Toulon - Stade Français

Toulon

Toulon

Essai(s)
19 - SOURICE
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
3, 41, 45 - WILKINSON
Drop(s) réussi(s)
Carton(s) jaune

22-22

mi-temps : 13-10

Top 14, 1ère journée

vendredi 14/08/09 - 20:45

Arbitre : Terrain : Jean-Pierre Matheu (Armagnac Bigorre) ; Touches : René Bordeneuve, Christophe Graviou.

Spectateurs : 13.500 - Temps : Prévisions : Beau temps, 24°, Vent Faible

Essai(s)
9 - LEGUIZAMON
Transformation(s) réussie(s)
10 - OELSHIG
20 - collectif
Pénalité(s) réussie(s)
17, 43 - OELSHIG
48, 59 - collectif
Drop(s) réussi(s)
67, 70 - collectif
77 - OELSHIG
Carton(s) jaune
40 - HASKEL
Stade Français

Stade Français

Peut mieux faire...

Peut mieux faire...

le 15/08/2009 à 01:15

Sur un drop d'Oelschig à la 76e, le RCT concède le match nul à Mayol face au Stade Français Paris.

Tout avait bien commencé pour le Rugby Club Toulonnais dans ce 1er match de la saison 2009-2010 puisque Jonny Wilkinson réussissait une pénalité dès la 2e minute de jeu des 35 mètres en bord de touche gauche.

Quatre minutes plus tard, « Wilko » claquait un drop. M. Matheu demandait l'arbitrage vidéo et au bout de longues minutes d'attente décidait de ne pas l'accorder.

Mini tournant du match d'entrée de jeu puisque à la 9e, c'est Leguizamon qui pointait dans l'en-but varois après une passe de Liebenberg évoluant à l'ouverture des rosés parisiens. Oelshig, nouveau buteur providentiel du Stade Français, transformait et les visiteurs menaient 7 à 3...

A la 12e, Jonny Wilkinson voyait sa tentative de pénalité passer à côté alors que l'inévitable Oelshig portait l'avance parisienne à 10 à 3 à la 17e. Mayol grondait...

C'est alors que Pierre Mignoni, en capitaine modèle, contrait Liebenberg et c'est Tom Sourice qui arrivait le premier à aplatir le cuir. Le blond ouvreur Toulonnais transformait et ramenait les deux formations à égalité à la 20e. Le référé sifflait alors 2 minutes de repos pour que les 30 acteurs puissent se désaltérer, la pression atmosphérique sur le terrain étant aussi lourde que l'enjeu.

A la 25e, Oelshig ratait une pénalité et il faudra attendre la 40e pour que le flanker Haskell soit exclu dix minutes. Sur la pénalité qui s'en suivait, Wilkinson redonnait un maigre avantage aux siens. M. Matheu sifflait la mi-temps sur le score de 13 à 10 en faveur du Rugby Club Toulonnais.

Mais dès la reprise, le jeu de course-poursuite entre les deux formations reprenait de plus belle : Oelshig passait une nouvelle pénalité : 13 partout à la 42e. Deux minutes plus tard, Toulon prenait - pour la première fois de la partie - un avantage plus conséquent avec deux pénalités réussies à la 44e et 48e par Wilkinson. Le RCT menait 19 à 13.

Le jeu baissait un peu d'intensité avec le bal des remplaçants de part et d'autre et il faudra attendre l'heure de jeu pour que le Sud-Africain du Stade Français remette son équipe sur les rails avec une nouvelle pénalité réussie. Trois minutes plus tard, Jonny Wilkinson ratait une pénalité des 30 mètres du bord de touche droite... Par contre, le demi-de-mêlée parisien continuait son festival personnel avec un premier drop réussi à la 67e.

Piqué au vif, « Wilko » lui répliquait à la 70e : 22 - 19 pour Toulon. Hélas, le redoutable Oelshig frappait une dernière fois à la 76e avec son 2nd drop qui donnait le match nul à son équipe.

Les deux équipes ont livré un bon match de rentrée avec toutes les imperfections liées au manque d'automatisme rencontré à ce stade de la saison. D'autre part, avec la chaleur, le ballon était une véritable savonnette que les Joueurs ont eu du mal à maitriser.

Ce premier match a permis de mettre en avant les faiblesses que devront gommer les Toulonnais en vue des prochaines échéances du Championnat, à commencer samedi prochain par la réception du Racing Métro 92.

JJG

les Vidéos de Toulon - Stade Français

Philippe Saint-André - Réaction de Philippe Saint-André après le match face au Stade Français-Paris (14/08/2009).

Philippe Saint-André

Réaction de Philippe Saint-André après le match face au Stade Français-Paris (14/08/2009).

Olivier Missoup - Réaction d'Olivier Missoup après le match face au Stade Français-Paris (14/08/2009).

Olivier Missoup

Réaction d'Olivier Missoup après le match face au Stade Français-Paris (14/08/2009).

Pierre Mignoni - Réaction de Pierre Mignoni après le match face au Stade Français-Paris (14/08/2009).

