Stade Français - Toulon

Stade Français

Stade Français

Essai(s)
74 - PHILIPPS
Transformation(s) réussie(s)
74 - DUPUY
Pénalité(s) réussie(s)
18, 31, 39 - DUPUY
35 - BEAUXIS
Drop(s) réussi(s)
75 - BEAUXIS
Carton(s) jaune
52 - BASTAREAUD

22-15

mi-temps : 12-6

Top 14, 10ème journée

samedi 23/10/10 - 16:25

Arbitre : Pascal Gauzère (Côte Basque Landes) assisté de MM. Lafond (Lyonnais) et Dellac (Midi-Pyrénées).

Essai(s)
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
8, 22, 54, 60 - WILKINSON
Drop(s) réussi(s)
66 - WILKINSON
Carton(s) jaune
Toulon

Toulon

[SF/RCT] Le RCT méritait mieux...

[SF/RCT] Le RCT méritait mieux...

le 23/10/2010 à 18:26

Malgré une domination sur l'ensemble du match, les Toulonnais se sont inclinés 15 à 22 au Stade de France.

 

Il faisait gris sur Saint-Denis en ce samedi après-midi. La pluie avait copieusement arrosé la pelouse de l'enceinte dyonisienne entre midi et deux.

Alors que le Stade Français Paris avait décidé de fêter les 200 ans de la déclaration d'indépendance de l'Argentine, les Présidents Guazzini et Boudjellal posaient pour la postérité en compagnie de Pierre-Yves Revol, le Président de la Ligue.

Gonzalo Quesada ou encore Simon Mannix étaient présents en tribune, tout comme Manuel Contepomi, le frère jumeau de Felipe.

Le speaker du Stade Français égrenait la composition des Equipes : Wilko remportait la palme à l'applaudimètre (plus ou moins à égalité avec Mathieu Bastareaud) tandis que les spectateurs agitaient les drapeaux roses frappés des éclairs bleus distribués dans l'ensemble du Stade, y compris en tribune de presse !

Et que dire lorsque le trophée de « meilleur public de France » décerné aux aficionados du rose était présenté sur les écrans géants ? Du délire...

Une petite incertitude planait quant à la participation ou non de Gabirieli Lovobalavu : en effet, suivant la météo, le Fidjien aurait été écarté au profit de Dean Schofield.

Image surréaliste à moins d'un quart d'heure du coup d'envoi : trois tracteurs étaient au centre du terrain pour démonter la plateforme sur laquelle eut lieu les spectacles d'avant-match tandis que les deux formations s'échauffaient dans leurs 22''.

Après le « Paris c'est une blonde » remixé Stade Français, les Ecoles de Rugby de la Région Parisienne finissaient leur tour d'honneur sur le « Champs Elysées » de Joe Dassin.

Il ne manquait plus au décorum que l'arrivée mystère du ballon du match...

Les Doris Girls du Moulin Rouge, toutes de rose (dé)vêtues rentrèrent sur la pelouse dans une chorégraphie rappelant la capture des poulpes en Méditerranée. La porteuse de ballon apparaissait dans une estrade tirée par des esclaves escortés par des Conquistadors roses. La belle, en peu de léopard rose, était montée sur une cage abritant des (vrais) fauves, le tout sur l'air de « 1492 ».

Les deux formations rentraient sur le terrain sur le « Another Brick in the wall ».

Jonny Wilkinson donnait le coup d'envoi face à La Rade si nous étions à la piaule. Le ballon était botté en touche par le Stade. Toulon prenait le ballon mais commettait une faute sur le maul, permettant à Dupuy  de tenter son premier tir à la 3e.

Des 30'' en coin droit, le demi-de-mêlée la ratait.

Le Stade français reportait le danger dans le camp Toulonnais mais les Varois se dégageaient tandis que Geoffroy Messina restait à terre. Un bon accueil de ses anciens partenaires (5e).

Le Centre était remplacé sur saignement par Gabby Lovobalavu.

Sur une prise en touche de Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Wilko tapait une chandelle. Le rebond trompait un Stadiste et Parisse venait se saisir du cuir alors qu'il était hors-jeu. M. Gaüzère sifflait la première mêlée de la rencontre à la 6e sur la ligne des 40'' des Parisiens.

Pris par le pack, Paris se mettait à la faute et c'était au tour de Jonny W. de tenter une pénalité. Des 45'' droite, le Blond trouvait la cible et le RCT menait 3 à 0 (8e). L'écran vidéo du Stade de France avait beau annoncer un drop, c'était bien une pénalité...

Toujours en souffrance en mêlée fermée, les coéquipiers de Roncero concédaient leur 2nde pénalité sur cet exercice. Un peu avant la ligne des 50'', pratiquement plein axe, Jonny trouvait le poteau qui renvoyait le cuir (11e).

