Bayonne - Toulon

Bayonne

Bayonne

Essai(s)
74 - INIGO
Pénalité(s) réussie(s)
13 - EDMONDS
Carton(s) jaune
29 - EDMONDS

8-14

mi-temps : 3-9

Top 14, 11ème journée

samedi 31/10/09 - 14:30

Arbitre : Romain Poite (Midi-Pyrénées) - Patrick Dellac (M.P.) & Fernand (Béarn)

Spectateurs : 17.000

Essai(s)
53 - LOAMANU
Pénalité(s) réussie(s)
8, 32, 39 - FAUQUE
Carton(s) jaune
Toulon

Toulon

AB / RCT : Toulon s'impose à Jean-Dauger !

AB / RCT : Toulon s'impose à Jean-Dauger !

le 31/10/2009 à 17:53

Toulon gagne à Bayonne 14 à 8 avec un essai de Loamanu et 3 pénalités de Fauqué.

Toulon avait tout à craindre de ce déplacement en Pays Basque.

En effet, avec la défaite concedée la semaine passée à Jean-Dauger face au Castres Olympique, les Joueurs de Coyola et Mentières s'étaient mis une sacrée pression, pression dont a fait les frais en cours de semaine Richard Dourthe, écarté du sportif mais toujours présenté comme Manager par le Speaker Bayonnais.

Sur l'entame, on comprenait que les Bleu et Blanc de l'Aviron entendaient bien faire plaisir à la Peña Baiona et à tous les Supporters Basques en produisant du jeu et en maintenant Toulon dans son camp.

D'autant que dès la 3e, Bayonne hérite d'une pénalité : Toulon est hors-jeu et Edmonds, de 30" face aux perches, ne parvient pas à ouvrir le score. Des locaux qui multiplient les temps de jeu et viennent se fracasser contre la solide défense varoise lorsqu'ils ne commettent pas de fautes de mains...
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Et, contre toute attente, c'est le Rugby Club Toulonnais qui va déflorer le planchot par la botte de Sébastien Fauqué qui vient sanctionner un ballon gardé au sol par l'arrière Peyras.

Bayonne va repartir au feu, notamment avec une charge du puissant pilier Blake qui échappe le cuir. Mais à la 13e, c'est Matt Henjak qui se fait pénaliser : cette fois, Edmonds - en coin - égalise.

Sur le renvoi, Sébastien Fauqué tente un drop qui passe à côté.

Le jeu va un peu se délayer : Bayonne attaque, Toulon défend. Toulon qui a une bonne mêlée et une bonne conquête en touche. C'est à noter.

A la demi-heure de jeu, Edmonds arrive comme un malade sur un regroupement et met une droite... Logiquement, il écope d'un jaune. Sur la mêlée qui s'en suit, Bayonne est sanctionné. Sébastien Fauqué, à 55" face aux perches, transforme cette pénalité et Toulon mène 6 à 3.

Symbole de la mauvaise passe actuelle des Bayonnais, le coup de pied de renvoi de Gower finit directement en touche...

Nouvelle mêlée introduction Henjak et nouvelle faute des locaux. Nouvelle pénalité. Mais cette fois Sébastien Fauqué ne trouve pas la cible. Dommage...

Peu avant la mi-temps, Mafi Kefu est à deux doigts de marquer un essai mais l'arbitre de touche signale un en-avant.

A la 39e, un Bayonnais garde le ballon au sol et M. Poite siffle une nouvelle pénalité en faveur du RCT. Sébastien Fauqué, des 40" en coin, la réussit et aux citrons Toulon mène 9 à 3.

La seconde période reprend sans qu'aucun changement ne soit effectué dans les deux camps. Bayonne s'est fait remonter les bretelles dans les vestiaires et ça se sent sur le terrain. Cependant, Toulon défend toujours aussi bien.