Pierre Mignoni

Réaction de Pierre Mignoni après le match face au Stade Français-Paris (14/08/2009).

Sébastien Bruno - Interview de Sébastien Bruno avant le match de Championnat face au Stade Français Paris (1ère Journée Top 14 Orange 2009/2010).

Sébastien Bruno

Interview de Sébastien Bruno avant le match de Championnat face au Stade Français Paris (1ère Journée Top 14 Orange 2009/2010).

Pierre Mignoni - Interview de Pierre Mignoni avant le match de Championnat face au Stade Français Paris (1ère Journée Top 14 Orange 2009/2010).

Pierre Mignoni

Interview de Pierre Mignoni avant le match de Championnat face au Stade Français Paris (1ère Journée Top 14 Orange 2009/2010).

Point presse du Staff du Rugby Club Toulonnais - Point presse du Staff du Rugby Club Toulonnais avant le match de Championnat face au Stade Français Paris (1ère Journée Top 14 Orange 2009/2010).

Point presse du Staff du Rugby Club Toulonnais

Point presse du Staff du Rugby Club Toulonnais avant le match de Championnat face au Stade Français Paris (1ère Journée Top 14 Orange 2009/2010).

les Photos de Toulon - Stade Français

Le Groupe Toulonnais à l'échauffement. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Kubriashvili, Auelua, Mignoni, Loamanu, May, Skeate, Bruno, Emmanuelli, Henjak, Fernandez-Lobbe - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Pierre Mignoni et Olivier Missoup - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli et Jonny Wilkinson. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Rory Lamont et Olivier Missoup - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Dewald Senekal et Ross Skeate - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Pierre Mignoni - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Pierre Mignoni et la mêlée Toulonnaise. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Davit Kubriashvili, Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Jonny Wilkinson. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Sébastien Bruno, Ross Skeate, Davit Kubriashvili et Tom Sourice - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate, Pierre Mignoni, Olivier Missoup et Davit Kubriashvili - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Tom May. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Sébastien Bruno, Laurent Emanuelli et Pierre Mignoni. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Laurent Emmanuelli, Olivier Missoup, Dewald Senekal et Ross Skeate (à terre). - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Tom Sourice, Davit Kubriashvili et Tom May (de dos). - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson, Tom May et Mafileo Kefu. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Tom Sourice, Ross Skeate, Dewald Senekal, Davit Kubriashvili, Olivier Missoup et Sébastien Bruno. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
M. Matheu et Jonny Wilkinson. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Pierre Mignoni, Sinoti Sinoti et Dewald Senekal. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jamie Robinson et Sinoti Sinoti - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jawad Djoudi, Jamie Robinson (de dos), Jonny Wikinson et Tonga Lea'Aetoa. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jawad Djoudi, Jamie Robinson (à terre), Tom Sourice, Jonny Wikinson (de dos) et Jocelino Suta. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Mafileo Kefu - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Jawad Djoudi et Ross Skeate. - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Tonga Lea'Aetoa, Jawad Djoudi et Saimone Taumoepeau - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate et Dewald Senekal - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus
Sébastien Bruno et Davit Kubriashvili - Toulon-Stade Français -  © Aurélie Lantus

L'Equipe.fr

Toulon et Paris dos à dos.

Le 14/08/2009

Au terme d'un match rythmé par les long coups de pied de Wilkinson, Toulon et le Stade Français partagent les points (22-22).

La saison dernière, pour son retour au Top 14, Toulon s'était offert Clermont à la surprise générale lors de son premier match. Cette année, c'était le Stade Français qui inaugurait la saison à Mayol. Face à une grosse écurie du Top 14, les Toulonnais ont fait plus que bonne figure, ne ménageant pas leur peine dans la lutte et l'engagement. Mais si les joueurs ont de l'expérience, l'équipe en manque. Alors forcément, les Toulonnais se sont appuyés sur le talent de Jonny Wilkinson. L'international anglais était attendu et il a répondu présent. Auteur de 17 des 22 points de son équipe, il a montré que la mire n'était pas déréglée, même s'il regrettait d'avoir laissé passer deux occasions qui auraient pu permettre à Toulon de l'emporter après avoir souvent fait la course en tête. Mais l'ouvreur aura besoin de retrouver de la fraîcheur pour diriger le jeu comme au temps de sa splendeur. D'où cet abus des chandelles et des coups de pieds de déplacement. Au terme du match, le Stade français avait fait trois fois plus de passes que les Toulonnais. Un déficit qu'il faudra combler du côté de Mayol, sous peine d'avoir du mal à finaliser les actions.

