'équipage ont su - tous - souquer dans le même sens. Entre les sept nouveaux titulaires (Lewis-Roberts, Armitage, Tawake, Tillous-Borde, Dumora, Smith, Bastareaud) et les anciens du cru, l'amalgame semble se faire rapidement avec même un certain bonheur.

Ce premier succès face à un BO qui n'avait rien d'effrayant samedi, en l'absence de quelques-unes de ses pièces maîtresses, ne doit pas cacher tous les progrès qui restent à accomplir.

Personne, côté varois - que ce soit dans le staff ou auprès des joueurs - ne s'y trompait. Un sobre « faut pas s'enflammer» de l'ancien Parisien Bastareaud était là pour rappeler que samedi, un gros morceau attend les Rouge et Noir. La venue de Clermont sera un nouveau test grandeur nature. Il permettra aux hommes du président Boudjellal de continuer à prendre leurs marques pour la suite d'un championnat qui, à Toulon, s'annonce forcément agité.

Paul MASSABO

Les actus du match