Toulon - Ospreys

Toulon

Toulon

Essai(s)
76 - SACKEY
Transformation(s) réussie(s)
77 - WILKINSON
Pénalité(s) réussie(s)
14, 31, 42, 74 - WILKINSON

19-14

mi-temps : 6-6

H Cup, 1ère journée

samedi 09/10/10 - 14:35

Arbitre : Alan Lewis (Irlande) assisté de MM. Rogan et Hermin (Irlande).

Spectateurs : 13.000

Essai(s)
60 - WILLIAMS Shane
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
2, 40, 53 - BIGGAR Dan
Ospreys

Ospreys

[RCT/Ospreys] Une victoire pour bien débuter.

[RCT/Ospreys] Une victoire pour bien débuter.

le 09/10/2010 à 18:19

Face à une rude équipe des Ospreys, le RCT s'impose pour son premier en H Cup 19 à 14.

Mayol était sous un beau soleil mais avec une pointe de vent pour cette date historique du 9 octobre 2010, synonyme de première journée de H Cup et de premier match de ses 102 ans d’histoire pour le Rugby Club Toulonnais dans cette compétition.

Les Ospreys rentraient les premiers sur la pelouse sous quelques sifflets imbéciles tandis que le Rugby Club Toulonnais se faisait désirer.

Finalement, après une bonne minute d’attente, Juan-Martin Fernandez-Lobbe sortait enfin du tunnel dans ce maillot bleu tant controversé.

C’était Biggar, l’ouvreur des Gallois, qui donnait le coup d’envoi face à La Rade. Et d’entrée, les visiteurs obtenaient une pénalité sur une faute de Davit Kubriashvili. Face aux perches, le jeune ouvreur international (21 ans et déjà 6 sélections) déflorait le tableau d’affichage (0 – 3, 2e).

Sur le renvoi, Toulon mettait la pression et multipliait les pick and go mais M. Lewis siffle en faveur des Gallois (4e).

Ces derniers partaient à l’attaque et Byrne tentait un drop qui passe totalement à gauche (5e). Sur l’action, Jonny Wilkinson restait à terre : « j’ai reçu un coup au genou. Ca été douloureux au début mais c’est passé très vite ».

Dean Schofield se mettait à la faute (6e) et Biggar tentait la pénalité. Des 48’’ en bord de touche gauche, le jeune buteur ne trouvait pas la cible.

La première mêlée était jouée à la 8e dans nos 40’’. Le pack Toulonnais était sur le reculoir mais Juan-Martin Fernandez-Lobbe partait derrière sa mêlée. L’action se déroulait côté droit face au Faron et Wilko tapait à suivre pour lui-même mais la défense adverse était la plus prompte (9e).

Pris haut sur son premier ballon, Shane Williams se faisait soigner tandis que Biggar dégageait son camp (11e).

Sur un tampon de Mafi Kefu sur le talonneur Hibbard, le RCT récupérait le ballon et contre-attaquait (12e). Les Gallois étaient pris hors-jeu et M. Lewis sanctionnait d’une pénalité. Sir Wilko, sous les yeux de Martin Johnson et des 45’’ légèrement à gauche, allait mettre les deux équipes à égalité (3 – 3, 14e).

Sur la remise en jeu, les Ospreys se mettaient à la faute. Sur la ligne médiane, à droite des perches, Jonny la tentait (15e). Le coup de pied tombait devant les poteaux et il semblait bien que Byrne commettait un en-avant qui, quoiqu’il en soit, n’était pas sanctionné.

Toulon avait pris le match en main et décrochait une nouvelle pénalité à la 18e. Dans les 40’’ Gallois, Matt Henjak introduisait. Les premières lignes allaient au sol. Sur la seconde introduction, Juan-Martin Fernandez-Lobbe ouvrait sur Mafi Kefu qui perçait et était pris. M. Lewis estimait que les Varois avaient commis une faute dans le maul et sifflait la 7ème pénalité contre les Bleu depuis le début de la partie, soit 20 minutes plus tôt…

Alors que sur un lancer en touche dans nos 22’’, Hibbard lobait tout le monde et permettait à Toulon de sortir de son camp, notamment par Benjamin Lapeyre. Le même Lapeyre qui tapait un coup de pied de recentrage à 20’’ de l’en-but Gallois, malheureusement sans succès (21e).

Le RCT attaquait avec Christophe Samson et multipliait les séquences de ballon porté à l’entrée des 22’’. Mafileo Kefu – servi par Wilko – perçait et slalomait dans la défense adverse. Arrêté à 10’’ de l’en-but, un maul se formait. Le ballon sortait vers l’Ouvreur Toulonnais qui claquait un drop qui ne trouvait pas son chemin (24e).

Sur une mêlée jouée dans nos 22’’, Toulon se sortait avec Rory Lamont qui tapait à suivre sur 50 mètres. L’Arrière Ecossais et Paul Sackey étaient à la course mais Byrne dégageait en touche (28e).

Les Ospreys récupéraient le ballon sur la touche et repartaient à l’attaque. Stoppés sur leur ligne des 40’’, les Gallois ne libéraient pas le cuir et se faisaient sanctionner. En bord de touche, Jonny Wilkinson ne réussissait pas la pénalité (29e).

Ce n’était que partie remise puisque sur le renvoi, le même Wilko récupérait le ballon et tapait une longue balle. Jonathan Thomas prenait le ballon en l’air et la foudre redescendu sur terre. Il ne libérait pas et nouvelle pénalité que l’Artilleur Toulonnais – des 40’’ plein axe – passait (6 – 3, 30e).

Cinq minutes plus tard, c’est au tour de Matt Henjak de se faire prendre et de ne pas libérer le ballon. De ses 40’’ plein axe, Biggar tente la pénalité qu’il rate (35e).

Jerry Collins se rappelle au bon souvenir de Mayol avec un placage sur Dean Schofield qui fait perdre le ballon au Seconde ligne Varois (38e).

En fin de première période, Toulon porte le ballon par des regroupements réalisés dans l’axe. Mais Jean-Charles Orioli garde le ballon au sol et se fait pénaliser. Biggar – sur la ligne des 40’’ des Ospreys – ne la rate pas et ramène les deux formations à égalité à la pause (6 partout, 40e).

