Toulon - Racing Metro 92

Toulon

Toulon

Essai(s)
3 - ROBINSON
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
10, 28, 60 - WILKINSON
73 - FAUQUE
Carton(s) jaune
15 - HENJAK

27-13

mi-temps : 18-6

Top 14, 2ème journée

samedi 22/08/09 - 16:25

Arbitre : Romain Poite (Midi-Pyrénées) - Gilbert Darrieutort (C. Basque Landes) & Patrick Dellac (M.Pyrénées).

Spectateurs : 13.500 - Temps : Prévisions : Grand soleil et chaleur accablante

Essai(s)
40 - collectif
67 - MASI
Transformation(s) réussie(s)
67 - WISNIEWSKI
Pénalité(s) réussie(s)
4, 30 - WISNIEWSKI
48 - collectif
Carton(s) jaune
46 - collectif
Racing Metro 92

Racing Metro 92

RCT / Racing Métro 92 : à l'expérience !

RCT / Racing Métro 92 : à l'expérience !

le 22/08/2009 à 20:41

Auteur d'un match sérieux, le Rugby Club Toulonnais a battu le Racing Métro 92 sur le score de 27 à 13.

Si c'est le Racing qui donnait le coup d'envoi - face à La Rade - et une tentative de drop d'entrée de Wisniewksi - c'est Jamie Robinson qui frappait d'entrée puisqu'il concluait une belle attaque derrière la ligne dès la 1e.

Jonny Wilkinson ne parvenait pas à transformer du bord de touche et le RCT menait 5 à 0. Sur l'action, Cronje devait quitter - temporairement - ses coéquipiers sur saignement. Et c'est Chabal qui rentrait sous quelques sifflets (le "Toulon ne se maintiendra pas" de la saison passée ayant sans doute laissé des traces chez les Supporters Rouge et Noir).

Le Racing Métro 92 réduisait le score à la 3e sur une pénalité de Wisniewski avant qu'à la 9e, Jonny Wilkinson réussissait à son tour une pénalité des 30" en bord de touche droite face au Faron. 8 - 3 après moins de 10 minutes de jeu, c'était bien parti.

A la 13e, le même "Wilko" tentait un drop qui ne trouvait pas le chemin des perches. Au quart d'heure de jeu, Matt Henjak se chamaillait avec son vis-à-vis francilien et écopait d'un carton jaune. Sur la pénalité qui s'en suivait, l'ovureur Racingman ratait à son tour. Pire pour le Racing, un essai était refusé à la 23e après que M. Poite ait demandé le recours à la vidéo.

Par contre, côté Toulonnais, on tenait bon et aucun point n'était encaissé sur l'infériorité numérique. Et l'ouvreur Toulonnais enfonçait même le clou sur une nouvelle pénalité réussie des 30" gauche à la 28e. 11 - 3 puis 11-6 la minute qui s'en suivait puisque Wisniewski passait sa seconde pénalité de l'après-midi. Dans la foulée, le Champion du Monde 2003 tentait un nouveau drop qui passait également à côté...

Les premiers coachings se faisaient à la 34e avec la sortie de Sébastien Bruno remplacé par Jawad Djoudi et Davit Kubriashvili par Tonga Lea'Aetoa.

A la 37e, Jonny Wilkinson ne parvenait pas à transformer la pénalité qui lui était "offerte" des 55" en bord de touche droite.

Sur la sirène, Joe Van Niekerk, l'extraordinaire, le magnifique, l'entrainant Capitaine du RCT, marquait un superbe essai issu d'un mouvement collectif : coup de pied millimétré de Jonny Wilkinson récupéré par Christian Loamanu qui transmet à "Super Joe" qui marque. "Wilko" transforme et les deux équipes vont se mettre à la fraîche sur le score de 18 à 6 pour le RCT.

A l'entame de la 2nde période, le Racing avait changé toute sa première ligne et Chavancy avait cédé sa place à Fortassin.

A la 47e, le demi de mêlée francilien Berry écopait à son tour d'un carton jaune. Sur la pénalité qui s'en suivait, Jonny W. portait le score à 21 - 6.

Après deux nouveaux changements côté parisien - Cronje par Chabal définitivement et Vaquin par Galindo -, l'ancien ouvreur de Newcastle réussissait sa 4ème pénalité à la 56e : 24 à 6 pour le Rugby Club Toulonnais qui faisait à son tour tourner : Laurent Emmanuelli par Benji Bastères et Jonny Wilkinson par Sébastien Fauqué à l'heure de jeu puis Jocelino Suta par Kris Chesney à la 64e.

Sur un en-avant Toulonnais, la mêlée francilienne manœuvrait bien et Masi transperçait la défense Toulonnaise. Wisniewski transformait et le score était désormais de 24 à 13 à la 67e...

Le coaching se poursuivait : Tonga Lea'Aetoa et Jawad Djoudi cédaient leur place à Davit Kubriashvili et Sébastien Bruno qui revenaient à la 69e.

A la 73e, Sébastien Fauqué passait une pénalité qui portait le score à 27 à 13.

Plus aucun point ne sera marqué et Ross Skeate sera remplacé par Fotu Auelua, Rory Lamont par Tom May (du coup Clément Marienval glissera en 15) puis Matt Henjak par Anthony Giacobazzi.

Toulon laisse passer le point de bonus offensif largement à sa portée sur cette rencontre agréable à suivre malgré des conditions météorologiques difficiles (grosse chaleur sur Mayol).