Le jeu devient brouillon, les deux équipes se montrent indisciplinées et l'on s'ennuierait presque sur les bords de la Nive et de l'Adour.

Il faudra une erreur défensive de Bayonne et notamment de son ailier Lagain : en-avant de Roumieu, Toulon joue et tape à suivre. Le rebond trompe l'arrière Peyras et l'ailier Lagain. Joe El Abd récupère le ballon alors que les Bayonnais s'étaient arrêtés de jouer. Il sert alors sur un pas Christian Loamanu qui va inscrire son 2nd essai de la saison en bout de ligne. Sébastien Fauqué ne peut transformer du bord de touche et le RCT mène 14 à 3 à la 54e !

Toulon fait tourner en faisant rentrer Pierre Mignoni à la place de Matt Henjak (56e).

Bayonne obtient une pénalité à la 57e mais Edmonds la rate encore. Juste après, c'est au tour de Sébastien Fauqué de rater également une pénalité.

A l'heure de jeu, Conrad Barnard rentre à la place de Sébastien Fauqué.

Alors qu'il reste 10 minutes à jouer, Toulon est à deux doigts d'agraver le score par l'intermédiaire de Mafi Kefu qui se fait arrêter à 5" de la ligne par Arrayet.

Et sur une attaque Toulonnaise à la 74e, Conrad Barnard amorce une sautée qui est interceptée par Inigo qui file à l'essai malgré le retour de Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Rory Lamont. Inigo marque entre les perches afin de faciliter la tâche de son buteur pour la transformation. Mais, il était dit que les Bayonnais auraient définitvement la tête au fond du seau puisque Arrayet rate la cible, invoquant une montée trop rapide des défenseurs Toulonnais et réclamant la vidéo que ne lui accorde par M. Poite, très bon cet après-midi au passage faut-il souligner.

Toulon repart au combat : à 14 à 8, pas question de tomber en fin de partie comme à Montauban ou Montpellier. Et dans les 30" des Basques, Perugini commet un mauvais geste sur Pierre Mignoni. Pénalité pour Toulon. Conrad Barnard ne peut donner 3 points supplémentaires aux siens.

Heureusement, on joue la 78e et Bayonne ne peut revenir au score.

Le Rugby Club Toulonnais s'impose à Jean-Dauger et réalise une bonne performance même si nous n'avons pas assisté à un grand match. Un match sérieux en tout cas de la part des Joueurs de Philippe Saint-André.

L'essentiel est la victoire, la 2nde à l'extérieur de la saison et c'est toujours bon, notamment avant d'aller à Perpignan jeudi. D'autant que manquaient à l'appel Joe Van Niekerk (légèrement blessé) et Jonny Wilkinson (en stage avec l'Equipe d'Angleterre).

JJG

les Vidéos de Bayonne - Toulon

Sébastien Fauqué - Réaction de Sébastien Fauqué après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Sébastien Fauqué

Réaction de Sébastien Fauqué après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Philip Fitzgerald - Réaction de Philip Fitzgerald après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Philip Fitzgerald

Réaction de Philip Fitzgerald après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Matt Henjak - Réaction de Matt Henjak après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Matt Henjak

Réaction de Matt Henjak après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Aubin Hueber - Réaction d'Aubin Hueber après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Aubin Hueber

Réaction d'Aubin Hueber après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Philippe Saint-André - Réaction de Philippe Saint-André après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Philippe Saint-André

Réaction de Philippe Saint-André après le match face à Bayonne (11ème journée Top 14 Orange 2009/2010).