La profondeur de banc parisienne

Car les Parisiens, bien que privés de nombreux cadres, n'étaient pas venus faire de la figuration, notamment en mêlée. Sous pression sur les longues chandelles adverses, ils inscrivaient un essai sur leur première occasion au terme d'une belle action collective conclue par Leguizamon. La réponse de Toulon n'était pas construite et résultait surtout de l'opportunisme de Mignoni, auteur d'un superbe contre sur Liebenberg. La rentrée de Julien Dupuy et du banc parisien allait permettre aux Parisiens de dynamiser leur jeu et permettre à Noël Oelschig de se placer dans des conditions idéales pour répondre à Wilkinson et passer deux drops synonymes de match nul. Pour le reste, cette première rencontre de la saison aura vu un très grand nombre d'en-avants et de ballons tombés, ainsi que la ribambelle habituelle de fautes de début de saison. Au terme de la rencontre tous les intervenants étaient d'accord sur un point, il y avait encore du travail.

B.L.

Sports.fr

Toulon rate le coche.

Le 14/08/2009

Dans une rencontre de bonne facture, le Stade Français est allé prendre deux très bons points à Toulon (22-22) grâce à son demi de mêlée Noel Oelschig, auteur de 17 points. Jonny Wilkinson en a fait de même côté toulonnais.

«Je suis un peu déçu. Nous aurions pu faire mieux. Mais, il nous reste une semaine pour nous améliorer. On a encore des réglages à trouver». Ces paroles de Philippe Saint-André au micro de Canal+ à l'issue du match nul entre son club Toulon et le Stade Français résonnait comme une vérité. Si le match nul entre les deux formations est équitable, Toulon espérait mieux. Mais les Toulonnais peuvent être satisfaits de leur demi d'ouverture, Jonny Wilkinson, auteur d'un match plein et de 17 points. Le Stade Mayol était rempli comme un œuf pour accueillir sa nouvelle idole. Le centre parisien Mathieu Bastareaud s'en souviendra puisque les 13 000 spectateurs l'ont sifflé à son entrée sur le terrain.

Wilkinson lance le Top 14

L'ouverture de ce Top 14 2009-2010 devait être belle. Et elle l'a été. Blessé depuis des mois, loin de son meilleur niveau, c'est la recrue phare de Toulon, Jonny Wilkinson, qui ouvrait le score dès la 2e minute de jeu et marquait ainsi les tous premiers points du championnat (3-0). Paris dominait en mêlée et repoussait les Toulonnais dans leur camp. A la 10e, Brian Liebenberg, allongeait sa passe pour Juan Manuel Leguizamon qui prenait le trou et inscrivait le premier essai du match (3-7). Sept minutes plus tard, Noel Oelschig aggravait la marque pour les Parisiens (3-10). Mais, à l'inverse de l'an passé, Toulon réagissait rapidement. En tentant de dégager son camp, Liebenberg était contré par Pierre Mignoni et Thomas Sourice en profitait pour inscrire le seul essai varois (16e, 10-10). Wilkinson permettait même aux siens de prendre l'avantage à la pause (40e, 13-10).

Oelschig répond à Wilkinson

Le schéma de la seconde période était identique à la première, les essais en moins. Si Oelschig permettait aux Parisiens de revenir à égalité dès l'entame du second acte (43e, 13-13), Wilkinson, lui, répondait inlassablement allant même jusqu'à donner six points d'avance à Toulon à la 49e (19-13). Le duel entre les deux buteurs s'intensifiait quand le Sud-Africain inscrivait les six points de l'égalisation grâce à une pénalité et un drop (62e et 67e, 19-19). Les envolées se faisaient rares et c'est le combat au sol qui prenait l'ascendant. A dix minutes du terme de la rencontre, le nouveau héros de Mayol, Jonny Wilkinson, croyait tuer le match d'un magnifique drop à 40m des poteaux (22-19). Mais c'était sans compter sur le demi de mêlée parisien qui claquait lui aussi un magnifique drop à la 75e (22-22). Si Toulon n'a pas réussi à gagner à domicile, le match nul était mérité.

Anne Pinsolle

Rugby365.fr

Dos à dos.

Le 14/08/2009

Toulon et le Stade Français ont lancé leur saison par un match nul vendredi soir à Mayol. Jonny Wilkinson et Noel Oelschig ont été les grands bonhommes de cette rencontre marquée par de nombreuses maladresses.

Le jeu

A défaut de spectacle, le suspense a été au rendez-vous pour cette première rencontre du Top 14 qui s'achève finalement sur un match nul entre Toulon et le Stade Français (22-22). Les premières minutes ont été à l'avantage de Toulon. Bien entrés dans leur match, les Varois ont mis une grosse pression à leurs adversaires et ouvert le score sur une première pénalité de Jonny Wilkinson. Mais contre toute attente, ce sont les Parisiens qui ont marqué le premier essai de la rencontre grâce à Juan Manuel Leguizamon (10eme). Neuf minutes plus tard, le RCT répliquait. Sur un coup de pied contré par Mignoni, Sourice a pu aplatir. Les deux packs, sanctionnés tour à tour, ont ensuite tenté de prendre l'ascendant. Les fautes, au sol notamment, se sont aussi multipliées dans le jeu. La suite de cette première période a été équilibrée mais juste avant la pause, Toulon est repassé devant. Suite à une faute de James Haskell, qui a écopé d'un carton jaune, « Wilko » a passé trois points de plus (13-10). Au retour des vestiaires, les Parisiens ont été de plus sanctionnés. De quoi faire le bonheur des Toulonnais qui, grâce à leur nouvelle star anglaise, ont pu mener de six points à la 49eme minute (19-13). La partie est devenue malheureusement trop hachée. Et à ce jeu, c'est le Stade Français, grâce notamment à l'apport de ses remplaçants, qui s'est montré le plus à son aise. A la 67eme minute, les deux équipes étaient de nouveau à égalité suite à six points d'Oelshig. Trois minutes plus tard, on pense alors que Toulon a raflé la mise sur un drop de Jonny Wilkinson. Mais le demi de mêlée sud-africain a répliqué sept minutes plus tard. Au final, tout le monde est content. Sauf peut-être ceux qui avaient payé leurs places...

