Biarritz - Toulon

Biarritz

Biarritz

Essai(s)
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
37 - YACHVILI
Drop(s) réussi(s)

3-13

mi-temps : 3-7

Top 14, 2ème journée

vendredi 20/08/10 - 21:00

Arbitre : Patrick Péchambert (Périgord-Agenais) assisté de MM. Rosich et Parrini.

Spectateurs : 13.400

Essai(s)
26 - CHESNEY
Transformation(s) réussie(s)
26 - WILKINSON
Pénalité(s) réussie(s)
58 - WILKINSON
Drop(s) réussi(s)
63 - WILKINSON
Toulon

Toulon

[BOPB/RCT] Bas les Basques !

[BOPB/RCT] Bas les Basques !

le 20/08/2010 à 23:47

Avec 1 essai de Chesney, 1 transformation, 1 drop et pénalité de Wilko, le RCT s'impose à Aguiléra 13 à 3 ! Un "exploit" qui n'avait pas eu lieu depuis 1981 !!!

Le Stade Aguiléra est plein pour accueillir cette seconde rencontre du Top 14 Orange entre les locaux du BOBP et le Rugby Club Toulonnais.

Alors que PSA annonçait quelques changements de « dernière minute » au niveau de sa composition d’équipe (Hayman et Lamont titulaires et Kubriashvili remplaçant), le Speaker Basque égrenait les noms des Joueurs. Wilco se taillait la part du lion au niveau applaudissements…

Bien évidemment, la composition du BO était ovationnée tandis que Geronimo, la mascotte du BOBP, agitait le drapeau Rouge et Blanc au centre du terrain.

Les problèmes de connexion en tribune de presse perdurant, nous étions réduits à observer la ferveur du peuple Basque pour ses Joueurs. Une ferveur semblable aux Pélerins de Mayol.
Paul Sackey, Dewald  Senekal et Jonny Wilkinson à l'échauffement.
Sur les « BO ! BO ! » et les « tap tap » rouge et blanc, les deux formations faisaient leur entrée sur le terrain.

Les Toulonnais étaient tout de noir vêtu tandis que les Biarrots portaient leur maillot Rouge et Blanc traditionnel.

Le coup d’envoi était en faveur de Peyrelongue. Si nous étions à Mayol, le BOBP attaquerait face au Faron par rapport à la Lafontan.

Chesney récupérait le cuir. Le maul se formait et Cibray tapait par-dessus le pack. Toulon était à la réception et M. Péchambert revenait à un en-avnat biarrot : mêlée légèrement dans le camp des locaux. Mais le référé sifflé ait un bras cassé contre les Toulonnais. Du coup, Yachvili faisait signe qu’il allait tenter la première pénalité de la rencontre. Nous étions dans la seconde minute de jeu.

Des 50’’ à gauche, le tir – puisant – du demi-de-mêlée international passait de peu à gauche.

Le match était parti tambour battant.
Seb' Bruno,  Dewald Senekal, Carl Hayman, Laurent Emmanuelli, Kris Chesney et Joce  Suta : une défense à plat.
Sur le renvoi, Harinordoquy était bien pris. Biarritz ouvrait sur l’aile droite mais était stoppé par la défense Toulonnaise. Les Avants Rouge insistaient au ras. Sur un renversement d’attaque, Paul Sackey projetait son vis-à-vis Ngwenya en touche (4e).

Le lancer de Terrain n’était pas droit. La 2nde mêlée se jouait dans les 22’’ Toulonnais et était désaxée. Jonny Wilkinson dégageait mais trouvait Ngwenya qui remontait sur 20’’. Pris, les locaux trouvaient une belle touche dans les 22’’ Toulonnais par Yachvili (6e).

Séb’ Bruno commandait une touche  à 5 et Joce Suta était contré par Erik Lund. Le ballon filait à l’aile droite mais Toulon tapait dans le cuir : Rory Lamont était repris à 5’’ de l’enbut (7e).
Superbe rentrée de l’arrière écossais.

Le lancer était bien pris par les Basques et Peyrelongue dégageait petitement, le ballon restant dans les 22’’.

Séb Bruno ne trouvait toujours pas son lanceur, Harinordoquy étant le plus habile. Mais l’arbitre de touche avait signalé une faute et une mêlée était donnée dans les 22’’ locaux avec introduction Yachvili.

Toulon faisait l’effort en mêlée mais M. Péchambert redonnait l’introduction à l’équipe de Jérôme Thion (10e).
Mêleé  introduction Yachvili
George Smith transperçait la défense mais était pris à 5’’ et le BO pouvait, une nouvelle fois, se dégager.

Le RCT montrait un visage plus dangereux et engagé que la semaine passée…

Cette fois c’est Rudi Wulf qui tentait de passer après être servi par Carl Hayman en position de demi-de-mêlée sur un maul (12e). Toulon est entreprenant.

Dans la foulée, Wilko tente un drop qui passe à droite (13e).

Sur un placage, Paul Sackey est touché au menton et doit sortir sur saignement, c’est Geoffroy Messina qui le substitue.

Et Toulon est tout près de marquer par Mafi Kefu qui profite d’un cafouillage de Ngwenya. Harinordoquy projette le 2nd centre Toulonnais en touche à 5’’ de la ligne (17e). M. Péchambert revient à l’enavant de Ngwenya et siffle une mêlée introduction Cibray. Toulon se met à la faute et pénalité contre le RCT qui va permettre au BO de se dégager (18e).
Fabien Cibray ouvre sur Joe El Abd.
Une nouvelle fois Toulon est à l’attaque : récupérant le ballon, Jonny Wilkinson prolonge au pied sur l’aile droite et Gabi Lovobalavu est à la lutte mais le ballon finit en touche (20e).

Alors que Marconnet et Chesney évoquent les guerres Franco Anglaises, le BOBP hérite d’une mêlée sur notre ligne des 40’’ suite à un en-avant de Rory Lamont à la réception d’une chandelle (21e).
Du coup, le BO développe une attaque qui chaloupe à droite puis à gauche puis se finit par un en-avant de Bidabe (22e).

Sur un coup de pied par-dessus la boite de Fabien Cibray, Balshaw sert Ngwenya qui va péter dans Gabi Lovobalavu. L’Américain est bien pris par le Fidjien à tel point qu’il en perd la balle qui rebondit sur un de ses partenaires qui était hors jeu…

Pénalité du coup pour Toulon des 45’’ légèrement à droite. Incroyable ! Jonny Wilkinson voit son ballon passer à gauche (25e).

Mais Toulon allait se refaire la cerise : sur un ballon de récupération, Fabien Cibray servait Kris Chesney qui marquait ! (26e, 0 – 5).
Essai signé Kris Chesney !
Wilko transformait face aux perches : le RCT menait 7 à 0 à la 26e !!!

Le BO fait tout de même la loi en touche et se montre très entreprenant, courant après le score.

Tandis que le public d’Aguiléra conspue les Toulonnais et l’arbitre, le jeu se déroule. Il reste moins de 10 minutes à jouer dans cette première période.

Les chandelles de Yachvili sont impeccablement prises par Rory Lamont qui se fait charger et Balshaw trouve une touche sur nos 40’’ (34e).

Les coups de pied en l’air se multiplient et à ce petit jeu, Rory Lamont se montre malheureux puisque son dégagement sort directement en touche (35e). Touche dans nos 40’’, lancer Terrain à suivre. Magnus Lund dévie, Yachvili ouvre. Maul et Toulon se met à la faute… Pénalité pour le BO face aux perches à 40’’. Cette fois, le n°9 Biarrot ne rate pas la cible et réduit le score, 3 à 7 (37e).
Le BO pousse en cette fin de première période mais commet un nouvel en-avant. Toulon part à l’attaque mais fait aussi un en-avant (39e). Sur l’action, Fabien Cibray se fait soigner tout comme Séb’ Bruno.  Si le talonneur reprend se place, l’ancien Biarrot se relève mais boite bas.

Toulon est une nouvelle fois sanctionné en mêlée. Thion fait signe à M. Péchambert que Yachvili va la tenter, sur la sirène. Des 50’’ excentré à droite des perches, le Biarrot voit son ballon passer à gauche.
Ngwneya stoppé par Toulon.
La mi-temps est sifflée sur le score de 7 à 3.

Si Toulon fait un bon match à l’extérieur, les Joueurs de Joe El Abd doivent rectifier le tir en touche et en mêlée où pour l’instant Marconnet prend le dessus sur Carl Hayman…

Les deux formations reviennent sur la pelouse dans les mêmes compositions.

Sur une charge de Rudi Wulf, Bidabé sort sonné (42e). C’est Haylett-Petty qui vient d’arriver au BO qui le remplace.

Cette fois, Kris Chesney parle des invasions vikings en Angleterre avec Erik Lund. Les deux 2ndes lignes sont appelées par M. Péchambert qui leur fait la morale (42e). Et sur la pénalité qui s’en suit, le BO vient dans les 22’’ Toulonnais. Thion prend le ballon à deux mains. Maul qui n’avance pas. Harinordoquy puis Peyrelongue sont pris. Un en-avant à 10’’ de l’enbut Toulonnais annihile l’action.

Yachvili tape un coup de pied dans le dos de la défense Toulonnaise et Balshaw se met à la faute sur le défenseur Toulonnais. Jonny W. peut dégager (45e).

Décidemment à Aguiléra, comme ailleurs, on est prompt à réclamer des fautes lorsqu’elles n’existent pas comme Mafi Kefu qui vient au contact de Haylett-Petty sur un ballon haut (46e).
Balshaw stoppé par Gabi Lovobalavu, Rudi Wulf et Mafi Kefu
Toulon a trouvé ses marques en mêlée et les Biarrots se mettent à la faute, permettant ainsi à Jonny Wilkinson de trouver une touche dans les 35’’ basques (48e).  Mais en touche, ce n’est toujours pas ça et c’est le BO qui contre-attaque…

Le BO fait tourner sa 1ère ligne : Terrain et Marconnet sont remplacés par August et Coetzee (51e).

Après plusieurs picks and go, Wilko tente un nouveau drop des 50’’ qui passe à gauche (52e).

Du côté du RCT, on tourne aussi puisque Lolo Emmanuelli est remplacé par Benji Bastères (52e).

Alors que Rory Lamont sauve une belle touche sur un dégagement de Peyrelongue (54e), Toulon procède à un 2nd changement : Dewald Senekal est remplacé par Dean Schofield.
Rory Lamont.
On joue beaucoup au pied et sur un petit coup de pied à suivre, Fabien Cibray est stoppé par un Biarrot (52e). M. Péchambert estime qu’il n’y a pas faute.