Sébastien Bruno et Sébastien Fauqué - Interview de Sébastien Bruno et Sébastien Fauqué avant le match face à Bayonne (11e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Sébastien Bruno et Sébastien Fauqué

Interview de Sébastien Bruno et Sébastien Fauqué avant le match face à Bayonne (11e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Philippe Saint-André - Point presse de Philippe Saint-André avant le match face à Bayonne (11e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

Philippe Saint-André

Point presse de Philippe Saint-André avant le match face à Bayonne (11e journée du Top 14 Orange 2009/2010).

les Photos de Bayonne - Toulon

Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Sébastien Bruno. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta et Matt Henjak. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson, Sébastien Fauqué et Ross Skeate. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont et Mafileo Kefu - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Ross Skeate. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont, Ross Skeate et Olivier Missoup. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate, Olivier Missoup, Sébastien Bruno et Joe El Abd. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Joe El Abd et Sébastien Bruno. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno, Ross Skeate, Joe El Abd, Matt Henjak et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Christian Loamanu et Jocelino Suta. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak et la mêlée Toulonnaise obtiennent un bras cassé. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Mafielo Kefu et Sébastien Fauqué. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Mafielo Kefu. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Davit Kubriashvili, Jamie Robinson, Jocelino Suta et Mafileo Kefu. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak, Joe El Abd, Davit Kubriashvili, Sébastien Bruno et Olivier Missoup. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson, Matt Henjak, Sébastien Fauqué et Olivier Missoup. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Sébastien Bruno et Ross Skeate. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Fauqué. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson, Matt Henjak et Joe El Abd. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Matt Henjak, Davit Kubriashvili, Sébastien Bruno et Laurent Emmanuelli. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
L'Equipe Toulonnaise durant un arrêt de jeu. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd, Jocelino Suta, Olivier Missoup et Christian Loamanu. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd, Ross Skeate, Jocelino Suta, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Matt Henjak. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Jocelino Suta et Davit Kubriashvili. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
... - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Fauqué, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Matt Henjak. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno, Laurent Emmanuelli et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Sébastien Fauqué. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Mafileo Kefu, Jamie Robinson et Luke Rooney. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson, Luke Rooney et Mafileo Kefu. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Kris Chesney et Pierre Mignoni. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fotunuupule Auelua et Laurent Emmanuelli. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd, Fotu Auelua, Kris Chesney et Jocelino Suta. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney et Pierre Mignoni. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Pierre Mignoni et le maul Toulonnais. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Fotunuupule Auelua. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta, Mafileo Kefu, Kris Chesney et Fotunuupule Auelua. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Mafielo Kefu et Rory Lamont. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Le maul Toulonais en action. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Luke Rooney, Saimone Taumoepeau, Tonga Lea'Aetoa et Philip Fitzgerald. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson et Conrad Barnard. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Fotunuupule Auelua, Kris Chesney, Luke Rooney et Rory Lamont. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Luke Roobey, Olivier Missoup et Fotunuupule Auelua. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Rory Lamont. - Bayonne-Toulon -  © Aurélie Lantus

Rugbyrama

Toulon coule l'Aviron.

Le 31/10/2009

Battu à domicile par Toulon (8-14), Bayonne s'enfonce plus que jamais dans les profondeurs du classement et dans la crise. L'Aviron reste relégable après cette huitième défaite, la deuxième de suite à Jean-Dauger, alors que le club varois s'installe confortablement dans le quinté de tête.

Rien ne va plus à Bayonne. Candidat déclaré à l'Europe en début de saison, l'Aviron doit revoir ses ambitions à la baisse après cette quatrième consécutive (la deuxième à Jean-Dauger) de la saison face à Toulon (14-8). Ce revers met en lumière les énormes carences d'un groupe à la recherche d'un succès depuis plus d'un mois. Quel avenir pour l'Aviron? La mise à l'écart de Richard Dourthe mercredi - déchargé du domaine sportif - prouve que le mal est sans doute plus profond qu'il n'en a l'air.

"Il y a quelque chose qui ne marche pas, s'excuse Julien Puricelli. On peut dire ce qu'on veut, mais on perd encore aujourd'hui. Le problème de fond, c'est notre jeu. Il faut vite trouver les solutions face à ces problèmes de finition et de confiance", concède l'ancien Castrais. Un constat rempli d'amertume, mais ô combien révélateur de la part du troisième ligne. Malgré une entame intéressante au niveau de l'état d'esprit, les Basques n'ont jamais réussi à mettre en danger la défense varoise. Ce dont Toulon a profité à la perfection.

