Toulon - Stade Français

Toulon

Toulon

Essai(s)
16 - KUBRIASHVILI
37 - LOAMANU
65 - VAN NIEKERK
67, 67 - HENSON
Transformation(s) réussie(s)
17, 38 - WILKINSON
Pénalité(s) réussie(s)
5, 29, 45 - WILKINSON
Carton(s) jaune
6 - CHESNEY

38-10

mi-temps : 23-10

Top 14, 23ème journée

samedi 02/04/11 - 14:30

Essai(s)
21 - BOUSSES
Transformation(s) réussie(s)
22 - BEAUXIS
Pénalité(s) réussie(s)
31 - DUPUY
Carton(s) jaune
6 - PAPE
62 - PARISSE
Stade Français

Stade Français

[RCT/SF] Pas de poisson d'avril à Mayol...

[RCT/SF] Pas de poisson d'avril à Mayol...

le 02/04/2011 à 20:06

Auteur d'un match sérieux, le RCT empoche le bonus offensif face au Stade Français et se replace pour la course finale à la qualification.

Sous un beau et chaud soleil de Printemps, le RCT était à la recherche de points en recevant le Stade Français Paris.

Les Parisiens n'avaient plus grand-chose à gagner (ou à perdre) dans cette 23e journée du Championnat : battus à Montpellier dimanche dernier, les Joueurs de Michaël Cheika avaient fait une croix sur un retour dans les 6 qualifiables.

Côté Toulonnais, on le sait, l'équation est simple jusqu'à la fin de la saison régulière : gagner, gagner, gagner et encore gagner.

Pour cela, le Staff Rouge et Noir pouvait compter sur le retour de Sébastien Bruno au talonnage et - enfin - sur Gavin Henson.

Le coup d'envoi était donné par Beauxis face à la Rade. Sur le premier mouvement d'attaque initié par les Parisiens, l'Ouvreur Rose et Bleu tentait un drop qui touchait le poteau gauche (1e).

Les Varois  seront dopés par ces velléités adverses et réagiront par l'intermédiaire du virevoltant Gabi Lovobalavu, l'un des Joueurs les plus en vue de la saison. Le Fidjien était stoppé à 15'' de la ligne (2e).

Toulon ouvrira toutefois le score sur une pénalité réussie à la 4e par Jonny Wilkinson (3 - 0). Peu après, les deux formations se retrouvaient à 14, Kris Chesney et Papé en étant venus aux mains (cartons jaunes, 5e).

L'Ouvreur britannique avait la possibilité de doubler la mise à la 7e mais son tir - des 50'' à droite - ne trouvait pas la cible.

Si le RCT commettait beaucoup de fautes, les Parisiens n'étaient pas en reste. Les Partenaires de Joe Van Niekerk en profitaient et multipliaient les pénaltouches. La seconde tentative sera la bonne et c'est le Géorgien Davit Kubriashvili qui marquait le premier essai de l'après-midi (15e). Avec la transformation de Wilko, Toulon s'envolait au score (10 - 0).

Toutefois, les Rouge et Noir étaient coupables d'un relâchement de vigilance : Boussès interceptait une passe petit côté de Fabien Cibray et s'en allait marquer en solitaire un essai en contre (21e). Dupuy transformait et le Stade Français recollait au score (10 - 7, 22e).

M. Minery allait s'attirer les foudres du public Toulonnais en ne sortant pas une nouvelle biscotte à Papé qui s'était, cette fois, rendu coupable d'un en-avant volontaire sur une attaque adverse qui échouait à 5'' de l'en-but (24e).

Les Toulonnais continuaient à produire du jeu et Christian Loamanu inscrivait un essai en force (27e). Enfin, on le pensait. Mais le référé, pris d'un doute, avait sollicité l'avis de M. Azoulai, l'arbitre vidéo signalait un en-avant de l'Ailier Japonais... Sur la mêlée qui s'en suivait, le pack Varois nous gratifiait d'une énorme poussée et récoltait une pénalité que passait Jonny à la 28e (13 - 7).

Il était cependant dit que les porteurs de la tunique léopard ne s'en laisseraient pas compter et scoreraient à chacune de leurs, pourtant rares, incursions dans le camp Toulonnais. Il faut dire que l'indiscipline permettait à Dupuy de réussir une pénalité à la 30e (13 - 10).

Les dix dernières minutes de la première période seront totalement à l'avantage des locaux qui inscriront une nouvelle pénalité par Wilkinson (32e, 16 - 10) puis un nouvel essai par l'intermédiaire de Christian Loamanu après une belle percée plein champ signée Gavin Henson (37e). Avec la transformation, la formation au Muguet pouvait rentrer aux vestiaires avec un planchot favorable de 23 à 10.

