Toulon - Stade Français

Toulon

Toulon

Essai(s)
19 - CIBRAY
50 - MESSINA
52 - CONTEPOMI
Transformation(s) réussie(s)
51, 53 - CONTEPOMI
Pénalité(s) réussie(s)
2, 32 - CONTEPOMI
Carton(s) jaune
62 - SMITH
64 - KUBRIASHVILI
Carton(s) rouge

25-22

mi-temps : 11-10

Amical

jeudi 05/08/10 - 20:40

Arbitre : M. Raynal (Roussillon) assisté de MM. Gilard et de Castro (Côte d'Azur).

Spectateurs : 12.000

Essai(s)
35 - FLANQUART
44 - BEAUXIS
73 - GURRUCHAGA
Transformation(s) réussie(s)
36, 45 - DUPUY
73 - GURRUCHAGA
Pénalité(s) réussie(s)
6 - DUPUY
Carton(s) jaune
49 - RABADAN
Carton(s) rouge
58 - OELSCHIG
Stade Français

Stade Français

[Amical] RCT / Stade Français : l'invicibilité, c'est le pied...

[Amical] RCT / Stade Français : l'invicibilité, c'est le pied...

le 06/08/2010 à 01:04

Toulon s'impose 25 à 22 face au Stade Français Paris mais ne doit sa victoire qu'à un pied en touche...

Nonobstant le jour (finalement pas si incongru que ça puisque des matchs en semaine sont encore prévus cette saison), on se serait cru en pleine journée de Championnat : le Président Boudjellal inquiet et un Stade Mayol plein ou presque…

Côté Toulonnais, on entendait remporter ce 3e match de préparation et Philippe Saint-André avait concocté une équipe en ce sens, tout en permettant de faire tourner son effectif, d’intégrer Felipe Contepomi à l’ouverture et de laisser reposer certains en vue de l’ouverture du Championnat vendredi prochain.

Le coup d’envoi, venté, était en faveur du Stade Français Paris par l’intermédiaire de Beauxis qui tapait face au Faron.

Le ballon filait directement en touche. Sur la mêlée disputait sur la ligne médiane, le pack Toulonnais avançait sur 5’’ et M. Raynal sifflait la première pénalité de la rencontre à la 1e. Face aux perches et de la ligne des 50’’, Felipe Contepomi scorait d’entrée (3 – 0, 2e).

le Pack Toulonnais

Le Rugby Club Toulonnais prenait alors le jeu à son compte : Jean-Charles Orioli tapait un ballon à suivre mais les « Rosés » récupéraient le cuir et pouvaient se dégager (5e).

Paris déroulait et campait dans les 22’’ Toulonnais. Les Rouge s’étant mis à la faute, Dupuy – face aux perches et sous les sifflets – passait la pénalité sans difficulté (3 – 3, 7e).

Fabien Cibray et ses Partenaires repartaient de plus belle mais ne parvenaient pas à concrétiser leurs temps forts (11e).

Alors que Dean Schofield restait à terre, Jean-Charles Orioli menait une charge rageuse qui échouait à 5’’ de la ligne (14e). Sur une pénaltouche, le jeune Talonneur trouvait Joce Suta. Le maul ayant été écroulé par les visiteurs du soir, Toulon prenait la mêlée. Au supplice, les protégés du Président Guazzini tanguaient. Après plusieurs pénalités, Fabien Cibray jouait vite et allait marquer en parfait filou, en parfait n°9 (8 – 3, 19e). Légèrement excentré à gauche, Felipe Contepomi ne parvenait pas à transformer.

Fabien Cibray.

Les Joueurs d’Alain Elias se montraient maladroits. Témoin, cette pénaltouche à la 23e où le 2nde ligne Parisien relâche la balle sur un Toulonnais ou cet en-avant à l’entrée des 22’’ (25e).

Touché au genou gauche, Mafi Kefu cédait sa place à la 29e à Tom May.

Le Stade Français se remettait à la faute à la 32e. Felipe Contepomi prenait la pénalité face aux perches et portait le score à 11 à 3.

On pensait que Toulon allait atteindre la pause avec cette avance.