Toulon peut gagner sans Wilkinson

Après vingt minutes difficiles, les hommes de Philippe Saint-André ont pris conscience des possibilités qui s'offraient à eux au fur et à mesure que les minutes défilaient. Un scénario qui s'est vérifié par la suite. En totale perte de confiance, les coéquipiers de Rémy Martin voyaient Sébastien Fauqué, titulaire et efficace en raison de l'absence de Wilkinson, enfiler les pénalités (8e, 32e, 39e) et les chances de stopper la spirale négative s'amenuiser.

 

Trop indisciplinés, auteurs d'un nombre incalculable d'en-avant, les Basques ne pouvaient finalement rien espérer face à des Varois plus que jamais dans la course à l'Europe. Même si Vincent Inigo inscrivait l'essai de l'espoir en fin de rencontre (8-14, 74e), le raté d'Arrayet face aux poteaux et la faute inutile de Perugini dans la foulée symbolisaient toute la détresse des Ciel et Blanc aujourd'hui. Avec une piètre 13e place au classement, Bayonne s'enfonce plus que jamais dans la crise. Et jeudi il faudra remettre ça, dans un choc face à Brive qui s'annonce important dans la course au maintien. Le nouvel objectif des Basques cette saison.

Baptiste DESPREZ

Var Matin

La victoire des fondamentaux.

Le 01/11/2009

Jeudi, Mourad Boudjellal confiait que ce déplacement toulonnais dans la folie de Jean-Dauger tombait au plus mauvais moment pour son club. Treizièmes, relégables, acculés, les Bayonnais ont joué avec l'énergie du désespoir, hier après-midi, durant... un quart d'heure.

Le temps de transpercer la défense « Rouge et Noir », de faire vaciller les Varois, mais pas de les faire tomber. Car le feu bayonnais n'aura jamais été ravivé par la suite. La faute bien sûr au manque de confiance des joueurs de Richard Dourthe, mais aussi et surtout à la cohérence du jeu toulonnais, et des avants en particulier.

La passe sur un pas de Bruno

Car cette victoire, la quatrième consécutive, les coéquipiers de Fernandez-Lobbe l'ont construite patiemment, en se basant sur les fondamentaux. Touche, mêlée, conquête... Un triptyque certes pas toujours flamboyant, mais terriblement efficace. Pour preuve, les quatorze en-avants bayonnais. Autant de ballons récupérés grâce à la maladresse adverse et l'impact toulonnais. Autant de coups derrière la tête des locaux.

Tout fut pourtant loin d'être parfait pour les joueurs de Philippe Saint-André. Il a fallu laisser passer l'orage. Resserrer les lignes. Sortir son habit de combat. Un rôle qu'endossait à la perfection Sébastien Bruno, clé de voûte du jeu toulonnais hier, à un moment où Matt Henjak se faisait reprendre par l'arbitre, et où les coups de pieds de Seb Fauqué n'avaient plus la précision escomptée. La touche fut la première à se mettre en rang, en milieu de mi-temps. La mêlée suivait quelques minutes plus tard. Bayonne était alors toujours vivant, mais subissait le réalisme varois (3-9, 40e).

Toujours à portée de fusil adverse, la première ligne toulonnaise décidait alors, au retour des vestiaires, d'appuyer là où ça faisait mal côté bayonnais depuis la sortie sur blessure de Haare : la conquête.

Et c'était sur une de ces phases que Sébastien Bruno, sur un pas, envoyait une passe à Lamont qui déstabilisait totalement la défense adverse.

La suite ? Un coup de pied à suivre du quinze toulonnais, l'attentisme des arrières bayonnais, El-Abd puis Loamanu pour l'essai.