Les Toulonnais

Mayol attendait ça avec impatience. Il n'a pas été déçu. Pour son premier match officiel avec Toulon, Jonny WILKINSON a été à la hauteur. L'ouvreur anglais a permis à son équipe de passer les points quand il le fallait. Or, c'était justement l'un des gros points faibles des Varois la saison passée. Le champion du monde 2003 termine la rencontre avec 17 unités. A ses côtés, le demi de mêlée Pierre MIGNONI a également livré un match très intéressant. L'ancien Clermontois est malheureusement sorti sur blessure. Auteur d'un essai, le troisième ligne Thomas SOURICE a lui aussi été précieux tout comme l'Argentin FERNANDEZ LOBBE qui pourrait être une des stars de la saison. Au talon, l'ancien joueur de Sale Sébastien BRUNO a montré qu'il était dans le coup. Le point noir restera la performance mitigée de la mêlée.

Les Parisiens

Privé d'une quinzaine de joueurs dont bon nombre de ses internationaux, Paris a bien lancé sa saison. En jouant beaucoup plus à la main que leurs adversaires, les hommes d'Ewen McKenzie ont su à chaque fois revenir. Et si le RCT avait Wilkinson, le club de la capitale a pu compter sur Noel OELSCHIG. Le demi de mêlée sud-africain a lui aussi terminé la rencontre avec 17 points, dont deux drops décisifs en fin de match. L'entrée de Julien DUPUY a apporté des choses intéressantes au Stade Français. Devant, RONCERO a justifié son statut de capitaine. Prestation encourageante du deuxième ligne anglais Tom PALMER alors que son compatriote James HASKELL a écopé d'un carton jaune juste avant la mi-temps. Juan Manuel LEGUIZAMON a marqué le seul essai de son équipe. L'Argentin s'est par ailleurs illustré dans le combat mais ses choix n'ont pas toujours été judicieux à l'image de cette tentative de drop infructueuse. L'autre grande information de la soirée a été la présence de Mathieu BASTAREAUD. Le jeune centre international est entré peu avant l'heure de jeu. Il a pu ainsi retrouver les terrains et oublier, quelques minutes durant, la tournée des Bleus...

Le Parisien.fr

Top 14 : match nul entre le Stade Français et Toulon (22-22).

Le 14/08/2009

Le Stade Français et le RC Toulon se sont quittés sur un match nul (22-22) sur la pelouse varoise pour la première rencontre de la reprise du Top 14, le championnat de France de rugby. Emmené par leur nouvelle recrue Jonny Wilkinson, les Toulonnais menaient 13 à 10 sur leur pelouse de Félix-Mayol à la mi-temps.

Deux faits marquants sont à retenir : Mathieu Bastareaud, le centre international du Stade a fait son entrée à la 57e minute et Jonny Wilkinson, auteur de 17 points, a rendu une copie de belle facture pour son premier match en France.

Dans une atmosphère surchauffée, les deux équipes ont livré une première mi-temps brouillonne qui sentait vraiment le match de reprise. Fautes de main, réceptions hasardeuses, lancements de jeu poussifs, coups de pieds dévissés, Parisiens et Toulonnais n'ont pas fait vibrer les 13 000 spectateurs du stade Mayol.

Au jeu de celui qui profiterait le mieux des erreurs de l'adversaire, c'est d'abord Toulon qui a semblé tirer son épingle du jeu, Jonny Wilkinson passant ses premiers points en Top 14, dès la 3e minute, des 35 m, légèrement à droite des poteaux.

Mais Paris répondait rapidement et sur un renversement d'attaque, envoyait Leguizamon pour inscrire en force le premier essai de la saison (10e), transformé par Oelschig. Après une tentative manquée de Wilkinson, le Stade Français augmentait quelque peu son avance (3-10, 18e) sur une nouvelle pénalité de son demi de mêlée sanctionnant une mêlée toulonnaise en difficulté.

Le retour de Bastareaud

Le laborieux chassé-croisé allait se poursuivre. Liebenberg, titularisé comme ouvreur, était contré par Mignoni et Sourice allait aplatir dans l'en-but parisien (20e), Wilkinson transformait (10-10).

Au fil de la rencontre, l'ouvreur anglais champion du monde se montrait de plus en plus à l'aise dans ses coups de pied, trouvant la bonne longueur pour les touches et le bon timing pour le jeu de déplacement.