Le RCT a démontré qu'il commençait à trouver ses repères en mêlées et en touche et que ses lignes arrières savaient aussi jouer au ballon. Sur ce match, les individualités comme Joe Van Niekerk, Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Sébastien Bruno, Jonny Wilkinson ou Jamie Robinson ont fait parler leur expérience pour tirer l'équipe vers le haut.

De bonne augure pour la suite du Championnat, à commencer par le déplacement à Albi samedi soir. Un déplacement périlleux tant les Albigeois sont difficiles à jouer sur leurs terres et qu'avec déjà deux défaites au compteur - dont une à domicile -, ils auront déjà le couteau sous la gorge...

JJG

les Vidéos de Toulon - Racing Metro 92

Tom Whitford - Réaction de Tom Whitford après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Tom Whitford

Réaction de Tom Whitford après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Philippe Saint-André - Réaction de Philippe Saint-André après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Philippe Saint-André

Réaction de Philippe Saint-André après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Clément Marienval - Réaction de Clément Marienval après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Clément Marienval

Réaction de Clément Marienval après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Aubin Hueber - Réaction d'Aubin Hueber après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Aubin Hueber

Réaction d'Aubin Hueber après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Sébastien Bruno - Réaction de Sébastien Bruno après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Sébastien Bruno

Réaction de Sébastien Bruno après le match face au Racing Métro 92 (2nde journée Top 14 Orange, 22/08/2009).

Laurent Emmanuelli - Interview de Laurent Emmanuelli avant le match face au Racing Métro 92 (2e journée Championnat Top 14 Orange 2009/2010).

Laurent Emmanuelli

Interview de Laurent Emmanuelli avant le match face au Racing Métro 92 (2e journée Championnat Top 14 Orange 2009/2010).

Joe Van Niekerk - Interview de Joe Van Niekerk avant le match face au Racing Métro 92 (2e journée Championnat Top 14 Orange 2009/2010).

Joe Van Niekerk

Interview de Joe Van Niekerk avant le match face au Racing Métro 92 (2e journée Championnat Top 14 Orange 2009/2010).

Jamie Robinson - Interview de Jamie Robinson avant le match face au Racing Métro 92 (2e journée Championnat Top 14 Orange 2009/2010).

Jamie Robinson

Interview de Jamie Robinson avant le match face au Racing Métro 92 (2e journée Championnat Top 14 Orange 2009/2010).

Philippe Saint-André - Interview de Philippe Saint-André avant le match face au Racing Métro 92 (2e journée Championnat Top 14 Orange 2009/2010).

Philippe Saint-André

Interview de Philippe Saint-André avant le match face au Racing Métro 92 (2e journée Championnat Top 14 Orange 2009/2010).

les Photos de Toulon - Racing Metro 92

Christian Loamanu, Tonga Lea'Aetoa, Jonny Wilkinson et Kris Chesney - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Joe El-Abd et Anthony Giacobazzi - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Skeate, Senekal, Djoudi, Bastères, Chesney, El-Abd, Fernandez-Lobbe, Robinson, Van Niekerk é Emmanue - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate, Mafi Kefu, Joe El-Abd, Sébastien Bruno et Laurent Emmanuelli - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk et Christian Loamanu - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate et Matt Henjak - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate et Joe El-Abd - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta et Matt Henjak - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Mafileo Kefu et Matt Henjak - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate, Sébastien Bruno et Laurent Emmanuelli - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson, Jocelino Suta et Christian Loamanu - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson, Sébastien Bruno, Mafileo Kefu, Jocelino Suta et Christian Loamanu - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Mafileo Kefu, Sébastien Bruno et Christian Loamanu - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Mafileo Kefu et Jocelino Suta - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Jonny Wilkinson - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili et Jonny Wilkinson - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Rory Lamont, Clément Marienval, Jamie Robinson, Ross Skeate et Jonny Wilkinson - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Mafielo Kefu - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Matt et le pack Toulonnais - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Mafielo Kefu, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Jocelino Suta - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Mafielo Kefu - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak, Ross Skeate et Jocelino Suta - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Tonga Lea'Aetoa, Matt Henjak, Ross Skeate, Jocelino Suta et Joe Van Niekerk (au sol) - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak, Jocelino Suta et Joe Van Niekerk - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak et Clément Marienval - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak et la mêlée Toulonnaise - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont (de dos), Sébastien Fauqué et Jamie Robinson (au sol) - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Sébastien Fauqué - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno, Matt Henjak, Sébastien Fauqué (au sol) et Joe El-Abd - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno, Matt Henjak et Joe El-Abd - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk, Fotu Auelua, Kris Chesney, Benjamin Bastères et Jamie Robinson - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili et Kris Chesney - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Fotunuupule Auelua - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Tom May, Ross Skeate et Joe Van Niekerk - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Le Groupe Toulonnais soudé après la victoire - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Fotu Auelua, Laurent Emmanuelli et Jonny Wilkinson - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk - Toulon-Racing Metro 92 -  © Aurélie Lantus

Libération

Toulon, rupins parasols.

Le 24/08/2009

Le RCT a battu le Racing-Métro, hier, sous la canicule.

Samedi après-midi, le RC Toulon a battu 27-13 le Racing-Métro 92, dans le cadre de la deuxième journée du Top 14. Un match d'un bon niveau compte tenu du contexte (début de saison, canicule...) et une victoire méritée (deux essais de Robinson et Van Niekerk, contre un de Masi), qui permet à l'équipe varoise de pointer à la quatrième place d'un classement peu significatif, tandis que les Franciliens poursuivent leur apprentissage du Top 14 - qu'ils retrouvent après une longue disette. Etat des lieux au stade Mayol, entre deux équipes ayant multiplié les transferts à sensation (Wilkinson à Toulon, Chabal, Nallet et Steyn au Racing Métro).