Les Rouge partaient à l'assaut en jouant au large et l'action finissait en touche sur la ligne des 22''.

Rory Lamont rate un ballon peu évident et Toulon se retrouve sous pression. Juan-Martin Fernandez-Lobbe dégage dans ses 22'' mais est contré. Touche lancer Séb' Bruno. Toulon se dégage - petitement - par Henjak (14e).

Les Parisiens sont en pleine bourre et campent dans nos 22''. Felipe Contepomi se met à la faute et pénalité pour les Léopards de la Capitale (16e). Cette fois, l'ancien Joueur de Leicester ne tremblait pas et ramenait les deux formations à égalité 3 partout (17e).

Paris mettait le feu et envoyait du jeu. Duuy jouait vite une pénalité et se retrouvait dans nos 22''. Le maul se formait et les locaux insistaient au ras. Beauxis se faisait copieusement siffler sur une tentative de drop totalement ratée face aux perches (20e) alors que Geoffroy Messina retrouvait sa place au centre de l'attaque Toulonnaise.

Sur un ballon récupéré par Jonny Wilkinson sur la ligne médiane, un Parisien était pris par la patrouille. Sir Wilkinson prenait le coup de pied : des 55'' en bord de touche droit (23e).

Le tir était tendu et bas mais suffisant pour passer et permettre à Toulon, un peu contre le cours du jeu, de mener 6 à 3 à la 23e.

Le Stade Français ratait le coup de poignard : Rodriguez slalomait et prenait la défense Toulonnaise de vitesse mais se  faisait attraper le ballon par l'inévitable Jonny Wilkinson au moment d'aplatir (25e).

Les Joueurs de Cheika ont indéniablement pris le jeu à leur compte et monopolisent le ballon. Toulon ne peut compter que sur sa défense pour endiguer les velléités offensives parisiennes qui balayent le terrain. Mais les passes sont imprécises et souvent en-avant alors que le public se complait de voir et revoir un tampon de Bastareaud sur Lamont...

 Juan-Martin Fernandez-Lobbe se met à la faute dans un regroupement face aux perches. Cela ne pardonne pas : Dupuy remet les deux équipes à parité, 6 partout (31e).

Southwell trouve une touche directe à la 34e. Sur le lancer de Sébastien Bruno, Juan-Martin prend le ballon. Séance de pick-and-go et Wilko désaxe en revenant vers la droite. Mais l'Anglais est chassé et surveillé et se faire prendre. Il conserve le ballon et Dupuy décide de tenter la pénalité de 55'' pratiquement dans l'axe (35e).

Le ballon s'élève dans les cieux et retombe derrière la barre transversale. Pour la première fois de la partie, le Stade Français Paris passe devant au score, 9 à 6 à la 35e.

Le pack Toulonnais ne respecte pas les commandements et permet à son adversaire de jouer rapidement un bras cassé. Les Parisiens reviennent dans nos 22'' et obtiennent une nouvelle pénalité pour une position de hors-jeu (40e).

Juste avant la cloche signalant la mi-temps (ils ont du l'enregistrer à Notre-Dame), Dupuy fait venir la voiturette et son tee pour tenter une 5e pénalité des 30'' en bord de touche gauche. Le ballon passe et, logiquement, les protégés du Président Guazzini rentrent aux vestiaires sur le score de 12 à 6.

En cette première période, le Rugby Club Toulonnais n'a pas développé énormément de jeu, se contenant de gérer sa - légère - supériorité en mêlée fermée et de compter sur la botte de Jonny. Mais en se mettant trop souvent à la faute, les Rouge se sont exposés au pied de Dupuy, loin d'être mauvais dans cet exercice.

Les deux équipes revenaient sur le terrain alors que le ciel était encore plus gris.

PSA a fait du turn-over : Lolo Emmanuelli et Davit Kubriashvili cèdent leurs places à Saimone Taumoepeau et Carl Hayman tandis que Geoffroy Messina est remplacé définitivement cette fois par Gabirieli Lovobalavu.

Les Parisiens n'ont rien perdu de leurs intentions offensives durant la pause, Rodriguez tentant un drop à la 43e.

Pour autant, Toulon n'a pas abdiqué, comme en témoigne la belle percée de Rudy Wulf, relayée par Joe Van Niekerk puis Felipe Contepomi. Mais Paris récupère le ballon dans ses 22'' (45e)...

Nouveau changement dans le pack Toulonnais avec la rentrée de Joce Suta à la place de Dewald Senekal alors qu'il fait un froid de gueux à Saint-Denis (46e).

Une averse de pluie très forte s'abat peu après sur les trente acteurs tandis que Jean-Philippe Genevois rentre à la place de Sébastien Bruno (48e).

Les Varois envoient du jeu, encore une fois par l'intermédiaire notamment de Rudy Wulf mais Thierry Brana venu à l'intérieur de Joe Van Niekerk est projeté en touche (49e).

