Stade Français - Toulon

Stade Français

Stade Français

Essai(s)
2 - PHILLIPS
53 - BASTAREAUD
Transformation(s) réussie(s)
54 - OESLSHIG
Pénalité(s) réussie(s)
34 - OESLSHIG
Drop(s) réussi(s)
22 - OESLSHIG

18-22

mi-temps : 11-13

Top 14, 14ème journée

vendredi 27/11/09 - 19:45

Arbitre : Jean-Pierre Matheu (Armagnac-Bigorre) assisté de Fernand Pereira (Béarn) et René Bordeneuve (A.B.).

Essai(s)
38 - LOAMANU
Transformation(s) réussie(s)
39 - WILKINSON
Pénalité(s) réussie(s)
6, 50, 58, 76 - WILKINSON
Drop(s) réussi(s)
40 - WILKINSON
Toulon

Toulon

SF / RCT : Toulon vainqueur à Jean-Bouin !

SF / RCT : Toulon vainqueur à Jean-Bouin !

le 27/11/2009 à 20:38

13 à 11 à la pause et 22 à 18 au final : le RCT s'impose face au Stade Français Paris pour son 1000e match en 1ère division !

Sur l'entame de match, le RCT se montre fébrile, à l'image de Jamie Robinson qui cafouille un dégagement. Phillips récupère et marque... Oelschig ne parvient pas à transformer et les Parisiens mènent 5 à 0 dès la 2e...

A la 6e, Jonny Wilkinson réduit le score en réussissant une pénalité. 6 minutes plus tard, le blond ouvreur Toulonnais ne parvient pas à réussir sa 2nde pénalité. A la 17e, Oelschig n'est pas plus heureux. Le Sud Africain se rachetera à la 22e avec un drop qui porte le score à 8 à 3 puis 11 à 3 à la 34e avec une nouvelle pénalité.

Commettant trop de fautes et trop sanctionnés au sol, Toulon fait le jeu en mêlée et met les Parisiens en difficulté lorsque Mignoni et ses coéquipiers accélèrent.

D'ailleurs, 2 minutes avant la sirène, mêlée pour Toulon. Pierre Mignoni perce, il ouvre sur SBW qui sert Mafi Kefu qui décale Christian Loamanu en bout de ligne ! Du bord de touche, Jonny Wilkinson transforme. Toulon revient à 10 à 11.

Sur le renvoi, Toulon attaque et remonte. Arrivé dans les 22", maul pour Toulon. Pierre Mignoni ouvre sur Wilko qui claque le drop : à la pause, Toulon mène 13 à 11 !

De retour de la pause, c'est Paris qui hérite d'une pénalité à la 44e. Oelschig touche le poteau... A la 49e, un Parisien rentre avec le ballon dans son enbut : mêlée à 5" pour Toulon. Toulon fait l'effort et pénalité que Jonny Wilkinson transforme : 16 à 11.

Mais sur le renvoi, c'est Christian Loamanu qui commet la même bévue : mêlée à 5" pour les Stadistes. Elle ne donne rien mais le Stade Français joue. Pénalité pour les Rose. Bastareaud la joue vite et s'affale derrière la ligne. Arbitrage vidéo demandé et M. Matheu l'accorde : 16 partout à la
53e. Puis 18 - 16 avec la transformation d'Oelschig.

On pense que Jonny Wilkinson va redonner l'avantage aux siens à la 55e sur une pénalité. Mais cette fois, c'est Wilko qui touche du bois !!!! Il se rattrapera à la 58e suite à une pénalité accordée sur un nouvel effort varois en mêlée : 19 - 18.

Et durant près de 20 minutes, il n'y aura pas grand chose à signaler !!!!

Alors que l'on joue la 75e, Jonny Wilkinson tente un drop qui passe à côté. Sauf que...

Sauf que Papé vient percuter l'Anglais. Il ne se prend pas un jaune mais coute un nouvelle pénalité à son équipe. Jonny se fait vengeance face aux perches : 22 - 18 à la 76e.

Alors qu'on se dirige vers la 3e victoire Toulonnaise à l'extérieur après Albi et Bayonne, le Stade Français tape en pénaltouche. Mêlée pour Paris. Attaque parisienne et Arias semble marquer en bout de ligne. Mais il y a un doute et M. Matheu fait appel à la vidéo : Arias a lâché le ballon avant d'aplatir et les Toulonnais s'en sortent bien.