The chaud must go on

Le calendrier du Top 14 repose sur des critères télévisuels. Canal + faisant la pluie et le beau temps sur le rugby professionnel français, on joue donc en général le samedi après-midi. Pratique l'hiver, mais possiblement inquiétant l'été. «Le risque peut aller de la simple insolation à l'arrêt cardiaque», prévenait samedi dans la presse locale Jean-Baptiste Grisoli, médecin référent du RCT, ajoutant qu'à ce niveau, un joueur pouvait perdre de quatre à six litres d'eau dans un match. Samedi, l'arbitre a décrété, non pas deux mi-temps, mais, comme au basket, quatre quart-temps avec, toutes les vingt minutes, une pause pour se rafraîchir. Sans en faire tout un fromage, cela n'a pas empêché Lionel Nallet, le capitaine du Racing Métro, de décrire a posteriori des sensations flippantes : «Pendant les vingt dernières minutes, je ne savais plus où j'étais. J'ai eu la tête qui tournait et froid dans le dos. En rentrant au vestiaire, j'étais gelé.» Et encore, «les conditions étaient pires la semaine dernière contre Albi», a noté le troisième ligne aile parisien Rémi Vaquin. «C'est toujours plus agréable que jouer sous la pluie», a tempéré le jeune ailier de Toulon Clément Marienval. Sûr ?

Mayol, le chaudron du rugby

Pipolisation du rugby oblige, le match devait initialement être délocalisé au stade Vélodrome de Marseille. L'effondrement de la scène de Madonna a justifié un retour au bercail. Malgré des prix de places parmi les plus élevés de France (36 euros en virage !), Mayol affichait complet avec 13 500 spectateurs, la plupart en rouge et noir. C'est connu, le supporteur toulonnais n'est pas toujours un modèle de fair-play : hôtes conspués (Chabal en tête), arbitre insulté, cris déstabilisateurs sur les chandelles et sifflets pendant les tentatives de pénalité adverses... applaudies quand elles passent. Les deux équipes font leur entrée sur Hell's Bells d'AC/DC. Ça se tient.

Les mots pour le dire

«Il y a eu du cœur, du potentiel, de l'envie, mais nous ne savons pas encore bien capitaliser sur les temps forts et mettre le coup de poignard au bon moment.» Ainsi parle... le vainqueur ! Directeur sportif, Philippe Saint-André effectue à Toulon son retour dans le championnat français, après une campagne anglaise probante, à Sale. En face, Pierre Berbizier a dit la même chose, évoquant en substance «le manque de vécu collectif d'une équipe récente». Lui aussi retrouve l'élite tricolore, après l'Italie et la Pro D2. Les deux hommes ont l'intelligence lucide et se connaissent bien.

Jonny be good

Trente et un points en deux matchs. Pari personnel du président toulonnais, Mourad Boudjellal, l'ouvreur anglais Jonny Wilkinson tient pour l'instant son rang. Il assure se sentir de mieux en mieux au sein du collectif. Cela s'est vu. Concernant le Racing Métro, le Sud-Africain François Steyn, autre star internationale, ne doit arriver que dans deux mois. Courage.

Gilles RENAULT

L'Equipe.fr

Toulon fait bloc.

Le 22/08/2009

Toulon a sorti un match solide pour s'imposer face au Racing Métro 92 (27-13). La saison du RCT est lancée.

«Viens poupoule, viens poupoule, viens» chantait l'illustre Félix Mayol. Et bien le Racing Métro est venu et il a vu que Toulon disposait d'une équipe qui pouvait jouer les trublions dans ce Top 14. Sous la baguette d'un Jonny Wilkinson qui est en train de trouver ses marques dans cette équipe et toujours aussi adroit face aux perches (17 points, comme la semaine dernière), le RCT s'est immédiatement mis en action en marquant d'entrée de jeu par Robinson qui concluait une belle action collective. Le match était lancé et les Racingmen ne comptaient pas s'en laisser compter. Et il s'en fallait de peu pour que Cronje ne réplique rapidement. Mais Wilko traînait par là et sauvait son camp en provoquant un en-avant au moment où le francilien allait aplatir. L'Anglais, dans tous les bons coup, se trouvait même à l'origine du deuxième essai toulonnais, juste avant la pause.

La forteresse Mayol

Au fil du match, on s'apercevait que, même s'il avait été remanié, le RCT bénéficiait d'un peu plus d'expérience du haut niveau. Et malgré ses stars et ses réels arguments, le Racing est un promu qui fait son apprentissage du Top 14. Fort des valeurs de combat propres à la Pro D2, les Ciel et Blanc ont lutté jusqu'au bout et se sont vus récompensés par un essai du centre italien Andrea Masi. Mais ce n'était pas suffisant pour renverser le cours d'une rencontre dominée par les Rouge et Noir malgré la sortie de Wilkinson à l'heure de jeu, légèrement touché au genou. En deux matches, le stade Mayol ressemble de plus en plus à la forteresse voulue par Philippe Saint-André. Sur son nuage, Félix Mayol doit chanter de plus belle.

B.L.

Rugbyrama

Toulon, c'est costaud.

Le 22/08/2009

Tenu en échec à domicile par le Stade français en ouverture de la saison la semaine dernière, Toulon avait besoin d'une victoire pour sa deuxième sortie consécutive à Mayol. Mission accomplie pour le RCT, solide vainqueur du Racing (27-13) samedi lors de la 2e journée.