Sur un nouveau ballon tapé par-dessus par Cibray, Haylett-Petty lâche le ballon en-avant. Mêlée à 5’’ de la ligne. Fabien Cibray introduit, la mêlée Toulonnaise emporte sa rivale et pénalité pour Toulon ! (57e).

Sur la ligne des 22’’, totalement excentré à gauche et sous la bronca d’Aguiléra, Wilko aggrave le score : 10 à 3 pour le RCT !

Carl Hayman sort et c’est Davit Kubriashvili qui le remplace (58e). Le All Black aura connu quelques problèmes en mêlée fermée mais s’était bien repris. Dans la foulée, Séb Bruno est remplacé par Saimone Taumoepeau.
Joce Suta et la 1ère ligne  changée : Davit Kubriashvili, Saimone Taumoepeau et Benji Basteres.
Le BO jette toutes ses forces dans la bataille pour inverser le score. Mais commet des fautes. Alors que Thion sort, remplacé par Carizza, Fabien Cibray est remplacé par Matt Henjak (62e). Enfin, Fior est remplacé par Gimenez au BO.

Le 1er lancer de Taumoepeau est capté en courte par Dean Schofield. Le maul s’organise. Et la 3ème tentative de drop de Wilko est la bonne !!!! 13 à 3 à la 63e !!!!

Olivier Missoup, le sécateur, rentre à la place du Capitaine Joe El Abd (65e). Matt Henjak hérite du capitanat.

Biarritz est touché mais pas coulé. Ca bataille sec et les mètres sont grapillés sur les mauls. Toulon défend bien. Mieux que contre Bayonne et gagne des ballons sur cette bonne défense (66e).
Harinordoquy est remplacé par Guyot, tandis que Matt Henjak lance ses troupes. Mais en-avant Toulonnais et contre des Basques qui remonte jusqu’à la ligne médiane (68e).
Jonny  Wilkinson et Gabi Lovobalavu en défense.
Toulon est en train de gommer le revers face à Bayonne mais il reste encore plus de 10 minutes à jouer... En tout cas, c’est un tout autre RCT qui est sur la pelouse d’Aguiléra ce soir.
Gabi Lovobalavu récupère un ballon. M. Péchambert estime que « Le Poulpe » a commis un en-avant (69e). Sur la mêlée, c’est Toulon qui avance. Mais le BO parvient à se dégager. Laborieusement, certes, mais se dégage tout de même.

Sauf qu’il y a un certain Rory Lamont en 15 qui remonte le ballon. Et dans les 22’’, Paul Sackey ne peut contrôler le passe de Rudi Wulf.
Paul  Sackey ne peut contrôler la passe de Rudi Wulf.
Gabi Lovobalavu sort et c’est Geoffroy Messina qui rentre (70e).

Tandis que les écrans géants d’Aguiléra sont tombés en carafe, le BO se multiplie pour revenir au planchot. Mais Toulon fait bonne garde. Les chisteras de Yachvili ne trompent pas les défenseurs varois. Et quand la vigilance des Noir ne suffit pas, la maladresse biarrote – en-avant de Ngwenya - vient enrayer la mécanique (74e).

Alors que Paul Sackey, bien suivi par Rudi Wulf, est prêt de marquer, le BO parvient à récupérer le ballon et à se dégager de son en-but (76e).

Le BO vient buter sur la muraille varoise et tombe les ballons, à l’image de Carizza à la 76e.

Dernier changement au RCT avec la rentrée de Tom May à la place de Mafi Kefu (76e).

David Fraisse donne ses instructions en tribune, Toulon tient l’exploit.

Joce Suta s’extirpe et perce. Olivier Missoup est au soutien mais en-avant (78e).
Paul  Sackey ne peut contrôler la passe de Rudi Wulf.
Les Joueurs de Serge Blanco cherchent le bonus défensif mais commettent un énième en-avant (79e).

Un « pilou » part dans un coin de tribune et la sirène retentit !

Toulon a gommé son faux départ de vendredi dernier et remporte une victoire à Aguiléra qui le fuyait depuis 1981 !!!!

Le Rugby Club Toulonnais a montré en terre Basque un autre visage que celui affiché face à Bayonne. Les Joueurs étaient volontaires, concentrés et agressifs (dans le bon sens du terme). Jouant en équipe, sans que chacun n’essaye de sauver la patrie ou ne cherche à tirer la couverture à lui, les Toulonnais se sont respectés eux-mêmes et ont respectés Biarritz.

Avec une Troisième ligne omniprésente (gros abattage de George Smith, Joce Suta très intéressant en flanker et Joe El Abd égal à lui-même dans son rôle notamment de gratteur, sans oublier une très bonne rentrée d’Olivier Missoup redevenu le « sécateur »), Toulon a pu aussi compter sur une distribution du jeu efficace par Wilko. Les ailiers Wulf et Sackey ont été rayonnants et auraient sans doute mérité de marquer. Quant à Rory Lamont, il a été une assurance toute risque à l’arrière.
Kris Chesney, Paul Sackey et Jonny Wilkinson, parmi les Toulonnais  les plus en vue vendredi.
Alors si la défaite inaugurale ace à l’Aviron Bayonnais reste toujours en travers de la gorge de Philippe Saint-André qui déteste la défaite, ce vendredi 20 août 2010, le RCT a sans douté lancé sa saison. Pas de triomphalisme excessif et surtout, surtout il va falloir garder une grande dose d’humilité. D’autant que se profile déjà à l’horizon la venue du Racing Métro 92. Leur large défaite à Montpellier aura sans doute particulièrement vexé Pierre Berbizier. A l’instar des Varois qui voulaient donner un signal fort au Championnat en réussissant un coup à Biarritz, attention que les Franciliens ne se mettent pas dans la même situation.

JJG
Photos: Aurélie LANTUS

les Vidéos de Biarritz - Toulon

Kris Chesney - Réaction de Kris Chesney après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/2011).

Kris Chesney

Réaction de Kris Chesney après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/2011).

Aubin Hueber - Réaction d'Aubin Hueber après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/2011).

Aubin Hueber

Réaction d'Aubin Hueber après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/2011).

Rory Lamont - Réaction de Rory Lamont après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/211).

Rory Lamont

Réaction de Rory Lamont après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/211).

Jocelino Suta - Réaction de Jocelino Suta après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/211).

Jocelino Suta

Réaction de Jocelino Suta après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/211).

Philippe Saint-André - Réaction de Philippe Saint-André après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/211).

Philippe Saint-André

Réaction de Philippe Saint-André après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange 2010/211).

Jonny Wilkinson - Réaction de Jonny Wilkinson après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange).

Jonny Wilkinson

Réaction de Jonny Wilkinson après le match face à Biarritz (2e journée Top 14 Orange).

Dean Schofield - Point presse d'avant match Biarritz-Toulon du 17.08.10

Dean Schofield

Point presse d'avant match Biarritz-Toulon du 17.08.10

Fabien Cibray - Point presse d'avant match Biarritz-Toulon du 17.08.10

Fabien Cibray

Point presse d'avant match Biarritz-Toulon du 17.08.10

les Photos de Biarritz - Toulon

Fabien Cibray, Carl Hayman, Dewald Senekal, Sébastien Bruno, Joe El Abd et Kris Chesney. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dewald Senekal et Fabien Cibray. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno, Dewald Senekal, Carl Hayman, Laurent Emmanuelli, Kris Chesney et Jocelino Suta. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Gabi Lovobalavu, Jonny Wilkinson et Rory Lamont. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joce Suta, Séb' Bruno et George Smith. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
George Smith. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
George Smith et Gabi Lovobalavu. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
George Smith, Gabi Lovoabalavu, Fabien Cibray et Joe El Abd. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno et George Smith. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rudi Wulf, Mafileo Kefu et Gabi Lovobalavu. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rudi Wulf et George Smith. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joce Suta, Joe El Abd, Dewald Senekal et Laurent Emmanuelli. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd, Dewald Senekal et Laurent Emmanuelli. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta et Mafileo Kefu. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rudi Wulf, Dewals Senekal et Carl Hayman. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont et Joe El Abd. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta et Fabien Cibray. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dewald Senekal, Paul Sackey et Gabi Lovobalavu. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Gabi Lovobalavu et Jonny Wilkinson. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
George Smith et Paul Sackey. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
George Smith et Paul Sackey. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili et Olivier Missoup. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Le pack Toulonnais, introduction Matt Henjak. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Paul Sackey et George Smith. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Paul Sackey et Benjamin Bastères. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Paul Sackey et Matt Henjak. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Paul Sackey. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson, Paul Sackey et Davit Kubriashvili. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Geoffroy Messina. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney, Paul Sackey et Jonny Wilkinson. - Biarritz-Toulon -  © Aurélie Lantus

Var Matin

Le RCT lance (enfin) sa saison.

Le 21/08/2010

Les Toulonnais, après leur couac en ouverture du championnat contre Bayonne, ont désormais pour impératif de ramener de l'extérieur, les points bêtement perdus à Mayol. Mais avec Biarritz pour destination, ce premier déplacement de la saison ne s'annonçait pas idéal pour un RCT en quête de rachat.

Revenir avec un petit point des terres basques était un objectif des plus honorables. Qui aurait osé croire en la victoire ? Et pourtant...

En tout cas, avant le match, la sérénité n'était pas côté varois, à en juger par les petites cachotteries de composition d'équipe (lire page suivante). Par sûr, d'ailleurs, que le staff biarrot soit tombé dans le panneau gros comme un pilier de rugby d'une autre ère.

Bref, après l'intox, place à l'info. La seule vérité, comme se plaisent à le répéter les entraîneurs, c'est le terrain. On y était. Nous allions être superbement servis.

Une première mêlée toulonnaise est sanctionnée et la première touche perdue. Il y a mieux comme entame. Par bonheur, sur une mauvaise transmission biarrote, le revenant Lamont rate de peu le contre parfait sur 70 mètres.

Leçon de réalisme

Ce sursaut à l'avantage de mettre dans le sens de la marche les Varois qui, cette fois, répondent présent dans tous les duels. Et sur un beau mouvement de Lovobalavu, Wilkinson rate de peu un drop dans ses cordes avant d'échouer, quelques minutes plus tard, sur une pénalité de près de cinquante mètres.

Mais aussitôt, suite d'une chandelle toulonnaise mal réceptionnée par Peyrelongue, El Abd récupère, transmet immédiatement à Cibray, qui donne intérieur à Chesney. L'imposant deuxième ligne, en grandes enjambées, va s'avachir derrière la ligne. Toulon vient de prouver son réalisme.

