Toulouse - Toulon

Toulouse

Toulouse

Pénalité(s) réussie(s)
45 - SKRELA
Carton(s) jaune

3-6

mi-temps : 0-0

Top 14, 20ème journée

samedi 20/02/10 - 16:25

Arbitre : Pascal Gauzère (Côte Basque Landes) assisté de MM. Dussaut et Rongier.

Spectateurs : 18699

Pénalité(s) réussie(s)
57, 65 - CONTEPOMI
Carton(s) jaune
17 - CONTEPOMI
Toulon

Toulon

Victoire du RCT à Ernest-Wallon 6 à 3 !

Victoire du RCT à Ernest-Wallon 6 à 3 !

le 20/02/2010 à 17:13

Une victoire sur les terres Toulousaines porte toujours la saveur de l'exploit. Quel bonheur !

Les plus "fous" se disaient que Toulouse était prenable avec les Internationaux absents.
Les plus "raisonnables" opposaient que Toulouse, même sans ses Internationaux, restait Toulouse. Une référence.

Sur le début du match, le RCT déjouait avec un jeu au pied défaillant et une indiscipline flagrante. A tel point que M. Gauzere dégainera le "jaune" envers Felipe Contepomi à la 17e pour une faute technique de trop. Et Toulouse commettra sans doute un pêché de gourmandise lorsque vers la 23e, Jean Bouilhou fit taper David Skrela en pénaltouche plutôt que de choisir de tenter la pénalité.

Les mauvais choix et les maladresses étaient légions dans les deux camps tout au long d'une première période particulièrement morne et terne. Ftiz (1 pénalité et 1 drop) et Skrela (1 pénalité et 1 drop) se montrèrent déficient dans leurs tentatives de pénalités ou de drops tout comme Felipe Contepomi (2 pénalités) côté Toulonnais.

Si bien qu'à la pause, les deux formations rentrèrent aux vestiaires sur le score - assez rare - de 0 partout, les Toulonnais ayant, au surplus, perdu Mafileo Kefu (29e) et Fotu Auelua (35e - touché au genou), tous deux blessés...

De retour, sur le pré, Toulon se montre entreprenant avec notamment une belle percée de Christian Loamanu stoppé à 5" de la ligne des Noirs.

Et contre toute attente, c'est David Skrela qui déflore le panneau d'affichage à la 45e sur pénalité (3 - 0).

A la 50e, Felipe Contepomi tente un drop qui trouve... le poteau. Skrela tentera également son 2nd drop dans la foulée mais qui passera largement à côté. Et les Supporters Toulousains de prendre encore plus en grippe leur ouvreur.

Peu avant l'heure de jeu, le buteur Argentin ramène les deux formations à égalité sur une pénalité.

Toulon prend le match à son compte : les Avants multiplient les pick and go et pilonnent l'adversaire, bien fébrile. Comme le soulignera PSA au terme de la partie, "pour une fois, le banc Toulousain était moins performant". Et le banc Toulonnais le sera peut-être plus avec les rentrées de Laurent Emmanuelli et Jocelino Suta à la 60e. A la 65e, nouvelle pénalité pour Toulon que transforme Felipe Contepomi : 6 à 3 pour les Varois.

Les Rouge défendent bien et le "Chirurgien" aurait pu agraver la marque sur une pénalité à la 71e.

En fin de partie, les Joueurs de Guy Novès cherchent à revenir au score, notamment par l'intermédiaire de l'intéressant ouvreur Espoir Doussain, peut-être lancé trop tardivement dans la partie pour remplacer un David Skrela peu en verve.

La "Légion Etrangère" décriée par un pseudo expert a réussi à gagner à Toulouse. Certainement pas le plus grand match des deux formations mais les Toulonnais se sont investis physiquement dans ce match pour ne rien lâcher et remporter une victoire qui échappait aux Varois depuis 17 ans à Toulouse (avec 3 essais de Cyril Schuwer).

Avec ce 4e succès à l'extérieur, le Club au Muguet voit se profiler une fin de saison prometteuse avec 4 matchs à domicile en 6 rencontres...

