Toulon - Biarritz

Toulon

Toulon

Essai(s)
22 - LOVOBALAVU
76 - ORIOLI
Transformation(s) réussie(s)
78 - CONTEPOMI
Pénalité(s) réussie(s)
19, 60, 63 - CONTEPOMI
Carton(s) jaune

21-20

mi-temps : 8-10

Top 14, 21ème journée

samedi 06/03/10 - 14:30

Arbitre : Wayne Barnes (Arbitre RFU) assisté de Patrick Bellet et Régis Gabard.

Essai(s)
36 - TRAILLE
47 - YACHVILI
Transformation(s) réussie(s)
38, 48 - YACHVILI
Pénalité(s) réussie(s)
17, 56 - YACHVILI
Carton(s) jaune
68 - ALEXANDRE
73 - TERRAIN
Biarritz

Biarritz

RCT / BO : le point du bonheur...

RCT / BO : le point du bonheur...

le 06/03/2010 à 20:11

Cardiaques s'abstenir à Mayol : le RCT s'impose 21 à 20 à 4 minutes de la fin !!!!

Le Président Boudjellal craignait ce match face au Biarritz Olympique et il a failli avoir raison !

Les Biarrots avaient annoncé qu'ils venaient sur la Rade, non pas pour faire du pédalo, mais bien pour s'imposer et recoller au peleton des prétendants, si ce n'est des phases finales, tout au moins des prochains qualifiés pour la H Cup 2010-2011.

Alors qu'Harinordoquy était annoncé au micro de Mayol avec le numéro 8 dans le dos, sur les premières actions, force était de constater qu'il s'agissait en fait de Faure, l'international du BO ayant du renoncer pour un mal de dos contracté à l'entrainement et qui s'était réveillé.

Sous un beau soleil, le coup d'envoi fut donné par les Basques, face à la Méditerranée.

Toulon se devait de l'emporter, tant pour rester invaincu à Mayol que pour sécuriser sa place dans le "Top 6". Et les Varois se montrèrent d'entrée entreprenants.

Sur une charge de Davit Kubriashvili le long de la tribune Bonnus, Mignardi restait dans la zone "plaqueur - plaqué". Le référé, le Britannique M. Barnes, sifflait une pénalité. Des 55", Felipe Contepomi loupait la cible (3e).

Deux minutes plus tard, une nouvelle pénalité était offerte à l'ouvreur Argentin qui, des 40" mais en bord de touche, ne se montrait pas plus en réussite.

Et il faudra attendre la 16e pour que le tableau d'affichage perde sa virginité. Hélas, ce fut pour annoncer la réussite de Yachvili sur une pénalité de 35". Cap'tain Joe était pris par la patrouille sur une attaque blanche...

Felipe Contepomi allait remettre les deux formations sur une pied d'égalité avec une pénalité réussie à la 19e après que Fior n'eut pas lâché la balle au sol.

Toulon attaque et veut reprendre l'avantage au score. Chose faite à la 22e : Pierre Mignoni ouvre sur Felipe Contepomi qui tape un petit coup de pied par-dessus la défense adverse. Luke Rooney récupère le ballon et perce. Pris par la défense, il trouve le moyen de passer le ballon à Sonny Bill Williams qui jette littéralement le ballon à Gabi Lovobalavu sur son aile. Le Fidjien s'écroule dans l'en-but. Alors que les Biarrots réclament l'arbitrage vidéo, M. Barnes et son arbitre de touche prennent leurs responsabilités et accordent l'essai (à juste titre). Du bord de touche, Felipe Contepomi ne peut transformer. Toulon mène 8 à 3.

L'euphorie Toulonnaise prend un coup de corne lorsque à la 36e, Sébastien Bruno joue une touche directement sur Davit Kubriashivli. L'international Géorgien n'était pas à 5" de son talonneur et Yachvili tape la pénalité en un coup de pied très haut. Le ballon arrive dans l'en-but. Luke Rooney s'élève dans les airs pour se saisir du cuir mais l'ovalie lui passe entre les bras. Traille a suivi et marque. Face aux perches, Yachvili transforme et le BO repasse en tête, 10 à 8, à la 37e...