Revenues dans la même configuration sur le terrain, les deux formations allaient devoir batailler pour se départager. Toulon partant avec l’avantage de jouer avec l’appui du vent désormais.

Et les Ospreys se mettaient à la faute sur le coup d’envoi de Jonny Wilkinson. Des 40’’ très légèrement à gauche, le « Blond » empochait les trois points supplémentaires (9 – 6, 41e).

Les Gallois se montraient entreprenants et pénétraient dans nos 22’’. Fort heureusement, ils se mettaient à la faute (48e).

Mais sur une mêlée jouée sur la ligne médiane, M. Lewis estimait que Saimone Taumoepeau avait écroulé l’édifice. Biggar, dans l’axe, remettait à nouveau les deux équipes à égalité (9 partout, 53e).

Va alors surgir un éclat de génie côté Gallois peu avant l’heure de jeu : Benjamin Lapeyre prenait un ballon tapé dans nos 22’’ et voulait repartir. Pris, l’ailier Toulonnais lâchait le ballon devant lui. Mêlée ordonnée par M. Lewis. Les Ospreys font l’effort. Le ballon filait à l’aile en direction de Shane Williams qui – sur un des rares ballons qu’il touchera de l’après-midi –marquera le premier essai de la partie (9 – 14, 58e). Face aux perches, Biggar ne transformait pas.

Philippe Saint-André va alors injecter du sang neuf à l’heure de jeu : « les rentrées des Jeunes a fait du bien » avec Mikaël Ivaldi qui remplaçait Jean-Charles Orioli au fauteuil d’orchestre et Laurent Magnaval à la mêlée, suppléant Matt Henjak, sans oublier Joce Suta à la place de Dean Schofield.

Rory Lamont commettait une faute sur Shane Williams. Biggar tentait la pénalité des 22’’ légèrement à gauche. Le ballon passera également à gauche (61e).

Saimone Taumoepeau cédait sa place à Benjamin Bastères (61e) puis Benjamin Lapeyre à Clément Marienval (65e).

Le Champion du Monde 2003 trouvait une superbe touche dans les 22’’ mais les Ospreys pouvaient se dégager (66e).

Alors que les Toulonnais faisaient la largeur des 22’’ Gallois, Rory Lamont était plaqué sans ballon (sans aucune conséquence arbitrale), Wilko tentait un nouveau drop qui passait largement à gauche (70e).

Les Bleu ne s’en émouvaient pas pour autant et repartaient à l’assaut des lignes Galloises pour tenter de revenir au score. Et ce sera chose faite en partie à la 73e : Juan-Martin Fernandez-Lobbe se faisait « décapsuler » par Jerry Collins. M. Lewis sifflait mais pas pour ce placage haut mais parce que l’ancien Toulonnais n’était pas sorti de la zone plaqueur-plaqué après que l’avantage qu’il ait laissé jouer n’ait rien donné… Des 35’’ bord de touche droit, Jonny ramenait les Toulonnais à deux petits points (12 – 14).

La délivrance viendra à la 78e lorsque le même et inimitable « Jonnnnnnnnnyyyyyyyyyyyyyyyy » fixait deux défenseurs et envoyait une sautée à destination de Paul Sackey. L’Ailier Anglais - que certains avaient déjà cru congelé – filait marquer (17 – 14).

Du bord de touche droit, Wilko finissait sa partition sur une transformation réussie et portait le score définitif à 19 – 14.

Toulon s’impose donc après avoir bafouillé son Rugby durant le premier quart d’heure de la seconde période. Comme le soulignait Philippe Saint-André : « ce n’est jamais facile de jouer les Ospreys. C’est une équipe d’individualités. » La satisfaction du Président délégué au Rugby est d’avoir contré les Gallois sur leur défense inversée en proposant des pick and go et des ballons portés et d’avoir fait du jeu et se créer des occasions.

Du côté Gallois, le Coach Scott Johnson analysait que le « jeu au pied et la domination territoriale n’étaient pas de notre côté » et regrettait que, comme la saison dernière face à Biarritz, sa formation ait été « forte mais n’a pas eu le résultat au bout ». Quant au Capitaine, Alun Wyn Jones, il insistait également sur la possession Toulonnaise et la présence de Jonny Wilkinson même si selon lui il « n’a pas été le meilleur ouvreur aujourd’hui ».

Le mot de la fin revient au Capitaine Juan-Martin Fernandez-Lobbe qui estimait que le RCT avait « gagné un test-match avec un combat très dur » et heureux d’avoir montré que cette équipe Toulonnais était « un vrai Groupe où l’on joue l’un pour l’autre ».

Reste désormais à appréhender le déplacement en Irlande pour affronter la Red Army du Munster, PSA rappelant qu’il a pris deux fois 40 points avec Sale…

JJG

les Vidéos de Toulon - Ospreys

Juan-Martin Fernandez-Lobbe - Conférence de presse d'après match Toulon-Ospreys du 09.10.10

Juan-Martin Fernandez-Lobbe

Conférence de presse d'après match Toulon-Ospreys du 09.10.10

Jonny Wilkinson - Conférence de presse d'après match Toulon-Ospreys du 09.10.10

Jonny Wilkinson

Conférence de presse d'après match Toulon-Ospreys du 09.10.10

Philippe Saint-Andre - Conférence de presse d'après match Toulon-Ospreys du 09.10.10

Philippe Saint-Andre

Conférence de presse d'après match Toulon-Ospreys du 09.10.10

Philippe Saint-Andre - Conférence de presse d'avant match Toulon-Ospreys du 07.10.10