C'est lui qui allait d'ailleurs permettre aux Rouge et Noir de passer en tête à la pause (13-10), sur une pénalité sanctionnant une faute grossière d'Haskell, exclu 10 minutes.

A quatorze à la reprise, les Parisiens allaient d'abord recoller au score, Oelsching se montrant toujours aussi régulier dans ses tentatives (13-13, 43), avant de subir la loi de Wilkinson: 6 points sur 2 pénalités dont une de 55 mètres, en dix minutes.

A19-13, les Toulonnais restaient donc maîtres du jeu même si celui-ci, toujours aussi médiocre était haché par les nombreux changements opérés. Parmi les rentrées, celle de Mathieu Bastareaud, pour son premier match depuis l'affaire néo-zélandaise, a été sifflée par le public de Mayol.

Dans un match décidément sans envolée, les dernières minutes se résumaient à un duel de buteurs. Au cours duquel Oelsching inscrivait un drop de plus que (68e, 77e) que Wilkinson (70e), et permettait finalement aux siens de faire match nul.

Le Parisien

Les Parisiens s’en sortent bien.

Le 15/08/2009

Habitué à rester dans l'anonymat, Noel Oelshig se fraye sans difficulté un passage au milieu des supporteurs toulonnais et file se doucher à l’hôtel All Season’s, à une centaine de mètres du stade Mayol. Le demi de mêlée du Stade Français ne prend même pas le temps de commenter sa prestation d’hier soir, qui a permis à son club
d’arracher le match nul sur le terrain de Toulon et de Jonny Wilkinson (22-22).

Sauveur d’une équipe parisienne expérimentale et privée de 16 joueurs, le Sud-Africain a passé 17 points au pied, dont deux drops, autant que le prestigieux ouvreur anglais. « Fali a été très bon, il a rivalisé avec Wilkinson », se félicite Ewen McKenzie, le manageur australien du club parisien. Numéro 9 approximatif pendant une heure, Oelshig a profité d’un remaniement tactique pour terminer la rencontre au poste d’ouvreur avec succès, à la place de Brian Liebenberg.

« C’était un très bon match de reprise »

« Depuis le départ de Hernandez et en l’absence de Beauxis, on cherche une solution à ce poste, "Fali" nous a montré qu’il était une excellente alternative », poursuit McKenzie.

Outre la réussite au pied de leur demi polyvalent, les Parisiens trouvent quelques motifs de satisfaction au coeur de leur copie brouillonne. « C’était un très bon match de reprise, avoue le président Max Guazzini. Sans ce contre de Mignoni sur Liebenberg qui permet à Toulon d’inscrire un essai, nous aurions même pu l’emporter. Je suis très satisfait de la cohésion de mon équipe. » Ses joueurs se montrent moins enthousiastes. « Nous étions venus pour gagner, peste Leguizamon. Nos nouveaux joueurs sont très bons, mais nous devons encore beaucoup travailler pour trouver plus d’automatismes. »

Arnaud Marchois, le deuxième ligne, retient « une bonne tenue en touche et en mêlée. Pour le reste, avoir Wilkinson en face nous a obligés à faire des efforts sur la discipline. Chaque faute dans nos 50 m, c’était trois points dans la musette. C’était un excellent exercice. »Malade au coup d’envoi et sorti à la 50e, après la fin de la suspension temporaire du troisième ligne James Haskell, Pierre Rabadan, préfère retenir lemeilleur. « On ne s’en tire pas trop mal, positive le flanker à la tunique rose en trinquant avec des amis. En fin de saison, on sera contents d’avoir pris 2 points dans ce stade, où peu d’équipes viendront gagner. »

Matthieu Le Chevallier

E-Bleu Marine

Le RCT concède le nul dans les dernières minutes.

Le 14/08/2009

Entre Toulon avec Wilkinson titulaire et Paris sans sa pléiade d’internationaux, on se disait légitimement que les Rouge et Noir pouvaient réaliser un bon coup lors de cette journée inaugurale du Top 14. Ils furent à deux doigts -à un drop près- d’y parvenir. Il leur manqua un brin d'ambition offensive. C’est d’ailleurs Wilkinson qui ouvrit la marque suite à une chandelle ratée d’Oelschig (3ème). A partir d’un ballon récupéré en mêlée, le Stade déroula une action d’école. Boussès s’intercala et sur le renversement, Leguizamon prit l’intérieur avant d’aller derrière la ligne (10ème). Dominateurs en mêlée lors de l’entame, les Parisiens se firent pourtant surprendre lorsque Liebenberg fut contré par Mignoni. Et comme Sourice avait suivi, Toulon égalisa à 10-10. Les deux formations usant de chandelles, le jeu se maintint souvent au milieu de terrain.