La première période s'achève sur ce score qui, s'il n'est pas alarmant, n'est guère flatteur pour les Toulonnais.

Durant la pause, Davit Kubriashvili est remplacé par Tonga Lea'Aetoa.

A la reprise, Toulon fait le forcing pour revenir mais ses tentative sont stériles. Comme cette attaque Toulonnaise qui envoit Gabi Lovobalavu à l'essai mais qui n'est pas accordé, l'ailier Toulonnais ayant un bout de crampon sur la ligne de touche au moment où il se saisit du cuir. Dura lex... Pratiquement dans la foulée, c'est le BO qui est à deux doigts de marquer : Yachvili, inspiré par l'essai Toulonnais, tape par-dessus la défense varoise et Ngewnya comment un en-avant à la réception à 3" de la ligne Toulonnaise...

A la 47e, nouveau ballon tapé par Yachvili. Gabi Lovobalavu applatit sur la ligne d'en-but. M. Barnes donne une mêlée pour les visiteurs. Puis un bras cassé. Yachvili joue vite et marque en force malgré la défense de Pierre Mignoni. Le demi-de-mêlée Biarrot transforme et le BO prend le large, 17 à 8.

Puis 20 à 8 sur une nouvelle pénalité réussie par Yachvili à la 56e suite à un passage à vide de Jocelino Suta...

Mayol encourage plus que jamais ses protégés pour qu'ils reviennent dans la partie. Et le Staff fait tourner : Kris Chesney par Ross Skeate (51e) et Joe El Abd par Olivier Missoup (57e).

A l'heure de jeu, sans doute le tournant du match. Sur une touche lancer August, Thion prend le ballon. Le maul se structure. Mais la défense Toulonnaise est hyper aggressive et récupère le ballon. Biarritz se met à la faute et pénalité sifflée par M. Barnes. Felipe Contepomi ramène le score à 11 - 20.

PSA lance alors Fabien Cibray, ancien Biarrot, dans le jeu et sort Pierre Mignoni.

Petit à petit, Toulon qui a mis la main sur le ballon, revient sur une nouvelle pénalité réussie à la 63e par Felipe Contepomi (14 - 20).

Traille tente alors de gagner du temps ou de meubler le score - au cboix - avec deux tentatives lointaines et infructueuses de drop à la 64e et 65e...

Laurent Emmanuelli est remplacé par Saimone Taumoepeau (65e) tandis qu'Alexandre écope d'un carton jaune à la 68e : le troisième ligne Basque accroche Felipe Contepomi sans ballon sur une attaque Toulonnaise.

Sur la pénalité qui s'en suit, l'ouvreur des Pumas trouve... le poteau qui renvoit le cuir...

Il reste 10 minutes à jouer et Toulon jette toutes ses forces dans la bataillle : Davit Kubriashvili revient à la place de Tonga Lea'Aetoa et le talonneur international universitaire  Jean-Charles Orioli remplace Sébastien Bruno.

Et Toulon pilonne sur la ligne d'enbut des visiteurs. Sur un regroupement, Terrain - qui est rentré à la 71e à la place d'August - talonne à la main... Carton jaune à la 73e. Le BO va finir la rencontre à  13... Indiscipline quand tu nous tiens.

A 5" de la ligne adverse, JC Orioli lance sur Juan-Martin Fernandez-Lobbe. Le groupé-pénétrant s'organise. Toulon avance. Mayol gronde. La Rade souffre. Et c'est un Minot, Jean-Charles Orioli - dont la Famille avait confectionné des t-shirts "Jean-Charles Orioli Fan Club" - qui s'arrache sur le côté et, avec Fabien Cibray, accroché à son maillot, s'écroule dans l'enbut ! La Méditerranée est sur le Quai Crondstat... Le RCT revient à 19 à 20 à la 76e...

