Racing Metro 92 - Toulon

Racing Metro 92

Racing Metro 92

Pénalité(s) réussie(s)
25, 59 - WISNIEWSKI
Drop(s) réussi(s)
42, 70 - WISNIEWSKI
50 - STEYN
Carton(s) jaune

15-12

mi-temps : 3-12

Top 14, 16ème journée

dimanche 09/01/11 - 21:00

Arbitre : Cédric Machat (Midi Pyrénées) assisté de Romain Poite et Jean-Michel Schutz

Pénalité(s) réussie(s)
9 - WILKINSON
Drop(s) réussi(s)
17, 26, 38 - WILKINSON
Carton(s) jaune
33 - EMMANUELLI
Toulon

Toulon

[RM 92/RCT] 1 point de gagné ou 4 de perdus ?

[RM 92/RCT] 1 point de gagné ou 4 de perdus ?

le 09/01/2011 à 21:48

Menant 12 à 3 à la pause, le RCT s'incline au final 12 à 15 dans un match sans essai.

Avec une entame de match 100% Toulonnaise, c'est à Jonny Wilkinson que revenait la première pénalité dès la 6e minute. Mais le ballon passait à côté des perches.

Ce n'était que partie remise pour le Champion du Monde 2003 qui ouvrait le score sur pénalité à la 9e (0 - 3).

L'ouvreur Toulonnais doublait la mise à la 17e sur un drop qui venait conclure une belle séquence Toulonnaise (0 - 6).

Le Racing ne voyait ni le cuir ni le jour.

A la 22e, Wilko ratait sa 2nde pénalité de la soirée tandis que Wisniewski réduisait le score à la 25e (3 - 6).

Sur le renvoi, Bobo tapait à suivre et Gabi Lovobalavu récupérait le ballon. Celui-ci finissait dans les bras de Jonny W. qui claquait son 2nd drop de la soirée ! (3 - 9).

Le Racing mettait alors la main sur le ballon et venait camper dans les 22" Toulonnais. La défense se mettait plusieurs fois à la faute et Laurent Emmanuelli écopait d'un jaune à la 33e...

Toulon fait le dos rond et récupère même le ballon, Gabi Lovobalavu peut dégager son camp sans dégât.

Alors qu'il reste deux minutes à jouer dans cette première période, Noirot lobbe tout le monde sur un lancer en touche près de sa ligne des 22". Séb' Bruno perce. Sur le point de fixation, on trouve l'incontournable Wilko qui passe son 3e drop de la soirée !

A la pause, et à 14 contre 15, le RCT mène 12 à 3.

Mais la seconde période sera entièrement Francilienne puisque les Joueurs de Berbizier monopolisèrent le ballon et récoltèrent les pénalité (12 contre Toulon, 5 contre le Racing).

Prenant l'ascendant en mêlée fermée, les partenaires de François Steyn se montrèrent plus entreprenants sans toutefois parvenir à franchir la défense Toulonnaise.

Il faudra alors s'en remettre à la botte de Wisniewski et de Steyn : dès la 42e, l'ouvreur Ciel et Blanc claque un drop et ramène le score à 12 à 6.

Puis 12 à 9 à la 50e avec un drop signé Steyn des 40" face aux perches.

A l'heure de jeu, Wisniewski remet les deux formations à égalité sur une pénalité du bord de touche.

Dix minutes plus tard, le même Wisniewski donne pour la première fois de la rencontre l'avantage à ses couleurs (15 - 12).

Toulon fera tout pour revenir au score, notamment par deux nouvelles tentatives de drop signées Wilko : l'une à la 75e, contrée et l'autre à la 76e qui passera à gauche.

Sur la sirène, les Noir feront un baroud d'honneur mais la passe de Gabi Lovobalavu à direction de Saimone Taumoepeau en position d'ailier était récupérée en-avant par l'ancien All Black...

M. Marchat, qui oubliait de siffler un placage haut sur Christian Loamanu sur l'action, pouvait libérer le Racing.

Quant au Rugby Club Toulonnais, il récupère un point de bonus défensif et pourra peut-être regretter le manque relatif de réussite de Wilko et d'avoir trop subi en seconde période.

En attendant, avec ce point, Toulon revient dans le Top 6. Avec 3 de plus, il revenait dans le Top 4 avec Clermont et Biarritz...