La messe était presque dite. L'essai du désespoir bayonnais, encore lui, n'y changeait rien. Hier, c'est en partie grâce à ses fondamentaux que le RCT s'est imposé. De quoi réjouir un peu plus Philippe Saint-André.

Vincent WATTECAMPS

La Provence

Les Toulonnais s'en sortent bien.

Le 01/11/2009

Les Toulonnais ont laissé filer tant de points à l'extérieur dans les dernières minutes, notamment lors des défaites à Montauban et Montpellier alors qu'ils avaient le match en main, qu'ils auraient tort de bouder leur plaisir après la victoire obtenue, non sans frayeur, hier à Bayonne.

De plus, les absences conjuguées de Jonny Wilkinson, retenu avec le XV de la Rose, et du capitaine emblématique Joe Van Niekerk, touché aux cervicales, laissaient craindre une équipe du RCT vulnérable face à une éventuelle révolte de l'Aviron Bayonnais, en position de relégable.

Il n'en a rien été ou plutôt Bayonne a été longtemps trop timide pour contester une suprématie toulonnaise, certes fragile, mais avérée. Et la réussite a fait le reste. Alors que Sébastien Fauqué avait sur ses épaules la pression de faire oublier Jonny Wilkinson, c'est Manny Edmons qui a sombré.

Convertissant seulement une pénalité sur quatre tentées, dont une manquée alors qu'il était situé dans l'axe des poteaux, aux trente mètres, le buteur de l'Aviron est passé totalement à côté de son match.

Et son exclusion temporaire à la 30e minute de jeu a contraint ses coéquipiers à se mettre à la faute, ce qui a permis à Fauqué de s'illustrer par deux fois et aux Toulonnais d'accroître leur avance (3-9 à la pause).

Pour autant, malgré cette accumulation d'éléments favorables, les Varois n'ont pas non plus été transcendants. Certes, on pourra leur reconnaître le mérite d'avoir proposé une défense de fer, notamment dans les premières minutes de la rencontre où les Bayonnais ont été les plus entreprenants.

Le RCT bien ancré dans le haut du tableau

Mais il manque encore cette petite étincelle, ce réalisme froid qui aurait donné le coup de grâce à des Bayonnais qui luttent pour leur survie. L'essai rageur de Loamanu aurait dû être le premier d'une longue série.

Au lieu de cela, Toulon s'est fait peur et sur une interception intelligente, Vincent Inigo redonnait espoir aux Bayonnais à six minutes de la fin. Une frayeur dont se serait bien passé le RCT, mais qui est restée sans lendemain.

Preuve que la marge de progression des joueurs au brin de muguet est encore grande. En tout cas, même acquise face à une formation en pleine crise, cette victoire reste une performance et place les Varois à la cinquième place du classement.

Côté bayonnais, rien ne va plus, et après la mise à l'écart de Richard Dourthe cette semaine, il y a fort à parier que d'autres décisions seront prises prochainement.

Eric BRETON

Sud-Ouest

Aviron Bayonnais : le mal est très profond.

Le 01/11/2009

La 8e défaite de la saison hier face à Toulon (8-14) n'est ni celle de Richard Dourthe, prié de prendre du recul, ni celle d'un staff maintenu au moins jusqu'à jeudi. Mais celle d'un groupe en panne de confiance.

Même à Jean-Dauger, au milieu d'un public exemplaire qui jusque dans les dernières secondes a encouragé les siens, le silence a cela d'assourdissant qu'il renvoie vers l'incrédulité, la crainte et l'équivoque. Celui qui règne en tribune officielle, au coup de sifflet final, vaut tous les discours. On y vient réconforter Francis Salagoïty comme on se presse au chevet d'un malade. Ne nous trompons pas, si le président de l'Aviron se refuse à employer le terme de crise, son club est en très grande souffrance.