Toulon s'impose aux forceps et aura tremblé jusqu'au bout, revivant le cauchemar de Montauban voire de Montpellier avec l'arbitrage vidéo.

Le Staff et les Joueurs Varois savaient qu'il y a un coup à jouer à Paris avec l'absence des Internationaux. Avec ce succès, le RCT se met dans une bonne dynamique avant de revenir en Ile-de-France la semaine prochaine pour affronter le Racing-Métro 92.

Clin d'oeil à l'Histoire : ce match était le 1.000e disputé par le RCT en 1ère division depuis 1946. Avec cette 1ère victoire face au Stade Français Paris, les Toulonnais signent leur 585ème victoires (pour 358 défaites et 57 nuls) et inscrivent leurs 16.071èmes points (pour 11.484 contre).

JJG

les Vidéos de Stade Français - Toulon

Phillipe Saint-André - Point presse de Philippe Saint-André avant le match face au Stade Français Paris (14e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Phillipe Saint-André

Point presse de Philippe Saint-André avant le match face au Stade Français Paris (14e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Fotunuupule Auelua - Interview de Fotunuupule Auelua avant le match face au Stade Français Paris (14e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Fotunuupule Auelua

Interview de Fotunuupule Auelua avant le match face au Stade Français Paris (14e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Fabien Cibray - Interview de Fabien Cibray avant le match face au Stade Français Paris (14e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Fabien Cibray

Interview de Fabien Cibray avant le match face au Stade Français Paris (14e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

les Photos de Stade Français - Toulon

Ross Skeate, Fotunuupule Auelua et Olivier Missoup - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Davit Kubriashvili. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Jonny Wilkinson, Luke Rooney, Sonny Bill Williams, Fotu Auelua et Laurent Emmanuelli - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Pierre Mignoni et Ross Skeate. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Sonny Bill Williams. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Fotunuupule Auelua, Thomas Sourice, Olivier Missoup et Davit Kubriashvili - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Fotunuupule Auelua et Pierre Mignoni. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Laurent Emmanuelli, Fotunuupule Auelua et Ross Skeate. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Pierre Mignoni et Ross Skeate. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Pierre Mignoni et Olivier Missoup. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Olivier Missoup, Ross Skeate et Kris Chesney. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Ross Skeate et Olivier Missoup. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Ross Skeate, Fotunuupule Auelua et Pierre Mignoni. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
J.Wilkinson, F.Auluea, D.Kubriashvili, C.Loamanu, S.Bruno, P.Mignoni, L.Emmanuelli - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Olivier Missoup, Fotunuupule Auelua, Pierre Mignoni, Laurent Emmanuelli et Davit Kubriashvili. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Pierre Mignoni et le pack Toulonnais. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Philip Fitzgerald, Kris Chesney, Olivier Missoup et Pierre Mignoni. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Davit Kubriashvili, Jocelino Suta, Olivier Missoup et Kris Chesney. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Jamie Robinson, Pierre Mignoni, Jocelino Suta et Jonny Wilkinson. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Pierre Mignoni, Fotunuupule Auelua, Thomas Sourice et Olivier Missoup. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Jonny Wilkinson - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Christian Loamanu. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr
Saimone Taumoepeau, Olivier Missoup, Cédric Beal et Kris Chesney. - Stade Français-Toulon -  © Stéphane Hamel / http://supporter.bo.free.fr

Rugbyrama

Et Toulon conquit Paris !

Le 27/11/2009

Sensation à Jean-Bouin où Toulon s'est imposé face au Stade français (18-22), en ouverture de la 14e journée. Les Varois montent provisoirement sur le podium. Pour les Parisiens, qui se sont vus refuser un essai à la dernière seconde après vidéo, c'est une nouvelle désillusion.

Tout Jean-Bouin a longtemps cru que le Stade Français allait s'imposer sur le fil face au visiteur Toulonnais. En retard de quatre points, les Parisiens obtenaient une mêlée à cinq mètres, à la sirène. Départ rapide à droite et la balle allait jusqu'à Julien Arias, qui cadrait Loamanu et tendait le bras pour aplatir. Jean-Pierre Matheu demandait la vidéo, pour finalement refuser l'essai. Si les ralentis ne permettent pas de se prononcer franchement, ils tendent à donner raison à l'arbitre, qui a estimé que l'ailier a perdu le contrôle du cuir au moment de le presser. Et Toulon de s'imposer 18-22.