Il n’en était rien : sur une pénaltouche jouée à 5’’ de la ligne varoise, Toulon prend le ballon sur un lancer de Bonfils mais le ballon rebondit sur la tête de Fabien Cibray et atterrit dans les bras de Flanquart qui n’a plus qu’à marquer un essai « casquette » (35e). Totalement en bord de touche droite, Dupuy transforme et sa formation recolle 11 - 10.

Ce sera le score à la pause.

Mafi Kefu

Durant la mi-temps, Toulon fait tourner : Fabien Cibray – touché aux côtes – est remplacé par Matt Henjak ; Jean-Charles Orioli cède sa place à Sébastien Bruno et Dean Schofield – également touché –à Kris Chesney.

Une histoire de contres

Le RCT repart à la bataille de plus belle : à la 42e, maul dans les 40’’ parisiens. Olivier Missoup – omniprésent – s’extrait et perce sur 20’’. Il sert Rudi Wulf sur son aile gauche mais le Néo Z. est repris à 5’’ de l’enbut.

Olivier Missoup

Contre toute attente, c’est Paris qui marque par l’intermédiaire de Beauxis sur une interception. L’ouvreur de la Capitale remonte tout le terrain (44e – 11 -15). En bord de touche droite, Dupuy ne transforme pas.

Mais l’indiscipline rattrape les Joueurs de Michaël Cheika : Rabadan écope d’un carton jaune à la 49e suite à une énième faute en mêlée.

Sur la mêlée qui s’en suit, la « 89 » Smith-Henjak trouve Geoffroy Messina qui conclut entre les perches (50e). Felipe Contepomi transforme et Toulon repasse en tête, 18 – 15 à la 51e.

Sur le renvoi, les Rouge enfoncent un peu plus le clou par l’intermédiaire de l’Argentin qui anticipe parfaitement et intercepte le ballon pour aller marquer un essai de 80 mètres, le 1er essai en contre en faveur des Toulonnais depuis que Mourad Boudjellal est Président ! Felipe transforme son œuvre et le RCT prend un peu d’air, 25 – 15 (53e).

Felipe Contepomi

Avec cette avance, nouveau coaching pour le banc Toulonnais : Joce Suta, Lolo Emmanuelli et Carl Hayman sont remplacés par Christophe Samson, Saimone Taumoepeau et Davit Kubriashvili (53e) puis Joe El Abd par Tom Sourice à la 57e.

A la 56e, le Stade Français est tout prêt de marquer : un coup de pied à suivre est sorti d’une « aile de pigeon » signée Paul Sackey !

Toujours à l’attaque et toujours dans le camp Toulonnais, Paris perd ses nerfs ou tout au moins Noel Oelschig rentré en cours de jeu qui prend un carton rouge après avoir jeté le ballon vers le référé…

Alors que Benjamin Lapeyre (qui se multiplie sur le terrain) est remplacé par Jérémy Sinzelle, Toulon défend sur sa ligne sans craquer (61e).

Benjamin Lapeyre

Et quand la défense ne suffit pas, c’est la maladresse parisienne qui suppléait les Toulonnais (en-avant dans les 22’’, 63e).

Les pensionnaires de Mayol étaient à leur tour réduits à 14 avec un carton jaune distribué à George Smith à la 62e (hors-jeu) puis à 13 avec un 2nd carton de la même couleur infligé à Davit Kubriashivili pour un placage haut (64e).

Toulon se réorganisait avec la sortie de Tom Sourice pour Carl Hayman (64e).

Petit moment de flottement et de panique côté Toulonnais lorsqu’à la suite d’un regroupement dans les 40’’, Matt Henjak restait à terre, le visage en sang. Le demi-de-mêlée Australien avait reçu un coup de pied qui lui provoquera un bel hématome et provoqua un saignement nasal. Groggy, le tatoué laisse sa place au jeune et prometteur Laurent Magnaval (67e). Et comme à Toulon, nos Jeunes ont du talent, l’excellent Geoffroy Messina est remplacé par Baptiste Bonnet.

Autre Espoir Toulonnais à fouler la pelouse de Mayol, Mickaël Ivaldi qui prend la suite de Séb’ Bruno à la 69e.