Michael Cheika effectuait quatre changements à la pause : l'intégralité de sa première ligne (exit Slimani, Weber et Gerber, remplacés par Roncero, Bonfils et Attoub) et Rabadan par Haskell.

Du côté des pensionnaires de Mayol, Séb' Bruno cédait sa place à Mika Ivaldi.

La seconde période débutait par une pénalité que ratait l'Artilleur Varois (42e). Un échec que Jonnnnnnnnnnnnnnnnyyyyyyyyyyyyy effacera deux minutes plus tard (26 - 10, 44e).

Philippe Saint-André finissait à son tour de changer sa 1ère ligne à la 48e en sortant Lolo Emmanuelli et Davit Kubriashvili remplacés par Saimone Taumoepeau et Carl Hayman.

Peu avant l'heure de jeu, Fabien Cibray cédait sa place à Pierre Mignoni (58e) tandis que Kris Chesney était substitué sur saignement par Christophe « Superman » Samson (60e).

Le Capitaine Parisse écopait d'un carton jaune à la 62e, conséquence d'une énième faute de sa formation.

Et l'absence du numéro 8 Italien sera préjudiciable à sa formation puisque Cap'tain Joe allait, lui, marquer le troisième essai de sa formation à la 65e après une passe signée Gabi Lovobalavu. Avec la transformation de Sir W., le RCT prenait son envol, 33 à 10.

Histoire d'enfoncer le clou et de récolter 5 points, Gavin Henson venait inscrire le quatrième essai à la 67e suite à un coup de pied à suivre de Gabi Lovobalavu (quand on vous disait que le Fidjien était l'un des meilleurs Toulonnais de la saison...). Impeccable, Jonny assurait la transformation et le tableau d'affichage pointait un 38 - 10 qui ne sera pas changé au cours des dix dernières minutes.

Sur la sirène, Pierre Mignoni pouvait dégager en touche et laisser Mayol exhulter.

Le Rugby Club Toulonnais a retrouvé de sa superbe mais doit encore gommer quelques scories dans son jeu. Les faiblesses entrevues en mêlées en seconde période sont à ce titre quelques peu préoccupantes. Dans la discipline, l'envie et le jeu, on a retrouvé les Toulonnais que nous aimons.

Toulon a gagné son premier pari d'un mois d'avril démentiel. On avait beaucoup parlé d' « octobre rouge », c'était oublier une fin de Championnat démentielle avec la réception de Toulouse (au Vélodrome), de Perpignan (à Mayol) et le déplacement à Montpellier. Un ultime déplacement de la saison qui pourrait s'avérer crucial pour la suite de la saison.

En attendant, les esprits sont tournés désormais vers Barcelone et le quart-de-finale de H Cup face à l'USAP. Les Catalans, désormais éliminés de la course aux qualifications en TOP 14 Orange, vont lancer toutes leurs forces dans la campagne européenne. Pour les Joueurs du Président Boudjellal, il s'agira d'être à leur avantage dans l'enceinte olympique Companys...

JJG
Photo : Aurélie LANTUS

 

les Vidéos de Toulon - Stade Français

Philippe Saint-André - Conférence de presse d'après-match Toulon-Toulouse du 16.04.11 (Top 14)

Philippe Saint-André

Conférence de presse d'après-match Toulon-Toulouse du 16.04.11 (Top 14)

Gavin Henson - Conférence de presse d'après-match Toulon-Stade Français du 02.04.11 (Top 14)

Gavin Henson

Conférence de presse d'après-match Toulon-Stade Français du 02.04.11 (Top 14)

Philippe Saint-André - Conférence de presse d'après-match Toulon-Stade Français du 02.04.11 (Top 14)

Philippe Saint-André

Conférence de presse d'après-match Toulon-Stade Français du 02.04.11 (Top 14)

Mourad Boudjellal - Conférence de presse d'après-match Toulon-Stade Français du 02.04.11 (Top 14)

Mourad Boudjellal

Conférence de presse d'après-match Toulon-Stade Français du 02.04.11 (Top 14)