Maintenant, il faut vite récupérer pour la réception du Munster dimanche.

JJG
Photo ; Gilles BAZOUD

les Vidéos de Racing Metro 92 - Toulon

Philippe Saint-Andre - Conférence de presse d'avant match Racing Metro 92-Toulon du 07.01.11 (Top 14)

Philippe Saint-Andre

Conférence de presse d'avant match Racing Metro 92-Toulon du 07.01.11 (Top 14)

les Photos de Racing Metro 92 - Toulon

Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
D. Schofield, M. Merabet, K. Chesney, J.-M. Fernandez-Lobbe, S. Taumoepeau et J. El Abd. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Joe El Abd, Davit Kubriashvili, Dewald Senekal et Kris Chesney. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
George Smith. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Joe El Abd, Kris Chesney, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Matt Henjak. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Jonny Wilkinson. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Dewald Senekal, Davit Kubriashvili, George Smith, Kris Chesney et Sébastien Bruno. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Sébastien Bruno, Dewald Senekal et Davit Kubriashvili. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Jonny Wilkinson et Sébastien Bruno. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Rory Lamont. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Rudy Wulf, Christian Loamanu et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Matt Henjak, Dewald Senekal et Kris Chesney. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Matt Henjak et Mafi Kefu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Rory Lamont et George Smith. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
George Smith, Joe El Abd et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Gabirieli Lovobalavu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
George Smith, Dewald Senekal et Sébastien Bruno. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Matt Henjak et George Smith. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Matt Henjak, Christian Loamanu et George Smith. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Jonny Wilkinson, Sébastien Bruno et Gabirieli Lovobalavu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
George Smith, Dewald Senekal et Matt Henjak. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Sébastien Bruno et Laurent Emmanuelli. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Mafileo Kefu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Gabirieli Lovobalavu et Christian Loamanu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Dewald Senekal. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Joe El Abd. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Sébastien Bruno, Laurent Emmanuelli et Joe Van Niekerk. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Kris Chesney. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Gabirieli Lovobalavu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Gabirieli Lovobalavu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Gabirieli Lovobalavu et Joe El Abd. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Rory Lamont et Saimone Taumoepeau - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Jonny Wilkinson et George Smith. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Joe Van Niekerk. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Rory Lamont et Gabirieli Lovobalavu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Jonny Wilkinson. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud
Rudy Wulf. - Racing Metro 92-Toulon -  © Gilles Bazoud

Rugbyrama

Le Racing à l'usure

Le 09/01/2011

Le Racing-Metro s'impose dans le choc de la 16e journée face à Toulon (15-12) dans un match intense et marqué par six drops. Les Racingmen, dominés en première période, sont revenus au score en étant plus agressifs face à des Varois qui ont craqué physiquement mais qui empochent le bonus défensif.

Longtemps le Racing aura souffert face à Toulon. Plus d’une mi-temps exactement avant de mettre la machine en route et de prendre le dessus physiquement face à son adversaire varois. Plus incisifs, plus agressifs dans les phases de combat, inversant la tendance en mêlée fermée, les Franciliens ont grignoté petit à petit leur retard au score. Sans pour autant marquer d’essais. La défense toulonnaise se montrait en effet intransigeante et les coéquipiers de Lionel Nallet n’avaient d’autre solution que de concrétiser au pied. Le Racing a su se montrer patient pour engranger un nouvelle victoire à domicile (15-12), lui permettant ainsi de passer à la deuxième place au classement et de revenir à deux longueurs du leader Toulouse. Il conclut de fort belle manière un bloc de quatre réceptions de suite (trois victoires, un nul).