Le Racing Métro est tombé pour la première fois de la saison dans la fournaise de Mayol. Sous une chaleur accablante, les Franciliens ont eu beaucoup de mal à exister dans cette rencontre, au cours de laquelle les Toulonnais ont imposé leur rythme et leur agressivité à leurs adversaires du jour.

Les hommes de Philippe Saint-André n'ont pas caché longtemps leurs ambitions puisqu'ils inscrivent un essai sur leur première attaque, dès la deuxième minute du match! Après un regroupement à hauteur des 22 mètres du Racing, Henjak éjecte le ballon pour Jonny Wilkinson qui se fend d'une sautée parfaite pour son deuxième centre Jamie Robinson qui s'en va applatir dans l'en-but. Un Jonny Wilkinson omniprésent dans le jeu des Rouge et Noir, tant au pied que dans l'animation offensive, jusqu'à son remplacement par Fauqué à l'heure de jeu.

Des Racingmen asphyxiés

Tout au long de la rencontre, Toulon confisque le ballon et met la pression sur une défense du Racing trop souvent retranchée dans son camp. Souffrant de cette domination, les hommes de Pierre Berbizier font preuve d'indiscipline et se mettent trop souvent à la faute. Jonny "la gâchette" se charge d'enfiler les pénalités malgré quelques ratés. A la pause, les Rouge et Noir rentrent au vestiaire avec un écart déjà conséquent en leur faveur, 18-6, après un superbe essai initié par un coup de pied de Wilkinson par-dessus la défense du Racing et conclu par le capitaine varois Joe Van Niekerk.

Les joueurs de la capitale ont du mal à rectifier le tir en seconde période et continuent de briller par leur manque de discipline: Berry, pour ne pas avoir fait l'effort de reculer à dix mètres sur une pénalité vite jouée par Toulon, est sanctionné à la 49ème minute par l'arbitre et doit laisser ses coéquipiers à 14 pendant dix minutes. Wilkinson en profite pour rajouter six points de plus au compteur.

Au fur et à mesure que la rencontre avance, les organismes souffrent de la chaleur et les fautes se multiplient, le jeu est de plus en plus délié. Les espaces se font plus nombreux et les Franciliens en profitent pour revenir dans le match avec un essai de Masi, après une grosse poussée des avants sur une mêlée en leur faveur, juste sous les barres toulonnaises. 24-13, les joueurs de la capitale y croient à nouveau. En vain, Toulon remporte son premier succès de la saison, devant un public de Mayol ravi.

François PRADAYROL

E-Bleu Marine

Le RC Toulonnais sérieux et rassuré.

Le 22/08/2009

Déjà sous pression en raison du nul concédé contre le Stade Français (22-22), le RCT se devait de gagner face à l’autre équipe parisienne du Top 14, le Racing Métro. Toulon l’a fait sans être forcément brillant dans le jeu mais avec sérieux et application à l’image de son capitaine Van Niekerk auteur de la première offensive de la rencontre. Celle-ci fit mouche après que Loamanu ait percuté tout en puissance amenant l’essai en coin de Robinson sur l’aile opposée (2ème). Les Rouges de la rade avaient planté le décor. Le Racing réduit la marque dans la foulée, mais Toulon remit la pression dans les 22 adverses par l’inévitable Van Niekerk. Les Toulonnais durent ensuite faire le dos rond lors de l’exclusion temporaire d’Henjak. Une série d’erreurs et cafouillages des Rouge et Noir faillit emmener Cronje derrière la ligne (24ème). L’arbitre refusant l’essai, il s’agissait là du premier grand tournant de ce match. Toulon avait laissé passer l’orage sans dommage. Le Racing pensait recoller, Toulon allait lui se détacher, l’indiscipline francilienne profitant au métronome Wilkinson (14 points).

Toulon se détache et gère son avance

Le Racing essaya à maintes reprises d’emballer les débats. Mais bien plus réaliste, Toulon porta le coup de grâce juste avant la pause lorsque Wilkinson ajusta une merveille de coup de pied pour Loamanu qui trouva Van Niekerk à l’intérieur. Le RCT avait fait le break. La sortie de Berry allait l’aider à décrocher définitivement le Racing, puis à gérer son avance en stabilisant l’écart au tableau d’affichage. L’accablante chaleur n’aida pas les deux formations à mettre du rythme. Le trop plein d’approximations permit surtout à Wilkinson d’engranger et à son équipe de se mettre à l’abri. Et ce n’est pas la réaction parisienne par Masi qui changea quoi que ce soit au dénouement de ce match remporté logiquement par le Rugby Club Toulonnais 27-13. Un succès permettant au RCT d'envisager le déplacement à Albi avec sérénité.

Johan LIVERNETTE

Var Matin

Le RCT assure et se rassure.

Le 23/08/2009

C'est fou comme sept jours peuvent changer une équipe. Laborieux et emprunté face au Stade Français la semaine dernière, le RCT, s'est imposé avec la manière hier après-midi face au Racing (27-13) et en a profité pour taire les mauvaises langues sur le niveau réel de la formation varoise.

Emmené par un Wilkinson des grands soirs qui aura été sans conteste l'homme de cette rencontre avec 14 points inscrits et un essai parisien sauvé grâce à sa vista, les « Rouge et Noir » ont littéralement étouffé les hommes de Pierre Berbizier durant une grosse partie du match.

Tout n'est pas encore parfait, la conquête, en progrès, n'a pas encore totalement rassurée mais dans l'envie les Toulonnais ont montré qu'il faudrait compter avec eux cette année.