les Photos de Toulon - Stade Français

Joe Van Niekerk. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Gavin Henson et Gabi Lovobalavu. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
K. Chesney, L. Emmanuelli, J. Van Niekerk, J.-M. Fernandez-Lobbe, D. Kubriashvili et S. Bruno. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield, Rory Lamont, Rudy Wulf et Kris Chesney. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Gavin Henson - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield et Fabien Cibray. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Rudy Wulf et Jonny Wilkinson. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
George Smith, Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Dean Schofield et Gabi Lovobalavu. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu, Rory Lamont et Gabi Lovobalavu. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et Rory Lamont. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Joe Van Niekerk. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno et Joe Van Niekerk. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Gabi Lovobalavu et Jonny Wilkinson. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Kris Chesney. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Fabien Cibray et Sébastien Bruno. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk, Dean Schofield et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et Sébastien Bruno. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno, Gabi Lovobalavu et Jonny Wilkinson. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Gabi Lovobalavu. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray et Joe Van Niekerk. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney, Michaël Ivaldi et Joe Van Niekerk. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Rudy Wulf. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Dean Schofield. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli et Joe Van Niekerk. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray et Juan-Martin Fernandez-Lobbe.  - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
George Smith. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Rudy Wulf. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Rudy Wulf. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre, Pierre Mignoni et Joe Van Niekerk. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Carl Hayman, Saimone Taumoepeau et Laurent Emmanuelli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Joe El Abd et Joe Van Niekerk. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus

Var Matin

Toulon maîtrise son sujet

Le 03/04/2011

C'est au pied du mur qu'on reconnaît les maçons, dit-on. ça tombe bien, les Toulonnais doivent construire un véritable édifice d'ici un mois pour transformer une saison plombée en or. Restait à savoir si les « Rouge et Noir » avaient une âme de bâtisseurs. La venue du Stade Français allait donner une première et sérieuse indication sur l'état de forme des différents corps de métier varois. Une chose était acquise pour les Toulonnais, ils devaient aller à la manoeuvre pour montrer qui étaient les maîtres d'oeuvre. Et présenter de la belle ouvrage.

Le bon bout

Van Niekerk, d'entrée très en vue et ses hommes prennent le match par le bon bout. Appliqués, ils frappent au coeur pour mieux pilonner la défense parisienne qui finit par céder aux coups de bélier répétés et conclus par le taureau Kubriashvili.

La mêlée locale, avec le retour de Bruno, met au supplice son homologue de la capitale. Wilko aggrave la marque alors qu'entre-temps un contre de 55 mètres signé Boussès a jeté un froid dans le stade pourtant bouillant et bondé. C'est de courte durée.

Le RCT plus accroché à la marque que sur le terrain (il menait de trois points après une demi-heure de jeu quasiment à sens unique) se précipite sur quelques mouvements pourtant bien amorcés. Va falloir sortir le fil à plomb pour mettre tout à l'équerre. Et se mettre à niveau pour prendre les cinq points nécessaires. Ce que réussit parfaitement Henson.

Pour sa première titularisation en deux ans, le Gallois suite à une percée plein champ donne un caviar à Loamanu qui s'en sert une pleine louche pour pointer derrière la ligne.

Un bonus mérité

Après ce premier acte abouti, les hommes de Saint-André doivent penser à planter le drapeau au sommet du toit. Cette seconde période doit donc être placée sous le signe du bonus. Toulon s'y emploie en refusant le porte tee apparu mal à propos. Wilko opte pour la pénaltouche, sans résultat probant dans un premier temps. Mais l'envie y est. Reste à la concrétiser.

C'est le virevoltant et déroutant Gabi Lovobalavu qui après un slalom dans la défense adverse offre à Van Niekerk le troisième essai viré du jour. Dans la foulée ou presque sur un nouvel exploit du Fidjien et suite à un petit coup de pied à suivre, Henson reprend acrobatiquement le ballon au rebond et offre ainsi pour l'occasion le bonus offensif. Un acquis que les partenaires d'un Bastareaud plutôt discret ne peuvent contester. Les Parisiens en vue de leur quart de finale de Challenge européen n'étaient pas descendus sur la côte pour y faire la guerre.

Fernandez Lobbe et ses partenaires parviennent à conserver cette victoire bonifiée méritée.

Toulon est toujours en course pour les qualifications même si d'autres obstacles attendent Smith et les siens. Mais ce ne sera qu'après l'enthousiasmant quart de finale de H Cup dès samedi à Barcelone...