Oelschig répond à Wilkinson

Une pénalité rapidement jouée par Mignoni précéda une autre convertie par l’inévitable Wilkinson (40ème). Le duel de buteurs se poursuivit après la pause. En supériorité numérique, Toulon en profita pour prendre le score par Wilkinson. Mais l’heure de jeu vit un léger passage à vide des Rouge et Noir. Paris sortit alors ses atouts, en envoyant Bastareaud puis Leguizamon charger dans l’axe, pour revenir à trois petits points du RCT. Le chassé croisé au tableau d’affichage n’allait pas s’interrompre en si bon chemin. Mayol crut dur comme fer à la gagne lorsque Wilkinson enquilla un drop des 40 mètres. Mais c’était sans compter sur l’infernal Oelschig auteur d’un second et dernier drop à trois minutes de la fin. Le score de 22-22 s’avérait logique sur la physionomie même si le Rugby Club Toulonnais a le plus souvent fait la course en tête.

Johan LIVERNETTE

Métro

Première journée du Top 14: Toulon et le Stade français se maîtrisent.

Le 15/08/2009

Passes dans les chaussettes, coups de pieds devissés, plaquages foirés, lancements de jeu poussifs … Ca sentait bon le match de reprise entre Toulon et le Stade français vendredi soir. Une rencontre qui s’est finalement achevée sur un match nul au stade Mayol (22-22).

A noter le retour réussi au haut niveau de Jonny Wilkinson, auteur de 17 points. «Je me suis senti bien physiquement et c'était important pour moi de jouer 80 minutes. J'ai passé 17 points mais le plus important est que nous n'avons pas gagné. L'ambiance était incroyable. A un moment, je venais de taper une pénalité et je me suis demandé ce qui se passait dans le stade tellement il y avait de bruit. J'espère qu'il y aura encore beaucoup de moments comme celui-là», a déclaré la star anglaise.

Bastareaud sifflé

Dans une atmosphère surchauffée, les deux équipes n'ont pourtant pas fait vibrer le stade Mayol. Le match s’est joué dans les dernières minutes lors d’un duel de buteurs. Oelsching inscrit un drop de plus que (68e, 77e) que Wilkinson (70e), et permet finalement aux siens d’éviter la défaite. «C'est un match de reprise et c'est plutôt un bon résultat car faire match nul dans l'antre de Mayol, ce n'est pas évident. Qui plus est, on était privés de seize joueurs car les internationaux ne pouvaient pas jouer», a positivé le président du Stade français, Max Guazzini, content de la réapparition sur le terrain de Mathieu Bastareaud, sifflé par le public toulonnais.

Rugbyrama

Paris frustre Mayol.

Le 15/08/2009

Pas de vainqueur pour le premier match de la saison. Sur sa pelouse de Mayol, Toulon a longtemps cru tenir la victoire face au Stade français, mais les Parisiens ont arraché le nul (22-22) à trois minutes de la fin sur un drop d'Oelschig. Jonny Wilkinson, auteur de 17 points, a joué tout le match.

Finalement, les principales attractions de la première soirée de championnat de la saison auront été les 17 points de Jonny Wilkinson côté toulonnais et l'entrée en jeu de Mathieu Bastareaud pour les Parisiens. Pour le reste, le match entre le RCT et le Stade français n'a pas été d'un grand niveau. Beaucoup de maladresses, de nombreuses fautes… Les deux équipes étaient encore en rodage et alors que pénalités et tentatives de drops se succédaient, la rencontre a viré au duel de buteurs en deuxième période. A ce petit jeu-là, l'artificier parisien, Noël Oelschig, et le chef d'orchestre toulonnais, Jonny Wilkinson, n'ont pu se départager. L'Anglais pensait avoir fait le plus dur en donnant l'avantage au club de la Rade à la 71e minute (22-19). C'était sans compter sur l'adresse de son rival sud-africain qui a remis tout le monde à égalité à la 77e (22-22).

Peu de rythme, manque d'intensité, la rencontre n'a jamais franchement décollé malgré l'ambiance survoltée du stade Mayol. Juste quelques coups d'éclat à se mettre sous la dent. Le premier fut l'oeuvre de Juan Manuel Leguizamon, auteur d'une grosse première mi-temps. Sur la seule véritable action construite de son équipe avant la pause, le troisième ligne argentin du Stade français a inscrit l'unique essai des siens dès la 10e minute. Après un ballon récupéré en mêlée par le pack de la capitale, il était à la conclusion d'un beau mouvement marqué par une succession de passes parisiennes. Mais en face, un homme était déchaîné : Pierre Mignoni. Pour son retour sous les couleurs varoises, le demi de mêlée était à l'origine de tous les bons coups toulonnais. C'est lui qui contrait Brian Liebenberg dans les 22 mètres adverses et permettait à Thomas Sourice d'aplatir dans l'en-but parisien (20e). Les deux équipes étaient alors à égalité (10-10).