Leur entame de match est le symbole de cette volonté de revanche clamée tout au long de la semaine. Robinson était à la conclusion du premier essai varois après seulement deux petites minutes et un reversement de jeu initié par Van Niekerk, relayé par une sautée de Wilkinson et conclu en coin par le Gallois.

Van Niekerk donne de l'air

Autant dire que cette partie ne pouvait mieux débuter d'autant que le Racing ne parvenait pas à sortir la tête de l'eau durant près d'un quart d'heure.

C'était sans compter sur le coup de sang d'Henjak, expulsé pour une bagarre et qui laissait ses coéquipiers en infériorité numérique. L'occasion pour les Parisiens de refaire surface et d'inquiéter, enfin, l'arrière garde varoise. On peut se demander quelle aurait été la physionomie du match si Cronje avait pu conclure son action à la 23e minute sauvée par l'expérience de Wilkinson. Excepté ça, peu ou pas grand-chose à se mettre sous la dent côté bleu et blanc.

Van Niekerk, lui, ne manquera pas l'occasion de mettre son équipe à l'abri à quelques secondes du repos sur un premier temps de jeu après une mêlée dominée par le pack toulonnais (18-6, 40e).

La mi-temps ne permettra pas à Berbizier de régler les multiples travers de son équipe. La seconde période se résumera longtemps à une attaque défense entre des Toulonnais bien décidés à aller chercher ce bonus qui leur tend les bras et des Parisiens en mode survie.

Pas assez incisifs et manquant encore de maîtrise dans leurs moments forts, les Varois vont échouer dans leur quête à la différence des coéquipiers de Chabal qui profiteront de leur unique action dans le camp adverse pour aplatir et ruiner les espoirs de Philippe Saint-André.

Il reste maintenant sept autres petits jours au staff varois pour corriger les imperfections entrevues hier.

Il y a encore du travail, mais on a vu qu'en une semaine beaucoup de choses pouvaient changer...

Colin LECUIRE

 

La Provence

Toulon sur la bonne voie.

Le 23/08/2009

Finalement, les traditions ont du bon. Pour les trois coups du championnat face au Stade Français (22-22) la semaine passée, les dirigeants du Rugby Club Toulonnais avaient délaissé leur hymne habituel. Hier, la cloche issue d'un tube d'AC/DC a retenti à l'entrée des joueurs dans un Mayol plein à craquer. Comme un symbole, cette introduction musicale a eu le mérite de réveiller les Toulonnais qui ont signé leur premier succès dans ce Top 14 et, du coup, ont lancé leur saison.

Au coeur d'une après-midi suffocante, les Varois ont écarté le Racing-Métro(27-13), promu aux ambitions acérées, mais dont l'apprentissage du haut niveau reste à parfaire. Car si le RCT l'a emporté devant son public enthousiaste et a surclassé son adversaire, il a joué à se faire peur à plusieurs reprises et aurait pu se brûler les doigts. Trop d'approximations, de ballons lâchés, de mauvais choix et quelques fautes de discipline : ce cocktail aurait pu donner la migraine aux ouailles de Philippe Saint-André. Heureusement, les Franciliens n'ont pas su en profiter.

Saint-André : "On manque de référentiel"

Avec une escouade remaniée (6 changements au coup d'envoi), les Toulonnais ont tenté de tenir leur pari d'envoyer du jeu, afin d'effacer l'effroyable prestation inaugurale. L'essai rapidement inscrit par Jamie Robinson au terme d'un mouvement soyeux (5-0, 2') a entretenu l'illusion d'une rencontre enlevée et échevelée. Las, il n'en a rien été, en dépit d'un second essai rondement mené et conclu par l'indispensable Van Niekerk(18-6 à la pause). La botte de Wilkinson a fait le reste(14 points à 62 % de réussite).

Malgré ce succès, Saint-André n'a pas chaviré dans l'allégresse. "Nous avons dominé, mais nous ne sommes pas parvenus à concrétiser nos temps forts, regrette le président délégué au secteur sportif. Le Racing est venu une fois chez nous et a marqué. Nous nous sommes mis la pression, car nous ne savons pas mettre les coups de poignard au bon moment. C'était une rencontre que nous devions remporter avec le bonus offensif."

Le RCT se contentera des quatre points qui le propulsent dans le haut du classement. Après deux journées, cela ne veut pas dire grand-chose. Mais ça fait un bien fou au moral et permet de travailler dans une ambiance plus sereine. "Nous possédons le potentiel, mais nous manquons de référentiel, souligne "PSA". Il nous reste beaucoup de travail pour arriver à maturité. Nous devons encore nous améliorer. Avec plus de vécu commun, nous aurions joué certains coups différemment."

Ce RC Toulonnais version Saint-André est perfectible. Mais il roule dans la bonne direction.

Fabrice LAMPERTI

Le Parisien

Wilkinson a fait la différence.

Le 23/08/2009

Sacré Jonny ! Hier après-midi à Mayol, l'ex-demi d'ouverture du XV de la Rose a assuré le spectacle à lui seul et offert à Toulon son premier succès de la saison, en Top 14, face au Racing-Métro (27-13). En inscrivant tout d'abord quatorze points avec son fameux pied gauche. En initiant ensuite une action lumineuse, à l'origine de l'essai coup de poignard de Joe Van Niekerk (40e), qui, sous la canicule, va assommer le Racing (18-6). Et surtout, à 8-3 pour Toulon, en privant Jacques Cronje d'un essai refusé à la vidéo, qui aurait pu changer la physionomie de la partie.