Paul MASSABO

Rugby365.fr

Toulon reste en vie

Le 02/04/2011

Le jeu
Toulon n'avait plus le choix. Après le coup de gueule du président Boudjellal à la suite de la défaite à Castres, le RCT devait débuter son grand chelem de fin de saison en s'imposant à domicile face au Stade Français. C'est donc chose faite avec cette victoire bonifiée. De quoi effacer les errements des dernières semaines avant le quart de finale de H Cup, samedi contre Perpignan ? Oui et non. Oui, car les hommes de Philippe Saint-André ont répondu présent dans l'engagement, dans le combat et aussi dans le jeu (quatre essais au compteur). Leur victoire ne souffre d'aucune contestation tant la domination toulonnaise fut nette, et ce malgré un début de match plutôt compliqué face au réalisme de leurs adversaires. Non, si l'on considère que les Parisiens, déjà hors-course pour la qualification, se présentaient plutôt en roue libre, avec en vue un autre quart de finale, celui du Challenge Européen (vendredi face à Montpellier). Une rencontre certes moins prestigieuse que celle qui attend les Varois, mais tout aussi importante pour leur fin de saison. Dans ce contexte, les deux prochaines oppositions (face l'USAP en H Cup, et contre Toulouse, au Vélodrome, en Top 14) feront donc office de tests pour la formation de Philippe Saint-André. Pour ajouter un peu de piment aux deux prochains mois, les joueurs de Mickael Cheika devront de leur côté élever leur niveau de jeu et gommer quelques problèmes récurrents. Sur la pelouse de Mayol, l'équipe la plus sanctionnée de ce Top 14 n'a pas failli à sa réputation, concédant la bagatelle de seize pénalités. Beaucoup trop pour rivaliser avec un candidat à la qualification.

Les Toulonnais
Pour son premier match, Gavin HENSON n'est pas passé inaperçu. Après une première demi-heure plutôt discrète, le trois-quarts centre du pays de Galles a fait la différence avec une belle percée plein champ sur l'essai de LOAMANU avant d'y aller de sa petite réalisation suite à un coup de pied par-dessus de LOVOBALAVU. Un Lovobalavu intenable et qui fut très précieux. Le demi d'ouverture Jonny WILKINSON a réalisé un bon match et fut toujours aussi prolifique dans les tirs au but (7/10). Devant, le capitaine Joe VAN NIEKERK a montré la voie par ses nombreuses charges et son envie débordante, le tout ponctué par deux essais. La première-ligne EMMANUELLI-BRUNO-KUBRIASHVILI a abattu un sacré boulot, notamment en première mi-temps, récoltant plusieurs pénalités intéressantes en mêlée fermée.

Les Parisiens
Malgré le score assez large, quelques Parisiens sont parvenus à tirer leur épingle du jeu. A commencer par Mathieu BASTAREAUD, (le futur Toulonnais ?), auteur de quelques charges intéressantes. Le centre international fut l'un des seuls à franchir le premier rideau toulonnais. Globalement, le Stade Français a manqué de munitions à exploiter et les trois-quarts n'ont eu que peu de ballons à se mettre sous la dent. Julien DUPUY, auteur d'un match correct, a signé un 2/2 au pied. Chez les avants, la conquête fut défaillante et le pack n'a pas tenu la distance. Sergio PARISSE a bien essayé de faire la différence, mais son carton jaune récolté en deuxième période a coûté cher à son équipe (deux essais encaissés). Un match à l'image de son équipe, qui a fait preuve de beaucoup trop d'indiscipline pour espérer quelque chose. Un refrain de plus en plus répété par l'équipe de Mickael Cheika. Le Stade Français va devoir réagir avant le quart de finale de Challenge Européen face à Montpellier, vendredi.

Laurent BEDOUT

Rugbyrama

Toulon se replace

Le 02/04/2011

En s'imposant avec le bonus offensif face au Stade français (38-10), Toulon a rempli son contrat et s'est relancé dans la course aux barrages. Auteurs de quatre essais, dont un du centre gallois Gavin Henson qui jouait son premier match sous le maillot du RCT, les Varois n'ont pas tremblé.

Le stade Mayol attendait avec impatience la venue du Stade français ce samedi. D'une part, cette rencontre marquait une première étape importante pour Toulon dans la course aux barrages. Mais aussi, elle signifiait les débuts de Gavin Henson sous la tunique noire et rouge, lui qui était éloigné des terrains depuis deux mois en raison d'une blessure au mollet. Et les supporters varois ont été entièrement comblés. Le RCT a logiquement remporté une victoire bonifiée face au club de la capitale, tandis que le Gallois a montré qu'il conservait de beaux restes et s'est même payé le luxe d'inscrire un essai après en avoir offert un autre. En face, les Parisiens n'ont pu que constater les dégâts, comme en témoigne leur grande indiscipline durant la rencontre.

Wilkinson pouvait ainsi ouvrir rapidement le score (4e), avant que les deux équipes ne se retrouvent à 14 suite aux cartons jaunes infligés à Papé et Chesney qui en étaient venus aux mains (5e). Le RCT profitait dès lors des fautes adverses pour multiplier les pénaltouches. La seconde était la bonne et c'est le capitaine Joe Van Niekerk qui passait la ligne pour montrer la voie à ses coéquipiers (16e). Un essai synonyme de relâchement pour les Varois. Guillaume Boussès en profitait pour intercepter une passe de Cibray et s'en alait recoller au score (18e). Privés de ballons et confinés dans leur camp, les Parisiens restaient toutefois au contact au tableau d'affichage grâce à une pénalité de Dupuy qui répondait aux deux buts de Wilkinson (16-10, 32e).