Philippe Saint-Andre

Conférence de presse d'avant match Toulon-Ospreys du 07.10.10

les Photos de Toulon - Ospreys

Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jean-Charles Orioli. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina et Matt Henjak. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Mafi Kefu, Olivier Missoup et George Smith. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Dean Schofield et Jean-Charles Orioli. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Jean-Charles Orioli. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jean-Charles Orioli, Olivier Missoup et George Smith - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Mafi Kefu, Jean-Charles Orioli et Olivier Missoup. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
George Smith, Olivier Missoup et Geoffroy Messina. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson, Christophe Samson et Saimone Taumoepeau. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Mafi Kefu, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Paul Sackey. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Mafi Kefu, Christophe Samson, Geoffroy Messina et Jean-Charles Orioli. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina, Christophe Messina et Jean-Charles Orioli. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina, Jean-Charles Orioli, Rory Lamont, Mafi Kefu, Christophe Samson et Benjamin Lapeyre - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Rory Lamont et Geoffroy Messina. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Olivier Missoup et Saimone Taumoepeau. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield et Benjamin Lapeyre. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont, Matt Henjak et Olivier Missoup. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
George Smith, Christophe Samson, Saimone Taumoepeau et Matt Henjak. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
D. Schofield, S. Taumoepeau, C. Samson, J.-M. Fernandez-Lobbe, M. Kefu et O. Missoup. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Paul Sackey et Jean-Charles Orioli. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jerry Collins, Paul Sackey, Dean Schofield et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Dean Schofield. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
George Smith, Matt Henjak et Jerry Collins. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Laurent Magnaval et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Laurent Magnaval, Mickaël Ivaldi, Christophe Samson et Joce Suta. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson, George Smith et Olivier Missoup. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson,  Olivier Missoup et George Smith. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Olivier Missoup. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
George Smith et Christophe Samson.  - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Benjamin Bastères, Christophe Samson et Davit Kubriashvili. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson et Clément Marienval. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Paul Sackey, Olivier Missoup, Christophe Samson et Benjamin Bastères. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Jocelino Suta et George Smith. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
B. Bastères, J.-M. Fernandez-Lobbe, D. Kubriashvili, O. Missoup et G. Smith. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Mafileo Kefu et Jerry Collins. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Joce Suta, Rory Lamont, Davit Kubriashvili et George Smith. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Mehdi Merabet et Davit Kubriashvili. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Mickaël Ivaldi et Oliver Missoup. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Benjamin Bastères, Laurent Magnaval et Jean-Charles Orioli. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson et Paul Sackey. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson et Laurent Magnaval. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Ospreys -  © Aurélie Lantus

Rugbyrama

Toulon à l'heure H.

Le 09/10/2010

C'est grâce à un essai de l'ailier anglais Paul Sackey, à seulement deux minutes de la fin de la rencontre, que Toulon  a remporté le premier mztvh de son histoire en Coupe d'Europe face aux Ospreys (19-14). Même s'il a souffert, le club varois a parfaitement lancé sa campagne continentale.

Alors certes, les Toulonnais sont loin d’avoir présenté leur visage le plus séduisant ce samedi après-midi mais Mayol pouvait-il rêver d'un meilleur scénario pour la première représentation du RCT en H Cup ? Ainsi, les Varois étaient tout de même menés de cinq points (9-14) à moins d’un quart d’heure du terme de la rencontre après un essai de Shane Williams (64e), le génial ailier gallois auteur d’une inspiration aussi ingénieuse qu’efficace le long de la ligne de touche. Et c’est sous la pression que les joueurs du manager Philippe Saint-André ont livré leur plus belle partition du jour. En effet, dans les ultimes minutes, ils ont enfin pris le jeu à leur compte, dominé dans tous les compartiments et surtout investi les 30 mètres adverses. Une prise d’assaut qui a d’abord accouché d’une pénalité de Jonny Wilkinson (75e), des 22 mètres en coin, qui permettait aux supporters de rêver encore…

C’est finalement à la 78e minute que la délivrance est intervenue. L’essai, marqué en coin, est signé Paul Sackey mais assurément, c’est encore "Sir Wilko" qui a été décisif sur cette action magnifique. Après une belle redoublée, il fixait deux défenseurs adverses avant d’effectuer une passe sautée en direction de son ailier et compatriote anglais. Presque une offrande… Pourtant, les Varois ont longtemps souffert, les Varois ont parfois bafouillé leur rugby, les Varois ont souvent été sanctionnés, notamment au sol. Une heure d'incertitude avant de se lâcher enfin... En ce sens, ils ont profité du manque de réussite du buteur des Ospreys, Dan Biggar, auteur d’un maigre trois sur huit dans ses tentatives au pied sur l’ensemble du match.

Wilko, Fernandez-Lobbe et la jeunesse varoise

Les locaux pensaient certainement avoir réalisé une bonne opération en regagnant les vestiaires, à la pause, sur un score de parité (6-6). Pourquoi ? Tout simplement parce que le mistral méditerranéen, plutôt violent ce samedi, soufflait dans les dos gallois durant le premier acte et promettait de porter les initiatives toulonnaises pendant le second. Mais les acteurs locaux sont alors tombés dans une sorte de fébrilité ambiante. Résultat : des maladresses plutôt inhabituelles, une multitude de mauvais choix et de nombreuses fautes au sol de la part des Varois.

A l’arrivée, ce sont les hommes forts du RCT qui ont sonné la révolte, que ce soit Wilkinson encore excellent gestionnaire ou Fernandez-Lobbe qui a toujours mis son équipe dans le sens de la marche. Plus inattendu, la jeune garde toulonnaise, entrée à l’heure de jeu, a su apporter le zest de fraîcheur qu’il manquait au reste des troupes, à l’image du talonneur Mickaël Ivaldi (20 ans) et du demi de mêlée Laurent Magnaval (19 ans), très en vue en fin de rencontre. Et voilà un nouveau souhait du président Mourad Boudjellal réalisé. Non seulement Toulon est parvenu à revenir sur le devant de la scène nationale, mais aujourd’hui, le RCT est en passe de s’inviter dans le gratin du rugby européen. Reste néanmoins à le confirmer dès le week-end prochain au Munster, où il faudra être bien plus précis et appliqués pour espérer...

Jérémy FADAT

L'Equipe.fr

Toulon célèbre son baptême.

Le 09/10/2010

Pour ses grands débuts en Coupe d'Europe, le RC Toulon s'est imposé à Mayol face aux Ospreys (19-14). Auteur d'un essai décisif en fin de match, Paul Sackey a fait taire les critiques. Jonny Wilkinson a inscrit 14 points.