Coupable d'une énorme boulette en attaque, «Wilko» se rachète dans la foulée en venant glisser sa main sous le ballon au moment où le numéro huit sud-africain du Racing a plongé dans l'en-but. Sans le savoir, les hommes de Pierre Berbizier venaient de laisser filer leur chance. Par la suite, nettement débordés, ils ont subi la loi d'une équipe qui a parfaitement maîtrisé son sujet.

«La victoire des Toulonnais est logique, reconnaît Pierre Berbizier. On s'est sortis tout seuls du match. C'est dommage, car ils étaient dans le doute. Mais quand on offre autant de cadeaux à l'adversaire (NDLR: 13points), on ne peut rien espérer. On s'est fragilisés. On n'a pas su jouer dans la continuité. Incapables d'aligner deux, trois mouvements consécutifs.»

Lionel Nallet : « Le vécu collectif nous manque »

Au bord de l'insolation, Lionel Nallet, qui avouait avoir eu froid dans le vestiaire, partage l'analyse de son manageur. «On est déçus, souligne le capitaine du Racing. On était venus pour faire un coup, mais on est sortis de notre stratégie. Au point de se mettre le feu tout seul .Il n'y a rien d'alarmant. Le vécu collectif nous manque. On a besoin de se roder, de jouer ensemble. Il faut se régler. On fait notre apprentissage.»

Pour sa part, Philippe Saint-André, le manageur de Toulon, savoure « On a mieux joué que la semaine dernière, juge-t-il. On a mis du cœur dans le combat. On domine sans toutefois capitaliser nos temps forts. Cette victoire est importante pour ne pas être dans l'urgence. On a du potentiel, mais pas encore de référentiel commun. On ne sait pas encore mettre le coup de poignard quand il le faut.» Avec ce diable de Wilkinson, ça ne saurait tarder.

Bertrand BOURGEAULT

 

Masculin.com

A Toulon, le match des étoiles.

Le 22/08/2009

Le duel des ambitieux du Top 14 a tourné samedi à l'avantage de Toulon qui, sur sa pelouse de Mayol, a dominé avec autorité (27-13) le Racing-Metro 92 pour signer sa première victoire de la saison. La vista d'un Jonny Wilkinson et surtout l'abattage d'un Joe Van Niekerk, au four et au moulin, auront supplanté Chabal, Nallet et leurs coéquipiers. Il n'y a pas eu photo dans le combat des stars.

Du soleil, un stade Mayol rempli jusqu'à la gueule, des stars à profusion sur le terrain: l'affiche de cette deuxième journée du Top 14 était censée offrir ce que ce championnat 2009-2010 a de meilleur autour de deux des stars majeures de la planète rugby: Jonny Wilkinson côté toulonnais, Sébastien Chabal côté Racing. Du lourd sur le pré et des défis dans la coulisse entre présidents, Mourad Boudjellal face à Jacky Lorenzetti, autant que sur les bancs, Philippe Saint-André défiant Pierre Berbizier.

Du lourd, on vous dit, même s'il faut bien le dire, ce choc n'aura pas tenu toutes ses promesses en termes de jeu, comme pour mieux rappeler que ces deux formations sont encore bien loin de la maîtrise des ténors du championnat. Mais Toulon, une semaine après le nul (22-22) concédé devant son public face à Paris, a réussi son pari, comblé son public en troquant les chandelles de son match d'ouverture pour un jeu plus ouvert et ambitieux, porté par un Wilkinson, plus heureux dans la conduite de son attaque que face aux barres, et un Joe Van Niekerk des grands jours. Deux leaders de choix pour un RCT qui sait pouvoir compter avec ces deux joueurs sur deux monstres du jeu.

Van Niekerk, le grand jeu

Pas le moindre round d'observation dans cette entame puisque Jonathan Wisniewski ne laisse pas son idole et homologue anglais du RCT, Jonny Wilkinson, tirer le premier et décoche sur son premier ballon face aux barres une tentative de drop de peu à côté (1e). Dans la continuité, sur le renvoi, une attaque toulonnaise d'envergure se déploie côté gauche par l'ailier Christian Loamanu, qui justifie son surnom de Lomu japonais en blackboulant deux adversaires. Le jeu rebondit par une autre recrue du RCT, Joe El-Abd, dont la feinte de passe fixe la défense dans l'axe, avant que la charnière australo-anglaise, Henjak-Wilkinson ne dynamise côté opposé. La passe sautée du champion du monde (en-avant ?) est parfaitement dosée pour l'international gallois, Jamie Robinson, qui aplatit en coin le premier essai du match, que « Wilko » ne transforme pas (5-0, 3e).

Le Racing a le mérite de réagir de suite grâce au pied de Wisniewski (5-3, 4e). Privé du duel de troisième ligne entre son capitaine, Joe Van Niekerk, et Sébastien Chabal, sur le banc au coup d'envoi, le public de Mayol est comblé quand le barbu le plus célèbre de France fait son entrée en jeu sous les sifflets d'un public qui aurait pu être le sein et sur saignement de Jacque Cronje. Mais le Sud-Africain gagne son match, inspiré sur ce coup de pied à suivre pour lui-même, tout près de s'ouvrir le chemin de l'en-but, puis sur cet arrêt buffet sur la première charge de Chabal. Toulon s'est installé confortablement dans son match et maintient le Racing dans sa moitié de terrain. Sous pression, les Parisiens, bien que performants en conquête, sont poussés à la faute. Leur chance ? Un Wilkinson mal réglé qui, s'il passe deux coups de pied gagnants (11e, 28e), échoue par trois fois sur ses tentatives de drop (14e, 32e) et de pénalité (38e). Et un adversaire réduit à quatorze après le coup de poing de Matt Henjak sur son homologue du Racing, Nic Berry (15e), qui lui permet de rester dans le match.

