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33-19mi-temps : 23-5Amical vendredi 31/07/09 - 19:45 Arbitre : Laurent Cardona (Provence) assisté de Fred de Castro et Hervé Gilard (Côte d'Azur) Spectateurs : 10.000 |
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![]() Racing Métro 92 |
Toulon bat le Racing 33 à 19
le 01/08/2009 à 01:12
Le RCT a disposé des promus franciliens sur le score de 33 à 19 en match amical ce vendredi soir à Mayol.
Avec 3 essais partout (de pénalité - Pierre Mignoni ayant été plaqué sans ballon alors qu'il allait marquer -, de Joe El-Abd et de Matt Henjak contre un de Scarborough, de Baïocco et Smith) et 1 carton jaune dans les deux camps (Davit Kubriashvili et Taione), le Rugby Club Toulonnais et le Racing Métro 92 ont livré une partie plaisante pour un match amical de début de saison devant plus de 10.000 spectateurs.
Le RCT a pris le dessus en première période avec une grosse mêlée qui mettait les Franciliens à la faute. L'occasion pour Sébastien Fauqué d'inscrire quatre pénalités à la 11e, 21e 29e et la 55e.
Toulon affrontera les Brumbies jeudi prochain lors du dernier match amical de préparation avant d'attaquer le Championnat le 14 août contre le Stade Français Paris.
les Vidéos de Toulon - Racing Métro 92
Philip Fitzgerald
Réaction de Philip Fitzgerald après le match amical face au Racing-Métro 92 (31/07/2009).
Andrew Mehrtens
Réaction d'Andrew Mehrtens après le match amical face au Racing-Métro 92 (31/07/2009).
Dr Pascale Lambrechts
Point sur les blessés après le match amical face au Racing Métro 92 (31/07/2009).
Joe Van Niekerk
Réaction de Joe Van Niekerk après le match amical face au Racing-Métro 92 (31/07/2009).
Pierre Mignoni
Réaction de Pierre Mignoni après le match amical face au Racing-Métro 92 (31/07/2009).
les Photos de Toulon - Racing Métro 92
Des Toulonnais emballants dans le sillage de Mignoni.
Le 01/08/2009
Les matches de préparation ne refléteront jamais le contenu exact d'une compétition. Mais leurs enseignements peuvent tout de même donner quelques idées. Si l'on s'en réfère à la rencontre d'hier soir, le RC Toulonnais est sur une pente ascendante au cours de cette intersaison.
Après avoir pris le meilleur sur Brive (9-3), une semaine plus tôt, grâce à la botte notamment de Jonny Wilkinson (2 pénalités), le groupe varois a dominé le Racing-Métro à la faveur d'un jeu rythmé par de séduisantes intentions. Un homme a incarné la prestation toulonnaise : Pierre Mignoni.
L'ex-Clermontois, enfant de la Rade, a signé un retour flamboyant. On aurait aimé le voir aux côtés de Wilkinson, mais l'Anglais a été laissé au repos après avoir ressenti une légère douleur aux adducteurs. Cette association pourrait être l'une des clés de la prochaine confrontation face au Racing dans trois semaines pour le compte du Top 14, cette fois.
En attendant, le RCT peaufine ses combinaisons. Un XV de départ commence à se dégager aussi. Par rapport au premier match face à Brive, Philippe Saint-André avait intégré Emmanuelli, Bruno et donc Mignoni, trois recrues ménagées la semaine dernière au même titre de Van Niekerk et Fauqué alignés eux aussi. Les deux premiers nommés composaient avec Kubriasvili la 1re ligne qui devrait avoir les faveurs du staff en début de saison.
Ce trio a plutôt fait bonne figure. Saint-André attendait de son pack une plus grande maîtrise en mêlée. Bousculé contre Brive, il a d'abord été plus convaincant dans ce domaine, hier, avant de subir davantage à partir du 3 e quart temps. À ce moment-là, Emmanuelli et Bruno, en quête de rythme, avaient naturellement commencé à piquer du nez.
Cela s'est particulièrement vu sur un groupé pénétrant adverse au niveau de la ligne d'en-but. Le 2 e essai parisien ouvrait sur une période toulonnaise moins cohérente. Des changements successifs y étaient sans doute pour quelque chose. Mais Toulon allait finir par reprendre le dessus dans sa nouvelle configuration.
Hormis un gros flottement sur le dernier essai adverse, l'équipe varoise a de nouveau présenté de solides arguments en défense. Sébatien Chabal pouvait en attester, lui qui a pris plusieurs Toulonnais de plein fouet. Pour sa première sortie avec le Racing, l'international français a évidemment cherché ses repères. Il devrait en être autrement le 22 août.
Laurent BLANCHARD
Du spectacle et des promesses.