La transformation est du bord de touche. La victoire - sans doute - est au bout du coup de pied de Felipe Contepomi. Mayol se fait tout petit. Le vieux Stade se tait. Seul le "batti-batti" des coeurs Rouge et Noir trouble la solennité de l'instant. On nage en pleine tragédie.

Le Chirurgien prend sa course. Son pied tape le cuir. Le ballon s'élève dans les airs. L'instant est magique. Il le sera encore plus lorsque l'ovale passe entre les perches ! 21 - 20 à la 78e...

C'est de la folie dans les tribunes. Sur l'essai, les journaux se sont envolés dans les cieux. Là se sont les larmes qui coulent, la joie qui explose.

Lorsque Fabien Cibray propulse le ballon en touche sur la sirène, tout s'arrête. Le temps a suspendu son vol. Mayol implose. La Méditerranée a submergé l'Atlantique. Toulon a consolidé sa place dans le "Top 6".

Le RCT s'est fait peur face à un bon BO venu effectivement pour gagner. Et le pari des Joueurs de Serge Blanco a bien failli réussir.

Mais Toulon reste une citadelle imprenable.

Qu'elle le reste...

JJG

les Vidéos de Toulon - Biarritz

Mourad Boudjellal - Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Mourad Boudjellal

Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Sebastien Bruno - Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Sebastien Bruno

Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Jean-Charles Orioli - Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Jean-Charles Orioli

Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Felipe Contepomi - Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Felipe Contepomi

Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Philippe Saint-Andre - Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Philippe Saint-Andre

Point presse d'après match Toulon-Biarritz du 06.03.10

Pierre Mignoni - Point presse d'avant match Toulon-Biarritz du 04.03.10

Pierre Mignoni

Point presse d'avant match Toulon-Biarritz du 04.03.10

Christian Loamanu - Point presse d'avant match Toulon-Biarritz du 04.03.10

Christian Loamanu

Point presse d'avant match Toulon-Biarritz du 04.03.10

Philippe Saint-Andre - Point presse d'avant match Toulon-Biarritz du 04.03.10

Philippe Saint-Andre

Point presse d'avant match Toulon-Biarritz du 04.03.10

les Photos de Toulon - Biarritz

Gabirieli Lovobalavu et Kris Chesney. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney et Tom May. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta, Joe El Abd, Sébastien Bruno, Pierre Mignoni et Felipe Contepomi. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Joe El Abd et Kris Chesney. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta et Joe Van Niekerk. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd et Felipe Contepomi. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney, Sonny Bill Williams et Tom May. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams, Pierre Mignoni et Jocelino Suta. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney, Sonny Bill Williams et Tom May. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney et Pierre Mignoni. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Pierre Mignoni. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate, Fabien Cibray et Tom May. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate et Tom May. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray, Sébastien Bruno, Tom May et Olivier Missoup. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Gabirieli Lovobalavu et Sonny Bill Williams. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams et Felipe Contepomi. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et Saimone Taumoepeau. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams, Joe Van Niekerk et Davit Kubriashvili. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd, Ross Skeate et Luke Rooney. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Joe Van Niekerk, Jean-Charles Orioli, Olivier Missoup et Tom May. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et Christian Loamanu. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus
Pierre Mignoni et Joe Van Niekerk. - Toulon-Biarritz -  © Aurélie Lantus

Rugbyrama

Toulon crucifie Biarritz.

Le 06/03/2010

Mené jusqu'à 77e minute à Mayol, le RCT a arraché la victoire contre le BO 21-20 grâce à un essai transformé d'Orioli alors qu'il jouait à 15 contre 13. Un coup de poignard pour les Basques qui ont, en raison de leur indiscipline notamment, probablement dit adieu à leurs espoirs de qualification.

