Racing Metro 92 - Toulon

Racing Metro 92

Racing Metro 92

Essai(s)
57 - STEYN
Transformation(s) réussie(s)
58 - WISNIEWSKI
Pénalité(s) réussie(s)
9, 16, 33 - WISNIEWSKI
18 - STEYN
Drop(s) réussi(s)
43, 52 - WISNIEWSKI
Carton(s) jaune
24 - STEYN

28-15

mi-temps : 12-12

Top 14, 15ème journée

dimanche 06/12/09 - 17:05

Arbitre : Jérôme Garces (Béarn) assisté de Pascal Ubeda (Béarn) et Patrick Dellac (Midi-Pyrénées).

Essai(s)
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
6, 12, 21, 25 - WILKINSON
Drop(s) réussi(s)
Carton(s) jaune
32 - EL-ABD
Toulon

Toulon

Le Racing plus fort...

Le Racing plus fort...

le 06/12/2009 à 18:40

A Colombes le Racing bat le RCT grâce à sa 2nde période.

C'est à un duel de buteurs qu'ont assisté les Spectateurs de Colombes lors de cette 1ère période.

En effet, Toulon par l'intermédiaire de Jonny Wilkinson a réussi 4 pénalités (sur 5 tentées) tandis que le Racing Métro 92 a marqué 3 pénalités par Wisniewski et 1 pénalité lointaine enquillée par Steyn.

Le même Steyn qui écopait d'un carton jaune à la 24e pour une faute au sol. Joe El Abd en récoltera également un à la 32e pour un placage sur un Joueurs sans ballon...

C'est le Racing Métro 92 qui aura l'occasion d'essai la plus franche sur une charge de Chabal bien relayé par Bobo, l'ailier francilien étant stoppé sur la ligne par Luke Rooney.

La 2nde période sera fatale aux Toulonnais.

Bien revenus à l'entame de celle-ci, les Varois verront les Racingmen être les plus offensifs et tout simplement les plus forts.

Avec un essai de Steyn entre les perches à la 57e, le sort de la rencontre semblera scellé. D'autant que le Champion du Monde Sud Africain réussissait une pénalité des 50" 10 minutes plus tard. Surtout que l'ouvreur francilien Wisniewski (qui porta la tunique Rouge et Noire en... Cadets !) y alla de son petit récital personnel avec 2 drops qui venaient conclure les temps forts de ses Avants dans le sillage d'un Chabal survolté face à l'Equipe de son ancien coach, Philippe Saint-André.

Toulon jouera trop approximativement, se montrera trop fébrile pour espérer mieux. Colombes peut exulter. Le speaker peut continuer à chauffer le public en totale contravention avec les textes, le Racing a gagné.

Bravo à eux.

JJG

les Vidéos de Racing Metro 92 - Toulon

Philippe Saint-André - Réaction de Philippe Saint-André (1/2) après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Philippe Saint-André

Réaction de Philippe Saint-André (1/2) après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Pierre Mignoni - Réaction de Pierre Mignoni après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Pierre Mignoni

Réaction de Pierre Mignoni après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Sébastien Bruno - Réaction de Sébastien Bruno après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Sébastien Bruno

Réaction de Sébastien Bruno après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Philippe Saint-André - Réaction de Philippe Saint-André (2/2) après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Philippe Saint-André

Réaction de Philippe Saint-André (2/2) après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Jamie Robinson - Réaction de Jamie Robinson après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Jamie Robinson

Réaction de Jamie Robinson après le match face au Racing Métro 92 (16e journée du Top 14 Orange saison 2009/2010).

Olivier Missoup et Luke Rooney - Interview d'Olivier Missoup et Luke Rooney avant le déplacement au Racing Métro 92 (15e journée Top 14 Orange 2009/2010).

Olivier Missoup et Luke Rooney

Interview d'Olivier Missoup et Luke Rooney avant le déplacement au Racing Métro 92 (15e journée Top 14 Orange 2009/2010).

Philippe Saint-André - Point presse de Philippe Saint-André avant le déplacement au Racing Métro 92 (15e journée Top 14 Orange 2009/2010).