A RETENIR
On attendait un vent de folie sur Mayol pour les grands débuts de Toulon en Coupe d'Europe. Et le XV de la Rade, même vêtu d'un bleu dispensable, a répondu présent en faisant plier les Ospreys (19-14). Les absences de Joe Van Niekerk, Carl Hayman, Felipe Contepomi et Rudi Wulf, conjuguées au jeu explosif des Gallois, inquiétaient quelque peu au coup d'envoi. Mais à l'image de son début de saison en Top 14, le RCT a affiché un état d'esprit remarquable et un réalisme insolent pour s'imposer dans les cinq dernières minutes de la rencontre. Les fautes au sol (5) des protégés de Philippe Saint-André dans le premier acte et les pertes de balles en deuxième période auraient pu gâcher le baptême du RCT en H Cup. C'était oublié la présence de Jonny Wilkinson.

LE TOURNANT DU MATCH : 79e
Philippe Saint-André avait répété avant la rencontre : «Qu'on donne des ballons de qualité à Paul Sackey et il va démontrer qu'il est un grand joueur.» Le trois-quarts anglais a donné raison au manager toulonnais. Sackey a fait taire la litanie de critiques qui le poursuit depuis son arrivée en inscrivant l'essai de la victoire sur la dernière action du match (79e). Sur une redoublée, Jonny Wilkinson allonge une sautée vers Sackey qui a pu faire parler sa vitesse le long de la ligne pour la première fois de la saison (17-14).

IL A BRILLE : JONNY WILKINSON
Jonny Wilkinson a manqué un drop à la 71e minute. Un loupé assez rare chez l'Anglais. Et pourtant, l'ouvreur du RCT a été décisif dans le succès de Toulon en enquillant les points au bon moment et en faisant un décalage décisif sur Paul Sackey pour l'essai de la victoire.

IL A DIT...
«On se rend compte que la H Cup est très difficile, a avoué Jonny Wilkinson au micro de Canal Plus. On s'attendait à un gros challenge. Les équipes du pays de Galles jouent un rugby très rapide avec également de la puissance. On a su trouver l'esprit et l'énergie nécessaire. Il faut continuer.»

Rugby365.fr

Un RCT so British.

Le 09/10/2010

Pour ses grands débuts européens, Toulon s'est imposé sur le fil face aux Gallois des Ospreys à Mayol (19-14). Les Toulonnais, emmenés par leurs Anglais Jonny Wilkinson et Paul Sackey, ont eux chaud. Mais l'essentiel est bien là.

Le jeu
Toulon a réussi son baptême du feu. Grâce à un essai de Paul Sackey dans les dernières minutes et quatorze points de Jonny Wilkinson, le RCT est venu à bout des Ospreys (19-14) au terme d'un match intense et crispant. La première période a été particulièrement disputée. Face au vent, les Toulonnais ont encaissé une pénalité dès le coup d'envoi. Trop indisciplinés, les hommes de Philippe Saint-André ont permis à l'ouvreur des Ospreys Dan Biggar de se procurer plusieurs pénalités. Sans vraiment de réussite. De son côté, Jonny Wilkinson a fait ce qu'il a pu pour concrétiser le bon travail de ses avants et de sa défense très bien en place. Avec là aussi du déchet, en raison du vent contraire. A la pause, juste après une deuxième pénalité des Gallois, les équipes sont rentrées aux vestiaires sur un score de parité (6-6). Toulon a parfaitement débuté la seconde période avec un nouveau coup de pied de son ouvreur anglais. Les Ospreys ont tenté de faire la différence en multipliant les grosses séquences de jeu. Mais c'est au pied, grâce à une magnifique pénalité de Biggar, que les Gallois sont revenus (9-9, 52eme). Huit minutes plus tard, ils sont passés devant grâce à un essai de Shane Williams. L'ailier international, en contacts avancés la saison dernière avec Toulon, a parfaitement joué le coup à l'heure de jeu (9-14). On pensait alors que Toulon ne reviendrait jamais. C'était sans compter sur une nouvelle pénalité de Wilkinson et surtout un essai de son compatriote Paul Sackey servi par…Wilko à deux minutes de la fin. Décrié depuis le début de saison, l'ailier anglais offre la victoire à son équipe.

Les Toulonnais
Le club de Mourad Boudjellal a réussi ses débuts européens. Bien en place face au vent, Toulon s'est fait peur ensuite mais n'a pas craqué. Et si les Toulonnais l'ont emporté, ils le doivent encore une fois à leur ouvreur Jonny WILKINSON. Sous les yeux de son sélectionneur Martin Johnson, le champion du monde 2003 a de nouveau montré qu'il était prêt pour les tests de novembre. L'ouvreur anglais a logiquement été élu homme du match. Pour ses quatorze points au pied mais aussi pour sa merveille de passe sautée sur l'essai de son compatriote Paul SACKEY. Décevant une bonne partie de la rencontre, comme d'ailleurs depuis le début de la saison, l'ancien joueur de Leicester a peut-être véritablement lancé sa saison en maquant un essai décisif. En troisième ligne, Juan Martin FERNANDEZ LOBBE, promu capitaine en l'absence de Joe Van Niekerk, a bien tenu son rang. Privé de plusieurs de ses cadres, Toulon s'est fait peur mais assure l'essentiel.

Les Gallois
Le Gallois Shane WILLIAMS aurait pu être le héros de cette rencontre. Suivi de près par le RCT voilà quelques mois, avant de finalement faire signer Paul Sackey, l'ailier international gallois a marqué un essai et livré un bon match durant 68 minutes. A l'ouverture, Dan BIGGAR a certes connu du déchet dans son jeu au pied mais il a été très précieux aux Gallois. Les hommes de Scott Johnson ont livré une prestation solide mais ont craqué dans les dernières minutes. Comme à leur habitude, ils ont proposé beaucoup de jeu mais doivent se contenter du bonus défensif. Pour son retour à Mayol, le troisième ligne néo-zélandais Jerry COLLINS a vécu une journée difficile. Peu à son avantage, il a été sifflé par le public. Bonne rentrée de Ryan JONES.

Jean-François PATURAUD

E-Bleu Marine

Toulon prend la H Cup par le bon bout.