Harinordoquy et ses hommes réagissent en alternant le jeu, tantôt au coeur, tantôt au large. Mais la défense des Varois est bien en place, de même qu'une saine agressivité. Les seuls points biarrots au cours de cette première période d'un tout autre calibre que la semaine dernière sont consécutifs à une pénalité concédée pour jeu au sol et signée Yachvili, peu avant le repos. Le RCT, après avoir rendu un brouillon de rugby la semaine dernière, a revu sa copie. La calligraphie toulonnaise est faite de pleins et de déliés. Idéal pour mettre les points sur les « i » et les barres sur les « t ».

Un authentique exploit

Reste après ce premier contrôle de réussir l'examen de passage. Il y en a encore pour un peu plus de quarante minutes.

Les Rouge et Noir vont défendre, bec et ongles, leur petit pécule à l'image de Wulf. Dès la reprise, le centre toulonnais, suite à un énorme arrêt sur Bidabé, renvoie le trois-quarts aile au vestiaire prématurément. Les hommes de Saint-André sautent sur tout ce qui bouge, mettant Marconnet et ses pairs à la faute. Biarritz confond vitesse et précipitation. Toulon en profite intelligemment pour bien occuper le camp adverse. Pour preuve, ce drop de l'incontournable Wilko. Il permet, à un quart d'heure de la fin, de mener de dix points.

L'exploit des Méditerranéens est à portée d'océan, d'autant qu'ils se montrent toujours aussi intraitables en défense.

Et le succès (3-13) qu'on ne croyait pas possible chez un grand d'Europe est signé au prix d'un match sans faute ou presque. Biarritz ne peut même pas accrocher le point du bonus défensif. Toulon, héroïque, vient de laver de la plus belle des manières l'affront des Bayonnais. Que rêver de mieux ?

Paul MASSABO

Rugbyrama

Toulon corrige le tir.

Le 20/08/2010

Une semaine après son entame ratée face à Bayonne, Toulon s'est racheté en venant s'imposer sur la pelouse de Biarritz (3-13). Dans une rencontre fermée, marquée par de nombreuses maladresses, les Varois ont inscrit le seul essai du match par Chesney. Et retrouvent bien des couleurs.

Tout n'est pas encore parfait, et Philippe Saint-André a longtemps fait les cent pas devant son banc en scrutant sa montre. Mais l'essentiel est là. Surpris à domicile par Bayonne lors de la première journée, le RC Toulon a vite réagi en s'imposant vendredi soit à Biarritz. Une rencontre assez pauvre que les Varois ont néanmoins dominé de bout en bout pour finalement s'imposer sur le petit score de 13-3.

Guère plus inspirés que leurs adversaires, les Toulonnais ont du attendre une erreur individuelle pour inscrire le seul essai de la partie. A la retombée d'une chandelle, Harinordoquy ratait la balle. Capitaine d'un soir, Joe El-Abd se jetait sur le ballon et transmettait à Fabien Cibray qui croisait à l'intérieur pour Kris Chesney. Le deuxième ligne anglais concluait sans opposition (0-7, 26e).

Plus de 30 en-avants !


En face, après une courte mais convaincante victoire face à Montpellier la semaine dernière, Biarritz a été incapable de confirmer devant son public. Et ce malgré la présence de Fabien Barcella, venu encourager ses équipiers suite à sa rupture du tendon d'Achille. Pour cette seconde réception consécutive, les hommes de Laurent Rodriguez et Jean-Michel Gonzalez n'ont pas une seule fois réussi à franchir le premier rideau varois. Difficile, dès lors, de pouvoir scorer. Si Dimitri Yachvili parvenait à passer une pénalité avant le repos, les Basques n'allaient plus inscrire le moindre point par la suite.

Dans une rencontre hachée par plus de 30 en-avants, dont 19 pour le BOPB, la seconde période s'avérait en effet tout aussi stérile que la première. Toulon s'en remettait alors à son artilleur anglais Jonny Wilkinson pour ajouter une pénalité et un drop, tenant ainsi les Basques à distance. Après une journée d'ouverture marquée par l'enthousiasme de la reprise, le manque d'automatismes semblait plus prégnant ce vendredi à Aguilera comme sur de nombreuses pelouses du Top 14.

Mais cela importera peu au RCT, qui ramène sur la Rade les quatre points perdus la semaine dernière. Avant de retrouver Mayol la semaine prochaine, face à un Racing en quête de rachat. Les Biarrots affronteront eux aussi une équipe qui accusant deux défaites en autant de rencontres, puisqu'ils se déplaceront chez les promu agennais.

Thomas GOURDIN

L'Equipe.fr

Toulon reprend des couleurs.

Le 20/08/2010

Après avoir chuté à Mayol en ouverture du Top 14, Toulon s'est repris en s'imposant à Biarritz (13-3). Au terme d'un sommet sans envergure, le XV de la Rade a su profiter des nombreux en-avants biarrots.

A RETENIR

Ce devait être le premier sommet du Top 14. La pelouse d'Aguiléra fut toutefois un décorum bien terne entre Biarrots et Toulonnais. «Il ya eu plus d'envie, d'application par rapport à la semaine dernière où l'on était pas du tout en place», a souligné le manager du RCT Philippe Saint-André. Si le XV de la Rade a retrouvé une certaine cohésion en conquête, le fond de jeu des Varois reste encore perfectible. Aucune action d'éclat en vue durant quatre-vingt minutes mais une première victoire de Toulon à Biarritz depuis 1981. Les maux de tête sont désormais dans les caboches des Biarrots dont les approximations, à l'image de l'énorme loupé d'Imanol Harinordoquy sur l'essai de Chesnay (26e), peuvent inquiéter Jack Isaac et Jean-Michel Gonzalez...

LA STAT : 17

Dix-sept en-avants pour le Biarriz Olympique dont douze en seconde période ! Les Basques se sont sabordés en multipliant les approximations. Un chiffre d'autant plus accablant que les Biarrots se sont montrés le plus souvent fautifs dans leur camp, sous la pression des Toulonnais.

LE TOURNANT DU MATCH : 63e
Le BO ne parvient plus à mettre la main sur le ballon et recule sur chaque impact. Parfaitement placé, Jonny Wilkinson claque alors un drop qui met les Varois à l'abri d'un essai biarrot (3-13).

L'HOMME DU MATCH : RUDI WULF
A défaut de se distinguer par des cadrages-débordements, Rudi Wulf a impressionné par sa densité physique en défense. L'ailier néo-zélandais du RC Toulon a systématiquement mis sur le derrière son vis-à-vis en sortant d'énormes tampons.

IL A DIT...
«Ce n'était pas un grand match, a reconnu l'avant toulonnais Sébastien Bruno au micro de Canal +. On avait la pression. Les Toulonnais doivent être fiers de nous. On a fait le match qu'il fallait en étant conquérant, en sortant de gros tampons, en étant agressifs. On a su jouer sur les fautes du BO. Il ne faut plus relâcher la pression. Dès qu'on se relâche, on perd.»

Sud-Ouest

Un de chute pour le BO.

Le 21/08/2010

Les Biarrots se sont logiquement inclinés à domicile, hier soir, face à une équipe toulonnaise aussi revancharde qu'efficace.

Cette chute n'était évidemment pas prévue dans le tableau de marche idéal qu'avait esquissé Serge Blanco. Mais hier, Biarritz a pris de plein fouet la réaction d'orgueil des Toulonnais. Le BO s'est cassé le nez sur une équipe du RCT pragmatique conforme au standing auquel elle aspire et qui a logiquement effacé son faux pas inaugural contre Bayonne (22-26).

Si les Biarrots veulent s'inviter dans le même monde que les Varois, ils devront très vite eux aussi rattraper une défaite qui risque de ramener le démon du doute dans le vestiaire d'Aguiléra. Et employer la recette varoise samedi prochain à Agen ? Peut être. Car face à un BO généreux mais vite impuissant, Toulon s'est contenté de faire simple et efficace.

« J'espère que nous montrerons un autre visage dans le combat et dans les tâches ingrates », avait affirmé cette semaine Philippe Saint-André, ulcéré par la déconvenue des siens face à l'Aviron. Comme pour donner du corps à ses propos, le directeur technique du RCT avait confié le capitanat à Jo El Abd, un besogneux, un cauchemar de troisième ligne. Le choix avait valeur de symbole.

Pénibles en conquête, rugueux en défense, les Toulonnais le furent d'emblée, et il fallut un double sauvetage du talonneur Romain Terrain revenu en position de libero pour empêcher Lamont (7e), puis Wulf (12e) de marquer.
Sans bonus défensif

Face à une équipe biarrote joueuse mais fébrile, les Varois avaient choisi de réduire leurs ambitions, de miser d'abord sur le contre et les fautes adverses. Et ce pragmatisme musclé s'est avéré payant : c'est effectivement une bourde biarrote - une chandelle mal contrôlée par Harinordoquy - qui permit à Chesnay d'inscrire un essai transformé par Wilkinson (26e).

Si durant cette première mi-temps, les Biarrots prirent un léger ascendant en mêlée, où Sylvain Marconnet livra un duel savoureux à l'ancien pilier All Black Carl Hayman, ils semblèrent aussi démunis de solutions pour franchir le rideau défensif varois aussi dense que bien organisé. Changer de stratégie, et privilégier l'occupation du terrain ? À ce jeu aussi, les Toulonnais parurent vite supérieurs.

Alors après la pause (3-7), les Biarrots essayèrent de hausser d'un cran les curseurs du rythme et de l'agressivité, dans le sillage du prometteur Wenceslas Lauret. Mais dans cette débauche d'efforts, ils firent aussi rimer « envie » avec « scories », additionnant les fautes de main.

Pressing, jeu au pied venimeux de Wilkinson : les Varois, eux, ne s'embarrassèrent pas de considérations esthétiques mais tout ce qu'ils entreprirent fut efficace et c'est normalement que l'ouvreur anglais fit grimper l'avantage des siens à dix points (3-13) à moins de vingt minutes de la fin après un but et un drop plein d'à propos. Et le plus inquiétant, c'est que le BO n'eut même pas les ressources pour aller chercher le point de bonus défensif.

Sud-Ouest

Biarritz s'incline face à Toulon 3-13.

Le 20/08/2010

Toulon, s'est vengé contre Biarritz, qui débute comme l'an passé sa saison à domicile par une défaite logique, après avoir multiplié les imprécisions tout au long de la rencontre

Toulon, surpris à domicile par Bayonne (22-26) en ouverture du Top 14 de rugby, a remis les pendules à l'heure en allant s'imposer logiquement à Biarritz (13-3), vendredi soir, lors de la 2ème journée. 

Le RCT, très solide en défense, a très peu tremblé à Aguilera pour décrocher ce premier succès, bien aidé par un BO passé complètement au travers de son match, avec une avalanche d'en avants (19 au total) le privant de munitions pour lutter équitablement. 