Wilkinson, monsieur drop

Pourtant, l’affaire était bien mal embarquée. Absents des débats et subissant les assauts de Toulon, les hommes de Berbizier offraient l’occasion à Wilkinson d’ouvrir le score. L’international anglais ratait la cible de manière surprenante (26m en face, 6e) mais se rattrapait rapidement (9e). Le Racing n’y était pas et Toulon monopolisait le ballon. Les défenses prenaient le pas sur les attaques et les buteurs s’illustraient alors. Wilkinson passait deux drops (17e, 27e) alors que Wisniewski ne pouvait convertir qu’une pénalité (25e). Plus présent dans le combat, le RCT étouffait des Racingmen en panne d’inspiration offensivement et qui se sont entêtés à taper leurs pénalités en touche. Trop sûrs de leur force, les Franciliens perdaient un ballon primordial sur une mêlée malgré le carton jaune infligé à Emmanuelli (33e). Une stérilité coupable après sept minutes passées à camper devant la ligne varoise. Toulon creusait même l’écart avec un nouveau drop d’un Wilkinson réaliste (39e). Bref, rien n’allait pour le Racing qui se posait de sérieuses questions avant de regagner les vestiaires.

Le Racing maître du combat

Piqué au vif, le RM92 revenait avec d’autres intentions et ne tardait pas de le montrer. Après une première offensive, Wisniewski scorait grâce à un drop (42e). Le début de la course poursuite des résidents d’Yves-du-Manoir qui se réveillaient enfin. Plus appliquée, plus entreprenante (plus de 60% de possession en deuxième mi-temps) et prenant l’ascendant en mêlée fermée, la bande de Lionel Nallet investissait avec constance le camp toulonnais et Steyn s’illustrait en claquant un drop (50e). Trop indiscipliné (12 pénalités concédées !), Toulon s’exposait et craquait en encaissant une pénalité (59e) et un drop (71e) de Wisniewski. Le RCT, dans un dernier sursaut d’orgueil, repartait à l’abordage mais Wilkinson ratait deux tentatives de drops. Tout un symbole dans cette rencontre où six drops ont été marqués. Toulon doit se satisfaire du bonus défensif et remonte à la sixième place au classement. Une consolation avant de retrouver la Coupe d’Europe samedi prochain.

Clément MAZELLA

Rugby365.fr

Une histoire de drops

Le 09/01/2011

Le Racing-Métro a remporté un succès précieux face à Toulon dimanche au terme d'un match cadenassé, seulement égayé par six drops (trois de chaque côté). Les hommes de Berbizier reprennent la deuxième place.

Le jeu
Le Racing s'est sorti d'un mauvais pas en parvenant à retourner une situation mal embarquée. Car, Toulon a longtemps cru prendre sa revanche après la défaite du match aller. Le RCT a réalisé une entame idéale en mettant la main sur le ballon et en se montrant solide en conquête. Pendant vingt minutes, le Racing n'est pas entré une seule fois dans le camp varois. Durant cette période, Jonny Wilkinson a permis aux Varois de prendre un avantage (0-6) qui aurait pu être plus conséquent si l'ouvreur anglais n'avait pas manqué deux pénalités. Le Racing, pas malheureux avec seulement six points de retard, est alors sorti de son attentisme avec une première pénalité de Wisniewski (3-6). Après un nouveau drop de Wilko, les Ciel et Blanc ont squatté le camp toulonnais avec une série de mauls qui se sont cassés les dents sur la défense rouge et noire à la faute et sanctionnée par l'exclusion temporaire de Laurent Emmanuelli. Mais rien n'y a fait. En infériorité numérique, les Toulonnais ont même réussi à creuser l'écart sur un nouveau drop de leur ouvreur anglais.

Vexé de ne pas avoir concrétisé sur ses temps forts, le Racing a adopté une autre tactique en deuxième période. Comme Wilkinson, Jonathan Wisniewski et Francois Steyn se sont essayés avec succès aux drops (9-12, 52eme). Beaucoup mieux en place défensivement, les Racingmen ont alors posé la main sur le ballon. Une bonne idée récompensée par l'égalisation de Wisniewski consécutive à un nouveau maul écroulé. Les hommes de Pierre Berbizier ont pris leur temps pour se mettre en situation. Après un essai refusé à Chavancy, Wisniewski a placé son deuxième drop personnel (le sixième de la soirée) pour enfin permettre au Racing de prendre l'avantage. Et ne plus le perdre. Après avoir tenu le match, le RCT a craqué en deuxième mi-temps.