Les entrées en jeu de Bastareaud et de Dupuy

Les Toulonnais viraient en tête à la pause grâce à une pénalité de Wilkinson juste avant la mi-temps (13-10). Irréprochables dans l'engagement physique, les Varois connaissaient jusque-là quelques difficultés en conquête. En touche notamment où les hommes du duo McKenzie/Dominici dominaient largement. Mais ces derniers commettaient bien trop de fautes de mains pour espérer mettre leurs adversaires en danger. Déjà sept en-avant après seulement 34 minutes de jeu ! Du coup, comme les Toulonnais, ils usaient de chandelles à répétition… Et les choses ne changeaient pas vraiment au retour des vestiaires. Toujours le même scénario avec des coups de pied qui s'accumulaient. Mais aussi des fautes. Toulon et un Wilkinson en grande forme (cinq pénalités réussies sur sept tentées sur l'ensemble du match) en profitaient pour prendre le large (19-13 à la 49e).

Ce sont pourtant les Parisiens qui dominaient les vingt dernières minutes. Emoussés physiquement, les hommes de Philippe Saint-André étaient beaucoup moins entreprenants que leurs adversaires. Et l'entrée sur la pelouse de Julien Dupuy (57e) faisait définitivement basculer la rencontre. Amenant son dynamisme et sa fougue, le nouveau demi de mêlée parisien montrait la marche à suivre à ses coéquipiers. Mathieu Bastareaud, invité surprise de cette première journée de championnat, est également entré en jeu moins de deux mois après l'épisode néo-zélandais, communément appelé "affaire Bastareaud". Le joueur a été accueilli par les sifflets de Mayol mais sans faire d'étincelles, le centre a montré, sur plusieurs charges, qu'il était plutôt bien en jambes. A l'arrivée, les deux formations se quittent sur un résultat nul plutôt logique au vu du match. Et, même si la bonne opération semble parisienne, personne ne paraissait véritablement satisfait de cette issue…

Jérémy FADAT

La Provence

Toulon est encore trop juste.

Le 15/08/2009

Philippe Saint-André avait vu juste. Dans le courant de la semaine, le président délégué au secteur sportif avait prévenu tout son monde en rappelant que son équipe aurait besoin de temps encore pour donner son plein rendement. Hier soir, le discours du technicien s'est vérifié : le RC Toulonnais n'est pas parvenu à s'imposer et il n'a pas rassuré.

La formation varoise a globalement été brouillonne et a manqué de réels automatismes. Ce n'est pas non plus très inquiétant. Cet effectif compte trop de valeurs sûres pour ne pas être séduisant cette saison. Mais hier, le RCT a surtout peiné et il devra vite monter en puissance pour ne pas connaître ses premières désillusions. Cela n'a pas altéré l'enthousiasme de ses supporters, qui ont chanté lorsque Jonny Wilkinson a inscrit un drop à neuf minutes du terme.

Mais leur voix s'est tue quand Oelschig a répliqué à "Wilko". Au final, ils ont quitté les travées plutôt circonspects, entretenant cependant toujours d'énormes espoirs pour ce RCT nouveau. Ils en nourrissaient bien avant le match et ils avaient été nombreux - peut-être 3000 - à attendre au pied de Mayol l'arrivée du bus de l'équipe à deux heures du coup d'envoi.

À leur descente du véhicule, les joueurs avaient dû se frayer un chemin au milieu d'une foule passionnée qui scandait des "Toulonnais ! Toulonnais !" à tue-tête. La suite serait beaucoup moins réjouissante. Toulon est même passé près d'une douche glaciale et s'il n'a pas perdu, il le doit à la botte de Jonny Wilkinson L'international anglais a ainsi maintenu son équipe à flot. Juste ce qu'il fallait pour ne pas couler.

Bastareaud sous les sifflets

Le Stade Français, pourtant, était sacrément diminué, lui qui avait dû composer sans les internationaux engagés en tournées au début de l'été (les Français Marconnet, Szarzewski, Beauxis, Papé, Arias et les Italiens Mirco et Mauro Bergamasco) ni Parisse (suspendu). Mais cela ne l'a pas empêché d'avoir son mot à dire, poussant à la faute un RCT fébrile.

Ce dernier a accumulé les maladresses en défense et a eu toutes les peines du monde à exister en mêlée. Il a fallu, en fait, une bévue monumentale de Liebenberg, contré par Mignoni et à l'origine indirecte de l'essai signé Sourice, pour lancer les Toulonnais dans la partie. Une géniale inspiration de Robinson aurait même pu leur donner un peu plus d'air juste après la demi-heure de jeu, mais Sinoti ne se montra pas suffisamment prompt pour aplatir sur le coup de pied rasant du Gallois.

Un nouvel essai à ce moment-là du match serait tombé à pic. Mais rien n'y a fait. La sortie d'Haskell, sanctionné d'un carton jaune peu avant la pause, fut, en revanche, exploitée au mieux et le Stade Français se mit davantage à subir. Bousculé, celui-ci commença, alors, à multiplier les fautes à son tour, offrant autant d'opportunités au maître buteur Wilkinson.

Le RCT venait de prendre par la même occasion un léger ascendant. Insuffisant, néanmoins, pour gagner totalement en sérénité. Car avec l'entrée de Bastareaud (sous les sifflets) et de Dupuy, à l'heure de jeu, l'équipe parisienne aura présenté une configuration un peu plus cohérente. De quoi mettre Toulon sous pression jusqu'au bout.