Dominés dans tous les compartiments du jeu, les Basques ont souffert, parfois déjoué et auraient même pu concéder un revers beaucoup plus important si Toulon n'avait pas manqué de réalisme dans la finition. 

Si le 2e ligne anglais Chesney profitait d'un raté d'Harinordoquy sous une chandelle et d'une hésitation coupable du duo Balshaw-Bidabé pour inscrire un essai opportuniste (26), par trois fois, les hommes de Philippe Saint-André ont manqué de grossir leur avance, et par la même d'enlever le bonus offensif. 

A une pénalité de Yachvili sanctionnant en fin de premier acte une faute au sol varoise, les coéquipiers de Wilkinson répondaient au retour des vestiaires par une pénalité (59), puis un drop (63) de l'ouvreur anglais. 

Jusqu'au bout, Biarritz a tenté de revenir, mais sans imagination et crispé dans ses intentions, n'est jamais parvenu à troubler la sérénité de visiteurs plus forts, plus puissants à l'impact et sûrement davantage concernés après leur affront initial.  

La Provence

Toulon s'évite une crise.

Le 21/08/2010

Arrivés au stade avec des visages tendus, les Toulonnais sont repartis d'Aguiléra, hier soir, avec des mines réjouies. Ils étaient surtout soulagés, car la claque essuyée devant Bayonne, à Mayol, en ouverture du championnat avait tout de même jeté le trouble dans les têtes.

En s'imposant chez l'autre club du pays basque, le RCT s'est enlevé une sacrée pression. Celle-ci aurait été peut-être insupportable si le club varois avait dû se mesurer au Racing-Métro, vendredi prochain, avec deux échecs dans les valises en deux matches, un piteux enchaînement qui n'a plus été enregistré dans les rangs toulonnais en Top 14 depuis octobre 2009 (défaites à... Biarritz et à Castreslors des 8e et 9e journées).

Toulon a retrouvé des couleurs ce matin et il le doit à une sortie complètement maîtrisée et à une rigueur de tous les instants. Les approximations du couac initial ont soudainement disparu. Dans cette affaire, le RCT a fait ce qu'il fallait pour lancer sa saison. Lamont, le retour Cette victoire est aussi celle d'un coup de bluff. Celui de Philippe Saint-André, technicien fin et madré.

Jeudi, le staff toulonnais avait communiqué une première composition d'équipe dans laquelle figuraient Lapeyre et Merabet. Mais, hier, la feuille de match du RCT comportait quelques modifications de taille avec la titularisation (plus ou moins attendue quand même) d'Hayman et surtout celle (franchement inattendue) de Lamont à l'arrière, en lieu et place d'un Lapeyre payant visiblement sa réception loupée sur le premier essai bayonnais une semaine plus tôt.

Il s'agissait du grand retour de l'international écossais qui n'était plus apparu avec le maillot toulonnais depuis le 27 janvier dernier (RCT - Montpellier 31-19), ultime sortie en rouge et noir avant de se blesser sérieusement au genou en sélection, lors du Tournoi des Six Nations, le 12 février, au Pays de Galles. Rétabli, il avait rechuté, voici un mois, durant la phase de préparation, victime cette fois-ci d'une fracture de la main.

Hier, l'ancien joueur de Sale, qui portait encore un bandage protecteur, n'a pas tardé à se distinguer et il fut tout près d'inscrire le premier essai de la partie, poussé en touche in extremis. Lamont venait, là, de s'emparer d'un ballon chipé à l'adversaire, spécialité d'un RCT bien organisé défensivement face aux vagues basques.

Biarritz avait beau renverser le jeu et multiplier les combinaisons offensives, il se trouvait systématiquement au pied d'un mur. Plusieurs ballons d'interception tombèrent ainsi dans les mains varoises. À force de s'en procurer, la formation provençale a fini par aller au bout de sa démarche et c'est Chesney, impeccable par ailleurs dans ses plaquages, qui s'y est collé avec succès à la suite d'un énième contre de El Abd relayé par l'ex-Biarrot Cibray.

Clé d'une prestation des plus sérieuses, la grosse pression opérée par le RCT demeura tout aussi soutenue par la suite, mettant en échec les mouvements assez désorganisés d'un adversaire pataud et en manque total d'inspiration. Défaillant dans plusieurs domaines une semaine plus tôt, Toulon s'est remis dans le sens de la marche. Pour de bon ?

Laurent BLANCHARD

Rugby365.fr

Le RCT se rattrape.

Le 20/08/2010

Une semaine après avoir chuté d'entrée contre Bayonne, Toulon s'est rattrapé en gagnant à Biarritz. Auteur d'une prestation solide, le RCT a bien maîtrisé son sujet. Le BO a été décevant.  

Le jeu
Après être tombé de haut la semaine passée contre Bayonne, Toulon s'est rattrapé avec une victoire sérieuse à Biarritz. En première période, le BO a affiché un visage beaucoup trop brouillon. Et sans deux sauvetages de Romain Terrain et un essai refusé à George Smith, les Basques auraient pu être menés rapidement. Les Toulonnais, bien place, ont finalement trouvé la faille par le deuxième ligne Kris Chesney suite à un nouveau cafouillage de la défense biarrote. A la pause, le RCT ne menait pourtant que de quatre points (3-7) puisque Dimitri Yachvili a passé une pénalité à la 37eme minute. Le BO s'en tirait très bien à cause du manque de réalisme varois. Au retour des vestiaires, les Basques ont tenté d'inverser la pression. Sans pour autant concrétiser car ils ont commis pas mal de fautes de main (ndlr : sept en-avants en vingt minutes). Il a fallu attendre la 58eme minute et une pénalité de Jonny Wilkinson pour que le score évolue. Nettement mieux en place que la semaine dernière contre Bayonne, Toulon a plutôt bien maîtrisé son sujet à l'image de ce magnifique drop de Wilkinson (63eme). Le BO, qui chute pour la première fois à domicile face à Toulon depuis 1981, n'est jamais revenu.

Les Biarrots
Les Basques ont été beaucoup trop maladroits pour l'emporter. Aussi bien balle en main qu'en termes d'organisation. Les fautes de main ont pourri le jeu du BO. Et c'est d'ailleurs sur un raté inhabituel d'HARINORDOQUY que Toulon a marqué son essai. Les lignes arrières, en manque de solutions, n'ont jamais été dangereuses. L'absence de Damien Traille pèse sans doute beaucoup. Le talonneur Romain TERRAIN, lui, s'est distingué par deux sauvetages dont un retour magnifique sur Rory Lamont en début de match.

Les Toulonnais
Absent la semaine dernière lors de la défaite contre Bayonne, Jonny WILKINSON a fait beaucoup de bien à son équipe. Toujours précieux au pied, l'ouvreur anglais a bien orienté le jeu de son équipe. Son compatriote Kris CHENEY, lui, a marqué le seul essai de la rencontre. Le troisième ligne australien George SMITH est également à créditer d'un bon match. Rudi WULF, lui, a montré qu'il était un joueur puissant à l'image de ce gros tampon sur Bidabé. Agressifs en défense et bien en place devant, les Varois ont livré une prestation solide. Le président Mourad Boudjellal va pouvoir arrêter de faire la tête à ses joueurs. Meilleure équipe à l'extérieur la saison dernière, Toulon repart sur les mêmes bases. Il faudra confirmer à domicile face au Racing-Métro dans une semaine.

Jean-François PATURAUD

E-Bleu Marine

Toulon s’est mis sur les bons rails.

Le 20/08/2010

Beaucoup de doutes entouraient le Rugby Club Toulonnais avant le déplacement à Biarritz. Les hommes de Saint-André avaient fortement déçu. Ils ne pouvaient pas en rester là. La résurrection en terre basque (3-13), même à l’issue un match très pauvre techniquement, est à la hauteur des récentes craintes. La remontée de bretelles de Philippe Saint-André a eu l’effet escompté. Le Rugby Club Toulonnais s’est mis sur les bons rails. Pas étonnant que Jonny Wilkinson y ait apporté sa touche personnelle. Son ombre planait sur Mayol samedi dernier, son influence fut prépondérante à Aguilera et son retour décisif. Dans le jeu au pied de déplacement comme au tableau d’affichage, Wilkinson ayant inscrit 8 points (une transformation, une pénalité et un drop). Comme le soulignait Sébastien Bruno juste après le coup de sifflet final, Toulon n’a pas réalisé un grand match à Biarritz. Mais les Basques encore moins ! Leur multitude d’en-avants (19 au total) profita à des Rouge et Noir qui n’en demandaient pas tant.

Toulon sans briller mais solide et efficace

Défendre, contrer et scorer. Tel fut le schéma varois une fois devant à la marque. Hormis le dynamique Romain Terrain, le fébrile collectif basque sombra progressivement durant la partie. Côté toulonnais, il est difficile de ressortir une individualité. Outre son buteur, le solide Chesney fut à son avantage et la ligne de trois-quarts bien en place défensivement. Il faut dire que celle du BO fut particulièrement maladroite. Biarritz pouvait attaquer toute la nuit que le score n’aurait pas bougé. En se rassurant sur les fondamentaux, Toulon abordera plus sereinement la réception du Racing Métro à Félix Mayol. Un beau duel en perspective se profile entre ces deux équipes qui pourraient bien avoir les mêmes ambitions au printemps prochain. La première véritable explication aura lieu vendredi soir (19 h) devant les caméras de Canal + Sport et un public varois ayant retrouvé le sourire. 

Johan LIVERNETTE

Sud-Ouest

Les vieux démons du BO.

Le 22/08/2010

Un vestiaire plongé dans un silence de cloître. Des visages fermés. Des explications laconiques. Vendredi soir, le démon du doute est venu rendre une visite inattendue à Aguiléra. C'est depuis quelques années un habitué des lieux. Les Biarrots s'étaient pourtant jurés de lui en interdire l'accès. C'était le leitmotiv de l'été : ne plus revivre le même début de saison qu'en 2009 où la défaite inaugurale face à Castres avait considérablement plombé l'ambiance.

Le couplet n'est plus d'actualité. Toulon est passé par là, avec son pragmatisme, ses envies de revanche et son effectif impressionnant. « On s'est mis dans la même situation que l'an passé », soupire Imanol Harinordoquy qui figure au premier rang sur le banc des accusés. « Je suis d'autant plus déçu que c'est moi qui leur fais un gros cadeau (essai de Chesney) sur une chandelle. »

Ce faux pas était-il prévisible ? Non, si l'on considère les promesses affichées pendant un peu plus d'une mi-temps contre Montpellier une semaine plus tôt. Mais Toulon, même privé de Mignoni, Van Niekerk, Contepomi et Fernandez-Llobe, est un adversaire d'un tout autre pedigree et Biarritz a entrevu ses limites.