Philippe Saint-André

Point presse de Philippe Saint-André avant le déplacement au Racing Métro 92 (15e journée Top 14 Orange 2009/2010).

les Photos de Racing Metro 92 - Toulon

Pierre Mignoni - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili et Jocelino Suta. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate et Sonny Bill Williams. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Jocelino Suta et Davit Kubriashvili. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd et Davit Kubriashvili. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson, Fotu Auelua, Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Sébastien Bruno et Pierre Mignoni. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
D. Kubriashvili, P. Mignoni, L. Emmanuelli, F. Auelua, Joe El Abd et J.-M. Fernandez-Lobbe - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Pierre Mignoni, Davit Kubriashvili, Laurent Emmanuelli, Fotu Auelua et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fotu Auelua, Davit Kubriashvili, Sébastien Bruno et Ross Skeate. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Ross Skeate, Laurent Emmanuelli et Jocelino Suta. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fotunuupule Auelua. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Mafileo Kefu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Mafileo Kefu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Ross Skeate et Fotunuupule Auelua. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Mafileo Kefu et Ross Skeate. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
J.-M. Fernandez-Lobbe, Luke Rooney et Jonny Wilkinson. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Luke Rooney et Jonny Wilkinson. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Sébastien Bruno et Laurent Emanuelli. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney et Olivier Missoup. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta et Jonny Wilkinson. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Olivier Missoup et Felipe Contepomi. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Felipe Contepomi. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Christian Loamanu. - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus
Philip Fitzgerald, Christian Loamanu, Kris Chesney, Tonga Lea'Aetoa et Benjamin Bastères - Racing Metro 92-Toulon -  © Aurélie Lantus

Rugbyrama

Le Racing sur le podium

Le 06/12/2009

Grâce à son huitième succès de rang contre Toulon (28-15) ce dimanche à l'occasion du dernier match de la 15e journée, le Racing-Métro 92 devance Toulouse ou Clermont au classement et entre tout simplement dans le trio de tête du Top 14. Les Franciliens sont bien les hommes en forme du championnat.

Mais qui pourra bien arrêter le Racing ? Pas Toulon en tout cas. En effet, les Franciliens sont sortis vainqueurs du duel des ambitieux épouvantails du Top 14. Et ce succès ne souffre d’aucune contestation possible. Si les Varois ont fait plus que jeu égal durant les quarante premières minutes, ils ont fini par sombrer après la pause. Déroulant un tapis rouge à leurs adversaires qui n’en avaient pourtant pas besoin. La première période était rythmée par les maladresses et autres fautes à répétition des trente acteurs de la partie. Virant tout simplement à un véritable duel de buteurs. Et les artilleurs francilien et toulonnais, Jonathan Wisniewski et Jonny Wilkinson, excellent dans ce domaine. Si bien qu’au moment de regagner les vestiaires, les deux équipes étaient encore dos à dos (12-12).

Une défense agressive

Mais dès les premières minutes de la seconde mi-temps, les Racingmen commençaient à prendre la mesure de leurs adversaires, grâce notamment à une conquête appliquée et surtout une défense parfaitement organisée, qui prenait à la gorge les centres varois. De son côté, Jonathan Wisniewski, décidément l’homme providentiel du côté de Colombes depuis un certain temps, continuait son récital et réussissait deux drops (43e et 52e). Et quand ce n’était pas lui, c’est l’autre pied droit magique des Franciliens qui brillait, à savoir celui de François Steyn. Ce dernier passait une énorme pénalité de 50 mètres à la 68e qui finissait d’assommer le RCT. Car dix minutes auparavant, il avait déjà prouvé qu’il était également efficace dans le jeu. Parfaitement servi par Mathieu Lorée, qui avait trouvé un magnifique intervalle dans la défense varoise, il inscrivait le seul essai du match. Son équipe s’imposait (28-15).

Dans la dernière ligne droite, les Toulonnais, qui avait eux aussi l’occasion de monter sur le podium, ont pêché en raison de leur excès d’indiscipline et de leurs trop nombreuses approximations. Au final, ils n’ont pas vraiment existé. Au contraire de Franciliens déchaînés, à l’image de leur pack et de leurs internationaux Sébastien Chabal et Lionel Nallet, auteurs d’une remarquable performance. Avec ce huitième succès d’affilée, les joueurs du Racing ont certainement prouvé qu’il fallait désormais compter sur eux dans la course aux demi-finales. Ils ne peuvent plus se cacher. Aujourd’hui, le Racing-Metro 92 est bien plus qu’un outsider.