Le 09/10/2010

Grâce à un final en trombe, le Rugby Club Toulonnais l’a emporté face aux Ospreys (19-14) lors de son entrée en coupe d’Europe. Si le résultat est positif, la copie varoise est toutefois à revoir tant le jeu des Toulonnais fut stéréotypé et restrictif durant la majeure partie de la rencontre. Jonny Wilkinson fut sous la pression dès le coup d’envoi . Toulon tenta d’inverser cette tendance par du jeu au pied. Mais les Ospreys mirent régulièrement la main  sur le cuir. Il fallut une charge au ras de Samson puis un coup de pied à suivre de Lamont (27ème) pour donner de l’allant aux Bleus de la Rade.

Les Ospreys manquent de tuer le match

Sur une nouvelle pression mise sur les rucks, Toulon prit l’avantage par son buteur émérite. Le jeu se cantonna alors dans le petit périmètre. Devant, au pied voire dans les airs. Peu de mouvement ni de volume, juste une égalisation au buzzer signée Biggar (6-6). Les deux formations étaient ainsi dos à dos à la pause. Mais pas pour longtemps car une obstruction de Collins prolongea le chassé-croisé des buteurs. Alors que Toulon s’entêtait dans d’interminables pick and go, Biggar ne se laissa pas impressionner par le vent de face (53ème). Au plus fort de la domination galloise, Shane Williams vit et prit le trou malignement le long de la touche avant de crocheter le dernier défenseur (Lamont). Les Ospreys eurent alors l’occasion d’enfoncer le clou, de tuer le match sur la transformation puis une pénalité.

Toulon finit plus fort

L’indiscipline varoise aurait donc pu coûter cher sans le manque de réussite de l’ouvreur Biggar. En sursis, Toulon joua son va-tout. Il se décida enfin à élargir dans les dix dernières minutes. Décalé en bord de touche, Fernandez-Lobbé fit une première fois passer le frisson dans les travées de Mayol. Puis Magnaval dynamisa, Ivaldi chargea, Wilkinson redoubla avec Smith et Sackey marqua en coin l’essai de la gagne ! Toulon avait porté l’estocade au meilleur moment et réussissait son entrée dans la H Cup grâce à cette victoire certes étriquée mais ô combien importante pour la suite.

Johan LIVERNETTE

Var Matin

Première belle page d’histoire pour le RCT.

Le 10/10/2010

Avec ce premier match de « H-Cup » depuis la création du club, il y a plus d’un siècle, le RCT avait une occasion rêvée d’écrire une page d’histoire.

Les Toulonnais, emmenés par le capitaine courage Fernandez- Lobbe, n’ont pas raté leur coup, signant de la plus belle des manières un superbe chapitre, désormais à étoffer.

Au-delà de l’envie, de l’engagement physique, de la solidarité, du sérieux de tous les instants, les Toulonnais ont fait preuve de patience et surtout de sang-froid pour arracher la victoire dans les deux dernières minutes d’un jeu rugueux. Clin d’œil du destin, c’est Paul Sackey, tant décrié depuis ses débuts, qui a trouvé sur son aile la clé du succès.

Un coup de maître

Les Bleus de la « H-Cup » ont fait honneur à leur maillot frappé du brin de muguet, faute de porter leurs couleurs traditionnelles. A l’émotion suscitée par ce maillot à bulles a fait place la liesse d’une victoire qui fera date, glanée devant une grande équipe de Swansea Ospreys.

Pour un coup d’essai dans « la plus belle des compétitions de clubs au monde », aux dires du 3e ligne argentin, le RCT a signé un coup de maître, suspense en prime.

Les hommes du fin tacticien Saint-André jouaient face au vent en première période qui voyait le tableau d’affichage évoluer par les deux seuls buteurs. Biggar, l’ouvreur gallois, signait la première et la dernière pénalité des quarante premières minutes. Wilkinson concrétisait pour sa part deux pénalités sur quatre, ratant un drop tiré presque à la hâte.

Les Toulonnais se complaisaient dans des pick and go à répétition, souvent avortés par une faute. Les partenaires de Jerry Collins, de leur côté, faisaient preuve d’un gros physique et ponctuellement de vitesse. Mais la défense varoise parvenait à contrecarrer les offensives britanniques.

Le match était âpre, serré, disputé. Tout allait se jouer sur pas-grand-chose.

Sackey réplique à Williams

A l’heure de jeu, Shane Williams se rappelait aux bons souvenirs des Toulonnais. Sur un ballon disputé au sol, le feu follet, fidèle à sa réputation, partait sur le petit côté délaissé et filait à la galloise pour pointer en bonne position derrière la ligne après un dernier crochet. Les Ospreys (« balbuzards » en français), en fins rapaces, tenaient à l’heure de jeu la proie toulonnaise dans leurs griffes. C’était sans compter sur l’abnégation de Smith, Samson, Kefu et les autres. Toulon, avec ses jeunes entrés en fin de match, donnait son maximum. Et sur une combinaison Wilkinson-Smith, l’ouvreur anglais écartait un défenseur sur un travers avant de donner à Sackey, décalé sur son aile. Le trois-quarts aile faisait la différence.

Le banc toulonnais explosait, Mayol pouvait exulter.
 
Paul MASSABO

E-Bleu Marine

Toulon s’est mis sur les bons rails européens.

Le 10/10/2010

L’essai de Paul Sackey est plus important qu’il n’y paraît. En gagnant lors de son entrée en H Cup face aux Ospreys (19-14), le Rugby Club Toulonnais s’est mis sur les bons rails européens. Il s’en est fallu de peu. Car manquant d’ambition dans le jeu, Toulon a souvent subi la domination galloise. Les cadres ont alors pris les choses en main. Notamment Fernandez-Lobbé devant et Wilkinson derrière. Kefu a démontré qu’il n’avait rien perdu de son impact physique et Missoup de son activité défensive. Schofield nous parut en revanche en dedans, à l’inverse de Samson qui monte en régime au fil des semaines. Devant, Toulon s’est tout de même fait sanctionner à de nombreuses reprises sur les rucks, domaine où les Ospreys ont récupéré de précieux ballons. Hormis l’éclair de Shane Williams, les Gallois n’ont pas montré grand-chose eux non plus. Cette équipe est assurément capable de produire un rugby d’une autre envergure. Si sa troisième ligne fut à son avantage, l’ensemble parut en rodage, ce dont a su profiter le RCT.