Ce sont pourtant les locaux qui avaient entamé la rencontre tambours-battant, franchissant la ligne dès la troisième minute grâce à Ollie Phillips, qui forçait le rideau défensif varois, suite à un mauvais dégagement de Robinson. Si Noël Oelschig ratait la transformation, il ajustait un drop puis une pénalité pour répondre à Jonny Wilkinson (11-3, 34e).

Paris surpris avant la pause

Et alors que les Parisiens semblaient maîtriser le match, ils allaient se faire surprendre juste avant la pause. Tout d'abord par Loamanu, achevant en bout de ligne un bon travail de Mignoni qui avait ouvert un surnombre grand côté (11-10, 39e). Puis, sur le renvoi, par Wilkinson qui concluait un contre parvenu jusqu'aux 22 adverses par un drop. Permettant aux siens de prendre le score (11-13, 40e).

Au retour des vestiaires, Toulon tentait à son tour de gérer. Avec plus de réussite. Car si Bastareaud marquait un second essai tout en puissance, en jouant vite une pénalité près de la ligne (18-16, 52e), la précision au pied de l'ouvreur anglais faisait la différence face à son homologue sud-africain, guère en réussite ce vendredi soir. Il ajoutait deux pénalités supplémentaires, portant le score à 18-22 à la 76e. Un score qui n'allait donc plus évoluer, malgré le dernier rush parisien, presque conclu par Arias.

Toulon réalise donc une belle opération, en montant provisoirement sur le podium. Côté parisien, cette défaire représente au contraire une bien mauvaise nouvelle. Certes handicapé par les nombreuses blessures et l'absence des internationaux, le club de la capitale s'éloigne des places de barragiste. Les deux adversaires défendront néanmoins la même cause samedi. Un faux pas conjugué de Toulouse et Clermont permettrait aux locaux de ne pas être trop distancés, et aux visiteurs de conserver leur place.

Thomas GOURDIN

Sport 24

Le bon coup de Toulon.

Le 27/11/2009

A ceux qui, dans d'autres sports, réfléchissent encore à l'usage de l'arbitrage vidéo, le match Stade-Français-Toulon les fera peut-être définitivement changer d'avis. Il a ainsi permis de voir que Julien Arias ne maîtrisait pas complètement le cuir au moment d'aplatir et d'offrir ce que Paris pensait être une victoire. L'enjeu était de taille puisqu'on jouait les dernières secondes et que l'arbitre sifflait la fin du match dans la foulée. Les Parisiens étaient alors menés de quatre points (18-22) après avoir pourtant idéalement entamé la rencontre avec un essai de Phillips dès la 2e minute (5-0). Avec le vent pour, le Stade Français occupait le terrain et dominait par ses avants (11-3, 34e). Mais deux dernières minutes fatales, pendant lesquelles Toulon inscrivait 10 points (essai de Loamanu 38e, drop de Wilkinson du pied droit 40e), plaçaient le RCT en tête à la pause (11-13, 40e). En force, Basatreaud redonnait l'avantage aux siens (18-16, 53e) mais Wilkinson punissait au pied les fautes parisiennes (18-22, 76e) jusqu'à cette fameuse dernière action à l'issue de laquelle régnaient incompréhension côté parisien et soulagement côté varois.

L'Equipe.fr

Toulon s'offre Paris.

Le 27/11/2009

Le Stade Français, privé de nombreux internationaux, s'est incliné ce vendredi contre Toulon (18-22) qui retrouvait Jonny Wilkinson.

Décidément, le Stade Français n'aime pas les nouveaux riches. Une semaine après sa courte défaite contre le Racing-Métro (18-20), les Parisiens se sont inclinés ce vendredi contre le RC Toulon (18-22). Les coéquipiers de Benjamin Kayser, placé en troisième ligne afin de palier les absences des internationaux, ont idéalement débuté ce match d'ouverture de la 14e journée.

Dès la deuxième minute, l'ailier anglais Ollie Phillips a profité d'un mauvais renvoi de son alter ego toulonnais, Jamie Robinson, pour marquer. Noël Oelschig, titularisé derrière la mêlée en l'absence de Julien Dupuy, ne l'a pas transformé, mais s'est rattrapé en passant ensuite un drop (23e) et une pénalité (34e).