Sur une relance dans nos 22'' de Joe Van Niekerk, Gabby Lovobalavu reste au sol. Le Fidjien a été percuté sans ballon par Bastareaud qui écope d'un carton jaune (52e).

Clément Marienval prend l'aile droite et Thierry Brana sort (53e).

Toulon doit marquer durant ces 10 minutes de supériorité numérique. D'autant que les Parisiens se mettent à la faute sur une touche (54e). Jonny, des 45'' en bord de touche gauche, prend la pénalité.

Dans un silence qui n'égalera toutefois pas celui de Thomond Park la semaine passée, l'artilleur Toulonnais réduit le score 12 à 9 à la 54e.

Dans une impressionnante série de passes à 5'' de la ligne de son propre en-but, Toulon remonte jusqu'à la ligne médiane et obtient une nouvelle pénalité alors que l'on apprend qu'il y a 69.880 spectateurs malgré la pluie et les grèves...

Des 45'' mais cette fois du bord de touche droit, Jonny est trop court : le ballon tombe devant les perches. Les Toulonnais ont bien suivi et récupèrent le ballon dans les 22'' mais le reperdent, le regagnent et le reperdent.... Nouveau turn-over et Juan-Martin Fernandez-Lobbe arrive sur la ligne des 40''. En-avant d'un parisien et mêlée sur la ligne suscitée (58e).

Enorme poussée des Toulonnais qui récoltent une pénalité face aux pagelles. Le pack Varois a montré qui était le patron. Par contre, que dire de l'attitude de Szarwezki qui donne un coup d'épaule à Jean-Philippe Genevois ? M. Gaüzère appelle les deux talonneurs et ne sanctionne pas l'ancien biterrois...

Revenons-en à notre pénalité. Des 38'' dans l'axe, Jonny the Fox remet la balance à l'équilibre parfait : 12 partout à l'heure de jeu.

Toulon se montre plus entreprenant et plus dangereux. Il faut enfoncer le clou et profiter des quelques secondes de supériorité numérique restantes. Felipe Contepomi tape un petit coup de pied par-dessus qu'il récupère et sert sur sa droite Juan-Martin Fernandez Lobbe. Le ballon finira en touche. Dommage...

Laurent Magnaval rentre à la mêlée (63e) et doit insuffler la fougue et son insouciance dans ce dernier gros quart d'heure.

Les Rouge sont à l'attaque mais se heurtent à une bonne défense parisienne. Rory Lamont reste d'ailleurs à terre tandis que l'action progresse sur l'aile droite. L'arrière Ecossais reprend sa place et Magic Wilko claque un drop à la 67e qui redonne l'avantage aux siens, 15 à 12.

Insatiables, les Varois repartent à l'attaque mais perdent le ballon sur la ligne médiane. Sur une action jouée sur l'aile gauche du Stade Français, Rodriguez est pris sans ballon par Joe Van Niekerk. Le Sud Af plaque dans l'action et M. Gaüzère siffle une pénalité en faveur des Rose qui tapent en pénaltouche (68e).

Toulon défend admirablement bien et Joe Van Niekerk et George Smith projettent  Roncero, venu jouer à l'aile, en touche alors que l'Argentin allait marquer (69e).

Rory Lamont est remplacé par Olivier Missoup.

Nouvelle touche pour les Roses et nouvelle défense héroïque des Toulonnais sur les pick and go adverses. Paris ne remporte pas le défi physique dans l'axe mais trouve la faille par l'intermédiaire de Philips qui arrive lancé et qui marque entre Rudy Wulf et Felipe Contepomi... (73e).

La transformation de Dupuy est sur le bord de touche droit à 30''. Le demi-de-mêlée porte le score à 19 à 15.

Sur le renvoi, le même Philips met le feu et Toulon se retrouve à nouveau sous l'étau Parisien, acculé dans ses 22''. Cette fois, Beauxis tente un drop qui rentre en frôlant le poteau (75e). Le score est passé à 22 à 15 en 2 minutes...

Le RCT a pris un coup derrière la nuque alors que la pluie a repris abondamment...

Laurent Magnaval alerte Clément Marienval qui est pris près des 22''. On veut désaxer mais Paris se jette dans le bain de boue.

Pénalité que botte en touche Wilko.

Le maul Toulonnais est contenu par les locaux. Felipe Contepomi tape un petit coup de pied à suivre que récupère Rodriguez qui dégage à la va-vite en touche (78e).

Alors que la pluie tombe avec force, ce sont les Varois qui commettent une faute et stoppent leur chance de marquer...

Paris joue en petits tas la fin de match. Confinés dans leurs 22'', les Rose tiennent et dégagent en touche.