JJG

les Vidéos de Toulouse - Toulon

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Mourad Boudjellal - Réaction de Mourad Boudjellal après la victoire face à Toulouse (20e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Mourad Boudjellal

Réaction de Mourad Boudjellal après la victoire face à Toulouse (20e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Fabien Cibray - Réaction de Fabien Cibray après la victoire face à Toulouse (20e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Fabien Cibray

Réaction de Fabien Cibray après la victoire face à Toulouse (20e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Felipe Contepomi - Réaction de Felipe Contepomi après la victoire face à Toulouse (20e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Felipe Contepomi

Réaction de Felipe Contepomi après la victoire face à Toulouse (20e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Joe Van Niekerk - Réaction de Joe Van Niekerk après la victoire face à Toulouse (20e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Joe Van Niekerk

Réaction de Joe Van Niekerk après la victoire face à Toulouse (20e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Juan Martin Fernandez Lobbe - Point presse d'avant match Toulouse-Toulon du 20.02.10

Juan Martin Fernandez Lobbe

Point presse d'avant match Toulouse-Toulon du 20.02.10

Fabien Cibray - Point presse d'avant match Toulouse-Toulon du 20.02.10

Fabien Cibray

Point presse d'avant match Toulouse-Toulon du 20.02.10

Philippe Saint-Andre - Point presse d'avant match Toulouse-Toulon du 20.02.10

Philippe Saint-Andre

Point presse d'avant match Toulouse-Toulon du 20.02.10

les Photos de Toulouse - Toulon

Fabien Cibray. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fotunuupule Auelua. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi, Joe Van Niekerk et Sébastien Bruno. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney, Felipe Contepomi, Fabien Cibray et Sonny Bill Williams. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate, Sébastien Bruno et Fotu Auelua. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Saimone Taumoepeau et Gabirieli Lovobalavu. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et Mafileo Kefu. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Sonny Bill Williams et Kris Chesney. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fotu Auelua et Gabi Lovobalavu. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili et Sébastien Bruno. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray, Davit Kubriashvili et Ross Skeate. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Sébastien Bruno. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk, Fabien Cibray, Saimone Taumoepeau, Davit Kubriashvili et Sébastien Bruno. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate, Joe Van Niekerk, Fotu Auelua et Saimone Taumoepeau. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray, Fotu Auelua et Joe Van Niekerk. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fotu Auelua et Luke Rooney. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili et Sébastien Bruno. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Gabirieli Lovobalavu et Fotu Auelua. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Saimone Taumoepeau et Sonny Bill Williams. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fotu Auelua, Joe Van Niekerk, Davit Kubriashvili, Sébastien Bruno et Saimone Taumoepeau. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk, Ross Skeate, Kris Chesney et Sonny Bill Williams. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney, Sonny Bill Williams et Fabien Cibray. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Tom May. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Tom May et Sonny Bill Williams. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Gabi Lovobalavu et Sonny Bill Williams. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Tom May, Sonny Bill Williams, Olivier Missoup et Felipe Contepomi. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi, Christian Loamanu, SBW, Luke Rooney, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Fabien Cibray. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams et Luke Rooney. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Davit Kubriashvili et Joe Van Niekerk. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams, Olivier Missoup, Fabien Cibray et Joe Van Niekerk. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fabien Cibray et Felipe Contepomi. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Sonny Bill Williams. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli et Joe Van Niekerk. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Saimone Taumoepeau et Kris Chesney. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus

E-Bleu Marine

Oh la belle affaire toulonnaise.

Le 20/02/2010

Venu sans pression mais avec ambition sur les bords de la Garonne, Toulon savait qu’il y avait un bon coup à jouer face à un Stade Toulousain amputé de nombreux internationaux. Pression défensive était le mot d’ordre. C’est elle qui fit déjouer les Stadistes et permit aux Varois de l’emporter. Le premier acte -comme l’ensemble de la rencontre- fut très approximatif. Les deux formations rouge et noire rivalisèrent de maladresses en tous genres. Toulon ne sut pas profiter des erreurs adverses et inversement. Deux pénalités furent ratées par Contepomi. Idem pour Skréla et Fritz. Ce dernier fit pourtant la différence sur l’extérieur mais Donguy qui fila à l’essai avait auparavant mis un pied en touche. Régulièrement sur la défensive, Toulon tint à la pause un étonnant score de 0-0 qui parlait de lui-même, au terme d’une première période particulièrement médiocre.


Qui défend gagne

Il fallut attendre la 46ème minute pour voir Skréla ouvrir la marque sur pénalité. Les Haut-Garonnais avaient toujours aussi clairement le monopole du ballon. Mais à force de déjouer, ils permirent au RCT de revenir suite à une nouvelle maladresse au pied (57ème). Alors que les fautes de mains se succédaient, Toulon parvint à occuper le terrain. Les « gros » enchaînèrent les pick and go et Contepomi concrétisa au pied (3-6). Il restait dès lors un quart d’heure à tenir. La défense varoise qui avait front allait se montrer intraitable jusqu’au bout, aidée il est vrai par les lents et prévisibles mouvements toulousains. Le staff, les joueurs et les supporters toulonnais pouvaient laisser éclater leur joie au coup de sifflet final couvert par la bronca du public. Grâce à sa coriace défense, le RCT a réussi un sacré coup à Ernest Wallon, même si cette confrontation 100% rouge et noire ne restera pas dans les annales.