Le souffle de la jeunesse rouge et noire

Samedi, un homme a rehaussé en une action, un essai décisif, sa côte de popularité « mayolesque ». Cet homme, c’est Paul Sackey. Peu à son avantage depuis le début de la saison, l’ailier anglais semble retrouver son meilleur niveau. Toujours au chapitre des individualités, comment ne pas souligner les excellentes rentrées de Magnaval et Ivaldi ? Les deux champions de France Reichel ont apporté un vent de fraîcheur et de dynamisme au moment où Toulon en avait grandement besoin. Dans l’animation, la transformation du jeu, Laurent Magnaval a déjà montré qu’il avait les capacités pour succéder à Pierre Mignoni. Quant à Mickaël Ivaldi, impeccable dans ses lancers, il rentra sans se poser de questions. Vu son potentiel, le public de Mayol ne tardera pas à le revoir. La jeune garde toulonnaise aura l’occasion d’apprendre un peu plus le haut niveau samedi (15 h 30) avec le déplacement au Munster, une province irlandaise faisant figure d’épouvantail dans cette poule 3.

Johan LIVERNETTE

AFP

Toulon se décrispe en fin de match et s'offre les Ospreys.

Le 09/10/2010

Toulon a réussi samedi son entrée dans la Coupe d'Europe, qu'il dispute pour la première fois de son histoire, grâce à sa victoire à l'arraché devant les Gallois de Neath-Swansea Ospreys, un habitué de l'épreuve (19-14).

En plein redressement en Top 14 après un début de saison raté, le club français a confirmé ses qualités morales, ne lâchant rien pour l'emporter sur sa seule occasion d'essai à 4 minutes du terme.

Symbole s'il en est: souvent pris à défaut dans ce match, c'est l'ailier anglais Paul Sackey qui a signé la victoire...

Il faudra cependant bien plus de discipline aux Varois pour espérer résister au Munster, samedi prochain à Thomond Park, et aux London Irish et atteindre l'objectif d'une participation aux quarts de finale.

La stratégie française était claire: museler le pack adverse pour priver de ballons les flamboyantes lignes arrières des Ospreys, d'où l'étincelle pouvait jaillir de partout. Avec sa cohorte d'internationaux gallois, au beau jeu réputé, les Ospreys avaient en effet des arguments offensifs à faire valoir...

Ils le démontrèrent en début de rencontre, profitant du manque de discipline toulonnaise en défense pour quelques beaux mouvements au large, dont bénéficiait d'emblée Biggar, transformant sa pénalité (3-0, 2)

Mais les avants varois, à l'instar de Missoup et Samson, se mirent rapidement à l'ouvrage et prenaient le dessus sur leurs homologues, moins tranchants que leurs collègues de derrière.

Pour autant, ils peinaient à sortir des ballons propres et se mettaient aussi à la faute. D'où une première période sans envolée, plutôt hachée, se résumant pour l'essentiel au duel de buteurs Biggar-Wilkinson (6-6). Sous les yeux du sélectionneur anglais Martin Johnson, ce dernier se montrait d'abord moins efficace que lors de ses dernières sorties (à 2 sur 4 à la pause).

Toulon peinait encore à la reprise à exploiter sa supériorité au sol, comme lors de ce long temps de jeu à la 56e, finalement puni d'une pénalité.

C'est aussi sur une faute de placement de Sackey, décidément guère à son aise depuis le début de saison mais touché par un drame dans sa famille en Angleterre, que les Ospreys inscrivaient le premier essai du match: Shane Williams, que le RCT avait envisagé de recruter cet été, profitait du boulevard ainsi libéré (9-14, 60), à la joie du millier de fans gallois.

Wilkinson faisait alors la différence en fin de partie: une première pénalité rapprochait les Varois du but (12-14, 74), et sa passe, après une combinaison avec Smith, trouvait Sackey lancé pour l'essai, transformé, du soulagement (76).

La Provence

RCT : au tour du Munster maintenant !

Le 10/10/2010

Vainqueur des Ospreys hier, avec un essai de Sackey à la clé, Toulon ira en Irlande sans complexe.

Saimone Taumoepeau a voulu que son enfant voie ça de plus près. Alors, sitôt le match terminé, le pilier du RC Toulonnais est allé chercher son fiston en tribunes pour l'emmener sur la pelouse en le serrant fort dans ses bras. C'est de là, perché bien haut, que le petit bout de chou a vu le public de Mayol se lever pour ovationner son équipe. À cet instant précis, Paul Sackey est passé par là et il eut un geste tendre, effleurant de la main le visage du bambin. L'international anglais souhaitait partager son bonheur retrouvé avec tout le monde. Avec des mômes souriants surtout, peut-être.

Extrêmement affecté par la disparition de son cousin, assassiné à Londres en juin, l'ancien ailier des Wasps a vécu des mois douloureux et son adaptation au RCT s'en est évidemment ressentie. Hors du coup jusqu'ici, Sackey est sans doute revenu à la vie, hier après-midi. Son match a longtemps ressemblé à un nouveau calvaire, mais un éclair l'a ramené à la lumière. L'avenir immédiat nous le confirmera ou pas, il fallait probablement un essai pour relancer le Londonien du RCT. Celui-ci a bien fait les choses pour y parvenir, en tout cas. Car sa réussite n'est pas survenue n'importe quand et n'importe où.

Il y a des essais qui comptent bien plus que d'autres et celui d'hier, en H-Cup, à Mayol, appartient forcément à cette catégorie. Il a même tout changé, permettant au RCT de passer d'un revers frustrant à une performance haut de gamme, le tout à deux minutes du terme. Supervisés par le sélectionneur de l'équipe d'Angleterre, Martin Johnson, les sujets de sa Gracieuse Majesté ont eu une influence capitale dans ce succès, puisque la résurrection de Paul Sackey doit beaucoup à Jonny Wilkinson, son partenaire de sélection lors de la Coupe du monde 2007.