Stratégie inadaptée

Face à ce visiteur déterminé qui s'est contenté de suivre un plan de jeu ramené à quelques grands principes bien exécutés, « défense, combat, jeu au pied, pressing », le BO s'est fragilisé au fil des minutes, en cherchant en vain des solutions sur les extérieurs. « Il fallait travailler dans l'axe, alterner le jeu mais on a manqué d'imagination », estime Jack Isaac, l'entraîneur des lignes arrière. Et j'avoue que j'ai du mal à trouver des mots. » Sylvain Marconnet, lui, a gardé le sens de la formule : « On a joué à l'envers », résume l'ancien parisien. « On a été plutôt bien dans la conquête mais quand tu ne tiens pas le ballon, c'est compliqué. »

Un chiffre synthétise les errements du BO : 19, comme le nombre de fautes de main commises par Jérôme Thion et ses équipiers. Il y a lorsqu'on analyse de ce grand gâchis ce qui découle de la fébrilité inhabituelle de certains acteurs - Bidabe, Ngwenya, Harinordoquy - mais aussi ce qui relève d'une stratégie inadaptée. « On a été gêné par la montée défensive inversée des Toulonnais, reconnaît Julien Peyrelongue. Par le fait aussi qu'ils laissaient aussi trois ou quatre joueurs en profondeur pour relancer si je jouais au pied. » L'ouvreur du BO fait partie des joueurs qui seront sur la sellette avant le déplacement à Agen où Yachvili devra être laissé au repos (1). Mais Peyrelongue n'est pas le seul cadre mis en cause.

Tandis que Thion et l'Anglais Iain Balshaw refaisaient le match à la réception, Serge Blanco s'est longuement entretenu avec Jean-Michel Gonzalez et Isaac dans la fameuse « boutique à Jeannot », le lieu de toutes les confidences qui jouxte les vestiaires. Hier matin, durant la séance de récupération, le président du BO est passé revoir le match avec ses entraîneurs. Il s'invitera demain à la séance vidéo qui donnera le ton de la semaine.

Il est facile d'imaginer la teneur de son discours. Les Biarrots connaissent la chanson. Ils l'ont souvent entendue l'automne dernier. Ils n'ont pas d'autres alternatives que d'effacer dès samedi leur déconvenue chez les Agenais. Mais ça ne sera pas simple si le démon du doute a posé durablement ses bagages à Aguiléra.

Arnaud DAVID

Var Matin

RCT, l'heureuse métamorphose en terre basque.

Le 22/08/2010

Sur la grande plage du Casino, à Biarritz hier matin, flottait comme un goût de vacances. Là, au milieu de dizaines de surfeurs matinaux, les corps sculptés des rugbymen toulonnais, convoités du regard par quelques naïades, sortent de l'eau.

Après une courte nuit due à quelques pintes de bière avalées goulûment au soir de ce succès historique sur le BO (ce n'était plus arrivé depuis 1981), la récupération a lieu à marée basse.

Les joueurs ont su prendre de la hauteur la veille, avant de s'envoler pour rejoindre le Var hier, en fin de matinée.

Fiers du travail accompli, les joueurs toulonnais n'en rajoutent pas pour autant. L'heure n'est pas au triomphalisme. Tous savaient qu'ils devaient se faire pardonner, après leur piètre première apparition (défaite face à Bayonne, 22-26) d'une saison 2010-2011 annoncée très serrée. Ils ont fait mieux que leur devoir. On attendait (surtout) un comportement d'orgueil, on a eu droit à une maîtrise dans tous les compartiments du jeu. De la belle ouvrage.

Au sursaut attendu dans la révolte, l'organisation, la concentration, la précision étaient au rendez-vous sur la côte basque.

Quand tout s'enchaîne

Comment, en une petite semaine, une telle métamorphose s'est opérée ? Jonny Wilkinson tient son explication : « Je ne sais pas s'il y avait autant de différences d'un match à l'autre. Souvent, ça se joue sur des petits trucs qui permettent (ou pas) d'enchaîner. Face à Biarritz, nous avons fait preuve d'un incroyable état d'esprit. Nous avons dépensé beaucoup d'énergie. Notre défense a été forte et constante. Maintenant, il s'agit pour nous de réitérer ce même niveau de prestation. Une chose est sûre, notre saison est vraiment lancée. On respire. »

Le staff technique ne cachait pas sa satisfaction. Après une semaine au cours de laquelle « PSA » n'a pas décoléré, le manager général pouvait afficher une mine réjouie, celle du travail bien fait. La prestation de ses hommes tant dans l'engagement, le combat, la discipline a été remarquable. La mêlée toulonnaise a tenu son rang, le pack s'est dépensé sans compter à l'image de Smith et de Suta omniprésents, de Chesney remonté comme un gros coucou, etc.

La charnière, avec un Wilkinson fidèle à sa réputation ou encore la ligne de trois-quarts en place, à l'image d'un Wulf décapant, a permis à un RCT retrouvé de se montrer intraitable.

Ce RCT-là à su remettre les pendules à l'heure. Le tableau de marche (5 points en deux matchs) est respecté, même dans le désordre (défaite à la maison, succès à l'extérieur).

Maintenant, il faut préparer la venue du Racing-Métro, vendredi. La semaine à venir devrait être beaucoup plus sereine que la précédente. Mais après le succès probant en terre basque, personne ne comprendrait un nouveau faux pas à la maison.

Paul MASSABO

Sports.fr

Le rachat de Toulon.

Le 20/08/2010

La mise au point musclée de Philippe Saint-André après la défaite en ouverture face à Bayonne a semble-t-il fonctionné. Toulon a remporté son premier succès de la saison sur la pelouse de Biarritz (3-13). Au terme d'un combat acharné, les Varois reprennent la place qui est la leur dans le classement provisoire du Top 14, avec le 6e rang, en attendant la rencontre entre Castres et Toulouse dimanche soir.

Blessé au moral et certainement vexé par le revers subi sur sa pelouse de Mayol face à Bayonne en ouverture de saison (22-26), Toulon se présentait à Aguilera avec l'appétit des mauvais jours. Celui-là même qui rend une équipe de quinze joueurs prête à tout et surtout à ne rien laisser à ses adversaires. Quels qu'ils soient d'ailleurs. Face à Biarritz, dans leur antre d'Aguiléra, les protégés de Philippe Saint-André et d'Aubin Hueber comptaient bien sur ce genre de match pour se refaire la cerise. C'est ce qu'ils ont accompli vendredi en match décalé, devant une affluence des grands soirs, en l'emportant (3-13).

Les 12 000 spectateurs, qu'ils soient de simples touristes de passage ou véritables passionnés de ballon ovale, ont néanmoins dû attendre plus de 25 minutes pour voir le panneau indiquant le score afficher autre chose que 0-0. Las pour les supporters basques, c'est bel et bien le RCT qui en était l'instigateur en trouvant l'ouverture sur un essai signé Chesney à la 27e minute de jeu. Consécutivement à une chandelle de Jonny Wilkinson, sur laquelle Harinordoquy se trouait, Cibray combinait avec Chesney et filait dans l'en-but pour aplatir entre les poteaux.

Cet essai, transformé par le botteur maison Jonnhy Wilkinson concrétisait une large domination varoise sur une équipe biarrote fébrile mais qui s'en tirait bien avec un seul essai encaissé. La réduction du score grâce à la botte magique de Dimitri Yachvili permettait de réduire la marque à 7 à 3 au moment de rentrer aux vestiaires pour la mi-temps. Une pause au cours de laquelle, Serge Blanco s'est illustré par un passage dans les vestiaires des siens.

Les sifflets d'Aguiléra

Celui-ci a dû marquer les esprits des Biarrots qui, de retour sur le pré montraient un tout autre visage. Plus en jambes, davantage portés sur le ballon, les protégés de Jean-Michel Gonzalez canalisaient avec beaucoup plus de volonté les velléités de Toulonnais toujours aussi gaillards. Canaliser, certes, mais sans pouvoir en montrer davantage. Une incapacité notoire à se porter vers l'avant, sans commettre de trop nombreuses fautes de mains (4 en-avant durant les 10 premières minutes de la seconde période).

Marc Lièvremont, sélectionneur national assis dans les tribunes d'Aguilera, ne manquait pas une miette du spectacle. Et, faute de voir les internationaux briller, pouvait une nouvelle fois admirer le jeu au pied de Jonny Wilkinson, auteur d'un coup de pied victorieux sur pénalité (3-10, 59e), puis sur un drop (3-13, 64e). Une double mise au point qui enterrait définitivement les espoirs des Biarrots, lesquels devaient subir les sifflets d'un public médusé.

Conséquence, au classement, certes toujours provisoire en attendant la rencontre entre Castres et Toulouse samedi, Toulon réalise une belle opération en passant au 6e rang avec 5 points, ce qui fait reculer Biarritz à la 8e place.

Benoît GUERITAS

La Provence

Toulon, les secrets d'une réaction.

Le 22/08/2010

Indigne d'un ténor devant Bayonne, le RCT s'est complètement métamorphosé à Biarritz

Il est près de 4 heures du matin et Philippe Saint-André, les yeux pétillants de satisfaction, n'en finit pas de refaire le match, assis, là, dans une rue du centre-ville de Biarritz. Une mousse bien méritée à la main, l'entraîneur en chef du RC Toulonnais échange encore et encore avec les membres de son staff, Aubin Hueber, David Fraisse, adjoint en charge de la défense, et Steve Walsh, l'un des préparateurs physiques.

Un homme, accompagnée de sa fillette, interrompt timidement la conversation. - "M. Saint-André, est-ce que je peux vous prendre en photo avec ma gamine, s'il vous plaît?" Le cliché une fois réalisé, ce père de famille, vêtu de rouge et blanc, les couleurs du Biarritz Olympique, ose, alors, un "Félicitations pour votre victoire. Et c'est un Biarrot qui vous le dit!" "PSA" sourit de bon coeur. On sent un coach soulagé. Mieux, libéré.

Il sort d'une semaine particulièrement pénible, il faut dire. "La pire depuis que je suis au RCT", précise-t-il. Avec ce compétiteur acharné, on le sait, la moindre défaite a la violence d'une profonde morsure. Mais celle encaissée devant Bayonne, à Mayol, en ouverture du Top 14 (22-26), a été proprement insoutenable.

"Je l'ai très mal vécu. J'ai traversé des jours terribles, lâche-t-il au milieu de cette nuit biarrote, quelques heures après le probant succès obtenu dans la stade Aguiléra (3-13), première victoire toulonnaise en ces lieux depuis... 1981 ! Je veux bien perdre, mais pas comme l'autre fois, en ayant eu 80% de possession du ballon. À 22-19 en notre faveur, à cinq minutes du terme, les Bayonnais ont préféré jouer une pénalité à la main plutôt qu'au pied parce qu'ils avaient la certitude de pouvoir filer à l'essai. Ils avaient bien vu qu'on n'était pas prêts mentalement sur ce match."