Johan LIVERNETTE

Sports.fr

Et si Toulouse flanchait ?

Le 21/02/2010

Tombé ce week-end pour la 2e fois de la saison à domicile face à Toulon (3-6), sa nouvelle bête noire... et rouge, le Stade Toulousain, lâché par un trio de tête, inquiète et ne semble plus en mesure que de viser au mieux les barrages.

"C'est sûr, on commence à nous prendre au sérieux." Toulon n'avait pas besoin de ça, mais Philippe Saint-André, le manager du RC Toulon, quoi qu'il en dise, avait diablement préparé son affaire en misant sur le manque de profondeur de banc d'un adversaire diminué par les absences de ses internationaux. "On savait que leur banc présentait un peu moins de qualité que d'habitude ; c'était sans doute le bon moment pour les prendre, mais encore fallait-il les prendre", commentait le Goret, qui gardait la tête froide malgré ce pari gagnant.

Pour la première fois depuis 1993, les Varois sont allés s'imposer samedi, sur la pelouse du Stade Toulousain, à Ernest-Wallon, dans le cadre de la 20e journée du Top 14 (3-6). A plus grand désarroi des supporters locaux, qui commencent à sérieusement s'inquiéter après cette deuxième défaite à domicile en trois matches - l'ASM était venue s'y imposer fin janvier (15-16) -, qui tombe au plus mal à l'heure où se lance le sprint final de cette saison régulière. Talonné désormais par son vainqueur du jour, Toulouse lâche surtout prise derrière un trio de tête composé de Castres, l'Usap et Clermont à cinq points devant. Avec encore six journées à disputer, dont trois déplacements au Stade de France, dans quinze jours, pour le choc des Stades, à Biarritz et à Bourgoin, mais aussi les réceptions du Racing et de Castres, la marge de manoeuvre de Novès et de ses joueurs se réduit dangereusement. Au point que la qualification directe pour les demi-finales apparaît aujourd'hui très hypothétique.

Mais plus encore que la situation comptable, c'est l'état du jeu toulousain qui a de quoi faire peur, à l'image d'une ligne de trois-quarts, retombée dans ses travers, symbolisée par une charnière Kelleher-Skrela à côté de la plaque, le second subissant même l'affront d'être sifflé par son public. C'est la première fois de la saison que les Toulousains marquent aussi peu de points et il faut même remonter à la saison 2003/2004 et une défaite à Perpignan (32-3) pour trouver trace d'un pareil record d'inefficacité. "Il y a vraiment eu une régression par rapport à nos derniers matches, s'alarme Yannick Bru, en charge des avants toulousains, dans La Dépêche du Midi. Il n'y avait aucun tempo, aucune cohérence. Nous avons retrouvé nos travers du mois de novembre. Nous avons été fébriles et nous avons recherché des solutions individuelles. C'est surtout cela qui me dérange plus encore que le fait d'être scotché à cette quatrième place." D'ordinaire programmé pour produire son effort à cette période de l'année, le Stade paraît incapable de passer la vitesse supérieure. Or, dans un championnat aussi relevé, il y a aujourd'hui urgence.

Sylvain LABBE

Sports.fr

La sensation Toulon !

Le 20/02/2010

Le RC Toulon a lancé le sprint final de la saison régulière par un coup de tonnerre en allant s'imposer (3-6) samedi, à Ernest-Wallon, sur la pelouse d'un Stade Toulousain, diminué, mais fâché avec son rugby. Une 20e journée riche en évènements entre la prise du pouvoir à Colombes (24-24) par les seuls Castrais, aux dépens de l'Usap, battue à Montauban (16-13) et la sortie de la zone rouge de Bayonne.

"It's a big step, guys ! (*)" L'image est forte. Au centre de la pelouse d'Ernest-Wallon, Joe Van Niekerk, le troisième ligne sud-africain et capitaine du RC Toulon, surtout l'âme du club varois, a réuni ses coéquipiers pour les féliciter. Et il y a de quoi ! Le coup de sifflet final vient de retentir à Toulouse et les Rouge et noir, les autres, les visiteurs, bien que privés de leur artificier, Jonny Wilkinson, viennent de créer la sensation en infligeant, après Clermont, début janvier (15-16), la deuxième défaite à domicile de la saison du Stade Toulousain. Surtout la première de Toulon dans la Ville Rose depuis... 1993 !