Les Racingmen
Les Racingmen ont très mal débuté la rencontre. La mêlée a subi notamment Benjamin SA. Benjamin NOIROT a mieux commencé avec une bonne défense. En deuxième période, le pack s'est repris par séquence. Globalement, les arrières n'ont jamais réussi à mettre leur jeu en place à l'image de Jonathan WISNIEWSKI pas toujours inspiré sur le jeu au pied de position. L'ouvreur s'est mué en sauveur en deuxième mi-temps avec 12 points à son actif. Francois STEYN n'a pas toujours eu des choix éclairés. L'arrière a tout de même contribué au retour des siens avec un drop de 50 mètres. Les Ciel et Blanc se sont surtout montrés beaucoup trop maladroits ballon en main pour assurer la continuité des actions. Sébastien CHABAL et Henry CHAVANCY en ont été les parfaits exemples. Le jeune centre a été l'un des rares à s'approcher de la ligne d'en-but toulonnaise en deuxième période.

Les Toulonnais
Toulon est parfaitement resté fidèle à son plan de marche face à une équipe pénible en conquête. La première ligne EMMANUELLI-BRUNO-KUBRIASHVILI a bien tenu le choc en mêlée. Dans le sillage de l'excellent FERNANDEZ LOBBE, la défense varoise a longtemps été infranchissable. Une aubaine pour Jonny WILKINSON qui a pu engranger les points au pied malgré deux échecs sur des pénalités. L'ouvreur n'a pas suffi avec également deux échecs aux drops en deuxième mi-temps. Les Toulonnais ont manqué de jus en deuxième période. Après avoir rivalisé pendant 40 minutes, ils se sont ensuite éteints.

Nicolas COUET

Sports.fr

Le Racing, c'est solide

Le 09/01/2011

Une semaine après Montpellier, c'est Toulon qui dimanche, en clôture de la 16e journée du Top 14, est venu s'incliner (15-12) à Colombes face à un Racing revenu de loin pour coiffer sur le fil son adversaire. Sous une pluie de drops, ce choc, s'il permet aux hommes de Berbizier de récupérer leur rang de dauphin dans ce championnat, frustre des Varois mal récompensés de leurs efforts.

C'était "drop-party" ce dimanche, à Colombes, où le combat des ambitieux entre le Racing et Toulon a longtemps semblé promis à des Toulonnais sous pression et soucieux de prendre leur revanche quatre mois après le succès du Racing à Mayol (36-31). Pas moins de six drops dans ce seul choc sans essai, dont trois pour le seul Jonny Wilkinson, maître du genre, qui longtemps aura tenu Nallet et ses hommes à sa botte. Mais face à son idole, Jonathan Wisniewski aura le dernier mot, concrétisant le réveil de sa formation après le repos pour infliger un nouveau revers aux Varois (15-12). Et ces deux ténors, à en croire leurs entraîneurs que tant de choses pourtant rapprochent, n'auraient, paraît-il, rien, ou si peu, en commun dans leur jeu...

Dans ce choc à haute intensité, il n'aura pourtant pas manqué grand-chose au RCT, atone après le repos, pour encore frapper un grand coup loin de ses bases. Le réveil du Racing, longtemps indigent, suffisait finalement à coiffer les Toulonnais au poteau et à récupérer le rang de dauphin du leader toulousain. Là où l'équipe de Philippe Saint-André reste en équilibre instable aux portes du Top 6.

Epidémie de drops

Relégué au coup d'envoi à la huitième place de ce Top 14 à la faveur des résultats de la veille, le RCT se retrouve dans la quasi-obligation d'arracher un résultat à Colombes. Un enjeu dont les Varois sont bien conscients et qui les incitent sans doute à prendre à la gorge leurs adversaires en s'installant dans la moitié de terrain francilienne. Cette entame démarre pourtant par une rareté avec cet échec improbable de Jonny Wilkinson à 26 mètres face aux perches (6e) ! L'Anglais ne tarde pas à régler la mire et des 40 mètres ouvre le score sur une première mêlée enfoncée par le pack toulonnais (0-3, 8e). Attentiste, maladroit, le Racing rate son début de match. Et dans le sillage d'un collectif conquérant et lui appliqué, Wilko prend les points d'un drop ciselé (0-6, 17e). C'est tout juste si l'équipe de Berbizier, empruntée, est capable de s'inviter dans le camp toulonnais. A un peu plus de 50 mètres, l'artilleur anglais échappe encore une fois la cible (22e) et le Racing peut s'estimer heureux...