Un bonus signé Henson

Avant qu'Henson ne débloque une première fois la situation. Après une série de mésententes dans les rangs toulonnais, le Gallois héritait du cuir et s'offrait une perçée plein champ avant de fixer le dernier défenseur et offrir l'essai à Loamanu (36e). Toulon rentrait aux vestiaires plus serein (23-10). De leur côté, les Parisiens tentaient de mettre à profit la pause pour changer l'ensemble de leur première ligne, qui offrait une configuration expérimentale en raison des absences de Swarzewski et Sempere. Pas de quoi pour autant bouleverser le cours du match, même si les joueurs de la capitale tentaient davantage de porter le ballon et paraissaient mieux résister en n'encaissant que trois points dans la première moitié du second acte (43e).

Toulon parvenait tout de même à repasser la marche avant et finissait par trouver la faille en multipliant lui aussi les remplacements, et en profitant du carton jaune reçu par Parisse qui payait l'indiscipline de ses coéquipiers (63e). Il fallait peu de temps au RCT pour faire la différence. A la sortie d'une mêlée, Wilkinson croisait pour Lovobalavu qui chargeait plein axe avant d'offrir le doublé à Joe Van Niekerk (66e). Et c'est Gavin Henson qui venait comme un symbole offrir l'essai du bonus deux minutes plus tard. Le Gallois bénéficiait d'un faux rebond sur un coup de pied par dessus du même Lovobalavu pour conclure. Mayol pouvait célébrer son nouveau héros et exulter à la sirène. Avant son quart de finale de H Cup contre Perpignan la semaine prochaine, le RCT a conservé toutes ses chances en championnat. Au contraire, le Stade franaçais n'a pas préparé au mieux son rendez-vous en Challenge européen contre Montpellier.

Thomas GOURDIN

Sports.fr

Henson éclaire la Rade

Le 02/04/2011

Mourad Boudjellal, irrité par la situation inconfortable de son équipe en cette fin de saison, réclamait sa présence. Titularisé au poste de premier centre par Philippe Saint-André samedi contre le Stade Français, Gavin Henson n'a pas fait un grand match. Mais sur deux éclairs, l'international gallois a permis au RCT de prendre cinq points lors de cette 23e journée (38-10) et redonner espoir à Mayol.

"A chuter, on tombera les armes à la main. Je ne veux pas être éliminé en jouant petit bras. Quel risque prend-on en faisant jouer Gavin Henson en qui je crois beaucoup ?", s'interrogeait en début de semaine Mourad Boudjellal qui réclamait un peu de "panache" de la part de ses joueurs et en creux un peu d'audace de la part de son manager Philippe Saint-André. Lequel, s'il a cru bon rappeler que c'était lui qui faisait l'équipe, a entendu le message de son président en titularisant le Gallois d'entrée face au Stade Français. Une première pour le centre international qui n'avait pas encore joué la moindre minute sous ses nouvelles couleurs depuis son arrivée début février en qualité de joker médical.

Et alors ? Alors l'ancien joueur des Ospreys n'a pas brillé. Loin de là. Mais celui qui n'était plus qu'une star de la télé-réalité à l'automne dernier aura été l'homme du match dans les rangs du RCT, celui qui aura eu le mérite de libérer une équipe de Toulon sous pression, dans l'obligation de gagner, comme à chacune de ses sorties désormais, pour espérer jouer la phase finale du Top 14 cette saison, puis de lui offrir le point de bonus offensif en fin de match. Deux éclairs au coeur d'un match plutôt anonyme qui à eux seuls donnent raison au bouillant président du club varois, plus très loin de gagner cet énième pari...

Le doublé de Van Niekerk

L'apport du Gallois sera-t-il suffisant pour permettre au RCT, qui recevra Toulouse puis Perpignan avant de conclure cette saison régulière à Montpellier, de revenir dans le Top 6 ? Pas sûr mais l'homme aux 31 sélections sous le maillot du XV du Poireau peut déjà se targuer d'avoir décanté la situation pour son équipe face au Stade Français. Une percée plein champ au coeur d'une défense parisienne passive en fin de première période, pour le deuxième essai toulonnais signé Loamanu (37e, 23-10), comme une délivrance pour Mayol en souffrance devant la prestation de ses protégés.