Et Mayol a rugi de plaisir. A l'image des stades de football sud-américain, des milliers de journaux sont venus flotter et tournoyer dans le ciel pour mieux célébrer l'essai de l'essai et la transformation libératrice. L'essai était l'oeuvre du jeune talonneur Jean-Charles Orioli, pur produit du club, qui s'échappait d'un regroupement pour aplatir en coin à trois minutes du coup de sifflet final. Il ramenait son équipe à un point d'une formation biarrote en tête depuis la fin du premier acte. Pas toujours précis dans ses tentatives de but, l'ouvreur Felipe Contepomi, positionné le long de la ligne de touche, domptait finalement le vent pour inscrire la transformation de la victoire.

Il récompensait la révolte des siens entamée alors que Biarritz semblait tenir sa victoire. Emmenée par les revenants Damien Traille et Dimitri Yachvili (un essai chacun), la formation basque comptait jusqu'à douze points d'avance (20-8, 57e) grâce à une très bonne défense et un réalisme offensif énervant pour des locaux qui laissaient des points en route. Le BOPB récitait parfaitement la partition d'une équipe évoluant à l'extérieur. A l'inverse, le RCT commettaient des erreurs inhabituelles et notamment au niveau de la discipline, secteur pourtant brillant lors de la victoire à Toulouse. Le capitaine Joe Van Niekerk montrait même le mauvais exemple. Enervement et frustration ne permettaient pas aux Toulonnais de bousculer des Biarrots, conscients de jouer une partie de leur saison lors de cette 21e journée.

C'était sans compter sur l'âme de la formation de Philippe Saint-André, capable de redresser la tête au plus fort de la pression adverse. Avec de l'envie, un peu d'audace et beaucoup plus de précisions, les Rouge et Noir trouvait des espaces dans la défense adverse. La maîtrise des visiteurs volait en éclats et laissait place à une indiscipline inconcevable. Les Basques écopaient de deux cartons jaunes (Fabien Alexandre, 69e, puis Romain Terrain, 74e) et évoluaient en double infériorité numérique pendant plusieurs minutes. Un retour de Toulon était envisageable. Tout Mayol en rêvait et leurs joueurs l'ont fait, ruinant les derniers espoirs du BOPB dans la course à la qualification même si Serge Blanco restait optimiste : "Il y aurait pu y avoir un autre dénouement mais pour cela, il aurait fallu proposer plus de jeu. Nous avons relevé la tête et on se battra jusqu'au bout pour accrocher une place en Coupe d'Europe."

Nicolas AUGOT

Sud-Ouest

Le coup de massue.

Le 07/03/2010

Alors qu'ils menaient de douze points à 20 minutes de la fin, les Biarrots, réduits à 14 puis 13, ont déjoué pour finalement s'incliner d'un point. Maigre consolation : le bonus défensif.

Dégoûtés. Un mot qui résume ces paroles d'amertumes, celles commentant un résultat vraiment difficile à digérer pour les hommes du président Blanco. Les Biarrots, maîtres du jeu durant 60 minutes à Toulon, n'auraient jamais dû voir cette partie leur échapper. Mais cette cruelle défaite d'un point face au RCT, dans les ultimes minutes, a sérieusement plombé les espoirs de qualification d'un groupe qui avait pourtant tout, hier, pour s'imposer. À Mayol, là où personne ne l'avait encore fait cette saison.

Volonté, courage, combat et détermination semblaient être les conducteurs d'un possible exploit. D'un début de match hollywoodien -joueurs devant traverser la foule pour rejoindre le stade sous les huées, de la musique d'AC/DC à l'entrée des Quinze dans la fumée ou encore du « pilou, pilou » toulonnais destiné à impressionner- les Biarrots avaient fait fi pour répondre sur le pré par une copie presque parfaite. 8-20 à la 57e minute après un deuxième essai mérité. L'affaire semblait pliée.