A l'heure d'entamer le sprint final de cette saison régulière, comment ne pas voir dans ce résultat, fut-il acquis dans un contexte international forcément défavorable à sa victime du jour - sept internationaux tricolores manquaient à l'appel côté toulousain - un message fort envoyé à leurs concurrents par Philippe Saint-André et ses hommes, qui recherchaient ce gros coup loin de Mayol, malgré déjà trois succès acquis à l'extérieur. Florian Fritz, acteur d'un Stade Toulousain passé à côté de son match, ne pouvait que reconnaître au micro de Canal+ l'impuissance de son équipe et le mérite de ses vainqueurs. "En première période, avec le vent contre, on s'était dit qu'on devait tenir le ballon, on se procure plusieurs occasions, on rate un essai sur un pied en touche, on manque deux drops, bref, on manque beaucoup de points, mais après les Toulonnais méritent entièrement leur victoire. On s'est affolé et on n'a pas su sortir de chez nous, eux, on su nous contrer et se lâcher. Bravo aux Toulonnais, ils sont venus, ils ont gagné."

0-0 à la pause !

L'histoire de la première période, c'est celle d'une succession d'échecs en tout genre. Ça sent le match de reprise à plein nez, de part et d'autre, on peine à développer son jeu. C'est peu de le dire et comme même les buteurs n'ont pas réglé la mire, on s'ennuie ferme dans les tribunes de Wallon. Que ce soit Fritz, qui bute à longue distance pour soulager David Skrela, de retour de blessure (4e), ou Felipe Contepomi, qui s'y colle en l'absence de Wilkinson (14e, 16e), rien n'y fait, le score reste nul et vierge. Et surtout, les débats restent d'une extrême pauvreté. Même la sortie sur carton jaune de Contepomi, pour avoir stoppé illégalement un contre mené par Maxime Médard (19e), ne permet pas à Toulouse de desserrer l'étau d'une défense toulonnaise imperturbable, qui digère son infériorité numérique sans concéder le moindre point. Pénalité ou drop, Skrela (19e, 38e), qui même bien placé à 22 mètres notamment est en échec, et Fritz (25e) manquent cruellement de réussite.

Et quand Fritz enfin parvient à accélérer, à changer de rythme, à conserver ce fichu ballon et dépose sur l'aile Sébastien Bruno, qui ne peut pas lutter, et d'un cadrage-débordment, envoie Yves Donguy à l'essai, l'ailier toulousain passe le pied en touche et l'essai est logiquement refusé. A la pause, atteinte sous la bronca du public, on se pince pour croire à ce score de parité, nul et vierge, digne des voisins du TFC (0-0) !

Dès la reprise, Van Niekerk est tout près de glacer le stade sur ce contre à cinq mètres de la ligne toulousaine sur le dégagement de Skrela (44e). La pénalité de 45 mètres offerte à Skrela dans la foulée sur un accrochage Van Niekerk-Kelleher entre fortes têtes n'est pas la plus facile, mais cette fois, l'ouvreur toulousain ne rate pas la cible et sert le poing comme une délivrance (3-0, 45e). Un échange de drops ratés entre Skrela (51e) et Contepomi (53e) plus tard et l'à peu près est toujours de mise côté toulousain avec cette touche jouée rapidement par Kelleher pour Sowerby, qui rate sa passe pour Médard, contraint de dégager en catastrophe devant un Van Niekerk sans cesse à l'affut. Le contre met le Stade à la faute et offre l'égalisation à Contepomi cette fois réaliste (3-3, 57e).

Et Toulon, imperceptiblement, après avoir muselé les intentions désordonnées de Toulouse, accentue sa pression et met la main sur le ballon. Jusqu'à obtenir une pénalité que Contepomi, en grand compétiteur qu'il est, cette fois, ne rate pas. Pour la première fois, le RCT passe devant au score (3-6, 65e). On croit deviner, un comble, de la panique désormais dans les rangs toulousains. Il s'agit bien de cela. Dans un final sans fil conducteur, où aucun leader n'est en mesure de mener la révolte, le Stade bafouille son rugby et bute sur une défense plus compacte que jamais. La conclusion pour un Guy Novès, qui sait désormais que Toulouse devra sans doute se battre pour accrocher au mieux les barrages: "Aujourd'hui, on a été mauvais, on ne méritait pas la victoire." L'absence des internationaux ? "Je n'ai même pas envie d'en parler. Est-ce la meilleure équipe du Stade ? Je vous laisse le soin de répondre..."