Ni la réussite au pied de Jonny Wilkinson, auteur de cinq de ses six tentatives pour un total de 13 points en première période, ni ce cadeau de l'arbitre demandant à un Parisien de lâcher le ballon dans son en-but sur le premier essai de Joe Van Niekerk (16e) n'avaient en effet réussi jusque là à dérider des Toulonnais tendus, la faute notamment à cet essai en contre de Guillaume Boussès (21e). L'inspiration de Henson a donc été salutaire. Mais il aura fallu attendre l'heure de jeu et l'expulsion temporaire sévère de Parisse (62e) pour voir le RCT se libérer définitivement. En supériorité numérique, les Toulonnais inscrivent enfin deux essais supplémentaires : le premier par Van Niekerk, pour un doublé qui doit beaucoup à l'activité de Lovobalavu (65e, 33-10), le second, celui du bonus offensif, par Henson donc à la réception d'un coup de pied de... Lovobalavu dans tous les bons coups (67e, 38-10).

Une victoire bonifiée à minimum pour le RCT face à une équipe parisienne qui n'avait rien à gagner ni même à perdre dans le Var. Au terme d'une semaine agitée, les Toulonnais sauront s'en contenter. Prochains adversaires des Varois en quart de finale de la H-Cup, les Perpignanais, battus vendredi à domicile par Toulouse, n'auraient pas craché dessus...

Laurent DUYCK

E-Bleu Marine

Cinq points qui font le plus grand bien !

Le 02/04/2011

Mission accomplie pour le Rugby Club Toulonnais qui, sous pression car dos au mur, a sorti un match sérieux face au Stade Français (38-10). Sa victoire ne souffre d’aucune contestation. Elle s’est dessinée en deux temps : Toulon fit déjà la différence en première période, le bonus offensif arrivant en seconde mi-temps. Après qu’un drop de Beauxis ait heurté le poteau (1ère), Toulon posa clairement la main sur le ballon. Lovobalavu se mit une première fois en évidence. Puis les gros enchaînèrent au ras et Kubriashvili s’arracha pour aplatir sur la ligne (17ème). Une interception de Boussès sur Cibray relança un instant les Franciliens. Toulon reprit alors sa marche avant. Les Rouge et Noir pillonnèrent de nouveau près de la ligne adverse. Paris tint bon, Wilkinson se chargea toutefois d’alourdir la marque. Le coup de grâce fut délivré peu avant la mi-temps quand Henson perça plein axe avant d’offrir le second essai toulonnais à Loamanu.

Lovobalavu à l’origine des 2 essais du bonus

Le Stade Français envoya enfin du jeu après la pause. Une action rondement menée déséquilibra l’arrière-garde varoise. Tout le monde toucha le ballon et Papé échoua en touche (55ème). Paris campa un moment dans les 22 toulonnais. Mais sans scorer. A l’heure de jeu, Toulon repartit de l’avant par Wulf. En supériorité numérique suite à un hors-jeu de Parissé, les locaux en profitèrent pour déchirer à nouveau le rideau parisien par l’intenable Lovobalavu qui trouva Van Niekerk à hauteur. Paris n’y était plus. Toulon enfonça alors le clou par Gavin Henson. La recrue galloise avait judicieusement suivi un coup de pied de Lovobalavu qui venait de prendre l’intervalle (67ème). Sous la houlette de Mignoni et Fernandez-Lobbé, le RCT géra la fin de cette rencontre qu’il maîtrisa dans ses grandes lignes. Les cinq points de la victoire lui revinrent logiquement. Toulon se replace ainsi en septième position avant de recevoir Toulouse et Perpignan.

Johan LIVERNETTE

L'Equipe.fr

Toulon a répondu présent

Le 03/04/2011

Mourad Boudjellal avait mis une pression énorme sur les épaules de son équipe au moment de recevoir le Stade Français. Humiliés en public, les joueurs ont fait preuve d'orgueil.

La défaite face à Castres (18-12) lors de la dernière journée avait provoqué une nouvelle grosse colère du président toulonnais Mourad Boudjellal. Le bouillant dirigeant, pas à une sortie médiatique près, n'hésitait pas à qualifier son équipe de «ridicule». Et personne parmi les joueurs ou l'encadrement n'avait été épargné. Il faut dire que le RCT, avec son budget et ses stars de l'ovalie cherchait toujours sa place dans le groupe des barragistes à quatre journées de la fin de la phase régulière. Autant dire que la réception du Stade Français avait été préparée avec l'obligation du résultat et de la manière. «La mission est accomplie. On prend cinq points et on reste en course pour la qualification», lâchait un Philippe Saint-André visiblement très soulagé après la victoire face aux Parisiens (38-10).