Puis, « le trou noir », confiait Dimitri Yachvili. « On a bien lancé ce match, je ne pensais pas que l'on pourrait mener 20 à 8 à Toulon. Avec une débauche d'énergie satisfaisante en première mi-temps. Malheureusement notre manque de discipline et de maîtrise ne nous a pas permis de gagner. ».

Le retour de Yachvili

Yachvili, candidat au remplacement de Michalak (blessé) en équipe de France, a su célébrer son retour. Buteur initial à la 16e minute (3-0), alors que Contepomi (remplaçant de Wilkinson resté avec le Quinze de la Rose) avait échoué deux fois, le demi de mêlée biarrot a ensuite montré l'étendue de son talent : auteur d'abord d'une magnifique inspiration, une chandelle dans l'en-but toulonnais qui enverra Traille à l'essai pour passer devant à la mi-temps (8-10). Puis, alors que Toulon semblait courber l'échine, il se servira lui-même lors d'une mêlée à cinq mètres, en inscrivant le deuxième essai biarrot. Mais pour lui, ça n'a pas suffi : « on sort frustré. La consolation, c'est qu'on ramène le bonus défensif, mais on méritait vraiment de gagner ».

Non loin, dans les vestiaires, Mignardi se faisait l'écho : « On est vraiment dégoûté. On comptait sur cette victoire... Inconsciemment on a arrêté de jouer, on a voulu gérer un peu trop au pied, alors qu'il aurait fallu alterner un peu, envoyer un peu de ballons comme en première mi-temps pour déplacer le jeu et les mettre à la faute plus régulièrement ».

« Fier de mes joueurs »

À s'être trop focalisés sur le tableau d'affichage, les Biarrots ont fini par balbutier. Serge Blanco l'admet : « On est passé à côté, peut-être à vouloir trop gérer. Mais on a relevé la tête, je suis fier de mes joueurs ». À vingt minutes de la fin, Contepomi s'est remis le pied à l'endroit. 11-20, 60e, puis 14-20, 64e. Les Biarrots, qui auraient d'ailleurs pu marquer un autre essai à la 45e, si Alexandre n'avait laissé échapper un ballon capricieux à dix mètres de l'en-but (sur une autre cocotte de Yachvili), ont laissé les locaux reprendre espoir. Mayol s'est réveillé. Les Basques ont abusé du jeu au pied et se sont mis à la faute. Alexandre, pénalisé pour un placage sans ballon (69e) puis Terrain, tout juste rentré s'est aussitôt fait sortir (74e) pour avoir ratissé un ballon au sol. Pas beau. Les copains se sont retrouvés à 13. Beaucoup trop dur pour s'en sortir. Et l'inévitable est arrivé, par l'enfant du pays toulonnais, Orioli, qui, au bout de cinq minutes de rudes combats (5 mêlés) sur la ligne, a fini par aplatir. 19-20.77e. Et Contepomi d'en finir, en transformant, dans un silence de cathédrale (21-20) devenu dans la minute brouhaha infernal. Dur, vraiment. Damien Traille : « C'est un gros coup derrière la tête qu'on prend, on croyait peut-être avoir gagné trop vite ».

Quelques minutes après le match, dans l'hôtel proche du stade, Philippe Saint-André, le manager toulonnais s'adressera à un de ses joueurs étrangers : « We are fuckin'lucky today ! ». Pas besoin de traduction pour comprendre que les Biarrots ne sont décidément pas vernis.

Éric BECQUET

 

Rugby365.fr

La désillusion biarrote.

Le 06/03/2010

Après avoir mené une bonne partie de la rencontre, Biarritz s'est fait surprendre en toute fin de match par un essai toulonnais. La qualification pour les phases finales s'éloignent pour le BO. Elle se rapproche en revanche pour le RCT.