Jérémy FADAT

Site du Racing Métro 92

Une huitième rugissante.

Le 06/12/2009

Stade Pierre-Rajon, Castres, 20 septembre dernier : Le Racing-Métro 92 vient d'enchaîner une quatrième défaite consécutive et pointe à la 13ème place du classement. Stade Yves du Manoir, Colombes, 6 décembre : Le même Racing-Métro 92 vient d'enchaîner une huitième victoire consécutive, celle-ci face au RC Toulon (28-15), et pointe désormais à la 3ème place du classement. En un peu plus de deux mois, les Racingmen ont renversé le cours de leur saison. On leur promettait l'abîme, ils sont aujourd'hui en route pour les cîmes.

Huit victoires d'affilée, troisième au classement, tout cela est impressionnant. Les chiffres, parfois, ne disent pourtant pas tout. Ils ne disent rien des difficultés et des épreuves traversées, de la sueur et du sang versés, de la détermination et de l'abnégation nécessaires pour en arriver là.

Ces joueurs et membres du staff, ovationnés comme jamais à leur sortie du terrain par un public en feu, eux, savent. D'où leurs sourires radieux, leurs accolades chaleureuses, leurs tapes dans la main, aperçues dans les entrailles d'un stade qui n'avait pas connu pareille fête depuis bien longtemps.

Cette fête, ils la méritent. Car, comme lors des sept levées précédentes, il aura fallu se vider les tripes sur la pelouse pour pouvoir se l'offrir. Le RC Toulon, on le sait, est une de ces équipes à qui le combat n'a jamais fait peur. Pour le battre, il fallait donc être prêt.

Les Racingmen l'étaient, et le montrèrent. On en veut pour symbole ces deux énormes séquences de jeu des Toulonnais dans les 30m ciels et blancs de part et d'autre de la mi-temps. Les coéquipiers de Jonny Wilkinson envoyaient du jeu, la balle volant de main en main ici, la bataille des rucks faisant rage là. Ils y mettaient toute leur volonté, toute leur hargne, tout leur talent. Mais jamais, ils ne brisèrent le rideau défensif des locaux.

La défense. Maître mot du trio magique de la réussite du Racing: Défense, conquête, occupation. Ce dimanche encore, elle fut exceptionnelle dans le sillage d'un pack grandiose, étouffant ainsi chacune des velléités toulonnaises.

Restait alors à faire preuve de discipline, histoire de s'éviter les coups de pied meurtrier de Wilkinson. Si la deuxième mi-temps fut exemplaire sur ce point, la première demi-heure du match avait montré tout ce qu'il ne faut pas faire. Hormis un échec inhabituel pour lui, l'ouvreur anglais s'amusa ainsi à enquiller quatre pénalités (6', 12', 21', 25').

Heureusement en face, Jonathan Wisniewski imitait son idole et en plantait trois lui même (9', 16', 33'), laissant le soin à François Steyn de balancer son traditionnel missile longue-distance (19'). Douze points, un carton jaune de chaque côté (Steyn, 24'; El Abd, 32'), égalité parfaite à la mi-temps.

Lorée dynamiteur, Steyn finisseur

Elle n'allait pas faire long feu cette égalité. Car le Racing revenait des vestiaires pour tout renverser. D'abord le score, puisque le drop de Wisniewski offrait l'avantage aux siens pour la première fois du match (42', 15-12), puis le RC Toulon tout entier. Ecartelé sur chaque offensive ciel et blanche, les Varois cherchaient désespérément un second souffle, avant de craquer inexorablement.

D'abord sauvé par l'arbitre sur un essai de Bobo refusé pour un hors-jeu plus que limite, puis sonné par un deuxième drop de Wisniewski (52', 18-12), Steyn les assommaient définitivement en plongeant entre les perches au bout d'une action superbe.

Au départ, une touche dans les trente mètre toulonnais, une conquête assurée par Chabal qui dévie pour Mathieu Lorée. Le demi de mêlée feinte la passe, prend le trou et déchire le rideau défensif, fixe puis sert Steyn qui s'en va aplatir la gonfle sous les vivas de foule (57' 25-12).