(*) "C'est un grand pas, les gars !"

Sylvain LABBE

La Dépêche du Midi

Stade Toulousain : bonjour tristesse.

Le 21/02/2010

La menace était bien réelle… Et Toulon s'est imposé à Ernest-Wallon, jetant un peu plus le trouble dans le classement de ce championnat décidément pas comme les autres.

À vrai dire, avec cette rencontre, lle Stade a battu tous les records de statistiques. Toulon n'avait plus gagné à Toulouse depuis 1993 lors du Top 16 (20-25). Et pour son président Mourad Boudjellal, jamais à court d'emphase : « C'est la plus belle chose qui soit arrivée au club depuis son titre en 1992. »

Au rayon statistiques, le Stade a également ajouté celle-ci : c'est la première fois de la saison que les Toulousains marquent aussi peu de points. Il faut même remonter à la saison 2003/2004 et une défaite à Perpignan (32-3) pour trouver trace d'un pareil record. Et on vous fait grâce des statistiques concernant le score à la mi-temps : un 0-0, score de Ligue 1, genre Boulogne - Grenoble…

Voilà les chiffres bruts, qui, pour ceux qui n'auront pas vu la rencontre, laissent augurer du contenu. Yannick Bru ne se voile pas la face : « Il y a vraiment eu une régression par rapport à nos derniers matches. Il n'y avait aucun tempo, aucune cohérence. Nous avons retrouvé nos travers du mois de novembre. Nous avons été fébriles et nous avons recherché des solutions individuelles. C'est surtout cela qui me dérange plus encore que le fait d'être scotché à cette quatrième place. »

Des deux mi-temps, la première fut la moins médiocre malgré le 0-0. Mais le Stade a été desservi par son jeu au pied avec des touches sur pénalités non trouvées et inversement des touches directes.

L'échec des buteurs fut toutefois le plus pénalisant avec cinq échecs de Skréla et Fritz sur des pénalités ou des drops. Sans oublier la pénalité qui fut négligée trente-cinq mètres face aux poteaux au profit d'une pénaltouche qui ne donnera rien.

Le seul éclair de la première période est venu d'une percée de Fritz, juste avant la mi-temps. Le centre toulousain a pu servir Donguy dans un mouchoir mais l'ailier toulousain a mis un bout de crampon en touche.

Quand Skrela débloqua enfin le compteur en deuxième mi-temps, on croyait le Stade enfin lancé. Mais l'égalisation toulonnaise allait survenir sur une action qui illustra l'après-midi toulousain : un mauvais choix avec une touche rapide jouée par Kelleher dans ses 22 mètres, une mauvaise passe de Sowerby et pour finir un dégagement contré de Médard par Van Niekerk.

Les Toulousains, sans imagination, se heurtèrent ensuite à la défense toulonnaise, multipliant les approximations et les gestes d'énervement comme ceux de Fritz ou Médard dégageant le ballon loin ou dans les tribunes après leurs en-avants respectifs.

Privé de jeu au pied, Toulouse resta acculé dans son camp et Toulon a pu prendre l'avantage par Contepomi sur une faute au sol de Picamoles.

La fraîcheur du jeune Doussain entré en cours de jeu dans les cinq dernières minutes a donné plus d'allant au Stade. Mais pas au point de renverser une situation mal engagée depuis la première minute.

JPP

L'Equipe.fr

Toulon parmi les grands.

Le 20/02/2010

En déplacement à Toulouse, le RC Toulon s'est imposé au terme d'une rencontre décevante (6-3). Les Varois reviennent à un point des Rouge et Noir.

Une rencontre soporifique, un jeu approximatif... mais une issue qui pourrait bien transcender le RC Toulon pour la fin de la saison. Vainqueur sur le pré d'Ernest-Wallon (6-3), le XV de la Rade a confirmé ses progrès en disposant d'un gros après avoir trébuché à Perpignan (25-9) et Clermont (39-3). Il aura pourtant fallu patienter quarante cinq minutes dans l'ennui de la ville rose pour que David Skrela ouvre la marque. Les raisons d'une telle pauvreté de jeu ? L'approximation dans les transmissions de balle déjà qui n'a jamais permis aux deux équipes d'enchaîner avec pertinence vers les 22 adverses. La lenteur des sorties de balles ensuite qui a condamné les espoirs de franchir le premier rideau défensif.