Une semaine plus tard, son équipe a fait montre d'une détermination diamétralement opposée, sur le terrain du BO. Comment un groupe peut-il passer du quasi néant à la lumière éclatante ? Il y a eu, bien sûr, toutes ces paroles échangées au fil de journées passées à essayer de comprendre les raisons d'un pareil fiasco. Dès le lendemain, Saint-André a commencé par balancer ses quatre vérités à la figure de joueurs penauds comme des gosses pris en flagrant délit de suffisance.

"On s'est dit les choses sans se voiler la face, indique aussi Fabien Cibray en faisant référence à ces réunions de mise au point organisées entre joueurs. Il fallait arrêter de se la raconter et de gueuler sur le terrain comme on venait de le faire. On devait retrouver humilité et discipline."

Voilà pour les mots. Pour le reste, la réaction toulonnaise, vendredi soir, repose sur tout un tas de données techniques, tactiques et stratégiques. Pour gagner à Biarritz, se racheter d'un minable premier résultat et décoller dans ce Top 14, Saint-André a également fait preuve de finesse. Celle d'un joueur d'échec. En annonçant, la veille du déplacement au pays basque, une composition d'équipe privée de Carl Hayman, "PSA" a la certitude d'avoir embrouillé un adversaire qui a peut-être pensé que le RCT avait l'intention de lâcher le match. Mais le pilard néo-zélandais était bien là au coup d'envoi, donnant un peu moins de poids aux illusions biarrotes. Ce n'est rien, pourtant, à côté de la titularisation surprise de Rory Lamont à l'arrière.

Défaillant sous les chandelles bayonnaises, Benjamin Lapeyre devait être la cible du BO. Ce dernier, qui s'était préparé toute la semaine à bombarder l'ancien Albigeois, a accusé le coup en voyant débarquer Lamont, de retour après six mois sans jouer et maître de son sujet sous la mitraille. Kris Chesney le fut tout autant dans son domaine. Avant même le début du championnat, Saint-André avait programmé le deuxième-ligne anglais, préservé devant Bayonne, pour ce match à Biarritz. "Je l'avais mis au frigo (sic) pour qu'il en sorte affamé", s'amuse "PSA", ravi de cet autre coup. Résultat des courses, le vétéran Chesney (36 ans) a tout bouffé devant lui et a même inscrit le seul essai d'une victoire finement acquise. Et peut-être fondatrice.

Laurent BLANCHARD

Rugby365.fr

Un RCT à réaction.

Le 23/08/2010

Toulon s'est bien remis de la claque face à Bayonne lors de la première journée en s'imposant à Biarritz, un prétendant européen. Le RCT a lancé sa saison après avoir été piqué au vif par le discours des entraîneurs.  

Il ne devait pas faire bon trainer dans les vestiaires toulonnais la semaine dernière. La défaite concédée à domicile face à Bayonne (26-22) a énervé le staff toulonnais et le comportement de solistes de certains joueurs n'a pas été bien vu. La remise au point a dû être sèche. Elle a eu un effet salvateur puisque Toulon s'est vite remis à l'endroit en s'imposant sur le terrain de Biarritz (13-3), vendredi. Au plus grand soulagement de Philippe Saint-André, contrarié par cet échec inaugural. Les Toulonnais ont subi pendant cinq minutes avant de mettre la main sur le ballon. Dans le sillage d'un pack toujours aussi puissant, les Varois ont campé dans le camp biarrot. Les Basques n'ont pas eu de munitions pour inquiéter un collectif rodé malgré les absences de Pierre Mignoni, Joe Van Niekerk, Felipe Contepomi ou encore Juan Martin Fernandez-Lobbe.

Jonny Wilkinson, absent la semaine dernière pour la reprise, a apporté un plus dans le jeu. L'ouvreur anglais a aussi permis de mettre son équipe à l'abri en ajoutant une pénalité et un drop en fin de match. Les quatre points ramenés du pays basque lancent véritablement la saison du dernier demi-finaliste. D'autant que cela faisait 29 ans que Toulon ne s'était plus imposé à Biarritz. La victoire en terre basque pourrait donc devenir un acte fondateur du collectif au même titre que la déception engendrée une semaine plus tôt par la claque reçue face à Bayonne. « Je ne sais pas s'il y avait autant de différences d'un match à l'autre, a déclaré Jonny Wilkinson dans Var-Matin. Souvent, ça se joue sur des petits trucs qui permettent d'enchaîner. Face à Biarritz, nous avons fait preuve d'un incroyable état d'esprit. Nous avons dépensé beaucoup d'énergie. Notre défense a été forte et constante. Maintenant, il s'agit pour nous de réitérer ce même niveau de prestation. Une chose est sûre, notre saison est vraiment lancée. On respire. »

Le comportement décrié la semaine dernière a été l'un des points positifs de la soirée. Toulon a retrouvé de la solidarité. Les Toulonnais ont eu une réaction d'orgueil salvatrice. La défense s'est montrée au niveau. Jamais les Biarrots n'ont apporté le danger devant la ligne d'en-but adverse. Les recrues Paul Sackey et Rudi Wulf ont entrainé derrière eux le collectif. Les deux ailiers ont parfaitement bloqué leur couloir. « Ce soir (ndlr : vendredi), j'ai vu de l'envie et de l'engagement, a déclaré Philippe Saint-André soulagé. Les ailiers se sont envoyés comme des ânes. Aujourd'hui, il n'y avait pas de stars mais une équipe. Dans le rugby, il faut des champions, mais la star, c'est l'équipe. La semaine dernière, on n'avait pas suivi les schémas de jeu, cette fois on a réussi. Je crois que Toulon n'avait pas gagné au BO depuis 29 ans, c'est fait. Au moins, j'aurai un record. » La semaine prochaine, le Racing-Métro se présente à Mayol. On verra si les Toulonnais ont retenu la leçon.

Nicolas COUET

Var Matin

La seule star, c'est l'équipe.

Le 23/08/2010

Entre les visages tendus d'avant-match et les mines réjouies deux heures plus tard, il n'y avait pas photo, côté toulonnais, l'autre soir sur la côte basque. A contrario, du côté du BO, on « tirait la gueule », à l'image d'un président Blanco qu'on a connu plus convivial. La défaite (3-13) des hommes de Laurent Rodriguez sur leurs terres avait, pour les Basques, un côté presque incongru ; au moins aussi déroutant que l'échec du RCT face à Bayonne, une semaine plus tôt.

Toulon au parc des sports d'Aguiléra a agressé les Harinordoquy et consorts comme Boyet et ses hommes avaient sauté sur Contepomi et ses partenaires, huit jours plus tôt. C'est cette détermination et une belle organisation des Provençaux qui a fait la différence. Sans compter qu'avec un peu plus de réussite, Toulon aurait pu ajouter un ou deux essais supplémentaires. Paul Sackey peut en témoigner.

Le RCT sur l'ouverture de la saison s'est montré suffisant face à des Bayonnais sauvés sur tapis vert à l'intersaison. Faute d'envie, le "RCT nouveau" avec son armada de stars à l'image de Smith, Hayman, Sackey, etc., était à côté de ses pompes. La « gueulante » poussée à huis clos a eu l'effet escompté, côté varois.

Un jeu moins ambitieux ?

Outre la soif de rachat et la faim de victoire, les Toulonnais ont fait preuve d'un bel appétit, celui de bien faire.

A l'ouverture, le retour de Wilkinson a pesé dans la balance rouge et noire - il a su mettre à distance respectable (7 points) le BOPB - d'autant que Contepomi n'avait pas été très heureux contre les Bayonnais. La troisième ligne avec un étonnant Suta et un impressionnant Smith sans oublier l'énorme poil à gratter El Abd, promu capitaine a été magistrale. Il sera d'ailleurs intéressant avec les retours de Fernandez-Lobbe, Van Niekerk ou encore Auelua de voir cette riche concurrence à l'oeuvre. On ne reviendra pas sur la défense de fer toulonnaise avec ses barbelés dressés sur la ligne de front.

A Biarritz, on a surtout vu qu'avec le bleu de chauffe, Toulon n'avait pas de vedettes. « La seule véritable star, c'est l'équipe elle-même » comme se plaît à le rappeler Philippe Saint-André.

Au-delà de ce bel enthousiasme, on a vu aussi qu'en voulant trop jouer Biarritz s'est cassé les dents sur la défense adverse. Là encore, même similitude avec les Toulonnais qui en possédant très majoritairement le ballon (70 à 80 % du temps) contre les Bayonnais ne s'en sont pas sortis.

Face à ce constat, faudra t-il envisager un volume de jeu revu à la baisse avec comme le début de la saison dernière des chandelles à outrance ? On sera vite fixé.

Mais après donc avoir remis les pendules à l'heure, les « Rouge et Noir » doivent maintenant mettre les choses dans le bon ordre. La venue d'un Racing-Métro revanchard après sa déconvenue montpelliéraine, dès vendredi, vient à point nommé.

Paul MASSABO

Sud-Ouest

RC Toulon : de l'orgueil et un peu d'intox.

Le 23/08/2010

Le manager du RCT Philippe Saint-André a brouillé les pistes pour surprendre le BO.

Dans la salle de réception d'Aguiléra, vendredi soir, Philippe Saint-André consulte son téléphone portable. Les messages de félicitations s'accumulent. Toulon n'avait pas gagné à Biarritz depuis 29 ans, il vient de le faire (3-13). Les traits tirés, le directeur sportif du RCT esquisse un sourire. Après la défaite concédée face à l'Aviron, sa semaine a été difficile. On s'est gaussé des prétentions mal assumées des Toulonnais. Ses oreilles ont sifflé. Celles de ses joueurs aussi. « Il y a eu des explications », confie t-il. Durant ces sept jours de pénitence, l'ancien ailier du XV de France, a durci son discours, ajouté une séance d'entraînement supplémentaire et concocté, à l'attention des Biarrots, une petite opération de désinformation dont le récit le fait rigoler.

Pour l'ensemble de la presse, c'est Mehdi Mérabet, un espoir, qui devait débuter vendredi soir au poste de pilier droit. À l'arrière, c'est Benjamin Lapeyre, transfuge d'Albi qui était annoncé. Mais à l'heure du coup d'envoi, ce sont Carl Hayman, 45 sélections chez les All Blacks, et Rory Lamont, l'international écossais, qui sont sortis sur la pelouse du BO. Pas tout à fait le même pedigree.