Alors que Joe El Abd remplace George Smith à la fin de son carton jaune (72e), l’Argentin du Stade Français, Gurruchaga, marque en bout de ligne et transforme lui-même en bord de touche (25 – 22, 74e).

Olivier Missoup

La fin du match est haletante avec un essai inscrit par le Stade Français à la 76e sur l’aile gauche mais invalidé par l’arbitre de touche, M. Gilard, Valencon ayant posé un crampon sur la ligne. Toulon pouvait souffler et tiendra le score jusqu’au coup de sifflet libérateur de M. Raynal.

Toulon a eu chaud ce soir et il ne faudra retenir que la victoire de cette prestation en demi-teinte par rapport au match contre le Racing.

Si le RCT a produit une première période intéressante, notamment en mêlée fermée, on ne pourra que regretter le manque de finition dans les temps forts (valable également pour les Parisiens). PSA analysait après match qu’en 2nde période, Toulon aurait du jouer au pied par-dessus la défense adverse et se félicitait presque que ses Joueurs aient eu un match aussi dur pour éviter de « choper le cigare » et se préparer au mieux pour le match de vendredi prochain face à Bayonne. Le Président délégué au Sportif concluait que finalement, l'incivibilité du RCT à Mayol n'avait tenu qu'à un pied en touche...

Geoffroy Messina, heureux de retrouver son ancienne équipe qu’il voit dans les 6 premiers à la fin de la saison, regrettait l’approximation et le manque d’agressivité en défense mais entendait remettre les pendules à l’heure contre Bayonne vendredi prochain.
Et justement, il faudra répondre présents face aux Bleu et Blanc de l’Aviron.

JJG
Photos : Aurélie LANTUS

les Vidéos de Toulon - Stade Français

Felipe Contepomi - Réaction de Felipe Contepomi après le match amical face au Stade Français Paris.

Felipe Contepomi

Réaction de Felipe Contepomi après le match amical face au Stade Français Paris.

Jean-Charles Orioli - Réaction de Jean-Charles Orioli après le match amical face au Stade Français Paris.

Jean-Charles Orioli

Réaction de Jean-Charles Orioli après le match amical face au Stade Français Paris.

les Photos de Toulon - Stade Français

Jean-Charles Orioli et Dean Schofield. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
George Smith, Joe El Abd, Carl Hayman, Jean-Charles Orioli et Laurent Emmanuelli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd, Dean Schofield, Carl Hayman et Jean-Charles Orioli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Rudi Wulf, Felipe Contepomi et Olivier Missoup. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jean-Charles Orioli, Carl Hayman, Joe El Abd, George Smith et Laurent Emmanuelli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
J. Suta, J.C. Orioli, F. Cibray, G. Smith, F. Contepomi, L. Emmanuelli, O. Missoup et D. Schofield. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Paul Sackey et George Smith. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli et Jean-Charles Orioli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Joce Suta, Jean-Charles Orioli et Olivier Missoup. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Mafi Kefu, Joe El Abd et Felipe Contepomi.  - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd, Dean Schofield, Jean-Charles Orioli et Jocelino Suta. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Fabien Cibray. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd et Jocelino Suta. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre et Felipe Contepomi. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray, Joe El Abd, Carl Hayman et Benjamin Lapeyre. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Paul Sackey et Benjamin Lapeyre. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney et Davit Kubriashvili. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Tom Sourice, Sébastien Bruno et Saimone Taumoepeau. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson et Kris Chesney. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Rudi Wulf, Jérémy Sinzelle et Tom May. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi et Tom May. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Saimone Taumoepeau et Sébastien Bruno. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus

Var Matin

Toulon gagne dans la douleur.

Le 06/08/2010

Le RC Toulon a battu difficilement, hier soir, le Stade Français (25-22) dans une rencontre très débridée. C'était le dernier match amical des Toulonnais avant la reprise du championnat le 13 août contre Bayonne.