Il faut attendre la quasi demi-heure de jeu pour voir les Ciel et Blanc enfin s'ébrouer avec ces premiers points offerts à Jonathan Wisniewski (3-6, 25e), que ce diable de Wilkinson sur le renvoi qui suit annule d'un nouveau drop imparable (3-9, 27e). C'en est trop pour les Racingmen qui se décident enfin à secouer le cocotier toulonnais. La première grosse pression de Cap'tain Nallet et ses avants aux abords de la ligne d'essai toulonnaise met enfin le RCT sur le reculoir. Près de dix minutes de pilonnage en règle qui ne rapporte... qu'un carton jaune à Laurent Emmanuelli (33e). Là où Wilkinson renvoie les deux équipes aux vestiaires sur une troisième douceur du serial dropeur (3-12, 37e).

Après une explication de texte façon "Berbiz" qu'on imagine salée comme il faut, le choix des armes est tout désigné pour la réaction de ce Racing en berne. Deux drops de Wisniewski (42e) et de François Steyn, de plus de 50 mètres (50e), remettent les locaux dans le sens de la marche (9-12).

L'alerte est suffisante pour sortir du banc toulonnais Pierre Mignoni et Joe Van Niekerk, suppléant un Juan Martin Fernandez Lobbe, sorti au bord du KO. Le combat a cette fois changé d'âme et le RCT, désormais sous l'éteignoir, concède l'égalisation à Wisniewski (12-12, 59e). A l'heure de jeu, tout reste à faire. Wilkinson tente bien de stopper l'hémorragie varoise, mais son drop échoue de peu (64e). Le KO rode et Steyn, d'une percée plein fer, pense ouvrir la voie de l'essai à Henry Chavancy mais M. Marchat désole les 8 000 spectateurs d'Yves-du-Manoir en signalant un en-avant de passe au millimètre (67e).

Mais il était dit que ce match resterait une histoire de drops et Wisniewski s'y colle pour donner le premier avantage du match aux siens (15-12, 71e). Wilkinson, lui, a perdu la recette, contré du gauche (76e), puis en échec du droit (77e). Le Racing était revenu de loin.

Sylvain LABBE

Le Parisien.fr

Petit mais précieux succès du Racing contre Toulon

Le 09/01/2011

Le match Racing-Métro - Toulon s'est résumé à un duel de buteurs dimanche soir au Stade Yves-du-Manoir de Colombes (Hauts-de-Seine). A ce petit jeu, les Franciliens se sont montrés les plus forts. Grâce à leur maigre victoire 15-12, les Ciel et Blanc prennent la deuxième place du championnat et reviennent à deux longueurs du leader toulousain dominé samedi après-midi par le Stade Français.

Aucun essai, mais des drops

En clôture de la 16e journée, le Racing-Métro se devait de conclure une série de quatre matchs à domicile par une victoire. Ne serait-ce que pour se rattraper de l'amer match nul concédé face à Brive pour terminer 2010 (6-6 le 29 décembre). Ce sont pourtant les Toulonnais qui se montrent les plus entreprenants dès l'entame. Rugueux en mêlée, les joueurs de Philippe Saint-André mènent rapidement à la marque.

Au cours de cette première période globalement à l'avantage des visiteurs, seuls les pénalités et drops inscrits par les buteurs font donc évoluer le tableau d'affichage. Buteur attitré des Varois, Jonny Wilkinson prend le soin d'envoyer le ballon ovale entre les poteaux à quatre reprises, sur une pénalité et trois drops. Le demi d'ouverture de Toulon n'est contesté qu'une fois par son vis-à-vis, Jonathan Wisniewski, auteur des uniques trois points du Racing en première période grâce à une pénalité (25e). Les Toulonnais mènent donc logiquement à la pause 12-3 face à des locaux multipliant les pertes de balle.

Wiesniewski répond à Wilkinson

Vainqueur à l'aller au mois d'août en terre toulonnaise (36-31), les hommes de Pierre Berbizier reviennent avec de meilleures intentions en seconde période. En un quart d'heure, les fautes varoises se multiplient et les Franciliens reviennent à égalité grâce à six nouveaux points de Wisniewski au pied et un drop du Sud-Africain François Steyn. Le scénario de la première période s'inverse et même davantage puisque le Racing prend un avantage définitif sur un nouveau drop de Wisniewski, héros de la soirée avec 12 points, à la 71e minute.