Un peu plus haut, à son poste habituel, face à l'écran d'ordinateur, Richard Dourthe, en costume-cravate, sans micro ni oreillette, fixe du regard un horizon que la deuxième défaite en une semaine combinée au succès de Montpellier à Albi (18-15) et du match nul de Brive à Bourgoin (14-14) a fini d'assombrir. Tenu au silence, le directeur sportif est aussi contraint de rester à l'écart, devant la porte d'un vestiaire seulement ouvert au président, à son directeur général et aux deux principaux soutiens, Alain Afflelou et Jean Grenet, le député-maire de la ville. Dourthe, visiblement affecté, ne sera invité à rejoindre ses joueurs qu'en franchissant une porte dérobée, loin des caméras. Face aux micros, Jean Grenet, président du club pendant 15 ans, puis Francis Salagoïty, ont appelé à l'union sacrée. « On vit une spirale négative, on s'enfonce, avance le maire, mais ce n'est pas une crise, on ne devient pas nul d'un coup ». Puis sort un constat implacable : « Pour gagner, il faut marquer, et en ce moment personne ne marque. Ce n'est ni au président, ni au sponsor principal, ni au maire de la ville de trouver les solutions sur le terrain ».

Edmonds coûte cher


À entendre les discours et les remarques, les joueurs, placés en première ligne, n'endossent plus le rôle de victimes. Mais bien de responsables.

Ce matin, l'Aviron, treizième, s'enfonce vers le bas, relégable avec trois points de retard sur Brive, son prochain adversaire jeudi soir (19 h 30). Un match à la vie à la morgue. Comme le dit Jean-Baptiste Peyras, l'Aviron y « jouera sa survie » et pour s'y préparer, dès demain soir, les Bayonnais prendront la route de Lacanau pour trois jours de stage. « Maintenant on va de plus en plus parler de maintien, rajoute l'arrière, on n'a pourtant pas de déficit dans le jeu mais le niveau du championnat s'est élevé, on en fait les frais ». Dès lors, les questions s'accumulent. Elles vont du recrutement puisque l'arrivée tardive de Beñat Arrayet ne doit pas masquer l'absence d'un buteur de qualité. Au manque criant d'harmonie dans la charnière, la cinquième testée hier en onze rencontres. Hier, Manny Edmonds, pourtant l'un des leaders de la contestation anti-Dourthe, n'apas plus pesé sur le jeu qu'un pinson sur un brin de muguet. Son premier but manqué des 30 mètres face aux poteaux dès la 2e minute a ravivé le doute. Et son carton jaune coûte six points, l'écart final au tableau d'affichage. Enfin, dans ces temps de débâcle, l'absence - sur le terrain du moins - d'un meneur et d'un vrai patron saute aux yeux. Au point que dès qu'elle est malmenée l'équipe avance sans repère et sans âme.

En stage à Lacanau


Quelles solutions s'offrent aux décideurs bayonnais ? « On ne fera pas d'analyse à chaud, a d'abord prévenu Francis Salagoïty, on avait prévu que même en cas de défaite le dispositif actuel serait préservé jusqu'au match de Brive ». Sous-entendu, s'ils ont bien envisagé l'idée d'un nouveau remaniement, ils attendront la coupure internationale à la mi-novembre. Le président de l'Aviron « ne croit plus aux coups de baguette magique », il n'en demeure pas moins que son équipe est en danger. Elle manque tellement de confiance en elle que Philippe Saint-André avait axé sa stratégie là-dessus. « Il fallait les faire douter pendant les 20 premières minutes, après ils paniquent. Je sais ce que c'est et je connais trop bien ce genre de situation ». Et le manageur toulonnais de conclure, la tête tournée vers le camp basque : « Je sais aussi malheureusement comment elles se terminent ».

Nicolas BRIDOUX

L'Equipe.fr

Rien ne va plus à Bayonne.