Assez peu inspiré (échecs sur 2 pénalités et 2 drops), "Wilko" a retrouvé son génie au bon moment, délivrant une passe monumentale à son coéquipier. "Paul a besoin qu'on le décale, et là, on l'a fait une fois. On a vu la suite!, a apprécié Philippe Saint-André. En fait, on s'est débloqués lorsque l'on a été menés. On a mis du volume de jeu, de la vitesse et on a trouvé des solutions." Juste avant, les Ospreys pensaient avoir réussi dans cette entreprise, eux aussi. Multipliant les temps de jeu, ils s'étaient ainsi détachés sur une phase qui devait autant à un gros cafouillage qu'à l'apathie toulonnaise. Sur le coup, un seul vrai ballon exploitable avait suffi à Shane Williams pour sauter dans l'en-but adverse.

"Il y a eu match nul, en définitive !", ironisa plus tard, après le match, le président du RCT, Mourad Boudjellal, en faisant référence au dernier mercato toulonnais, lorsque Sackey et Williams étaient tous les deux dans le viseur du club. Il y a finalement des matches nuls qui valent d'énormes victoires. Toulon en sait quelque chose depuis hier. Après avoir épinglé le scalp des Ospreys avec une formation très remaniée par la force des choses (Mignoni, VanNiekerk out, Hayman et Contepomi non qualifiés) ou par choix, le RCT, qui disputait là son tout premier match de H-Cup, est-il désormais en mesure d'accrocher celui du Munster à son tableau de chasse, samedi prochain? "On aura affaire à une équipe qui s'appuie sur un engagement physique de tous les instants, a noté Saint-André. On ira là-bas avec de l'appétit et sans aucune pression." C'est visiblement la bonne attitude.

Laurent BLANCHARD

Var Matin

Sackey pour une délivrance.

Le 10/10/2010

On joue la 78e minute quand Jonny Wilkinson contourne la défense des Opsreys et allonge une passe pour Paul Sackey. L’ailier anglais se lance et s’en va marquer sans opposition l’essai de la gagne.

« Jonny m’a adressé une passe incroyable dont il est sûrement le seul à pouvoir réaliser », avouait, reconnaissant, l’intéressé après la rencontre, le visage fendu d’un large sourire.

À voir sa joie et celle de ses coéquipiers venus un par un le féliciter, on se doute que l’instant a flirté avec les étoiles. Au coup de sifflet final, il a même reçu l’accolade appuyée d’un Mourad Boudjellal tout heureux de voir l’une des stars du recrutement enfin au rendez-vous. « Quand je l’ai vu courir vers la ligne, je me suis dit qu’une mouette allait le faire tomber ! », rigolait le président dans les vestiaires. Eh bien non, le sorcier qui s’acharnait sur la poupée à l’effigie de l’ancien joueur des Wasps semble avoir changé de bouc-émissaire.

Et voilà que cet essai sonne comme une délivrance pour un homme qui a connu un été pourri. Marqué par le meurtre de son cousin juste avant son arrivée à Toulon, fin juin, Paul Sackey vient de passer trois mois la tête dans le seau. Dans ces conditions, le voir marquer ainsi a provoqué la joie de tous ses camarades. « Etant donné qu’il a connu des difficultés extra-sportives, le groupe et moi-même avons toujours été derrière lui, avance Philippe Saint-André. J’avais annoncé qu’il était un ailier finisseur et sur la première situation de décalage, il marque. C’est bien pour lui et le groupe. Je crois que cet essai va lui amener énormément de confiance. »

Une marche franchie

Alors, bouffée d’oxygène ? « Pas vraiment mais pour moi, c’est une marche franchie pour progresser et me sentir mieux dans cette équipe », tempère l’ailier, qui sait sans doute que l’écart qui le mène vers son meilleur niveau ne se comble pas d’un coup de baguette magique. Car si Paul Sackey a inscrit l’essai de la gagne, il a encore fait preuve de quelques errances en défense et d’une certaine passivité sur quelques bons coups, comme sur cette montée sur Shane Williams qui a eu du mal à se saisir du ballon.

« J’ai essayé de m’impliquer dans le jeu autant que j’ai pu, mais il me faut encore du temps pour m’installer et bien jouer dans une équipe que je découvre », se justifie le joueur originaire du Ghana.

En ce jour joyeux, on ne lui en tiendra pas rigueur. Sûrement moins Martin Johnson, le sélectionneur anglais venu en priorité superviser Jonny Wilkinson, tout en gardant un œil sur l’ailier. Paul, lui, n’était pas au courant de sa présence : « Ah, je ne savais pas... Il était d’abord important de bien jouer pour mon équipe et mes coéquipiers et pour un ailier, il est primordial de marquer des essais. Mais si Martin Johnson était bien dans le public, c’était important aussi de marquer sous ses yeux ! »

Mais pour postuler à nouveau à une place en équipe d’Angleterre, Sackey devra marquer d’autres essais et s’affirmer dans l’équipe. C’est tout ce qu’on lui souhaite.
 
Olivier BOUISSON

Rugbyrama

PSA: "De la fraîcheur et du culot".

Le 10/10/2010

Il a explosé de joie lorsque Paul Sackey  a plongé dans l'en-but des Ospreys à la 77e minute. Philippe Saint-André est allégement entré sur la pelouse pour savourer le premier succès de Toulon en Coupe d'Europe grâce notamment à plusieurs jeunes issus du centre de formation.

La composition d'équipe annoncée par Philippe Saint-André avait pourtant fait craindre le pire pour ce RCT novice en H Cup. Face à des Ospreys, quart-de-finalistes de la dernière édition, le manager toulonnais avait décidé de rajeunir son équipe et de relancer quelques joueurs oubliés lors des dernières journées de Top 14. Des joueurs qui ont su saisir la perche tendue par leur manager : "C'est la victoire d'un groupe, nous n'avons pas fait d'impasse contrairement à ce que certains pensaient. Ce qui est bien également, c'est que le banc, aussi bien les joueurs d'expérience que les jeunes, qui ont eu du culot, a amené une plus-value. Cela veut dire qu'on ne bosse pas trop mal, et qu'on étoffe notre collectif." Et les prestations des jeunes Magnaval, Ivaldi et Bastères ont aussi ravi le président Mourad Boudjellal : "Je me félicite aussi que des joueurs du centre de formation étaient sur la pelouse. C'est un très haut niveau de compétition, qui va nous servir dans le Top 14, pour nous rapprocher peut-être d'équipes comme Toulouse, Perpignan ou Clermont qui sont des habitués de cette épreuve." Si les stars internationales comme Jonny Wilkinson ont joué un rôle déterminant, les bonnes performances des jeunes ouvrent des nouvelles perspectives pour le club varois.