Les Joueurs de la Capitale s'imposent, logiquement, 22 à 15. Toulon prend un point de bonus qui pourra peser lourd en fin de saison.

Tout n'a pas été forcément gris cet après-midi à Saint-Denis. Le Président Boudjellal confiera même au sortir du vestiaire : « cette saison, j'avais dit qu'on viendrait deux fois au Stade de France et que nous n'y perdrions qu'une fois »...

JJG

 

les Vidéos de Stade Français - Toulon

George Smith - Conférence de presse d'avant match Stade Français-Toulon du 21.10.10 (Top 14)

George Smith

Conférence de presse d'avant match Stade Français-Toulon du 21.10.10 (Top 14)

Philippe Saint-Andre - Conférence de presse d'avant match Stade Français-Toulon du 21.10.10 (Top 14)

Philippe Saint-Andre

Conférence de presse d'avant match Stade Français-Toulon du 21.10.10 (Top 14)

les Photos de Stade Français - Toulon

Joe Van Nierkerk. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Sébastien Bruno, Matt Henjak, Laurent Emmanuelli et Christophe Samson. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak, Laurent Emmanuelli, Sébastien Bruno et Christophe Samson. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak et George Smith. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk, Davit Kubriashvili, Jonny Wilkinson et Matt Henjak. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dewald Senekal. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Thierry Brana et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Sébastien Bruno et Christophe Samson. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi, Dewald Senekal et Christophe Samson. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Thierry Brana et Matt Henjak. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et Sébastien Bruno. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Thierry Brana, Jonny Wilkinson et George Smith. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson et George Smith. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson et Laurent Emmanuelli. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Thierry Brana. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi, Dewald Senekal et Davit Kubriashvili. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dewald Senekal et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Dewald Senekal, Joe Van Nierkerk et George Smith. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk, Dewald Senekal, Davit Kubriashvili et Laurent Emmanuelli.  - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Thierry Brana et Sébastien Bruno. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rudy Wulf. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Nierkerk. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Nierkerk, George Smith, Christophe Samson, Joce Suta et Saimone Taumoepeau. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Saimone Taumoepeau et Joce Suta. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Nierkerk et Christophe Samson. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Gabby Lovobalavu, Christophe Samson et Matt Henjak. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Gabby Lovobalavu, Christophe Samson et George Smith. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta, Rory Lamont et Gabby Lovobalavu.  - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson et Carl Hayman. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Le pack Toulonnais mettant à mal le pack Parisien. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Saimone Taumoepeau, Joe Van Niekerk et le pack Toulonnais.  - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Nierkek et Clément Marienval. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rudy Wulf. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois, Clément Marienval et Gabby Lovobalavu. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont et Carl Hayman. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Magnaval et Joe Van Niekerk. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson, Rudy Wulf, George Smith et Laurent Magnaval. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson, Jean-Philippe Genevois, Joe Van Niekerk, Jonny Wilkinson et Laurent Magnaval. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joce Suta, George Smith, Olivier Missoup et Jonny Wilkinson. - Stade Français-Toulon -  © Aurélie Lantus

Var Matin

Toulon a manqué d’audace.

Le 24/10/2010

Sans jouer, il n’est pas possible de gagner : voilà ce que devra retenir le RCT battu par le Stade Français en jouant seulement une demi-rencontre, la seule deuxième mi-temps.

La parenthèse européenne refermée, le RCT devait de nouveau s’atteler à la tâche avec trois âpres rendez-vous successifs à l’extérieur. Le premier d’entre eux se déroulait, hier après-midi, face aux Parisiens du Stade Français. Un honneur pour Toulon : fouler la pelouse du Stade de France.

Une première. Un avant-goût au rêve de Brennus caressé par toute une ville. Mais on en n’est pas encore là. Loin s’en faut.

Place d’abord aux travaux pratiques, les  dixièmes du nom avec cette journée à hauts risques. L’enjeu a d’ailleurs primé sur le jeu  au cours des quarante premières minutes au cours desquelles les Toulonnais se montrent particulièrement apathiques. Le tableau d’affichage n’évolue qu’à la seule faveur des buteurs ; Wilkinson côté toulonnais, Dupuy et Beauxis côté parisien.

Car pour le reste, hormis deux charges de Bastareaud, une percée dans l’axe de Rodriguez sauvé in-extremis par le retour de Wilko ou encore une relance plein d’à-propos de Southwell, pas grand-chose à noter.
Côté varois, seule la mêlée s’est montrée à son avantage avec Kubriashvili et ses partenaires bénéficiant de deux pénalités gagnantes. Car les à-côtés ont laissé à désirer avec des choix hasardeux sinon surprenants à l’image d’un coup de pied à suivre de Fernandez Lobbe alors qu’il avait encore deux joueurs sur l’aile.

A l’abordage !