Philippe Saint-André avait fait de la réception du Stade Français hier soir à Mayol en match amical, une excellente répétition grandeur nature à huit jours du coup d’envoi du championnat. L’occasion de se tester sur des phases de jeu encore trop perfectibles face au Lou ou plus récemment face au Racing. Si cette rencontre aura été loin des sommets du rugby mondial, maladresses et fautes grossières se sont multipliées, le manager a pu au moins, à défaut d’admirer le spectacle, se rassurer sur plusieurs points. D’abord sur la confiance accumulée. Son équipe a disposé non sans souffrir (25-22) d’un Stade Français sur courant alternatif et qui aura alterné le bon et le moins bon. Sur sa conquête ensuite. On l’avait trouvée un peu en dedans lors des dernières sorties, elle a montré hier des signes plus qu’encourageants. Quasi impeccables en touche, les Toulonnais ont démontré une solidité en mêlée bienvenue alors que le pack bayonnais se profile à l’horizon. Alors certes, l’opposition n’était pas la plus redoutable qui soit avec une première ligne parisienne fortement remaniée, mais c’est dans ces moments-là qu’il faut parfaire les automatismes. C’est d’ailleurs sur une succession de mêlées à cinq mètres toutes sanctionnées côté parisien que Cibray profitait d’un moment d’inattention de la défense stadiste pour aplatir en filou. On avait néanmoins pu regretter, avant ça, les trop nombreux en-avants, maladresses ou autre mauvais choix qui auraient pu corser l’addition. Car Toulon a joué, beaucoup joué, multipliant les courses, les prises d’intervalles, les temps de jeu, préférant souvent la pénaltouche ou la mêlée à la pénalité, mais sans jamais parvenir à conclure.

La réaction parisienne

Toulon n’a pas marqué dans ses temps forts, chose qu’a su faire à merveille les joueurs d’Alain Elias profitant de leurs rares incursions dans de camp toulonnais pour scorer. D’abord par Flanquart  après une touche cafouillée devant l’en-but varois juste avant la pause puis en contre sur un ballon arraché des mains de Missoup par Beauxis au retour des vestiaires. Un essai qui avait le mérite de réveiller les Toulonnais qui passaient la vitesse supérieure. Bien aidés par l’exclusion temporaire de Rabadan, Messina profitait d’une passe millimétrée d’Henjak plein axe pour remettre son équipe devant au tableau d’affichage. Contepomi enfonçait le clou trois minutes plus tard en interceptant une passe de Bastareaud dans ses 22 sans pouvoir être rattrapé. Toujours à 14 après le carton rouge d’Oelshig pour contestation, les Parisiens reprenaient pourtant du poil de la bête et remettaient les Toulonnais sous pression. Toujours imperméable, la défense varoise résistait aux assauts mais récoltait elle aussi son quota de cartons jaunes (Smith et Kubriashvili). De quoi donner à cette fin de rencontre des allures de n’importe quoi. Un hourra rugby de part et d’autre qui n’était pas pour déplaire à Mayol qui profitait de relances à tout va, parfois à la limite du raisonnable. Southwell profitait des nombreuses entrées en jeu et  d’une désorganisation de la défense varoise pour remettre son équipe à portée de fusil. Malgré de nouveaux efforts, les coéquipiers de Dupuy échouaient au pied du mur. Mais l’essentiel était ailleurs de part et d’autre. Philippe Saint-André le sait bien et sait surtout qu’il aura bien besoin de ces huit jours qui arrivent pour corriger les trop nombreuses erreurs entrevues hier soir.

Colin LECUIRE

E-Bleu Marine

Le RCT passe en tremblant.

Le 06/08/2010

Six jours après la victoire sur le Racing, Toulon affrontait un autre Paris. Plus jeune celui-ci mais pas sans arguments. Les Roses n’étaient pas venus pour rigoler, encore moins pour laisser gagner les Rouge et Noir. Le pack toulonnais rentra dans le match de la meilleure des manières. Contepomi saisit l’opportunité d’ouvrir le score sur pénalité dès la première mêlée, les tous premiers instants. Dupuy lui répondit sur la première incursion parisienne. Puis Toulon domina sans partage. Les Roses courbèrent l’échine. Mais après une série de mêlée à cinq mètres, Cibray s’en alla seul inscrire un véritable essai de numéro neuf sur une pénalité rapidement jouée. La seconde incursion parisienne  fit mouche. Elle sourit au capitaine Parissé sur une pénaltouche quelque peu cafouillée. Les Franciliens étaient revenus dans la partie, avec réalisme et agressivité comme le montrèrent les centres Tiesi et Bastareaud sur divers contacts ou encore le talonneur Bonfils sur une charge rageuse.