Les Toulonnais se contentent du point de bonus défensif avant d'aborder la venue de la province irlandaise du Munster dimanche prochain en Coupe d'Europe. Désormais dauphin de Toulouse, le Racing réalise une belle opération avant une double confrontation sur le terrain des champions de France en titre, Clermont. En Coupe d'Europe tout d'abord le week-end prochain, avant un nouvel épisode du Top 14 le 26 janvier.

Christophe LEMAIRE

E-Bleu Marine

Le RCT a fini par céder

Le 09/01/2011

Dans un match des plus engagés où tous les points furent marqués au pied, le Racing Métro a vaincu le RCT 15 à 12. Les deux équipes ont eu chacune leur mi-temps. La première fut rouge et noire, notamment l’entame où la troisième ligne se montra omniprésente et Wilkinson efficace. Hormis sur un groupé pénétrant avançant sur une trentaine de mètres, le Racing fut mis régulièrement sous pression par le jeu au pied et la défense des Varois. Les Franciliens payèrent cash leurs erreurs, comme à la 26ème minute où un drop de Wilkinson sanctionna une relance hasardeuse de Bobo. Le Racing fit ensuite l’effort devant sur une série de penaltouches. Toulon tint bon malgré un carton jaune récolté par Emmanuelli (33ème). Les visiteurs avaient laissé passer l’orage et suite à un contre en touche, Wilkinson convertit son troisième drop de la soirée. Un coup de poignard pour des Racingmen peu réalistes en première période (3-12).

Duel de drops et de buteurs

La pression s’inversa après la pause. Le Racing enclencha la marche avant. Il domina en conquête et territorialement. Un drop monstrueux de Steyn (50ème) rapprocha les Parisiens. Puis Wisniewski égalisa sur un nouveau groupé pénétrant mettant à la faute les Toulonnais (12-12, 59ème). Une relance de Steyn plein axe trouva Chavancy au relais mais un en-avant de passe empêcha l’essai (67ème). Le forcing parisien finit par payer quand, suite à de multiples temps de jeu, Wisniewski claqua un nouveau drop (71ème). Le Racing prit la tête pour ne plus la lâcher. Les deux défenses étant resserrées, le duel de drops dura jusqu’au bout. Wilkinson fut d’abord contré (75ème). Puis sa seconde tentative du droit passa de peu à côté (77ème). Toulon tenta le tout pour le tout sans jamais déséquilibrer la défense du Racing. Sur des détails, un léger manque de réussite, il ne put prendre sa revanche sur les joueurs de Berbizier et doit donc se contenter du bonus défensif.

Johan LIVERNETTE

La Provence

Toulon y était presque

Le 10/01/2011

Le RCT a longtemps mené au score avant de céder en fin de match sur un drop de Wisniewski.

Parcours, trajectoires, ambitions... Le RC Toulonnais et le Racing-Métro se ressemblent. Hier soir, ils ont également été très proches l'un de l'autre et si la formation francilienne a fini par prendre le meilleur, cela s'est joué à presque rien. À une réussite supplémentaire au pied.

Jonathan Wisniewski ne cesse de l'avouer : Jonny Wilkinson est son modèle. Le demi d'ouverture du Racing étudie ainsi assidûment le jeu du champion du monde 2003, tentant de mettre en pratique des séquences, des gestes mille fois analysés en vidéo. Hier soir, l'élève a devancé le maître et fait plier, par là même, le RCT qui avait entrevu un succès majeur. Le drop de Wisniewski à dix minutes du terme a ruiné les espérances d'une équipe varoise particulièrement entreprenante. Incisive et rigoureuse, elle aura fait le nécessaire pour contrarier un adversaire globalement décevant mais ultra réaliste.

Toulon repart de Paris, ce matin, avec le sentiment d'être passé à côté d'une juteuse opération chez un concurrent direct. Mais ses regrets ne doivent pas se focaliser sur cette seule sortie. La défaite concédée dans des circonstances singulières à Bayonne (20-9), voici un peu moins de deux semaines, pèse aujourd'hui de tout son poids. Largement supérieurs aux Basques, ce soir-là, les Toulonnais auraient pu agrémenter leur matelas de points sans devoir forcément tabler sur un résultat favorable à Colombes, hier.