C'en était fini des espoirs varois. Des Toulonnais en souffrance depuis trop longtemps pour pouvoir inverser la tendance. Malaxés en mêlée, châtiés dans les rucks, concassés par la défense des coéquipiers de Lionel Nallet, il ne leur restait plus que la botte de Wilkinson pour s'en sortir. Mais le Racing n'était plus le même qu'en première mi-temps et n'offrit qu'une seule misérable occasion à l'Anglais de scorer. Il le fit, bien sûr, mais sans aucune conséquence sur l'issue du match (64', 25-15), d'autant que Steyn parachevait son match de mammouth d'un deuxième missile sol-air de 45m (68', 28-15).

Ce huitième succès de rang aura finalement été le plus retentissant, plus encore que les victoires face à Toulouse et le Stade Français. Et ce pour une raison très simple. Aujourd'hui troisième, plus personne ne peut plus ignorer la montée en puissance des Ciels et Blancs. En début de saison, le club voulait « rivaliser avec les meilleurs ». Il fait pour l'instant mieux que ça, il en fait partie. Pourvu que ça dure.

E-Bleu Marine

Le Racing Métro sur sa lancée victorieuse.

Le 06/12/2009

Le RC Toulonnais n’est pas parvenu à interrompre la série victorieuse du Racing Métro (28-15). Les Rouge et Noir tinrent pourtant le choc durant une grosse mi-temps où les équipes furent au coude à coude au tableau d’affichage (12-12). Mais en début de seconde période, les Racingmen accentuèrent leur pression. Ils auraient même dû marquer un essai par Bobo sur un coup de pied à suivre de Lorée. Ce fut partie remise puisque le même Lorée perça quelques instants plus tard avant d’offrir sur un plateau l’unique essai du match à François Steyn (57ème). Wisniewski réalisant quasiment un sans-faute au pied (17 points), le Racing Métro avait fait le break (25-12). Costauds en conquête et intransigeants en défense, les Ciel et Blanc ne laissèrent rien passer lors du dernier quart d’heure où Toulon tenta laborieusement le tout pour le tout. Collectivement, le Racing Métro fut impressionnant. Et individuellement aussi, comme en attestent les productions haut de gamme de Chabal, Nallet, Lorée, Wisniewski, Steyn ou encore Bobo. Cette huitième victoire consécutive des joueurs de Berbizier n’est pas le fruit du hasard. Elle leur permet de prendre place sur le podium et d’avoir cinq points d’avance sur le RCT.

Toulon pas ridicule, le Racing simplement meilleur

Toulon n’a toutefois pas à rougir de cette défaite à zéro point. Si le RCT rata globalement sa seconde mi-temps, la première fut très correcte. Le niveau d’ensemble fut élevé dimanche après-midi. Un vrai match de haut de tableau en l’occurrence, entre les deux équipes en forme du moment. Dans le sillage de l’excellent Fernandez-Lobbé devant et de Williams derrière, en plus de la bonne prestation de Wilkinson, Toulon rivalisa de belle manière. Durant quarante minutes et non quatre-vingt malheureusement. Les quinze points de son ouvreur international furent insuffisants. Car offensivement, il reste encore une grosse marge de progression à cette équipe qui use toujours trop du jeu au pied et de pression défensive. Les prochains matchs de Challenge Européen donneront l’occasion aux Rouge et Noir de travailleur sur leurs points faibles, d’améliorer leur qualité de jeu tout en faisant tourner l’effectif.

Johan LIVERNETTE

L'Equipe.fr

Le Racing peut voir grand.

Le 06/12/2009

Grâce à une huitième victoire consécutive enregistrée face à Toulon (28-15), le Racing-Métro pointe à la troisième place du Championnat. Et le XV de Colombes a une nouvelle fois impressionné par sa densité.

Si Jean-Baptiste Lafond avait été interrogé dans les tribunes de Colombes, l'ancien trois-quarts du Racing des années 1990 aurait certainement eu ces mots : "Le Racing commence à faire peur..." Après une brillante remontée, mercredi, pour s'imposer à Biarritz (20-23), le XV des Hauts-de-Seine a encore impressionné par sa densité pour disposer de Toulon (28-15). Quand deux stratèges ès rugby, Pierre Berbizier et Philippe Saint-André, se retrouvent sur le pré d'Yves-du-Manoir, la moindre faute prend tout son sens. Avec Jonny Wilkinson côté toulonnais et Jonathan Wisniewski, dans les rangs du Racing-Métro, ce sommet entre les deux agitateurs du Top 14 a sacralisé le jeu d'occupation. Seul François Steyn, après une belle fixation du demi de mêlée Mathieu Lorée, est parvenu à déposer son menton dans l'en-but (57e, 25-12).