Dans ce premier acte décevant, les Rouge et Noir au jeu plus qu’étriqué ne peuvent inquiéter les Parisiens en place.

Un tout autre scénario se  dessine dans le second acte. Le RCT sait qu’il doit sortir de son port d’attache s’il veut espérer gagner la bataille de Paris. Wulf va montrer l’exemple en s’arrachant de la défense parisienne avant de donner à Van Niekerk relayé par Contepomi. Sans succès. Puis Brana pointe son bout de crampons. L’heure est - enfin ! - à la relance, côté varois.

Il faut en tout cas en profiter après le carton jaune de Bastareaud, auteur d’un attentat sur Lovobalavu. Le Stade Français n’est maintenant vraiment pas serein à l’image de Szarzewski coupable d’un coup de tête sur Taumeopeau : verdict plutôt clément avec une pénalité signée Wilkinson.

Toulon est revenu à hauteur des Parisiens.  L’abordage serait-il proche ?

On peut le croire à un quart d’heure de la fin sur un drop de Wilko de plus de 40 mètres. Les Rouge et Noir mènent à présent de trois points. Et il faut le vice de Rodriguez, jouant le footballeur outragé pour bénéficier d’une surprenante pénalité. Toulon peut-on croire a fait le plus difficile. Et bien non.

Dix dernières minutes pas du tout maîtrisées avec des cadres malheureux (Fernandez Lobbe rate sa passe sur un incroyable surnombre avant que l’ouvreur anglais n’aille s’engluer dans la défense au lieu de jouer au pied). Cela  va probablement coûter la victoire à portée de ballon.

Sans s’affoler, les Parisiens en rien douchés par le pied de Wilko sonnent la charge.  Smith et ses coéquipiers essuient un sacré orage (au propre et au figuré) et sur une grosse séquence de pick and go usante, Phillips bien servi pointe derrière la ligne. Dupuy transforme, Beauxis passe un dernier drop. Toulon s’incline de sept rageants points. Suffisant pour ramener un bonus de la capitale, insuffisant pour être satisfait.  En effet, il y avait beaucoup mieux à faire avec un peu plus d’audace et de gaz au démarrage.

Paul MASSABO

Sports.fr

Paris rugit de plaisir.

Le 23/10/2010

Le Stade Français a tenu le choc ce samedi au Stade de France en clôture de la 10e journée du Top 14 (22-15). Les Parisiens ont longtemps buté sur la défense de fer de Toulon, ils ont même pris l'eau sous le feu de Wilkinson avant de finalement l'emporter sur le tard grâce à un essai de Phillips. Ce succès permet au Stade Français de se repositionner à la 5e place du classement juste derrière Toulon.

Le show, le Stade Français sait faire. Dès qu'il s'agit de recevoir au Stade de France, les équipes de Max Guazzini ne font pas les choses à moitié. Un vrai spectacle sur le thème du léopard, que l'on n'a pas seulement retrouvé sur le nouveau maillot des Parisiens. Car l'arrivée du ballon a comme toujours été particulière. Cette fois, des hommes forts traînaient un faux iceberg. A l'intérieur, c'était bien plus chaud puisqu'une jeune fille dévêtue a offert le ballon du match aux 30 acteurs. Elle était placée sur une cage contenant un vrai léopard.

Et dans leur jardin, les Parisiens essaient eux aussi de montrer qu'ils ont des jambes et qu'ils peuvent aller vite. Mais malgré une volonté évidente de produire du jeu, ce sont bien les buteurs qui se sont distingués pendant l'essentiel de la rencontre, avant que Ollie Phillips ne délivre un Stade Français qui avait perdu la main et le fil du match suite au carton jaune de Mathieu Bastareaud. Ce n'est finalement pas illogique que Paris ait le dernier mot, car les joueurs de la capitale ont davantage tenté. D'entrée, suite à un ballon gagné en touche, les Toulonnais se mettent à la faute mais Dupuis n'aligne pas encore la mire (4e). En face, Jonny Wilkison est sollicité après une première défaillance de la mêlée parisienne (0-3, 6e). Le pack parisien tarde à se mettre dans le rythme et se fait encore pénaliser. Cette fois, Wilkinson trouve le poteau (11e).

Phillips délivre le Stade Français

Le duel de buteurs est lancé, avec la réponse de Julien Dupuy (3-3, 17e) et si Beauxis manque un drop, l'ouvreur toulonnais redonne des couleurs à son équipe (3-6, 22e). La volonté parisienne de jouer est tout de même récompensée avec cette échappée de Rodriguez qui crochète, avance, tape au-dessus de son défenseur, récupère mais se fait reprendre devant la ligne par la charnière de Toulon (25e). L'absence de réussite des trois-quarts est compensée par les pénalités de Dupuy (6-6, 31e), de Lionel Beauxis de plus de 56 mètres (9-6, 35e), puis à nouveau de Dupuy (12-6, 40e).