Laurent BLANCHARD

Masculin.com

Wilko a trouvé à qui parler.

Le 14/08/2009

Le choc d'ouverture de la 1ère levée du Top 14 a accouché d'un match nul, vendredi soir à Mayol. Malgré les 17 points d'un Jonny Wilkinson retrouvé pour son premier match officiel depuis près d'un an, Toulonnais et Parisiens se sont quittés dos à dos au terme d'un match plein de promesses (22-22). La faute à un Noel Oelschig apparu aussi efficace que le buteur anglais.

A ceux qui doutaient encore de l'intérêt de compter un Lion blessé dans son effectif, fut-il une véritable icône de l'ovalie, Jonny Wilkinson a apporté le plus cinglant et convaincant des arguments vendredi soir, en inscrivant pas moins de 17 points pour son premier match en Top 14. Face à un Stade Français il est vrai décimé par les blessures et autres contrariétés, le nouveau buteur du RC Toulonnais a très vite pris ses marques. A un point tel qu'il ne lui a fallu qu'une poignée de secondes pour briller sous ses nouvelles couleurs.

Au bout de trois petites minutes de jeu seulement, Wilkinson se voyait offrir l'opportunité de débloquer son compteur en match officiel. Un compteur qui n'avait plus tourné depuis septembre 2008 et une rencontre entre Newcastle et Gloucester. Buteur providentiel au sein d'une formation qui, la saison passée, s'était justement distinguée à son insu dans l'exercice, par un pourcentage de réussite famélique, le nouvel ouvreur du RCT convertissait une faute d'alignement parisienne en trois points (3-0, 3e). Le match était lancé !

Mignoni, le contre décisif

Passée une tentative de drop bien sentie du même Wilkinson, trop enlevée toutefois pour être validée malgré le soutien de la vidéo (6e), le Stade Français ne tardait pas en effet à répliquer. La première offensive élaborée des Roncero et consorts était la bonne. Gasnier, servi plein axe à une dizaine de mètres de l'en-but adverse, décalait au large un Leguizamon lancé comme une balle, lequel pourtant cerné de rouge et noir, trouvait l'intervalle pour renverser la vapeur au tableau d'affichage, non sans la confirmation de Oelschig (3-7, 10e).

Oelschig, justement, s'employait à soutenir la comparaison avec "Wilko", et bottait juste sur sa première pénalité (3-10, 17e), juste après une tentative avortée du champion du monde 2003. Ainsi piqués au vif, les hôtes de la soirée réagissaient avec aplomb, et opportunisme. Rageur au contre sur un renvoi de Liebenberg, Mignoni, l'enfant de la Rade parti faire ses armes en Auvergne et revenu cet été au bercail, permettait à Sourice de briller au sprint, pour s'en aller aplatir l'ovale de l'égalisation, moyennant la transformation bonus de Wilkinson (10-10, 19e).

Débutée sur un rythme effréné malgré la touffeur varoise, la rencontre perdait ensuite en intensité, jusqu'aux arrêts de jeu de la première période et cette faute idiote de Haskell synonyme de carton jaune et de pénalité en faveur du RCT. Wilkinson, lui, ne se faisait pas prier, et offrait aux Toulonnais l'avantage au score à la pause (13-10, 40e). Précieux avant le repos, l'international anglais ne perdait pas de son influence au retour des vestiaires. Et d'adonnait à un duel de bottiers au sommet avec son homologue sud-africain Oelschig.

Oelschig soutient la comparaison jusqu'au bout

L'égalisation parisienne à peine acquise sur pénalité (13-13, 44e), Wilkinson reprenait à coeur son rôle de chevalier blanc, et rendait aux siens six longueurs d'avance en l'espace de cinq minutes (45e et 50e), fort notamment d'une réussite de plus de 50 mètres (19-13). Les entrées en jeu de Bastareaud et Dupuy à la 55e minute donnaient toutefois un coup de fouet au Stade Français, d'autant que Mignoni, lui, quittait prématurément ses partenaires en se plaignant des adducteurs. D'abord sur pénalité (62e), puis d'un drop magistral (67e), Oelschig faisait à nouveau des siennes pour remettre les deux équipes dos à dos. Un but qu'il poursuivait jusqu'au bout.

Dans les dix dernières minutes, Wilkinson et son pugnace opposant y allaient chacun d'un ultime drop, aux 70e et 77e tours de trotteuse respectivement, et portaient leur total à 17 points. Pas mal pour une première, mais pas de quoi satisfaire le perfectionniste buteur anglais: "C'est encore difficile pour moi de jouer un match complet, avouait-il au micro de Canal + après coup. Il nous a manqué un peu de discipline, et peut-être les coups de pied que j'ai ratés pour l'emporter..." Prochain adversaire de Toulon en championnat, le Racing est prévenu: il lui faudra un sacré buteur pour tenir la dragée haute à Wilko et ses troupes dans une semaine.