Sûr de son coup

Sous les yeux des 2.000 « bavards » de Mayol qui assistent à l'entraînement et alimentent de leurs commentaires les forums de supporters, le « Goret » a aussi brouillé les pistes en alignant une formation bidon en public, puis une autre très différente, dans le secret du huis clos. « C'est la première fois que je fais de l'intox comme cela mais je suis sûr que les Biarrots ont pu s'imaginer qu'on allait faire l'impasse », raconte Saint-André, convaincu que son stratagème a décontenancé ses hôtes.

Est-ce anecdotique? Sans doute un peu. Vendredi, les Toulonnais ont d'abord pris l'ascendant sur le BO en dominant sur l'essentiel : la défense, l'agressivité, l'occupation du terrain. Avec aussi deux stars à la hauteur de leur réputation pour exécuter un plan de jeu simple et efficace : George Smith et Jonny Wilkinson. « Dans mon briefing d'avant match, j'avais dit aux joueurs que le résultat était secondaire. Ce que je voulais voir, ce n'était pas des noms mais une équipe. C'est ce que l'on a montré. On a retrouvé de l'appétit. Je crois que notre succès est amplement mérité. J'espère que ça va lancer notre saison. » Réponse vendredi soir à Mayol, où Toulon accueillera le Racing Métro. Une autre armada, une autre agrégation des grands noms, malmenés à Montpellier, et une même ambition : celle de s'installer au sommet.

A.D.

L'Equipe.fr

Plus de joker au BO.

Le 22/08/2010

On ne parle pas encore de crise du côté de Biarritz après la défaite face au RCT (3-13). Mais le discours pourrait bien se durcir pour éviter une autre saison galère.

Deux poids, deux mesures. Alors que la défaite de Toulon lors de la première journée de championnat avait déclenché une tempête sur la Rade et la grève du président Boudjellal, « Je reparlerai aux joueurs lorsqu'ils seront à la hauteur de leurs noms », rien de comparable du côté de Biarritz après la défaite de vendredi soir face à ce même RCT (3-13). Pourtant, il y aurait de quoi.

«On connaît la situation»

En effet, le respect des objectifs fixés est déjà largement écorné avec ce revers à domicile. Le président Blanco a demandé un titre à ses joueurs. De ce point de vue, tout est encore largement possible. Mais il avait également été demandé de faire d'Aguiléra une place forte. Un sanctuaire où personne ne devait repartir la victoire en poche. Là, c'est fichu. Juste après le match de vendredi soir, Imanol Harinordoquy ne trouvait pas assez de fouets pour se flageller. « Même s'ils nous ont mis sous pression dès l'entame de la rencontre, je leur ai fait un gros cadeau. Sous la chandelle de Wilkinson, je saute à dix mètres du ballon. Ils ont été lucides. Ils n'ont pas eu cinquante occasions mais ils les ont mises au fond » regrettait le troisième-ligne international. Il regrettait d'autant plus ce résultat qu'il lui en rappelait un autre, un an plus tôt. « On connaît la situation pour l'avoir vécue la saison passée. Là, ça arrive un match plus tard. Maintenant, il faut remettre les pendules à l'endroit et redresser la tête. Et savoir ce que nous voulons faire sur le terrain ».

Car si la situation du BO n'est pas si alarmante, la prestation des joueurs l'a été un peu plus. «On a voulu jouer de loin et on s'est cassé les dents, concédait Jean-Michel Gonzalez. On n'a pas su sortir de notre camp car nous n'avons pas alterné avec du jeu au pied. Nous nous sommes effondrés collectivement, c'est dommage» confie-t-il sur le site du club. Et ces en-avant par palettes entières... Ils sont la cause principale des regrets de Serge Blanco. «Quand on fait dix-neuf fautes de mains, qu'est ce qu'on peut espérer ? Rien ! Et c'est pour cela que je suis avant tout désolé» a-t-il déclaré dans les colonnes de L'Equipe. Et si ce n'est pas encore la crise à Biarritz, si la saison est encore longue et porteuse d'espoir, le spectre de la galère vécue la saison dernière est encore présent dans tous les esprits. Et s'il faut durcir le discours, nul doute qu'il y aura des hommes pour se porter volontaires.

Bertrand LAGACHERIE

Rugby365.fr

Ne pas céder à l'alarmisme.

Le 22/08/2010

La défaite face à Toulon (13-3) à Aguiléra vendredi a plongé Biarritz dans l'inquiétude. Le club n'oublie pas le début de saison manqué l'année dernière mais se retient pour le moment de verser dans l'alarmisme. 

La victoire face à Montpellier (30-22, 1ere journée de Top 14) est déjà de l'histoire ancienne. Biarritz s'est incliné pour la première fois de la saison, vendredi face à Toulon (13-3). A domicile. Le revers face à l'une des prétendants au titre à raviver des vieux souvenirs dans le pays basque. Battus à domicile lors de leur premier match la saison passée, les coéquipiers de Jérôme Thion savent ce que coûte un démarrage manqué. Alors cette défaite a du mal à passer. Surtout que les Biarrots ont manqué d'envie, de solutions et d'agressivité face aux Toulonnais, revanchards. « On n'a pas su alterner le jeu au pied et à la main. Quand on a joué à la main, on a pris des plaquages. On a subi, a analysé l'entraîneur des avants, Jean-Michel Gonzalez sur le site du club. Au lieu de sortir avec le jeu au pied, on est resté chez nous. On s'est entêté à jouer de loin. On s'est cassé les dents. Sur la seule faute de main en première mi-temps, on prend un essai. Sur l'ensemble du match, ils sont bien meilleurs que nous et leur succès est mérité. C'est dommage parce qu'il y avait moyen de les battre aujourd'hui. »

Biarritz a manqué d'initiative et d'idée face au rideau adverse. « Il fallait travailler dans l'axe, alterner le jeu mais on a manqué d'imagination, ajoute Jack Isaac, l'entraîneur des lignes arrières dans Sud-Ouest. Et j'avoue que j'ai eu du mal à trouver des mots. » A l'issue de la rencontre, Serge Blanco, le président du club, s'est longuement entretenu avec Jean-Michel Gonzalez et Jack Isaac. Une rencontre au sommet qui souligne la volonté de vite reprendre le dessus. Blanco veut un titre, il l'a annoncé en début d'année. Pas question de parler de crise pour le moment. Mais le temps presse déjà. « On a vécu la même chose l'année dernière, se rappelle Imanol Harninordoquy, fautif sur le premier essai en manquant la réception d'une chandelle. Ce n'était pas le deuxième match, mais le premier (ndlr : face à Castres). A nous de relever la tête et de voir ce qu'on veut faire sur le terrain. Il va falloir modifier certaines choses, mettre plus d'agressivité dans le jeu. Il va falloir remettre les pendules à l'heure. »

Seul point positif de la soirée : la conquête. Face à une mêlée réputée, le BO a été au niveau. « On les craignait en mêlée et on les a secoués. Après, on n'a pas été bons dans l'utilisation du ballon. Collectivement, on a flanché, c'est dommage. On a attaqué à plat, en demi-teinte parce qu'on savait que ça allait piquer sur les plaquages. Les gars ont fait attention. L'équipe a lâché pas mal de ballons, c'est ce qui nous a mis dans le pétrin. Ils sont restés continuellement chez nous. Le drop et la pénalité de Jonny Wilkinson les a mis à l'abri. Le score était fait. » A la porte des phases finales depuis trois ans, Biarritz a pu se rendre compte du degré d'exigence pour retrouver le Top 6. Mais le club de ne veut pas s'alarmer pour le moment. Le rappel à l'ordre est nécessaire dès le début de saison. Le déplacement à Agen la semaine prochaine est primordial.

Nicolas COUET

Sport 24

«Si c'est pour se faire taper vendredi…».

Le 23/08/2010

De nouveau souriant après le succès de Toulon à Biarritz (3-13) vendredi soir, Mourad Boudjellal attend la suite avant de se prononcer. Le président varois estime que la saison du RCT n'est pas encore lancée.

Quel est votre sentiment après le succès du RCT à Aguiléra (3-13) ?
Mourad Boudjellal : Je ne m'attendais pas du tout à gagner à Biarritz, tout comme je ne m'attendais pas à perdre contre Bayonne à Mayol. Cette saison commence de façon bizarre. On n'a pas fait le match du siècle, mais on a fait déjouer le BO.

Êtes-vous rassuré après cette victoire ?
Mourad Boudjellal : Ce qui me rassure le plus, c'est la réaction de mes joueurs parce qu'ils ont passé une semaine de m…. comme moi et l'ensemble du staff. Ils avaient envie de regoûter à la victoire. Ce collectif a l'ambition de vivre de grandes choses en commun. C'est ce que je voulais voir. Vendredi soir, il manquait quatre des quinze ou vingt meilleurs joueurs du monde à Toulon, Van Niekerk, Mignoni, Contepomi et Fernandez-Lobbe. Ce n'est pas rien.

Après la défaite contre Bayonne, vous attendiez de voir si le RCT avait recruté de grands joueurs. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Mourad Boudjellal : Je ne suis pas vraiment rassuré. On a gagné à Biarritz, mais pas encore le championnat. On n'a pas survolé la rencontre, on n'a pas donné une leçon de rugby au BO, loin de là. Ce n'est pas une démonstration.

Avez-vous douté durant cette rencontre ?
Mourad Boudjellal : Au début on n'a pas touché un ballon. J'ai aussi douté dans les dernières minutes car l'an dernier si les matches avaient duré 79 minutes, on aurait terminé premier du Top 14. Pour tout vous dire, dans mes mathématiques, je n'avais pas dix points d'avance sur Biarritz, mais dix-sept, parce que c'était mon souhait pour avoir le point de bonus défensif là-bas (rires). Je ne pensais pas prendre quatre points à Aguiléra.

«J'espère que la ville de Bayonne aura l'élégance de nous inviter aux fêtes l'an prochain. On mérite une médaille»

Avec ce succès, allez-vous reparler à vos joueurs cette semaine ?
Mourad Boudjellal :
Je suis allé les chercher à l'aéroport samedi pour les féliciter. On a remis les choses en place et on continuera de le faire cette semaine. Notamment, on avait décidé que la distribution des beaux costumes Smalto, ce n'était pas très opportun (rires). Il ne faut pas croire qu'on est arrivé. On est comme un enfant qui s'est fait taper sur la main après une bêtise. Mais un gamin ça peut en refaire. Si c'est pour se faire taper à Mayol par le Racing vendredi prochain, cela ne sert pas à grand-chose…

La saison du RCT est-elle définitivement lancée ?
Mourad Boudjellal :
Non on attend encore un petit peu. Il y a aujourd'hui des clubs qui s'emballent car ils ont pris pas mal de points, ce n'est pas le cas chez nous. On sait que la saison est longue et que le championnat n'est pas un 100m, mais un marathon. Vous verrez que dans un marathon, les premiers au début ne sont jamais là à l'arrivée, souvent il faut rester planqué. Toulon est dans son coin et ce n'est pas plus mal.