Le 31/10/2009

Malgré le retrait de Richard Dourthe, demandé par certains joueurs, l'Aviron Bayonnais a été incapable de s'imposer contre Toulon (8-14) et s'enfonce davantage dans la crise.

La réception de Toulon avait des airs de match couperet pour l'Aviron Bayonnais. Relégable au terme de la journée précédente, les Basques n'ont pas été en mesure d'apporter un soupçon de sérénité à leur duo d'entraîneur Jean-Philippe Coyola et Thierry Mentieres, placés en première ligne cette semaine après le retrait de Richard Dourthe, puisqu'ils se sont inclinés à domicile contre le RCT (8-14). Et concèdent ainsi leur huitième défaite de la saison en Championnat.

La fronde de la semaine plaçait les joueurs dans l'obligation d'un résultat, pour éviter de sombrer dans des lendemains moroses. Alors les Basques mettaient du coeur à l'ouvrage en début de rencontre pour imposer leur jeu . Mais, comme c'est de coutume depuis le début de la saison, leurs intentions n'étaient guère couronnées de succès.

Trop brouillons pour bousculer les Toulonnais, les coéquipiers de Rémy Martin voyaient leurs adversaires convertir leurs fautes en points et prendre logiquement l'avantage au score. En l'absence de Jonny Wilkinson, retenu avec la sélection anglaise, Sébastien Fauqué a parfaitement rempli son rôle en marquant neuf points, tandis que le trois-quart centre Christian Loamanu marquait le seul essai toulonnais (55e). Avec cette nouvelle victoire, les employés de Mourad Boudjellal confirment leur bon début de saison et occupent la cinquième place, à un point de Toulouse. Impensable il y a encore six mois.

A.D. et B.L.

E-Bleu Marine

Toulon avec réalisme et grâce à sa défense.

Le 31/10/2009

Plus réaliste au score, discipliné et appliqué en défense, le Rugby Club Toulonnais a signé à Bayonne son second succès à l’extérieur de la saison (8-14). Mais que ce fut douloureux et même insipide durant quatre-vingt minutes. Ce sont les Basques qui eurent le monopole du ballon la majeure partie de la rencontre. Mais entre l’inefficacité de leurs buteurs et leur manque d’inspiration et de pénétration dans le jeu, Toulon tint le choc sans trop de problème. La défense varoise en avait vu d’autre. Et Sébastien Fauqué n’oublia pas de concrétiser au tableau d’affichage des pénalités parfois difficiles à convertir. Ainsi, malgré une constante domination des Ciel et Blanc, les Rouge et Noir firent la course en tête. Détail lourd de signification, les deux essais du match furent inscrits sur des contres. Mais le niveau de la rencontre étant bien bas, ce fut l’équipe la moins médiocre qui l’emporta.

Fauqué et la troisième ligne décisifs

Côté Toulonnais, on retiendra la victoire et pas grand-chose d’autre. On pourra tout de même souligner la bonne performance en conquête des avants et collectivement en défense. Et puis quelques prestations intéressantes aussi, comme le sobre et rassurant Fernandez-Lobbé, l’efficace Fauqué au pied, le puissant Kefu en un contre un ou encore l’infatigable El Abd sur les points chauds. Face à une équipe qui attaque mal -malgré l’abattage considérable de Martin et Haare-, Toulon sut tirer son épingle du jeu en défendant bien. Et pour l’heure, cela est satisfaisant. S’il veut avoir des ambitions de victoire à Perpignan et éventuellement jouer les trouble-fêtes dans le Top 6, ce genre de prestation sera insuffisante. Mais comme un match ressemble rarement à un autre, Toulon est capable de hausser son niveau et d’aller inquiéter le champion de France en titre sur sa pelouse. Aimé Giral ne sera pas Jean Dauger, l’adversaire non plus. Le choc de jeudi soir méritera d’autant plus le détour.

Johan LIVERNETTE