Le jeu
Les Toulonnais ont un cœur énorme. Ils l'ont encore montré ce samedi, et ce n'est peut-être pas pour rien si Mayol est toujours inviolé cette saison. Menés jusqu'à trois minutes du coup de sifflet final, les hommes de Philippe Saint-André ont trouvé les ressources pour revenir et passer devant à quelques secondes de la fin. Grâce au soutien du public ? C'est probable… En tout cas, ces quatre points rapprochent très sérieusement le RCT des barrages. Toulon a désormais dix points d'avance sur le Stade Français (avant le match face à Toulouse), douze sur Brive (défait à Castres) et sur son adversaire du jour, Biarritz. Le BO, malgré 70 très bonnes minutes, a donc cédé, notamment à cause de son indiscipline (le deuxième essai a été encaissé à treize contre quinze). Si le Racing-Métro, dernier qualifiable, s'impose dans la soirée à Montpellier, le championnat sera quasiment terminé pour les Biarrots. Et c'est évidemment un gros coup dur pour eux. Heureusement, il leur restera la H Cup, pour laquelle ils sont toujours en course. Cela suffira-t-il à les consoler de cette défaite ? Permettez-nous d'en douter, surtout au regard de la physionomie de la rencontre… Mais il était écrit que le RCT, poussé par tout un stade, ne pouvait pas lâcher son invincibilité à domicile.

Les Toulonnais
L'essai inscrit en fin de rencontre par le jeune Jean-Charles ORIOLI, 20 ans, formé au club, est tout un symbole. Le symbole d'une mixité entre stars étrangères et formation à la toulonnaise. Car si Orioli a inscrit le deuxième essai, c'est bien Felipe CONTEPOMI, l'international argentin, qui a passé la transformation de la gagne. L'ouvreur varois avait pourtant été peu en réussite dans cette rencontre (2/6 au pied avant cette transformation), malgré une bonne alternance dans le jeu offensif. Derrière, Luke ROONEY a réalisé le match quasi parfait. Quasi ? Oui, on aurait pu lui sortir un 20/20 s'il ne s'était pas laissé dominer dans les airs par Traille sur le premier essai du BO. Mais, avec de nombreuses percées (celle sur l'essai de Lovobalavu, mais aussi cette relance de son en-but qui aboutit finalement au carton jaune d'Alexandre), l'arrière a beaucoup pesé. Comme LOVOBALAVU, à la conclusion du premier essai de la rencontre. Devant aussi, les Varois ont répondu présent. On peut toujours parler de cette fameuse troisième-ligne EL-ABD – FERNANDEZ LOBBE – VAN NIEKERK. On peut aussi y ajouter tout l'abattage du reste du pack rouge et noir. Pour une belle performance collective.

Les Biarrots
Les « revenants », YACHVILI et TRAILLE en tête, ont réussi leur retour. Les deux internationaux sont d'ailleurs auteurs des deux essais de leur équipe. Le jeune Arnaud MIGNARDI, devenu titulaire à part entière depuis quelques semaines, a été fidèle à sa réputation de joueur rugueux en défense, ajoutant à cela un certain tranchant offensif. Après une saison quasi-blanche à Clermont, le centre formé à Auch revient en forme. Devant, le jeune Fabien ALEXANDRE a réalisé un bon match. Dommage que cette performance soit un peu gâchée par ce plaquage sans ballon qui lui vaudra un carton jaune à douze minutes de la fin. Ses coéquipiers du pack, THION en tête, n'ont pas rechigné au combat. Malgré l'infériorité numérique en fin de match, ils n'ont cédé qu'après de nombreux coups de boutoirs des Toulonnais. Romain TERRAIN, coupable d'une grosse faute d'antijeu quelques secondes après son entrée en jeu, n'aura pas fait long feu sur la pelouse. Mais, hormis ces cinq dernières minutes, les Basques n'ont pas grand-chose à se reprocher…

Laurent BEDOUT

E-Bleu Marine

Le RCT l’emporte sur le fil.