Qu'en est-il du sms envoyé aux agents sur votre quête de nouveaux joueurs au centre *?
Mourad Boudjellal :
J'ai eu beaucoup de réponses, avec certaines choses surprenantes. On verra. Ce n'est pas à l'ordre du jour. J'ai été rassuré vendredi, mais j'attends la suite.

Allez-vous entamer cette semaine les discussions avec les représentants du groupe concernant les primes d'objectif ?
Mourad Boudjellal :
Non on attend. Pour l'instant, j'espère que la ville de Bayonne aura l'élégance de nous inviter aux fêtes l'an prochain. On leur donne quatre points et on gagne à Biarritz, leur ennemi. On peut avoir la médaille de la ville de Bayonne. Ils peuvent nous dire merci.

Victoire impérative vendredi contre le Racing ?
Mourad Boudjellal :
Oui et accessoirement c'est contre notre meilleur ennemi. On est né quasiment en même temps. On est monté en Top 14 avant eux, ensuite ils sont montés en élite. Nous sommes de vieux ennemis qui se respectent beaucoup. Vendredi sera le choc du renouveau du Top 14, qui était l'affiche en Pro D2 il n'y a pas si longtemps. J'espère qu'on pourra faire la fête contre le Racing-Métro après celle gâchée face à Bayonne. Même si, pour moi, le Racing fait partie des favoris, si ce n'est Le favori du Top 14.

Ce sera aussi l'occasion de retrouvailles avec le président du Racing, Jacky Lorenzetti…
Mourad Boudjellal :
Exactement. On verra lequel de nous deux arrivera le premier à son but. Pour l'instant je m'en suis toujours sorti mieux que lui. Une montée en Top 14 une saison avant lui, j'ai joué une demi-finale avant lui (rires). Je sais que ça l'énerve et moi ça m'amuse beaucoup.

Prochaine étape le Brennus cette saison…
Mourad Boudjellal :
Contre le Racing en finale, mais je sais que Jacky aimerait bien le faire une année avant moi. J'espère que je vais continuer à l'énerver (rires). Mais il y a un vrai respect entre nous deux, tout comme entre Pierre Berbizier et Philippe Saint-André. Ce sont deux clubs amis, mais vendredi à 19h il n'y en aura plus jusqu'au coup de sifflet final.

*Après la défaite contre Bayonne lors de la première journée, Mourad Boudjellal avait envoyé ce sms aux agents : « Club ambitieux de Top 14, cherche trois quarts centre, salaire motivant, références sérieuses exigées, moins de 100 kg s'abstenir.»

Baptiste DEPREZ

Sport 24

Toulon redresse la tête.

Le 20/08/2010

Dans un match très fermé, Toulon s'est logiquement imposé à Biarritz (3-13) ce vendredi, pour le compte de la 2e journée du Top 14. Les coéquipiers de Jonny Wilkinson en profitent ainsi pour effacer leur défaite inaugurale.

Il y a des images qui ne trompent pas. Remplacé à douze minutes de la fin du match, Imanol Harinordoquy file directement au vestiaire, les bras ballants et le cœur lourd, signes de la mauvaise soirée qu'il vient de passer. L'international sait que son équipe ne reviendra pas au score. L'issue de la rencontre donnera raison au Biarrot, battu avec le BO par une solide formation du RCT (3-13). Une palpable déception qui contrastait avec la joie et le soulagement des Varois au coup de sifflet final, heureux d'effacer leur accroc contre Bayonne la semaine passée à Mayol.

Trop de déchets à Biarritz

«On n'a pas vu un grand match, tempérait Sébastien Bruno au coup de sifflet final. On voulait se racheter par rapport à notre public.» Objectif réussi pour les Toulonnais qui ont parfaitement su gérer leurs temps forts, malgré un manque de réalisme criant durant l'énorme domination en début de match. A force de patience, le RCT a su trouver la faille après une offrande d'Imanol Harinordoquy, coupable d'une mauvaise réception à hauteur de ses 22, qui profitait à Fabien Cibray, lequel libérait pour Chesney, tout heureux d'aplatir pour l'unique essai de la rencontre (0-7, 27e). Avec un collectif encore en rodage et un déchet trop important à ce niveau, le BO ne reviendra jamais dans la partie.

Un déroulement logique tant les Varois ont fait preuve d'assurance, s'en remettant à la patte d'un Jonny Wilkinson, toujours aussi précieux (huit points à son actif) dans la gestion du match. «On a été conquérant, agressif en mettant des tampons, avouait Bruno. Cela a payé. Il ne faut pas qu'on s'endorme car toutes les équipes sont prêtes et peuvent s'imposer à l'extérieur.» L'international a vu juste. Avec un niveau grandissant, les surprises dans ce Top 14 ne font que commencer. A Aguiléra, c'est Toulon qui a su en profiter.

Baptiste DESPREZ

E-Bleu Marine

Le Rugby Club Toulonnais se rachète à Aguilera.

Le 20/08/2010

Toulon avait besoin de se rassurer en étant costaud sur les fondamentaux. Sur la manière, au-delà du résultat final. Ce fut le cas durant 80 minutes, notamment en première période où les Rouge et Noir se montrèrent intransigeants défensivement. Ils s’efforcèrent d’occuper le terrain au pied et de scorer surtout, à la différence de samedi dernier. Et comme Biarritz commença son festival d’en-vants, Lamont en profita pour partir en contre. Il fallut un retour in extemis de Terrain pour l’empêcher d’ouvrir la marque (7ème). Toulon continua à dominer, et sur une nouvelle grossière erreur biarotte sur chandelle, le capitaine El Abd récupéra le cuir, puis Cibray envoya Chesney à l’essai (26ème). Toulon avait enfin concrétisé son emprise sur le match. Le BO refit un instant surface en mettant la main sur le ballon, Yachvili rapprocha les siens peu avant la pause.

Le RCT prend le score et le gère impeccablement

Devant au tableau d’affichage, Toulon fit bonne garde en défense, aidé par les nombreux en-avants biarrots. Les intentions furent logiquement basques, la solidité varoise. Et l’efficacité aussi par l’intermédiaire de Jonny Wilkinson qui aggrava la marque à l’heure de jeu en claquant une pénalité puis un drop en 4 minutes. L’artilleur britannique fut un des grands artisans de la victoire car très précieux dans son jeu au pied de déplacement. Sans solution offensive, le BO déjoua progressivement, s’enlisant dans un faux rythme bénéficiant aux Rouge et Noir. Toulon qui y crut de plus en plus faillit marquer un second essai sans un en-avant de Sackey (71ème). Sans trembler finalement, le RCT s’imposait 29 ans après sa dernière victoire à Biarritz. Il lançait du même coup sa saison en terre basque après son faux pas inaugural à Félix Mayol.

Johan LIVERNETTE

Rugbyrama

Biarritz a rechuté.

Le 24/08/2010

En panne de solutions et incapables de mettre leurs adversaires en difficulté, les Biarrots ont subi une terrible désillusion en s’inclinant à domicile contre Toulon  (3-13) vendredi. Au-delà du résultat, c’est plutôt la manière qui interpelle. Et du coup, le club basque est déjà sous tension.

L’occasion était belle. Très belle. Trop belle… Le BOPB, en s’imposant contre Montpellier lors de la première journée, n’avait pas réédité sa mésaventure de la saison passée (défaite à domicile d’entrée, ndlr). Cette fois, la saison était lancée. Restait donc à confirmer contre une équipe toulonnaise en plein doute après son revers inaugural à Mayol… Raté ! Les Biarrots sont retombés dans leurs travers et se sont logiquement inclinés. "Nous avons joué depuis notre camp et nous nous sommes cassés les dents", regrettait l’entraîneur Jean-Michel Gonzalez. "Nous avons été transparents", assénait même le talonneur Romain Terrain. Fébriles, les Basques sont apparus en manque de solutions. "Nous avions des bonnes intentions. Nous avons essayé de jouer mais nous sommes tombés sur une très bonne défense, analysait ainsi le jeune international Wenceslas Lauret. Nous avons perdu beaucoup de ballons et cela ne nous a pas permis de terminer nos actions."

Un plan de jeu à revoir

Alors, la performance du RCT, avec des joueurs varois appliqués et rigoureux à défaut de se montrer flamboyants, est à souligner. "Nous sommes tombés sur une équipe revancharde et très agressive qui a été meilleure que nous", n’oubliait pas de remarquer Lauret. Mais la principale cause de cette désillusion est à chercher du côté de la tactique et du plan de jeu choisis par les Biarrots. "Nous n'avons fait qu'un seul temps de jeu avec les avants avant de transmettre aux trois-quarts qui se sont retrouvés à jouer devant la défense, pestait Imanol Harinordoquy dans les couloirs d’Aguilera. Ils ont donc logiquement fait tomber les ballons." En effet, à vouloir trop jouer, le BOPB a certes multiplié les passes devant le rideau adverse, mais aussi les phases stériles. Impossible de trouver des intervalles. Romain Terrain confirme : "Nous avons voulu faire les choses précipitamment et devant une défense très bien organisée, nous sommes tombés dans le panneau car nos trois-quarts ont joué en reculant."

"Un manque de communication"

Au final, le piège toulonnais a fonctionné à merveille et les Basques n’ont jamais été capables de s’adapter. "Nous n'avons pas su alterner. Nous avons trop joué à la main alors que nous subissions les plaquages", reconnaissait ainsi Gonzalez. Une analyse rapidement confirmée par certains de ses joueurs, comme Romain Terrain : "Nous leur avons donné les ballons trop vite. Nous avons aussi été faibles techniquement sur le plan individuel et nous nous sommes mis en difficulté nous-mêmes. Nous devons peut-être revenir à un jeu plus simple." Un jeu plus simple. La raison évidente : l’équipe biarrote n’est pas encore prête et de nombreux détails sont à peaufiner, notamment dans la fluidité entre les lignes. "On peut noter un certain manque d'opportunisme mais aussi un manque de communication", indiquait Wenceslas Lauret. Un manque de communication symbolisé par les tensions apparues entre le staff et les joueurs comme l'a révélé Midi Olympique ce lundi.

Alors, les dirigeants basques ont tenté de ramener le calme en ce début de semaine et ce samedi, les hommes du manager Laurent Rodriguez devront peut-être réduire la voilure à Agen. En tout cas, ce qui est certain, c’est qu’ils seront dans l’obligation d’aller chercher les points laissés en route à domicile. Sinon, c'est une nouvelle crise qui couve du côté du BOPB...

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