Réaction d'orgueil

Mis sous pression et presque humiliés sur la place publique, les joueurs varois ont offert la plus belle réponse possible à leur président. Profitant d'une équipe parisienne complètement hors sujet et dominée physiquement alors que ce n'est souvent que dans ce domaine qu'elle peut peser sur un match, les Toulonnais ont montré qu'ils pouvaient redevenir efficace et faire autre chose que «des ballons portés qui n'avancent pas», selon leur président. Mourad Boudjellal a bien pris conscience que ses propos avaient blessé la fierté de joueurs qui comptent de nombreuses capes internationales. «J'ai bien senti que les joueurs me détestaient, mais ce n'est pas grave si ça doit aboutir à des groupés-pénétrants de quarante mètre comme j'en ai vu aujourd'hui. Je sais que si je n'avais pas humilié les joueurs, ce groupe se serait endormi. Qu'ils me haïssent, je m'en fous».

«Un challenge quotidien»

La bataille d'ego a donc eu pour seul vainqueur le RCT. Le XV de la Rade n'a plus qu'une seule longueur de retard sur le premier barragiste (Biarritz) et dispose d'un calendrier que l'on peut juger favorable. Toulon dispose d'une série de trois matches à domicile pour se refaire une santé au classement. La première étape a été franchie sans encombre face au Stade Français. La prochaine aura pour cadre le Stade Vélodrome, pour la réception de Toulouse. Puis retour à Mayol pour accueillir Peprignan. Des matches à domicile, certes, mais de sacrés clients tout de même. Bref, un défi à la hauteur des ambitions toulonnaises. Laissons le mot de la fin à Philippe Saint-André qui avait bien pris soin d'enfiler son gilet pare-balles, «Ici à Toulon, c'est un challenge quotidien. Après ça, je pourrai manager dans le monde entier».

Bertrand LAGACHERIE

E-Bleu Marine

Le RCT remis en selle et toujours en course

Le 03/04/2011

Les Rouge et Noir ont retrouvé des couleurs et se sont rassurés en venant à bout du Stade Français 38-10 lors de la 23ème journée du Top 14. Il le fallait car la victoire était impérative. Ainsi, Toulon peut toujours espérer décrocher son billet pour les play-offs. Acquis en seconde période grâce à deux essais en deux minutes (Van Niekerk, Henson), le bonus offensif fut la cerise sur le gâteau de ce bel après-midi ensoleillé. Toulon en avait besoin. Il avait besoin de retrouver de l’allant et se donna les moyens pour y parvenir. L’engagement, l’agressivité, l’envie de bien faire étaient clairement côté varois. Le Stade Français ne jouait certes pas sa vie sur ce match. Les partenaires de Parissé avaient peut-être la tête à leur quart-de-finale européen face à Montpellier. Il n’empêche que le RCT a fait le boulot. Appliqué devant avec une conquête propre et ambitieux derrière, Toulon a sorti un bon match. La troisième ligne se mit en évidence mais aussi et surtout cette paire de centres Henson-Lovobalavu qui malmena par sa technique et sa vivacité le rideau adverse. Aligné pour la première fois sous ses nouvelles couleurs, le joker médical gallois a réalisé de belles choses. Et que dire du Fidjien Lovobalavu dont les accélérations furent dangereuses à maintes reprises ?

Chaque match sera éliminatoire

Même si tout ne fut pas parfait, Toulon a rempli son contrat. Il devra surtout monter en puissance lors de prochains matchs décisifs. L’USAP à Barcelone ne sera pas de la tarte. Pour aucune des deux équipes. La double confrontation Toulon-Perpignan sera vraisemblablement un tournant dans la saison rouge et noire. Entre temps, le RCT en découdra au Vélodrome face au Stade Toulousain. Un choc 100% rouge et noir rappelant un bon souvenir aux supporters toulonnais. Chaque match sera crucial voire éliminatoire dans cette course à la qualification. Toulon devra être au top de sa forme chaque samedi, en gardant le même niveau d’engagement et d’intensité que celui entrevu face au Stade Français.

Johan LIVERNETTE

Rugbyrama

Toulon en ordre de marche

Le 03/04/2011

En s'imposant avec le bonus offensif face au Stade français, le RC Toulon a préservé ses chances de qualification et mis fin à une semaine particulièrement mouvementée du côté de Mayol. Un retour au calme bienfaiteur avant le quart de finale de Coupe d'Europe face à Perpignan à Barcelone.

Un bonus offensif pour relancer la machine et mettre fin aux polémiques. Toulon a réussi son coup face au Stade français (38-10) lors de la 23e journée. Un apaisement bienvenue pour une équipe toujours engagée sur les deux fronts (national et continental) et qui n'a pas été épargnée par son président après le revers à Castres lors de la journée précédente. Un Mourad Boudjellal virulent pour mobiliser un groupe qu'il jugeait amorphe: "Mon analyse est que ce groupe avait manqué de haine. Je me suis dit, tant pis. S'il en faut un, ce sera moi. J'ai voulu vexer les joueurs et leur donner la rage en les critiquant dans la presse. Je me suis dit que si je ne vexais pas le groupe, si je ne l'humiliais pas, il allait s'endormir." Le réveil a été fatal à une équipe du Stade français fortement handicapée par les absences et Mayol a pu assister à une performance encourageante de Joe Van Niekerk et de ses coéquipiers.