Le 06/03/2010

Toulon a remporté un précieux succès face à Biarritz. Sur le fil, dans les derniers instants, en s’arrachant. L’affaire était mal engagée, mais le RCT, bien que chahuté devant et mené au score, a su se sortir d’affaire face à un rugueux Biarritz Olympique. Ces quatre points furent acquis dans la souffrance. Un doux euphémisme. D’abord face au vent, les Biarrots s’efforcèrent de conserver le cuir. Après deux tentatives manquées par Contepomi, Yachvili ne rata pas l’occasion d’ouvrir le score (16ème). L’ouvreur argentin lui répondit (20ème). Très présent défensivement, le BO laissa peu d’espace au RCT. La solution vint d’un coup de pied par-dessus de Contepomi suivi par Rooney, et Lovobalavu s’arracha pour marquer en coin.

Le RCT face à une muraille rouge et blanche


Yachvili délivra ensuite une chandelle dans le ciel de Mayol. A la lutte avec Rooney, Traille fut le plus prompt et le BO bascula en tête juste avant la pause. Toulon repartit alors de plus belle. Fernandez-Lobbé et Contepomi provoquèrent la ligne, Bruno décala Lovobalavu mais ce dernier mit le pied en touche avant d’aller à dame (44ème). Puis Yachvili tapa par-dessus, trompant Lovobalavu, mais Alexandre fit un en-avant préjudiciable. Dans la foulée, le même Yachvili s’en alla seul derrière sa mêlée et Biarritz creusa l’écart (48ème, 8-17). Peu inspiré dans le jeu, dominé dans les airs et contré à l’impact, Toulon buta sur la muraille rouge et blanche.

Orioli s’arrache, Contepomi transforme en coin


L’indiscipline basque leur coûta le match. Contepomi ramena d’abord les siens à six points. Une contre-attaque de Williams sous ses perches relayée par Van Niekerk faillit profiter à Contepomi sur pénalité (78ème). Mais Toulon continua son forcing. Et en supériorité numérique (15 contre 13), il trouva enfin la faille devant. Orioli inscrivant l’essai de la délivrance que devait transformer Contepomi. Le buteur argentin convertit en coin celle qu’il fallait. Sorti de sa torpeur, Mayol était désormais en transe. Toujours invaincu à domicile, Toulon revient de très loin.


Johan LIVERNETTE

EiTB

Le Biarritz Olympique battu sur la pelouse de Toulon.

Le 06/03/2010

Joie totale pour les Varois qui valident leur ticket pour les barrages et désolation pour Biarritz qui se fait éliminer pour quelques minutes.

Le stade Félix Mayol a accueilli la rencontre de la 21e journée de Top 14 entre Toulon et Biarritz.

L'équipe de Biarritz cherchait à se relancer à l'approche des barrages pour les demi-finales malgré un bilan désastreux hors du stade Aguiléra. Les Basques restaient sur 4 défaites de suite à l'extérieur.

À la 2e minute, une touche en faveur des Toulonais sur leur ligne des 10 mètres. Sur l'enchaînement, un Basque fait une faute et donne l'opportunité à Toulon d'inscrire les premiers points de ce match.

Biarritz a subi l'impact des Toulonnais en ce début de rencontre et s'est montré indiscipliné.

À la 16e minute, pénalité pour Biarritz dans l'axe aux 23 mètres pour une faute de Van Niekerk. Elle est transformée par Dimitri Yachvili qui ouvre le score pour les Biarrots (0-3). Mais une pénalité, trois minutes de suite, en faveur de Toulon dans l'axe aux 30 mètres pour une faute de Faure. Contepomi a égalisé à 3 partout.

Toulon a dominé dans la première période ; le score marquait 8-10 au moment de la pause. On a vu que Biarritz n'était pas au mieux de sa forme et a commis beaucoup de fautes.