Le RCT a pourtant été tout près de rattraper ses unités perdues sur le terrain même du Racing. Il a longtemps pris l'ascendant en s'appuyant sur une remarquable cohésion. Une phase de jeu peut incarner à elle seule cette caractéristique. Durant sept minutes (28e -35 e ), le RCT fut ainsi pilonné sur sa ligne sans jamais céder et cela illustrait en plein l'engagement d'une formation provençale bien en place. Celle-ci n'avait pourtant pas été épargnée par les coups du sort.

Si la gastro-entérite n'avait pas empêché Van Niekerk, malade jeudi, de figurer dans le groupe toulonnais, elle avait eu raison, en revanche, de Sackey, diminué hier et forfait de dernière heure. Touché au niveau du cou, lui, Hayman avait également dû renoncer. Dès lors, Lamont et Kubriashvili avaient intégré le XV de départ. Le second s'est immédiatement acquitté de sa charge, prenant une part active dans la nette domination varoise en mêlée.

Placé dans des conditions optimales, Wilkinson, buteur efficace en 1 re période à l'exception d'un incroyable loupé initial sur une pénalité de 25 mètres face aux perches, avait su ainsi exploiter au mieux les fautes du pack parisien et les conquêtes de ses avants à la sortie des regroupements. Wisniewski devait être tout aussi précieux pour un Racing-Métro qui pouvait également compter sur l'exceptionnel coup de pied de Steyn, auteur d'un drop de 52mètres à un moment crucial. Déjà décisif à trois reprises dans ce même exercice, Wilkinson manqua, en revanche, de précision sur... trois nouvelles opportunités. Au contraire de son élève francilien, Wisniewski.

Laurent BLANCHARD

Var Matin

RCT: les analyses du match Racing Metro-Toulon (15-12)

Le 10/01/2011

Sur le papier, le Racing fait, chez lui, figure de favori. Toulon n’est là que pour tenter de prendre sa revanche du match aller. Et à ce jeu, les hommes de Saint-André montrent qu’ils ne sont pas venus pour faire du tourisme. Toulon démarre bien en mettant tout de suite la main sur le ballon. Le RCT bénéficie dans les dix premières minutes de deux pénalités grâce notamment à une mêlée performante. Wilkinson rate l’immanquable des 25 m de face avant de régler la mire des 35 m en biais. Wilko concrétise au quart d’heure de jeu la domination toulonnaise en passant son premier drop.

Henjak se veut tranchant, Chesney, Smith, Lovobalavu entreprenants. Et Wilko réaliste en enquillant son second drop de la soirée. Mais les Parisiens, impressionnants sur les groupés pénétrants, mettent à mal le pack varois. L’épreuve de force imposée peut-être trop systématiquement par les « Ciel et Blanc » n’a pas été à leur avantage sur le coup. Et Mister Drop en passe un troisième pour le RCT (3-12) juste avant la pause.

A chacun sa mi-temps

Au retour des vestiaires, c’est au tour de Wisniewski de montrer à son aîné et idole qu’il s’y connaît, lui aussi, en matière de drop. Mais Fernandez Lobbe et ses partenaires n’entendent rien lâcher. Et ce d’autant que le Racing, à l’image de Chabal, n’est pas au mieux, contrairement à Steyn. L’arrière montre qu’en matière de coup de pied tombé, il sait aussi y faire. Et le prouve des 50 mètres.

A l’heure de jeu, par l’intermédiaire de son buteur, le Racing est revenu à hauteur des partenaires de Mignoni.

Mais Fillol et les siens sont dans le sens de la marche. Après l’épreuve de force, place au large et aux relances des banlieusards qui occupent bien le terrain au pied. Toulon est à présent dominé. Un essai tout fait est refusé pour en avant au grand dam de Berbizier. Mais dans ce match aux drops à répétition, Wisniewski donne l’avantage à ses coéquipiers pour la première fois. Il reste moins de dix minutes à Lovobalavu encore très en vue et aux siens pour réussir l’exploit. Wilko tente deux nouveaux drops mais la réussite n’est plus là. Toulon ne ramènera finalement qu’un point de Colombes. C’est vraiment mal payé.

Paul MASSABO