A la reprise, Paris tente d'enfoncer le clou en mettant une pression sur Toulon. Il manque tout de même de la réussite avec le drop manqué par Martin Rodriguez (43e), tandis que les Varois montrent enfin le bout de leur nez avec une percée de Rudi Wulf, qui échappe à un plaquage avant de se faire reprendre finalement (44e). Le jeu s'équilibre avec une averse de grêle qui s'invite au bal. Cela sourit davantage à Toulon, d'autant que Bastareaud écope d'un jaune pour un plaquage sans ballon sur Gabriele Lolobalavu (52e). Les hommes de Saint-André en profitent pour essayer de mettre du rythme dans leur jeu et obtiennent des pénalités. Wilkinson en met une (12-9, 54e) mais rate la suivante (57e). L'indiscipline parisienne leur coûte cher car dans la foulée, l'ouvreur anglais égalise (12-12, 60e). Le retour de Bastareaud ne change pas la physionomie de la rencontre avec un drop somptueux de Wilkinson (12-15, 67e).

L'indiscipline étant contagieuse, Joe Van Niekerk plaque sans ballon Rodriguez, mais Paris choisit de ne pas taper (68e). Et c'est payant car si Rodrigo Roncero est poussé en touche en bout de ligne (69e), Paris profite d'une petite touche de Toulon pour mettre la main sur le ballon. Une action très longue qui se termine par l'essai de Philipps. Avec la transformation signée Dupuy, Paris reprend l'avantage (19-15, 72e). Sur le renvoi, Phillips récupère et créé une brèche, Dupuy temporise et donne à Beauxis qui passe le drop (22-15, 74e). Une double action payante et finalement gagnante pour Paris, qui se replace au 5e rang du classement à un petit point de Toulon, qui repart avec le bonus défensif. Un succès face au demi-finaliste du dernier championnat, qui confirme que le Stade Français est bien sur la bonne voie.

Mchaël BALCAEN

Rugbyrama

Le Stade français d'un souffle.

Le 23/10/2010

Pour son premier match de la saison au Stade de France, Paris s'est imposé de justesse devant Toulon (22-15). Les hommes de Cheika ont dû attendre les dernières minutes pour faire la différence grâce à Phillips. Toulon ramène un bon point de bonus défensif dans le sillage de son ouvreur Wilkinson.

Les Parisiens s'imposent donc dans la plus grande des douleurs face à un RCT valeureux mais visiblement émoussé. Menés à encore dix minutes de la fin, les hommes de Cheika s'en sont remis à un paquet d'avants conquérant et un Ollie Phillips toujours aussi virevoltant, inscrivant le seul essai du match sur un beau service de Beauxis dans la course (72e). Avant ça, Wilkinson affrontait bilatéralement Beauxis -de loin- et Dupuy -de près- dans les tentatives de tirs au but. Quinze points pour l'artilleur anglais contre douze au duo français. Le jeu ne s'est que très rarement emballé, si ce n'est par quelques éclairs individuels signés Wulf ou Contepomi côté varois, ou Rodriguez-Gurruchaga pour les hommes de la capitale.

Dominateurs en mêlée fermée, les Toulonnais en ont bien profité, mais visiblement pas suffisamment pour l'emporter ; alors que dans le jeu, les Parisiens, autour d'un Szarzewski qui n'avançait pas toujours, mais en permanence bien placé, semblaient mieux structurés. Un jeu à une passe durant toute la première période, et une recherche du défi permanent. C'est d'ailleurs à ces occasions que Dupuy pouvait faire enfler le tableau d'affichage local.

La pluie, la grêle et un final haletant !

Menés de six points à la mi-temps, les Toulonnais profitaient grandement d'une stupide faute de Bastareaud qui écope en même temps d'un carton jaune. La supériorité numérique permettait aux Varois et à Wilkinson, pas toujours brillants dans le jeu, de revenir à hauteur dans un premier temps, puis, malgré le retour du centre français, de prendre l'avantage grâce à un drop magistral de l'ouvreur anglais. Le match aurait pu basculer quelques minutes avant, lorsque les deux talonneurs en venaient non pas aux mains, mais aux têtes, Dimitri Szarzewski balançant la sienne un peu plus que ne le fit Genevois. Mr Gaüzère, bien clément, rappellait simplement les deux acteurs à l'ordre, alors qu'une sanction n'aurait pas paru déméritée. D'ailleurs, la poignée de mains n'a pas été des plus franches entre les deux hommes...