Une supériorité numérique dont les Parisiens ne profitent pas, Cronje se voyant refuser un essai en coin après une action en contre de soixante mètres que Wilkinson, décisif, défend in extremis (24e) et Wisniewski, après un échec à son tour face aux barres (18e), attendant la demi-heure de jeu pour retrouver la cible (11-6, 30e). Un moindre mal pour Lionel Nallet et ses coéquipiers si Van Niekerk n'allait pas planter un deuxième essai assassin juste avant la pause sur un coup de pied de Wilkinson derrière sa mêlée que le capitaine toulonnais, bien servi intérieur par Loamanu, aplatit sous les vivas de Mayol (18-6, 39e).

Le Racing abdique

Le Racing a cédé au pire moment. Et la reprise n'indique rien de bon pour les Franciliens, d'emblée mis à la faute après que Robinson, lancé par une troisième ligne du RCT énorme, a échouéà cinq mètres de la ligne parisienne (42e). Berry est pris par la patrouille et laisse les visiteurs à quatorze (46e). La domination toulonnaise est désormais palpable et concrétisée par Wilkinson (21-6, 48e). Il faudrait plus que la rentrée avant l'heure de jeu de Chabal pour relancer ce Racing peut-être pas encore coulé, mais bel et bien touché. Avant de céder sa place, légèrement touchéà la cuisse droite, Wilkinson prend le soin d'ajouter trois nouveaux points (24-6, 60e) et Toulon s'envole.

Mais Philippe Saint-André, bien conscient de la fragilité de son collectif naissant, a toutes les raisons de craindre un relâchement de ses troupes, qui survient et dont profite le Racing pour aller inscrire l'essai de l'espoir par Andrea Masi (24-13, 66e). Un bonus défensif serait une aubaine dans ces conditions pour le promu. Un objectif envolé après que Sébastien Fauqué, la doublure de Wilkinson, a enquillé la pénalité qui scelle le score (27-13, 73e). Toulon a répondu présent, Mayol peut chanter.

Europe1.fr

Toulon monte en puissance.

Le 22/08/2009

Tenu en échec sur sa pelouse par le Stade Français (22-22) la semaine dernière lors de la première journée du Top 14, Toulon s'est cette fois imposé face à l'autre club parisien. Grâce notamment à un bon match de Jonny Wilkinson, les Varois ont disposé du Racing-Metro 92, encore en rodage (27-13).

Ambitieux cette saison après un recrutement estival de premier rang, le Rugby Club Toulonnais et le Racing-Métro 92 s'affrontaient samedi au Stade Mayol à l'occasion de la 2ème journée du Top 14. Un choc qui a tourné à l'avantage des Varois (27-13). Auteur de dix-neuf points la semaine dernière lors du match nul face au Stade Français (22-22), Jonny Wilkinson a une nouvelle fois grandement participé au succès des siens en inscrivant quatorze points et en prenant part aux deux actions ayant entraîné les essais de Jamie Robinson et Joe Van Niekerk.

Devant un public toulonnais chauffé à blanc, désireux de voir ses protégés s'imposer après avoir assisté au nul face au Stade Français, les joueurs de Philippe Saint-André démarrent en trombe. Mafileo Kefu profite d'une superbe passe sautée de Wilkinson pour inscrire le premier essai de la rencontre (5-0, 3e). Jonathan Wisniewski inscrit dans la foulée une pénalité qui permet aux siens de recoller d'entrée (5-3, 5e).

Chabal remplaçant

La rencontre tourne au duel de buteur entre Wilko et le jeune ouvreur du Racing, avant que le RCT ne recreuse l'écart avant le repos grâce à un essai de son capitaine Joe Van Niekerk (18-6, 39e). Deux nouvelles pénalités de l'ouvreur anglais en seconde période (48e et 59e) permettent aux joueurs de la Rade de se mettre à l'abri (24-6). Malgré un essai d'Andrea Masi (67e), le Racing s'incline (27-13).

Sur le banc en début de match, Pierre Berbizier ayant préféré titulariser Jacques Cronje en troisième ligne, Sébastien Chabal a toutefois joué plus d'une demi-heure. Entrée une première fois en jeu en début de match suite à la blessure du Sud-Africain, l'international tricolore l'a définitivement remplacé à l'entame de la dernière demi-heure sans pour autant parvenir à inverser le cours de la rencontre.

Olivier CHAUVET

Rugby365.fr

Le puzzle prend forme.

Le 23/08/2009

Le RCT avance doucement mais sûrement. Après une entrée en matière délicate face au Stade Français, la victoire samedi contre le Racing (27-13) a laissé entrevoir une certaine montée en puissance. Mais joueurs et entraîneurs sont conscients qu’il reste du travail.

Mayol ne rugit pas encore comme aux plus grandes heures. Mais connaisseuse, l’antre du RCT a savouré le succès contre le Racing samedi (27-13). En une semaine, l’équipe de Philippe Saint-André a laissé deux impressions. Une brouillonne contre le Stade Français, et une plus séduisante contre les joueurs de Philippe Berbizier. C’est mieux, mais pas encore parfait. « On a été meilleurs en conquête, meilleurs en mêlée et puis on a beaucoup plus joué au ballon que la semaine dernière, a d’abord noté l’entraîneur toulonnais avant de tempérer. C’est positif, même si ce n’est pas encore exceptionnel. »  Aucune trace d’euphorie dans les discours d’après-match sur la Rade, que ce soit de la part des entraîneurs ou des joueurs, tous conscients que seul le travail paiera.