Messina et Contepomi en deux minutes

Toulon démarra le second acte pied au plancher... en oubliant de scorer. Ainsi, Missoup donna à Wulf, mais Bastareaud intervint au sauveteur. Au lieu de marquer, le RCT encaissa un essai en contre. Sur une nouvelle charge de Missoup, Beauxis intercepta et pointa dans l’en-but 70 mètres plus loin. La résurrection varoise vint d’un ex-Parisien, Messina en l’occurence, qui profita d’une superbe sautée d’Henjak pour marquer sous les perches. Contepomi ne se contenta pas seulement de transformer puisqu’il intercepta dans la foulée une passe de Bastareaud. Un remake de l’essai de Beauxis. Toulon avait assomé Paris en deux minutes se disait-on. Avec dix points d’avance, on crut les locaux à l’abri ; d’autant que Paris récoltait coup sur coup un carton jaune puis un rouge. Pourtant en infériorité numérique, ces mêmes Parisiens finirent les plus forts et vinrent mourir à trois petits points après avoir tout tenté dans les dernières minutes. La victoire du RCT ne tint qu’à un pied en touche de Valencon juste avant d’inscrire l’essai de la gagne. Ouf ! Toulon a souffert, mais Toulon est toujours maître chez lui. C’est ce qu’on retiendra avant toute autre chose.

Johan LIVERNETTE

L'Equipe.fr

Déjà du sérieux.

Le 06/08/2010

Toulon et le Stade Français se sont livré à une rude opposition en match amical jeudi. La victoire des Toulonnais (25-22) a été acquise dans la souffrance.

Carton plein pour Toulon face aux clubs parisiens. Après avoir largement dominé le Racing-Métro 92 la semaine dernière (39-10), les Toulonnais ont battu jeudi le Stade Français (25-22). Mais la lutte fut autrement plus acharnée. Cela s'explique en partie par une prestation des joueurs du RCT en deçà de ce qu'ils avaient montré la semaine dernière. Si l'engagement et la volonté offensive étaient toujours présentes, le ballon était souvent mal exploité. Sûrement à cause de la défense parisienne, très haute et particulièrement gênante pour enchaîner les mouvements. Et la rencontre, que l'on imaginait facile pour les Toulonnais, tournait rapidement au vrai match sans retenue. Pour preuve, M. Raynal, l'arbitre de la rencontre, devait sévir et n'hésitait pas à sortir les cartons. Smith et Kubriachvili recevaient un jaune côté toulonnais, tout comme Rabadan côté Stade Français. Mais surtout, Oelschig quittait le terrain à la 58e après avoir pris un rouge qui le privera donc du premier match de la saison vendredi prochain. Amical, disiez vous ?

La lutte acharnée que s'était livrée les joueurs sur le terrain (trois essais pour chaque formation) n'avait pas été pour déplaire aux coaches qui avaient ainsi pu réellement jauger leurs troupes. «J'aime mieux un match comme ça qu'une victoire avec 40 points», précise Philippe Saint-André dans les colonnes de L'Equipe. Interrogé sur la différence de niveau de son équipe par rapport à la semaine dernière, le tacticien lâchait «La semaine dernière, on était trop bon ; là, on a été trop mauvais...». Avant de souligner que la défense du Stade Français avait été très bonne, «avec beaucoup d'appétit». Michael Cheika partageait le même avis sur la qualité du jeu. «Cela a été un bon match, avec du jeu souvent bien structuré même si les essais n'étaient pas très bien construits. C'était engagé. Ça m'a fait plaisir. Maintenant, une saison ne se gagne pas au premier match et il faudra mettre toutes les petites choses dans l'ordre». Si la défaite parisienne face au LOU (13-12) la semaine dernière avait soulevé des interrogations, celle-ci est bien plus encourageante.

B. L.