Chabal donne le tempo

Tour à tour réduit à quatorze après les expulsions du trois-quarts centre sud-africain (25e) et du troisième ligne de la Rade El Abd (31e), le Racing-Métro et le RC Toulon ont abandonné le jeu à leur buteur qui ont su dompter le vent transversal de Colombes. Et l'ouvreur des Ciel et Blanc, Wisniewki, auteur de deux drops, a une nouvelle fois démontré que l'évocation du XV de France n'était peut-être pas une hérésie. Cette emmêlée humide aura surtout permis à Sébastien Chabal de s'époumoner à ce poste de 8 que certains lui boudent. Déjà décisif mercredi, le troisième ligne hirsute du Racing a constamment fait avancer son équipe. Si les extérieurs n'étaient pas invités pour ce dernier match de la 15e journée, le XV de "Berbize" a toutefois affiché les meilleurs intentions sous l'impulsion des crochets entêtants de Sireli Bobo. Complètement désorganisé collectivement en seconde période, le XV de Mayol a offert aux Ciel et Blanc leur huitième victoire consécutive en Championnat. Désormais troisième à quatre points du leader Castres, le Racing-Métro a déjà assuré son maintien. Mais l'évocation d'un certain bout de bois n'est sans doute plus insensée.

V.P-L.

La Provence

Toulon se noie à Colombes.

Le 07/12/2009

Battu par le Racing (28-15), le RCT a complètement raté sa seconde période pour espérer mieux. Il reste 6e.

La sortie de route est autant brutale qu'inattendue. Vainqueur sur le terrain du Stade Français (22-18), une semaine plus tôt, ce RCT-là semblait lancé à pleine vitesse sur l'autoroute menant au Top 6. Hier, il a raté un tournant essentiel et a été rattrapé par la patrouille ciel et blanche du Racing-Métro (28-15) qui ne s'est pas gênée pour épingler les Varois, incapables de décrocher le bonus défensif, à son tableau de chasse déjà impressionnant (huit succès consécutifs).

Cette claque n'hypothèque pas les chances toulonnaises de disputer les barrages. Nanti de 38 points, le RCT reste 6e, ex aequo avec les S tadistes. Mais tandis qu'un boulevard s'ouvrait devant eux (d'autant que Biarritz avait chuté à Albi un peu plus tôt), Philippe Saint-André va devoir guider ses hommes sur des chemins de traverse plus sinueux et piégeux. Leur parcours risque d'être vraiment cahoteux s'ils reproduisent leur seconde période d'hier.

Alors que la première mi-temps avait entretenu l'illusion avec d'intéressantes intentions de jeu (12-12), Wilkinson et ses partenaires n'ont jamais vu le jour par la suite. Ils ont sombré, dépassés et broyés par la machine francilienne menée tambour-battant par un Chabal énorme, un Wisniewski chirurgical et un Steyn flamboyant. Ils n'ont pas su résister à la pression imposée par ce Racing, désormais 3e .

PSA, qui connaît son Pierre Berbizier sur le bout des doigts, s'attendait pourtant à une telle partition. Mais ses hommes ont été incapables de résister, de trouver des solutions et des décalages. Pis, ce sont eux qui paraissaient exténués, alors que le Racing disputait son troisième match en neuf jours !

"Le jeu de ping pong nous a fait courir dans le vide et nous a fatigués, explique le talonneur Sébastien Bruno. Le combat en mêlée nous a également épuisés.Les Racingmen ont joué comme des morts de faim, ont bataillé tous les ballons. Et c'est nous qui avons craqué."

"Notre dernière demi-heure a été catastrophique, se lamente Saint-André. Nous avons subi l'impact du Racing et commis beaucoup trop de fautes de main. Nous avons manqué de patience. Vraiment, il n'y a pas eu photo." Ce constat sans concession n'inquiète pas pour autant le président délégué au secteur sportif qui croit dur comme fer en l'avenir de son équipe et dans sa capacité à se remobiliser : "Nous avons simplement perdu le fil en deuxième mi-temps. J'avais vraiment l'impression que nous pouvions les faire craquer". La thèse de l'accident, en quelque sorte...

Fabrice LAMPERTI