« Les joueurs voulaient se racheter du match du week-end dernier, c’est une bonne chose, a pour sa part apprécié Aubin Hueber, en charge des avants. Ce n’est que le début du travail, il y a encore tant de choses à faire. » Ne pas se reposer sur ses lauriers et suer à l’entraînement, pour ne pas dépendre seulement du talent de Johnny Wilkinson et de la rage de vaincre du capitaine Joe Van Niekerk. Auteur de 17 points, le premier a délivré une magnifique passe au pied sur l’essai du second, très bon pour son premier match de la saison après un torticolis, et une sautée d'école sur le premier essai. Les deux stars ont justifié leur statut, mais d’autres ont aussi répondu présent. Car s’il y a eu du mieux chez les avants, moins en difficulté que contre leurs homologues du Stade Français, les arrières ont également haussé leur niveau de jeu.

Parmi eux, Clément Marienval (24 ans), arrivé dans le Var cet été et qui faisait ses débuts en tant que titulaire à l’aile. « On a complètement changé notre style de jeu par rapport à la semaine dernière, a confié l’ancien Lyonnais, satisfait que le jeu au large ait cette fois été privilégié. Je pense que si l’on continue comme ça, on posera beaucoup de problèmes aux défenses adverses. » Conserver la même dynamique et cela dès le premier déplacement, samedi prochain, à Albi. « On aura encore beaucoup de travail pour être une équipe à maturité, encore énormément de boulot à faire » juge Philippe Saint-André, qui s’évertue à ce que ses joueurs et les tous les Toulonnais gardent les pieds sur terre. La saison ne fait que commencer, mais le RCT semble sur de meilleurs rails qu’il y a un an.

Benjamin PRUNIAUX

Site du Racing Métro 92

Le Racing si près, si loin...

Le 22/08/2009

A posteriori, il est finalement évident que ce match était déjà joué à la mi-temps. 18-6, tel était le score à la pause. L'écart, certes conséquent, restait pourtant surmontable. Mais si la deuxième période du Racing fut plus aboutie que la première, elle ne lui permit malheureusement pas de refaire leur retard.

Le premier acte fut donc décisif. Un essai encaissé au tout début, un essai encaissé en toute fin, voilà comment le résumer. Quarante minutes initiales éclaboussées par la classe d'un homme, Jonny Wilkinson.

"Wilko" superstar

C'est « Jonny » qui offrit le premier essai à son centre Jamie Robinson d'un caviar de passe sautée dès la 2ème minute (5-0). « Jonny » encore, qui, d'un maître de coup de pied lobé, lança son ailier Christian Loamanu, lui laissant la possibilité de servir sur un plateau son capitaine Joe Van Niekerk pour le deuxième essai des Rouge et Noirs (40', 18-6). « Jonny », enfin, qui assumait parfaitement son rôle de serial-buteur pour faire gonfler le score avec deux pénalités et une transformation dans les premières quarante minutes.

La semaine passée face au Stade Français, il lui avait été reproché d'avoir tout tapé. La leçon, si tant est qu'on puisse lui en donner, avait été visiblement apprise. Parfait chef d'orchestre de ses lignes arrières, bien aidé par des coéquipiers libérés par une entame de match idéale, infranchissable en défense, l'ouvreur anglais donna le tournis aux Franciliens jusqu'à sa sortie à l'heure de jeu, non sans avoir ajouté deux nouvelles pénalités à son pécule (59', 24-6).

Le Racing sans réussite

Et le Racing dans tout ça? Présent dans le combat, impressionnant en mêlée en seconde période, parfois héroïques en défense, les Ciel et Blancs n'étaient pas en reste. Mais trop de ballons trop vite rendus, trop de fautes au sol – parfois étrangement sanctionnées par M. Poite – trop d'erreurs individuelles réduisaient à néant leurs bonnes intentions. Et si les hommes de Pierre Berbizier avaient parfaitement débuté, les avants récupérant un excellent coup d'envoi de Wisniewski pour offrir à leur ouvreur une chance de drop, ratée, l'essai de Jamie Robinson leur mit un vrai coup sur la tête.

Dommage, car si les Toulonnais faisaient feu de tout bois dans ces premières minutes, la réaction des Franciliens faillit renverser le cours du match. Les Toulonnais étaient alors à quatorze, après que leur demi de mélée Matt Henjak se soit chamaillé avec son homologue Nic Berry, et payaient clairement leur débauche d'énergie sous le cagnard de la Rade. Mais ce diable de Wilkinson sauvait sur sa ligne d'une main providentielle un essai que Jacques Cronje avait dû imaginer tout fait (25'), et Van Niekerk scorait juste avant la pause, sonnant le glas des espoirs ciel et blancs.

En seconde période, le Racing, loin d'abdiquer, multipliait les efforts pour revenir à la marque. Pas aidé par l'arbitre qui sortait un carton jaune quelque peu curieux à l'encontre de Nic Berry, transformant la colline à gravir en montagne insurmontable. A treize minutes du terme, Andrea Masi aplatit bel et bien derrière la ligne, concrétisant enfin les efforts des siens, mais c'était trop peu, trop tard, pour espérer gagner (67', 24-13).

Vivement samedi prochain

Un match qui, s'il est positif au niveau de l'engagement et de la détermination, reste à oublier en fin de compte. Et un esprit de revanche est à y puiser pour préparer au mieux la venue de l'Aviron Bayonnais la semaine prochaine pour la première à domicile de la saison. Ce retour à la maison fera certainement le plus grand bien aux joueurs. C'est bien connu, on est toujours mieux entouré des siens.

Les actus du match