Sous un ciel moins clément que l'arbitre du match, Paris reprenait donc l'avantage grâce à Ollie Phillips, puis un drop de Lionel Beauxis. Sept points, c'est l'écart qu'il fallait combler pour les visiteurs. Les protégés de Mourad Boudjellal ont eu beau pousser et camper en fin de match sur la ligne d'en-but adverse, rien n'y faisait. Paris laborieux, mais Paris victoireux, pouvait enfin souffler. Et souffler un peu plus fort que ce souffle qui lui a permis de l'emporter aujourd'hui devant les 70 000 spectateurs du Stade de France. Des spectateurs dont l'enthousiasme fut douché, au sens propre comme figuré.

Rémi JANOTTO

La Provence

Toulon, le point de la frustration.

Le 24/10/2010

Battu par Paris, le RCT a manqué d'ambition. Le point de bonus défensif ne fait pas ses affaires.

Et Toulon a fini par céder. On a bien cru, pourtant, qu'il résisterait aux féroces poussées adverses. Tout le monde s'y était mis. Comme un seul homme affamé, Van Niekerk et Smith s'étaient jetés à deux sur Roncero en bout de ligne. Sur l'offensive suivante, c'est Bastareaud qui allait s'écraser sur Lovobalavu. Mais la troisième rafale parisienne devait être fatale à l'équipe varoise, éventrée par un Philipps dévastateur et auteur du seul essai de la rencontre. Scotché sur sa ligne, le RC Toulonnais venait de vivre trois violentes minutes (69e -72e).

Trois minutes longues comme une éternité et celles-ci firent définitivement basculer le match du mauvais côté pour la formation provençale revenue de nulle part après une 1re mi-temps passée à subir, sans la moindre ambition. C'est un sentiment de frustration qui a ainsi escorté le RCT jusqu'à l'aéroport d'Hyères, hier soir. Car sans être géniale, cette toute première sortie au Stade de France valait sans doute mieux qu'un point de bonus défensif. Philippe Saint-André le savait bien en quittant Saint-Denis.

"On a fait une très mauvaise 1re période , a-t-il lâché, la voix lasse. On a, alors, été trop apathiques; on n'avait pas de gaz. Les placages loupés, le manque de réactivité au sol ont caractérisé notre prestation. C'est bien simple, durant ce laps de temps, on n'a rien fait. On était hors du sujet. Peut-être que certains joueurs ont bouffé trop d'énergie par rapport à la pression d'un match au Stade de France. Après la pause, on s'est repris, mais on a commis trop de fautes et perdu trop de ballons."

L'entraîneur du RCT faisait référence là à des surnombres non exploités. Notamment cette passe imprécise de Fernandez Lobbe dans une situation de 5 contre 1. "C'est dommage, déplorait encore Saint-André, car on avait enfin le match en main." Mais son équipe a fini par le perdre et elle a également perdu le contact direct avec la tête d'un classement où elle figure désormais à 4 points des leaders. Sa position s'est d'autant plus fragilisée qu'elle va devoir maintenant se déplacer à Toulouse, impressionnant vainqueur de l'Usap hier, puis à Perpignan, justement. Rien n'est décidément acquis pour le RCT dans la course aux phases finales.

Mais malgré d'énormes lacunes, celui-ci a donc longtemps été à portée d'un cinquième succès consécutif en championnat, et s'il a entretenu cet espoir, il le doit encore beaucoup à Jonny Wilkinson. Pas seulement pour son habituelle précision au pied (4 pénalités et 1 drop réussis sur 7 tentatives). Mais aussi pour son cran en défense. Avant son arrivée à Toulon, à l'été 2009, on connaissait le "Wilko" à la botte chirurgicale. Le club varois peut compter aujourd'hui sur un "Wilko" qui plaque également à tout-va. L'intervention de l'ouvreur anglais en milieu de 1re période sur Rodriguez Gurruchaga, lancé comme une balle après avoir éliminé Senekal et Lamont, a permis à Toulon de garder la tête hors de l'eau, malgré une pression adverse des plus soutenues à ce moment-là.

À l'origine d'une percée ravageuse en début de 2e mi-temps, Wulf, vainement relayé par Van Niekerk et Contepomi, aurait pu donner un peu plus d'air encore à son équipe. Mais c'est à nouveau Wilkinson qui s'en chargea. Sans être irréprochable dans le jeu, le champion du monde 2003 a encore enquillé deux pénalités supplémentaires, alors que Paris, étouffé à son tour, évoluait en infériorité numérique après l'exclusion temporaire de Bastareaud consécutive à une charge dangereuse sur Lovobalavu. "Wilko" devait ensuite donner l'avantage pour la première fois au RCT à la faveur d'un drop inscrit avec la complicité de la barre transversale. Mais à l'image de cette fort heureuse réalisation, le sort de la formation varoise ne tenait qu'à un fil, hier. Et au final, celui-ci s'est rompu.

Laurent BLANCHARD

E-Bleu Marine

Le RC Toulonnais se contentera du bonus défensif.