Wilkinson fête son retour


En face, ce diable de Wilkinson a décidé de fêter son retour avec le RCT, après trois semaines d'absence dues à sa présence en sélection. L'ouvreur anglais a commencé son festival avec une pénalité (7e), l'a poursuivi en transformant l'essai de Loamanu (38e) dans un angle impossible, avant de passer un drop du pied droit, son mauvais, juste avant la mi-temps (40e).

L'Anglais n'a pas baissé de rythme en seconde période, puisqu'il a passé trois autres pénalités. L'issue de la rencontre a été incertaine jusqu'à la dernière seconde, lorsque l'arbitre a décidé, avec raison, de refuser l'essai de Julien Arias (80e). Avec cette nouvelle victoire, le RCT se hisse à la troisième place du classement.

A.D.

 

E-Bleu Marine

Toulon l’emporte à la photo-finish.

Le 27/11/2009

On joue les dernières secondes, la dernière action du match entre Parisiens et Toulonnais quand Loamanu retient Arias qui relâche le cuir juste avant d’aplatir dans l’en-but. Monsieur Matheu demande l’assistance vidéo puis refuse l’essai francilien dans la foulée. Toulon a eu chaud. En remportant ce match dans les derniers instants, il a conjuré le mauvais sort. Celui qui s’était manifesté à Montauban, Montpellier et Castres. Toulon rata pourtant son entame. Paris en profita pour prendre les devants, avec l’appui du vent, en occupant le terrain. Mais avec un Oelschig peu en réussite (2 sur 5), Toulon resta au contact (11-3). Mieux encore, en se montrant efficace sur leurs temps forts, les Rouge et Noir réalisèrent une fin de première période tonitruante pour basculer en tête à la pause (11-13). Vent dans le dos, Toulon était dès lors en position favorable ; d’autant plus que sa mêlée se montrait particulièrement dominatrice. Le chassé-croisé au tableau d’affichage dura toute la seconde mi-temps.

La mêlée toulonnaise et le pied de Wilkinson

La bataille au sol sur les rucks fit rage aux quatre coins du rectangle vert alors que la puissance de Bastareaud malmena à plusieurs reprises le premier rideau toulonnais. Notamment sur le second essai francilien que le trois-quart centre ne dut qu’à lui-même. En évoluant de manière basique mais diablement efficace, Toulon revint jouer dans le camp adverse. Et en mettant la pression sur ballons portés ainsi qu’en mêlée, il permit à Wilkinson de totaliser. Il fallut toutefois fermement s’accrocher pour préserver le score de 18-22 jusqu’au bout.

Toulon sans pression à… Paris

Le RC Toulonnais mit divers ingrédients pour obtenir ce qu’il était venu chercher dans la capitale. Engagement dans les duels, mêlée souveraine, pression défensive et jeu au pied de Wilkinson furent proposés au menu. Toulon fut en revanche contré plusieurs fois en touche. Auteur de 17 points, Jonny Wilkinson se montra une nouvelle fois décisif. Il faut dire aussi que le collectif joue pour qu’il concrétise ensuite. La présence athlétique de Williams et la sobriété de Rooney furent tout autant remarquables. Mais cette victoire à la toulonnaise fut surtout collective face, il est vrai, à un effectif fortement diminué par de nombreuses absences de niveau international. La phase retour se présente en tout cas sous les meilleurs auspices. Car avec ce succès, le RCT peut appréhender son second déplacement à Paris, samedi prochain face au Racing, sans pression et en toute sérénité.

Johan LIVERNETTE

Le Parisien.fr

Toulon s'offre un Stade Français diminué.

Le 27/11/2009

Privé de 18 joueurs absents, c'est un Stade Français «diminué» qu'est venu battre le RC Toulon vendredi soir au stade Jean-Boin (22-18), notamment grâce à son buteur anglais, Johnny «drop» Wilkinson.

Battu à domicile par 22-18 vendredi soir lors de la 14e journée du , le Stade Français a laissé filer de précieux points dans la course aux places qualificatives pour la phase finale. Avec 18 joueurs absents, (internationaux français et étrangers retenus, mais aussi des blessés), le club parisien n'a pu présenté son vrai visage.