Un jeu toulousain emprunté

Si les inspirations n'étaient pas à l'ordre du jour, le Stade Toulousain a quand même affiché un visage terriblement inquiétant. Les Rouge et Noir et ses internationaux oubliés du XV de France (Médard, Fritz, David, Heymans, Picamoles) avaient à coeur de briller. Et si Maxime Médard espérait «tout défoncer», l'arrière Toulousain a sombré avec tout le collectif de Guy Novès dans le deuxième acte. Le protégés de Philippe Saint-André n'ont guère brillé eux-aussi mais la botte de Felipe Contepomi aura suffi à sceller un succès qui permet au RCT de revenir à un petit point des Haut-Garonnais. Installés à cette sixième place qu'ils entretiennent journée après journée, les Varois ont tout pour bousculer les grands. Ils reconnaîtront peut-être que les Toulousains, défaillants au pied malgré une nette domination territoriale en première période, étaient loin de constituer une référence comme prétendant au Brennus.

Site du Stade Toulousain

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Le 21/02/2010

Le Stade Toulousain s'est incliné devant Toulon lors de la vingtième journée du Top 14. Cette défaite constitue une mauvaise nouvelle et complique la tâche des Rouge et Noir dans l'optique de la qualification. Alors que le calendrier réserve maintenant un déplacement chez le Stade français, il faudra pourtant tenter de récupérer à l'extérieur les points perdus à domicile.

Contepomi doublement malheureux

Les Toulousains entraient immédiatement dans la partie et subtilisaient dans les premières secondes un ballon sur un regroupement. Dans la foulée, David héritait du ballon et s'offrait une percée impressionnante, qui lui faisait gagner plusieurs dizaines de mètres, malgré les plaquages conjugués de plusieurs adversaires. Maîtres du ballon, les Stadistes se procuraient une occasion d'ouvrir le score suite à une position de hors-jeu de la part de la ligne toulonnaise, mais Fritz, de près de cinquante mètres, échouait dans sa tentative.

Bien dans leur match, les coéquipiers de Jean Bouilhou se procuraient une belle opportunité d'essai à la 7ème minute, quand le ballon parvenait en bout de ligne à Médard, après que Heymans eut fait la différence. Mais malheureusement, le petit coup de pied à suivre de l'arrière était contré, et l'action s'arrêtait là. Hélas, la machine se grippait sur certaines ocasions, à l'image d'une touche à cinq mètres perdue malgré le lancer en faveur de Lacombe. Et peu à peu, Toulon mettait le nez à la fenêtre et obtenait deux pénalités en l'espace de quelques minutes. Contepomi, peu en réussite, ne trouvait pas la cible, mais cela montrait que le RCT n'allait pas passer le plus clair de son temps à défendre comme il l'avait fait en tout début de partie.

Un premier tournant intervenait à la 18ème minute, suite à une échappée de Médard jusque dans les 22 varois. Dépassée, la défense se mettait à la faute et Contepomi écopait logiquement d'un carton jaune. Skrela ne débloquait pas le compteur des siens sur la pénalité consécutive, mais Toulouse allait temporairement en supériorité numérique. On ne peut pas dire, pourtant, que le Stade exploitait au mieux ce contexte favorable : plusieurs ballons étaient perdus un peu bêtement, et quand Contepomi retrouvait l'aire de jeu, le score était toujours de parité.

Les minutes défilaient, et la possession était assez nettement en faveur des locaux, ces derniers peinaient à se montrer dangereux. Plusieurs imprécisions dans le jeu au pied empêchaient de surcroît d'occuper efficacement le terrain, et alors que la demi-heure de jeu était maintenant dépassée, il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Peu avant la pause, Toulouse campait de longues minutes dans les 22 toulonnais, sans parvenir à trouver une faille. Et à une poignée de secondes de la pause, Donguy, servi par un Fritz intenable depuis le début de la partie, marquait... pour un essai finalement refusé, l'ailier ayant préalablement posé le pied en touche.

Skrela ouvre le score

Les choses ne changeaient pas fondamentalement à la reprise. Toulouse rendait trop de ballons à son adversaire, et ne parvenait pas à se procurer d'occasions. Mais à la 45ème, une faute de Van Niekerk sur un regroupement donnait l'occasion à Skrela d'ouvrir enfin le score. Le Stade prenait les devants, mais l'affaire, évidemment, était très loin d'être entendue. Contepomi, décidément peu en réussite, manquait un drop dans une position pourtant favorable et n'égalisait pas. Skrela l'imitait quelques instants plus tard, et ildevenait évident, au fil des minutes, que la partie se jouerait à pas grand chose.