Toulon a dominé les premières 40 minutes mais s'est retrouvé mené au score à la pause à cause d'une petite erreur d'inattention à 5 minutes de la pause. Malgré cela, le coup restait jouable face à une équipe de Biarritz qui a montré quelques petites faiblesses.

En début de deuxième période, Toulon est reparti à l'attaque. Biarritz a connu un très bon commencement de deuxième période. Mais la pause a fait mal aux Toulonnais qui ne parvennaient plus à se montrer dangereux dans le camp de Biarritz.

Biarritz finira la rencontre à 13 contre 15 face à des Toulonnais ultra motivés.

Mené 8-20 à 20 minutes de la fin, Toulon a réalisé une énorme fin de match pour coiffer les Basques au poteau. Joie totale pour les Varois qui valident leur ticket pour les barrages et désolation pour Biarritz qui se fait éliminer pour quelques minutes.

Var Matin

Une victoire en or contre Biarritz.

Le 07/03/2010

Suite à une pénalité rapidement jouée à cinq mètres de la ligne toulonnaise, Yachvili, véritable « poison pilote », marque le second essai pour son équipe. Biarritz, la transformation réussie, mène alors de douze points (8-20). Le RCT boit la ciguë, le BO empoisonne l'ardeur du public de Mayol. Sur le banc toulonnais, le doute est instillé.

Les « Rouge et Noir » ont trente minutes pour relever la tête et sauver ce qui peut l'être, face au vent. Mission impossible ? Allez savoir avec un RCT qui refleurit aux beaux jours et ne lâche rien.

A ce moment-là, Les Biarrots gèrent alors leur confortable avance. Probablement trop. Les hommes de Saint-André, surpris au préalable sur deux chandelles (Rooney, puis Lovobalavu à la faute) vont entamer leur marche en avant avec un scénario, au final, de rêve pour les amateurs de suspense, de cauchemar pour les cardiaques et... les Basques.

Toulon pousse, Biarritz craque

Le remplaçant de Wilkinson a désormais réglé la mire. Contepomi, qui a raté deux difficiles pénalités en début de match, fait mouche par deux fois. Il touche du bois à la troisième. Les minutes défilent, Toulon pousse, mais accuse toujours six points de retard, Biarritz se met à la faute. Deux cartons jaunes viennent le pénaliser. Une mêlée à cinq mètres s'écroule. Une, deux, puis trois fois. L'arbitre britannique ne bronche pas. A la quatrième mêlée, on pense à un essai de pénalité, mais cette fois, le ballon file en touche. Encore raté, craint-on. C'est sans compter sur le jeune Orioli qui, entré cinq minutes plus tôt, avance sur trois mètres pour faire exploser un stade plein à craquer. Reste à passer la transformation en coin. Dans un silence de cathédrale, le buteur argentin ne tremblait pas, les travées de Mayol oui. Le RCT arrache une précieuse victoire, désormais synonyme, sauf cataclysme, de H Cup.

Gagner encore en expérience


Avant ce final de feu, on avait vu une équipe de Toulon qui en première période n'avait pas su utiliser le vent. Par bonheur, grâce à Lovobalavu, plus malheureux par la suite, et suite à une percée de Rooney, le RCT avait marqué en coin.

Mais par moments trop fébriles, Bruno et ses partenaires se compliquaient la tache et perdaient quelques précieuses munitions, notamment en touche. Face à un adversaire expérimenté, Fernandez-Lobbe, irréprochable, et ses pairs ne maîtrisaient pas parfaitement leur sujet. Côté biarrot où Harrinordoquy avait dû déclarer forfait juste avant la rencontre, on ne proposait pas grand-chose, mais on faisait preuve de réalisme et d'une solide défense. Jusqu'à trois minutes du coup de sifflet final... A cet instant, la rage de vaincre toulonnaise faisait la petite différence qui change tout.

Paul MASSABO