A l'inverse, le club varois décroche son  troisième succès à l'extérieur et réalise une excellente opération, même si son président Mourad Boudjellal, a avoué avoir «l'impression d'avoir commis un hold-up», avant de remercier la Ligue.

De concert, les présidents des deux clubs, ont fustigé les «doublons» entre matches internationaux et rencontres du Top 14. «Les doublons doivent cesser, cela devient ridicule, vraiment ridicule de jouer sans les internationaux», a déploré Max Guazzini, le président du Stade Français. «Le est faussé», a-t-il estimé. Pour Mourad Boudjellal, «c'est une aberration qu'un sport professionnel comme le rugby se dispute sans les meilleurs joueurs (...) On joue sept ou huit journées sans les meilleurs joueurs, cela fausse le Championnat», a-t-il poursuivi, relevant que le RC Toulon »«avait battu un Stade Français diminué».

Un essai refusé à la dernière seconde

Reste que même diminué, le Stade Français a su disputer la victoireavec une volonté farouche et un bel opportunisme. Un premier ballon mal renvoyé par l'ailier toulonnais traîne dans les 22 mètres ? L'ailier Ollie Phillips s'en empare, slalome et le dépose derrière la ligne (2e). Un maigre avantage que les Parisiens ont su conserver un temps, bien aidés par le jeu stéréotypé de leurs adversaires. Mais à force de plier, le Stade Français a fini par céder en fin de première période sur deux accélérations de Pierre Mignoni, concrétisées par un essai en coin de l'ailier Christian Loamanu (38e) et un drop de Jonny Wilkinson (40e).

Menés à la mi-temps (11-13), les Parisiens ont brièvement repris l'avantage grâce à la puissance de Mathieu Bastareaud qui vient inscrire un essai en force  (18-16, 52e). Mais le pack de Toulon était trop fort, trop puissant. Et offrait l'occasion à Jonny Wilkinson de sceller la victoire de son équipe (58e et 76e). Jusqu'au bout, les Parisiens auront contesté la victoire, l'arbitre refusant un essai à l'ailier Julien Arias dans les ultimes secondes après recours à la vidéo.

Var Matin

Toulon : une victoire capitale !

Le 28/11/2009

 

On a tremblé jusqu’au bout. Y compris après la sirène. Mais cette fois, l’arbitrage vidéo a été toulonnais, refusant l’essai de la dernière minute aux Parisiens. Les Rouge et Noir pouvaient lever les bras . Ils ont arraché une victoire en faisant preuve sur la fin d’une défense héroïque.

On savait que Toulon, en affrontant des Parisiens amoindris par de nombreuses absences, avait un bon coup à jouer à Jean-Bouin hier soir. Mais pour cela, il fallait prendre le match par le bon bout. Certainement pas en offrant un premier essai aux Parisiens. Suite à un mauvais renvoi de Robinson, le ballon récupéré et joué rapidement permettait à Phillips de pointer derrière la ligne. Difficile de commencer plus mal.

Probablement vexés par cette entame, les Toulonnais se mettaient en ordre de marche. Et bénéficiaient d’une première pénalité réussie par maître Wilkinson, moins heureux quelques minutes plus tard des 45 m à droite, suite à un groupé pénétrant efficace sur quinze mètres.

Volontaires

Skeate, rageur, montre l’exemple. Mais sur un mouvement parisien, c’est opération portes ouvertes côté toulonnais. Bousses s’infiltre. Il est repris in extremis par Robinson. Oelschig en profite et passe le drop.

Côté varois, il faut fermer de toute urgence les fenêtres et interdire au vent parisien de s’engouffrer dans la défense. Car sur les points chauds, les Rouge et Noir sont présents et grattent quelques précieux ballons, pas toujours bien exploités. Mais sur un énième temps de jeu des locaux, Toulon est à la faute. La pénalité d’Oelsching fait mouche.

Les Toulonnais volontaires mais manquant encore de cohésion vont bien se reprendre. Avec une mêlée conquérante, Mignoni dans le sens de la marche prend le trou. « SBW » puis Kefu sont en relais, Loamanu à la conclusion. Wilkinson réussit la transformation en coin avant de passer un drop plein d’à-propos après la sirène. En cinq petites minutes, le RCT, mené jusqu’ici, malmène maintenant Rabadan et ses hommes pour tourner avec un petit point d’avance à la pause.

Plus que jamais, le coup reste merveilleusement jouable.