A la 56ème, Médard était contré dans ses 22 sur un dégagement. Le danger était immense, et la défense toulousaine se mettait à la faute. Cette fois, Contepomi trouvait la cible et égalisait. C'est peu dire qu'il y avait matière à s'inquiéter. Toulon, peu à peu, inversait la tendance et mettait la main sur le ballon. Van Niekerk mangeait une énorme supériorité numérique en oubliant deux coéquipiers, mais le danger se précisait.

Le RCT prenait les devants sur une nouvelle pénalité de Contepomi à la 65ème minute. Désormais mené, le Stade ne parvenait pas à reprendre le jeu à son compte. Au contraire, Toulon poursuivait son emprise sur les débats et manquait même de creuser l'écart après un drop dévissé de Contepomi. Le même Contepomi, depuis la ligne médiane, échouait à nouveau à la 73ème minute. Tout était encore jouable, mais toujours cantonné dans son propre camp, Toulouse ne pouvait pas se montrer dangereux.

Plus rien, du reste, n'était à signaler dans les cinq dernières minutes. Le Stade s'inclinait et réalisait (évidemment) une bien mauvaise opération dans la course aux demi-finales.

La Provence

Toulon a monté le volume.

Le 22/02/2010

Le RCT peut finir 4e et ainsi jouer un match de play-off à Mayol en mai.

Le Stade Toulousain ne cherche plus. Il a identifié sa bête noire. Il avait déjà une petite idée sur la question, mais jusqu'ici, il pensait plutôt que le Vélodrome était un endroit maudit. Depuis 2007, le club haut-garonnais y a pénétré à trois reprises et à chaque fois, il en est reparti complètement essoré. Le sortilège avait commencé par une demi-finale du Top14 perdue contre Clermont (15-20) et s'était prolongé par deux revers concédés face à Toulon en 2009 (6-14 en avril et 13-18 en septembre).

Alors, oui, le RCT avait beau rester sur deux succès de rang devant les Toulousains, ces derniers refusaient d'y voir une quelconque malédiction. Depuis samedi (3-6), en revanche, ils sont bien obligés de se rendre à l'évidence: ils ont trouvé des rouge et noir plus forts qu'eux sur leur chemin. Pour le moment encore, cette supériorité se vérifie uniquement lors des confrontations directes, mais la menace est bien réelle au classement et au long cours.

Les champions de France 2008, finalistes de la H-Cup la même année, ne devancent leurs meilleurs ennemis que d'une seule place et un seul point dans la cour des six premiers, accès à une qualification pour les phases finales. Les Toulonnais sont en train de s'y installer pour de bon et leur action ne se limite pas à martyriser Toulouse. Ils ennuient pas mal de monde dans cette élite du Top14 qui a déjà vu tomber Clermont (26-21) et le Racing-Métro (27-13) en déplacement à Mayol en début de saison.

Actuel 7e à cinq points de ce Top 6, le Stade Français, lui, avait ramené le nul de son passage sur la Rade en ouverture d'exercice (22-22), mais Toulon est venu gagner chez lui, cet automne (18-22), et dans la course aux phases finales, l'équipe parisienne traîne cet échec comme un boulet aujourd'hui. De son côté, le RCT, également vainqueur à Albi (9-15) et à Bayonne (8-14), s'est libéré d'un sacré poids en allant s'imposer une nouvelle fois hors de ses bases, samedi.

"Je dis toujours à mes joueurs que si on veut vraiment évoluer un jour, il faut à un moment donné rivaliser avec les plus grosses équipes à l'extérieur, indique Philippe Saint-André. Après, l'objectif consiste toujours à faire de Mayol une forteresse imprenable."

La mission devra se prolonger contre Biarritz et Castres, le 6 puis le 12 mars. Une victoire aux dépens du BO écarterait sans doute celui-ci de la route aux phases finales et un succès devant le CO mettrait la pression sur l'actuel leader. Parvenir à rester invaincu à domicile jusqu'au terme de la saison régulière ouvrirait, en tout cas, les portes d'un double bonheur: une qualification pour un match de play-off du championnat (un faux quart de finale), mais aussi pour la H-Cup.

"On a notre destin entre les mains, souligne "PSA". D'autres équipes doivent gagner et attendre les défaites de concurrents directs. Il nous reste six matches dont quatre à domicile (parmi lesquels la réception de Perpignan au Vélodrome). On a un calendrier favorable. Mais ça ne suffit pas. Il ne faut pas emballer le moteur.On s'est rapprochés du Stade Toulousain, mais on est aussi à portée du Stade Français et de Biarritz qui ont gagné tous les deux. On peut toujours finir 4es ou 9es."