Saint-André: "Une semaine difficile"

Quatre essais, dont celui du bonus inscrit par Gavin Henson pour son premier match sous ses nouvelles couleurs, et un véritablement soulagement pour le manager Philippe Saint-André même si l'opposition parisienne n'a pas été des plus relevées: "La mission est accomplie. On prend cinq points et on reste en course pour la qualification. On ne va rien lâcher jusqu'à la dernière journée. Nous avons vécu une semaine difficile. Je suis donc très content pour les joueurs, le club, le président et surtout pour les supporters. Ici à Toulon, c'est un challenge quotidien." Et incessant aurait-il pu ajouter puisque l'ancien ailier international doit dès à présent préparer le quart de finale de Coupe d'Europe face à Perpignan programmé ce samedi à Barcelone.

Nicolas ANGOT

La Provence

Le RCT toujours en vie

Le 03/04/2011

Au bout d'une semaine très agitée, le RC Toulonnais a dominé le Stade Français hier (38-10) au stade Mayol et reste en course pour la qualification.

Quatre journées sur un fil. En cette fin de championnat régulier, le RCToulonnais est forcé d'avancer à la manière d'un équilibriste juché sur un câble au-dessus du vide pour atteindre les barrages. Hier, l'équipe provençale, condamnée au quasi sans-faute d'ici le terme de cette première phase, a franchi un quart de son vertigineux itinéraire. Elle n'est pas tombée devant le Stade Français.

Mieux, elle est parvenue à progresser en décrochant au passage un point de bonus offensif (38-10). Cette victoire bonifiée -la troisième de la saison après celles devant Agen et Bourgoin- lui permet d'entrevoir toujours une qualification en phases finales doublée d'un nouveau billet pour la HCup. La veille au soir, la défaite de Perpignan contre Toulouse (24-25) avait commencé à dégager la voie, l'Usap, invité des Toulonnais le 22 avril, étant désormais mal en point dans la course aux barrages.

Une bonne affaire sans même avoir à jouer. Emmenée notamment par un Lovobalavu tranchant, un Wilkinson à nouveau précis et un pack dévastateur, la formation varoise en a réalisé une autre en jouant, hier. Et plutôt bien, voire très bien par séquences.

"On va fumer le calumet de la paix"

"Par rapport aux matches précédents, on a été un peu plus directs et plus cohérents dans ce qu'on voulait faire, a apprécié Philippe Saint-André. Même si tout n'a pas été parfait, on a quand même inscrit quatre essais en ayant l'opportunité d'en ajouter trois autres. Face à une équipe comme le Stade Français, composée d'individualités performantes, ce n'est pas rien. On est encore en vie après une semaine que l'on peut qualifier de difficile."

Le directeur sportif du RCT faisait naturellement référence aux tensions consécutives au nouveau coup de gueule présidentiel survenu dans le prolongement du revers subi à Castres (18-12). "Ce soir-là, mon analyse m'a conduit à penser que cet effectif manquait de haine, a expliqué Mourad Boudjellal. Il fallait donc la provoquer et je me suis dit : 'Tant pis, s'il en faut un, ce sera moi.'

Dans la semaine, ce groupe a commencé par me détester. Quand j'ai fait ça, je voulais vexer mes joueurs et leur donner la rage. Je savais que si je ne les humiliais pas, ils allaient s'endormir. Ils m'ont fait la gueule, mais ce n'était pas grave, car s'ils arrivaient à déverser cette haine sur le terrain, cela m'allait bien." Ses joueurs s'y sont visiblement employés, hier.

"Si ça peut durer jusqu'à la fin de la saison, cela ne me dérange pas du tout, a souligné le dirigeant toulonnais. Moi, je suis là pour essayer de gagner des matches, pour me qualifier et s'il faut en remettre une couche, je le ferai." "Je dois en parler avec le président et les joueurs, a tout de même précisé Saint-André. Cette méthode peut fonctionner sur le court terme. Au-delà, il faut un fonctionnement avec davantage de sérénité. Le président a un coeur énorme et il mouille la chemise pour ce club. Ses façons d'agir peuvent surprendre. Mais à un moment donné, je suis sûr que tout le monde va fumer le calumet de la paix." Au soir d'une éventuelle qualification ?

Laurent BLANCHARD