Un final de folie

Au retour sur le terrain, les hommes de Delmas-Faugeron semblent changer de tactique. Ils vont jouer le contre. Place désormais aux chandelles. Mais attention au retour de flammes. Bastareaud, qui a retrouvé sa place de trois-quarts centre, s’enflamme. Wilkinson garde la tête et le pied froids. Le RCT sera-t-il cette fois tuer le match ?

Certainement pas en se fragilisant sur quelques erreurs. Le ballon est dans le camp parisien, la mêlée est toulonnaise et le buteur anglais concrétise par trois points de pénalité une domination qui méritait peut-être mieux.

Paris ne lâche rien. Bastareaud le prouve en jouant vite, bien et en force une pénalité à cinq mètres de la ligne. La transformation réussie, le Stade repasse devant. Défoncés en mêlée, Papé et les siens pourront-ils tenir ce résultat ?

Wilkinson le conteste en signant une nouvelle pénalité. Le chassé-croisé se poursuit, d’autant que Blin se voit refuser un essai suite à une touche aux cinq mètres concédée par Robinson décidément pas dans un bon jour. Wilkinson, toujours lui, auteur de 17 points, passe sa quatrième pénalité du jour. Paris se retrouve à quatre points. On connaît la suite et surtout la fin.

Le RCT a réussi une excellente opération, même s’il a encore joué à se (nous) faire peur.

Paul MASSABO

 

La Provence

Magnifique opération pour Toulon.

Le 28/11/2009

Vainqueur du Stade Français à Paris, le RCT occupe la 3e place du Top 14.

Les Toulonnais ont pris tout leur temps, hier, avant de quitter la pelouse du stade Jean-Bouin. Ils ont longuement savouré ce succès chèrement acquis sur le Stade Français (18-22). Entre eux d'abord, regroupés autour de leur capitaine du moment, Pierre Mignoni, avant de partager ce moment de pur bonheur avec leurs supporters, dont plusieurs dizaines avaient garni la vétuste enceinte parisienne. Une joie à la hauteur du suspense haletant qui a enveloppé cette fin de rencontre étouffante.

Alors que la sirène avait retenti, Jonny Wilkinson et ses équipiers sont restés pendus à l'attente de la décision de l'arbitre de la rencontre, Jean-Pierre Matheu. Après avoir consulté son assistant vidéo, celui-ci a finalement décidé d'invalider l'essai du Marseillais du Stade Français, Julien Arias, celui-ci n'ayant pas vraiment aplati le ballon grâce à un retour salvateur de Loamanu.

Les Varois pouvaient souffler. Car, l'espace d'un instant, ils ont vu ressurgir les fantômes montalbanais et montpelliérains, des terres où ils s'étaient à chaque fois inclinés de justesse sur des décisions litigieuses et contestables du corps arbitral. Troisième essai pour Loamanu Cette fois, le vent a tourné en leur faveur au terme d'une rencontre poussive.

Le RCT a réussi l'exploit de faire tomber Jean-Bouin pour la troisième fois de la saison. Mais il s'agissait du bon moment pour prendre les Parisiens, délestés de dix-huit éléments majeurs retenus en sélections nationales. Comme souvent, le RCT s'en est remis à la botte chirurgicale de Wilkinson, de retour après son escapade avec le XV de la Rose. Auteur de 17 points (133 depuis le début de la saison), Wilko a su claquer des points quand il le fallait, comme ce drop juste avant la pause qui a permis à ses troupes de rejoindre les vestiaires avec un avantage précieux (11-13).

Quelques instants plus tôt, Loamanu avait aplati en coin son troisième essai de la saison, après un joli mouvement de la ligne arrière initié par ce renard de Pierre Mignoni, toujours à l'affût de la moindre brèche. Deux actions qui ont permis aux Toulonnais de boucler la première période sur une note positive après plusieurs errements, notamment de Robinson. Capable d'éclairs, le RCT s'est également perdu dans des bourdes terribles.

"Par moments, nous nous sommes endormis; à d'autres, nous sommes retournés chez eux et nous leur avons mis une pression énorme", souligne Mignoni. Ce matin et avant que Clermont et Toulouse ne se produisent aujourd'hui, le RCT grimpe sur la troisième marche du podium, nanti de 38 points. De quoi envisager l'avenir sous un horizon radieux.

Fabrice LAMPERTI