Il reste qu'en ayant battu Toulouse à deux reprises, dominé largement le Racing-Métro (27-13 à Mayol contre 28-15 à Paris) et glané 6 unités devant le Stade Français, le RCT précéderait automatiquement ces trois adversaires au classement final en cas d'égalité de points. Cela peut compter dans l'éventualité d'un "quart de finale" à la maison, en mai, promis aux 3e et 4e . Ces calculs n'échappent pas à Saint-André mais celui-ci affirme ne pas s'en soucier.

"On a fait un tour d'honneur à Ernest-Wallon parce que beaucoup de supporters toulonnais avaient fait le déplacement à Toulouse, mais les vrais tours d'honneur, préfère rappeler le président délégué au secteur sportif du RCT, c'est quand vous gagnez quelque chose et on en est loin." Mais pas très loin d'une qualification, en revanche.

Laurent BLANCHARD

La Dépêche du Midi

Le «palier supplémentaire» franchi par Toulon.

Le 22/02/2010

Le RC Toulon a marqué les esprits en s'imposant (6-3) à Toulouse et peut légitimement, fort d'un calendrier favorable, prétendre jouer les premiers rôles en fin de saison et assumer les ambitions de son président. «Cette victoire est la plus belle chose qui soit arrivée à Toulon depuis son titre en 1992, a déclaré le président varois, Mourad Boudjellal. Je pense aux raclées que Toulon a pris lors de sa première année en Top 14 (la saison dernière, NDLR), je pense à tous les gens qui en ont profité pour régler des comptes.» Le score, comme la qualité de la rencontre, fut faible. Sept internationaux, retenus avec le XV de France, manquaient au Stade Toulousain, comme l'Anglais de Toulon Jonny Wilkinson, retenu avec le XV de la Rose pendant le Tournoi des six nations.

Mais avec ce modeste 6 à 3, acquis grâce à deux pénalités de l'Argentin Contepomi contre une seule pour David Skrela, Toulon a remporté sa troisième victoire consécutive contre le grand Toulouse, après l'avoir battu deux fois au stade Vélodrome de Marseille en 2009.

Surtout, signe d'une maturité grandissante, le RCT n'a pas laissé passer cette opportunité de «doublon» affaiblissant le Stade toulousain, après s'être imposé (22-18) en novembre chez un Stade français plongé dans la même situation.

«C'est un palier que nous venons franchir. Je ne me fais pas beaucoup d'illusions et je sais qu'à la fin de la saison, nous serons sans doute derrière Toulouse, mais c'est quand même une date importante pour le RCT», a commenté Boudjellal. Portés par un Joe Van Niekerk omniprésent en troisième ligne et par un Felipe Contepomi qui retrouve progressivement son niveau après sa blessure à un genou, le RCT est confortablement installé en cinquième position avec six points d'avance sur le premier «non barragiste», le Stade français.

Le manageur Philippe Saint-André, pierre angulaire du RCT depuis son arrivée en début de saison en provenance de Sale (Angleterre), reste néanmoins prudent.

«Aujourd'hui on se rapproche du Stade toulousain mais on est toujours à portée de Biarritz, du Stade Français ou de Brive. Il reste six matches, quatre à domicile et deux à l'extérieur, on a un calendrier favorable mais les matches, il faut les gagner», a-t-il prévenu.

La feuille de route vers les barrages est claire, dixit Saint-André: «Rester une forteresse à domicile» (8 victoires et 1 nul contre le Stade Français) où sont annoncés Biarritz (6 mars), Castres (12 mars), Bayonne et Perpignan (au Vélodrome), et essayer d'aller grappiller des points à Bourgoin et à Bayonne, qui luttent pour le maintien.

La solidarité affichée par les troupes varoises à Toulouse a montré l'alchimie dans un effectif très cosmopolite et profondément remanié après une première saison d'apprentissage au sein de l'élite, avec les arrivées de Wilkinson, Mignoni, Bruno, Contepomi et autres... «Tous ceux qui pensent que nous sommes des mercenaires ont vu la solidarité qu'il y a dans cette équipe. Chez les être humains, malgré la barrière de la langue, il y a des amitiés très fortes qui peuvent se nouer et notre équipe en est la preuve la plus éclatante», rayonne Boudjellal, qui a déjà annoncé l'arrivée de l'ailier anglais Paul Sackey la saison prochaine.