"Notre victoire est méritée"

En effet, avec une profondeur de banc plus importante, Philippe Saint-André peut espérer jouer sur les deux tableaux même si le Top 14 reste la priorité. Surtout, que le manager estime que le scénario incroyable de cette victoire face à la province galloise peut être profitable : "Cette compétition est différente du Top 14. Notre victoire à Biarritz a également été importante pour notre collectif. Mais aujourd'hui on n'a pas paniqué, on est revenu dans le match, en se créant des situations. Cela montre qu'on commence à prendre confiance. Lors des 20 dernières minutes, nous avons mis du rythme, de la vitesse, avec les changements où les jeunes ont apporté fraîcheur et culot. Nous avons mis beaucoup de cœur, notre victoire est méritée." Un succès historique qui démontre tout le potentiel du RCT.

Nicolas AUGOT

Sports.fr

Toulon, entrée réussie.

Le 09/10/2010

Pour ses grands débuts en H-Cup, le RC Toulon a su samedi, à Mayol, signer dans la douleur une première victoire précieuse (19-14) grâce à un ultime essai de son ailier Paul Sackey, idéalement servi par un Jonny Wilkinson, auteur de 14 points et une fois encore étincelant.

Martin Johnson ne sera pas déçu du voyage. Le sélectionneur du XV de la Rose, à quelques semaines des test-matches de l'automne, était venu ce samedi, sans doute moins intéressé par les grands débuts des Toulonnais en Coupe d'Europe que par l'énorme début de saison de son ouvreur international, Jonny Wilkinson, dont les performances week-end après week-end ont franchi le Channel... Le capitaine des champions du monde 2003 peut rentrer satisfait: s'il n'est peut-être pas revenu à son meilleur niveau, Wilkinson n'en est assurément pas très loin.

"Il est bien, il est confiant, on voit qu'il prend du plaisir et surtout il sécurise le groupe", appréciait d'ailleurs au micro de Canal+ un Philippe Saint-André, qui lui bien dans son rôle préférait louer son équipe toute entière ; un RCT qui a su signer ses premiers pas en H-Cup d'un succès (19-14) aussi savoureux qu'il fut compliqué à construire. "C'est Jonny, mais c'est surtout le RC Toulon qu'il faut féliciter aujourd'hui." Wilkinson comme les trois jeunes champions de France Reichel (Orioli, Ivaldi, Magnaval), intégrés au groupe qui a fini par venir à bout de cette référence européenne que sont les Ospreys. "On est très content et très fier des joueurs. Au début, on n'a pas essayé de mettre trop de jeu parce qu'on les savait très forts, puis on a pris confiance avec vingt très grosses dernières minutes. C'est vraiment bien de débuter comme ça..."

Eole, le faux-ami

Et pourtant à la pause, rien n'est fait pour ces bizuths toulonnais, tenus en échec (6-6) devant leur public suite à une pénalité à la dernière minute du premier acte que passe avec le vent des soixante mètres un Dan Biggar pourtant jusqu'alors malheureux. Le buteur gallois, comme sa formation, a pourtant l'avantage du vent dans ce premier acte, mais n'en profite pas. Deux échecs (8e, 34e) qui répondent aux deux pénalités également ratées par Jonny Wilkinson (16e, 30e), à la différence que l'ouvreur bute contre le vent. Un avantage dont les Ospreys ne tirent pas avantage, cantonnés à six malheureuses secondes de possession du ballon dans les 22 mètres adverses dans ce premier acte et qui multiplient les turn-overs, dont Toulon ne parvient pas non plus à profiter. Des Varois qui, s'ils sont présents dans l'intensité que requiert la Coupe d'Europe, pèchent, sans trop de conséquence il est vrai, par leur indiscipline avec déjà sept pénalités concédées, dont cinq au sol. La dernière juste avant la pause, qui permet justement à Biggar, profitant cette fois bien d'Eole pour remettre les deux formations à égalité.

Mayol espère forcément beaucoup d'un seconde période, où Wilkinson, fort de l'appui du vent, doit creuser l'écart. Encore faut-il profiter de cet atout... Dès la reprise, on se met à la faute côté gallois et, ironie de l'histoire, c'est l'ancien Toulonnais Jerry Collins qui est pris par la patrouille. Celui qui avouait, au moment de quitter la Rade sans avoir convaincu, être trop jeune pour finir dans un cirque, offre trois points sur un plateau à Wilkinson, qui à la différence de Biggar, répond présent. Et Toulon reprend l'avantage (9-6, 42e). Le RCT enchaîne les grosses séquences, mais la défense galloise tient bon. Pire, la mêlée toulonnaise se met à la faute et c'est Biggar qui égalise à son tour (9-9, 52e). Comme en première période pour les Ospreys, Eole est un faux-ami et le jeune ailier Benjamin Lapeyre, piégé par un rebond, se met à la faute sous ses poteaux. Derrière la mêlée qui s'en suit, ce diable de Shane Williams, qui aurait pu porter le maillot toulonnais, sort de sa boîte pour inscrire son quatorzième essai en H-Cup, essai de filou dans le côté fermé que l'arrière-garde varoise a déserté (9-14, 60e).

Toulon sort de son match, à l'image d'un Sackey, préféré à Williams par Saint-André contre l'avis de son président, qui s'oublie bêtement sur l'ailier gallois et offre une pénalité que Biggar ne transforme pas (62e). Au moment où l'équipe de Saint-André vacille, c'est Wilkinson qui endosse l'habit de sauveur. Par sa maîtrise, son jeu au pied, une nouvelle pénalité qui sanctionne le plaquage haut de Collins sur Fernandez-Lobbe (12-14, 75e) et surtout ce talent hors normes qui lui permet à trois minutes du coup de sifflet final de défier la ligne galloise et d'allonger une merveille de passe sautée à destination de Sackey, qui file inscrire son premier essai toulonnais ! Celui de la victoire que transforme comme un symbole "Wilko" ce héros (19-14, 77e) !

Sylvain LABBE

Les actus du match