Le 24/10/2010

e Rugby Club Toulonnais s’est incliné en fin de match face au Stade Français sur le score de 22-15. L’ailier Phillips marqua un essai décisif à 8 minutes de la fin. Lors de l’entame, la mêlée rouge et noire mit Wilkinson sur orbite. La suite fut des plus ternes. Car la mainmise sur le jeu fut francilienne. Sur une fixation de Bastareaud, Rodriguez prit le trou puis tapa par-dessus mais commit un en-avant à un mètre de la ligne (25ème). Ce fut l’une des rares attaques de la première mi-temps où les Stadistes appuyèrent au ras des rucks et Toulon se mit à la faute à plusieurs reprises. On assista à un duel de buteurs entre Wilkinson et le duo Dupuy-Beauxis. Paris compta 6 points d’avance à la pause à l’issue de 40 minutes plutôt fermées où Toulon fut transparent dans le jeu.

Phillips après Wilkinson

Les joueurs de la Rade montrèrent un autre visage en seconde période. Wulf réveilla d’abord ses couleurs (44ème). Puis Lamont transperça la défense parisienne sur 40 mètres (55ème). Alors que Bastareaud passait dix minutes sur le banc, la bonne période rouge et noire fut logiquement concrétisée par Wilkinson au pied. A tel point que Toulon, sans être fameux, prit le score (et la grêle !) à un quart d’heure du terme. Malheureusement pour les hommes de Saint-André, Paris finit plus fort. Suite à un bon travail des avants en pick and go, Beauxis servit Phillips qui prit l’intervalle pour inscrire l’unique essai du match (72ème). Le demi d’ouverture stadiste passa dans la foulée un drop avant que Toulon ne fasse un forcing improductif dans les dernières minutes. Les Rouge et Noir tombaient sans rougir 22-15, revenant du Stade de France avec le point du bonus défensif, ce qui est toujours mieux que rien.  

Johan LIVERNETTE

Var Matin

Des Rouge et Noir trop pâles.

Le 25/10/2010

Espérons que les Toulonnais ne traîneront pas comme un boulet les quatre points de la victoire laissé à Paris devant le Stade Français.

En effet, les Rouge et Noir sont passés non pas à côté d'un exploit (les Parisiens n'avaient rien d'insurmontables samedi au Stade de France) mais d'un simple succès à l'extérieur. C'est d'autant plus regrettable qu'il y avait la place pour engranger de précieux points qui ne seront jamais de trop au décompte final ou encore dans un avenir plus immédiat.

D'autant plus dommage que Wilkinson et ses partenaires avaient fait le plus difficile pour recoller au score après avoir tourné avec six points de retard à la pause (12-6) puis passer devant grâce au dixième drop de la saison réussi par Jonny, un mai qui vous veut du bien.

Mais ce RCT-là méritait-il vraiment sa victoire sachant qu'il est complètement passé à côté de son sujet en première période ? Méritait-il de revenir avec un succès encore acquis à la 70e minute de la fin alors qu'il s'est montré incapable de gérer les dix dernières minutes pourtant cruciales d'une rencontre contrastée.

Au final, Fernandez Lobbe (qu'on a connu beaucoup plus heureux dans son jeu) et ses pairs n'ont véritablement bien joué qu'une petite trentaine de minutes, de la 41e à la 70e. C'est trop peu pour espérer vaincre - et convaincre - à l'extérieur face à des Parisiens en passe de se refaire une santé.

L'après Wilkinson

Emmanuelli et ses compères de devant ont manqué de fraîcheur. Si la mêlée toulonnaise s'est montrée certes convaincante, c'est l'énergie déployée dans le jeu qui a fait défaut. La lucidité des « patrons » du XV varois a également failli, notamment en fin de match.

La parenthèse de la H Cup a laissé sur le côté des blessés (Auelua, Mignoni, Sackey, etc.) et des joueurs pour partie en perte de vitesse.

En manque de précision dans les passes et/ou dans les placements ou encore en manque d'inspiration, le XV varois n'a pas fait la maille pour aller pécher le gros poisson parisien en manque d'ambition durant de trop longues minutes. Les lignes arrières, trop souvent sevrées de bons ballons (globalement depuis le début de la saison), sont sortis de leur cocon bien tard.

Ainsi, les Toulonnais ont quitté la capitale sans marquer - une fois encore - le moindre essai. Et une fois de plus, la totalité des points a été marquée par les seuls pieds de Wilkinson.

En son absence, prévue jusqu'à fin novembre, il ne faudrait pas que le capitaine Van Niekerk et ses hommes d'équipage soient du tireur d'élite.

Y a-t-il, chez les Rouge et Noir, une vie après le 10 anglais de Toulon ? Faut l'espérer pour ne pas voir le navire varois sombrer au classement. Même si les deux prochains déplacements, à commencer samedi par Toulouse, s'annoncent des plus périlleux.

Paul MASSABO