Le 01/08/2009
Il reste encore des choses à régler, des automatismes à peaufiner, mais dans l'envie, dans la détermination, les Toulonnais ont rassuré hier face au Racing en offrant du spectacle et de beaux essais à un Mayol plein comme un oeuf. Pour le reste, ils ont encore 14 jours avant que le grand frère de la Capitale, le Stade Français, ne se présente sur la Rade. D'ici là, PSA et son staff auront eu le temps de tirer les leçons de ce second match amical qui a vu le RCT s'imposer face à un promu qui n'a rien du dernier de la classe. Mais, des deux cotés, maladresses et en-avants ont longtemps gâché des actions qui auraient mérité meilleur sort.
Mignoni signe son retour
On retiendra néanmoins qu'hier soir deux états d'esprit s'affrontaient. D'un côté la méthode anglo-saxonne de Philippe Saint-André qui n'a pas manqué l'occasion de prendre chaque point qui se présentait ; de l'autre, une volonté de jouer avant tout mais qui n'aura pas souri aux Parisiens. Il faudra s'y habituer désormais, mais quand on possède un buteur comme Wilkinson dans son équipe, pourquoi se priver d'un tel atout ?
Coté terrain, on a vu que Philippe Saint-André a retenu les leçons du match de la semaine dernière. Solides en mêlée, aussi bien ouvertes que fermées, et plus à l'aise en touche, malgré quelques accrocs, les Varois ont ainsi pu développer des lancements de jeu qui ne demandaient qu'à aller au bout.
Heureusement d'ailleurs, que parfois, le talent ait fait la différence, ce qui permit à Mignoni ou encore El-Abd d'aplatir après des mouvements d'école.
Le match s'est ensuite durci. Malmenés, les Toulonnais ont alors subi la pression du Racing durant le début de seconde période. Les mauls dévastateurs des visiteurs ont mis à mal la défense varoise longtemps impériale.
Sans paniquer, les Toulonnais ont ensuite repris le jeu à leur compte pour, mètre après mètre, se réinstaller dans le camp visiteurs et se redonner de l'air au tableau d'affichage.
Et pour ceux qui doutaient du jeu au pied des Varois, la malédiction des buteurs semble levée. Fauqué a retrouvé ses sensations face aux perches, Barnard est toujours là et quand on sait que Wilkinson était en tribune et que Tom May n'a rien à lui envier, faites l'addition et vous comprendrez que cette année, Mayol ne devrait pas siffler.. Il reste maintenant 14 jours pour travailler. Mais il est désormais certain que ce RCT est armé pour jouer les trouble-fête...
Colin LECUIRE
Le RCT monte doucement en puissance.
Le 31/07/2009
Le RC Toulonnais poursuit sa série de victoires en attendant le début du Top 14. Si les débuts de mi-temps sont à revoir, la production d'ensemble est des plus satisfaisantes. C'est donc le Racing Métro 92 qui rentra dans la partie le premier ; avec une percée de Saubade relayée par Merabet et conclue en coin par Scarborough (6ème). Le réveil rouge et noir ne tarda pas. Immédiat et collectif. Sur une superbe relance de Lamont, le Racing dut se mettre à la faute et Toulon bascula en tête (6-5, 22ème). S'en suivit un stérile forcing parisien à cinq mètres de la ligne varoise. Puis une valise dans le fermé signée du revenant Pierre Mignoni. Une échappée belle stoppée irrégulièrement et finalement sanctionnée par un essai de pénalité. Toulon ne s'en contenta pas. Car sur l'action suivante, Sinoti déborda et El Abd qui avait suivi pointa en coin. Fauqué enfonça même le clou en convertissant la transformation à la grande joie des dix milles spectateurs présents dans les tribunes.
Un Toulon à réactions
Le RC Toulonnais avait fait le plus dur, mais le Racing n'allait pas lâcher. Car en concrétisant deux groupés pénétrants, les Franciliens revinrent à 23-19. Toulon remit alors un coup de collier. Les avants prirent les devants et même l'ascendant. Et sur une 89, Henjak imita Mignoni pour réaliser un break définitif. Les dernières charges de Chabal et ses compères n'y firent rien. Avec cette victoire, le RCT a peut-être marqué des points psychologiques en vue du 22 août, date où il retrouvera les Racingmen pour un tout autre enjeu car en Top 14 cette fois-ci.
Johan LIVERNETTE
Quand la Mayolaise prend...
Le 13/08/2009
Dans un XXème siècle naissant où, plus que les fleurs, la poudre à canon saura imposer ses fragrances, le grand chanteur Félix Mayol (1872-1941) portait des brins de muguet au revers de ses jaquettes. En 1920, au sommet de la gloire, il décide d’offrir le terrain et les droits de ses chansons au RCT, le Rugby Club Toulonnais :
"À Toulon, où la jeunesse est particulièrement active et vigoureuse, nous n'avions pas le moindre terrain utilisable. Seul demeurait un vélodrome désaffecté, où nul n'allait jamais, qui ne servait plus à rien et qui me paraissait s'ennuyer autant que nos aspirants sportsmen... Alors, mon Dieu, c'était tout simple, j'ai acheté le vieux vélodrome ! J'y donnai moi-même le premier coup de pioche..." (Extrait des Mémoires de Félix Mayol)
Près d’un siècle plus tard, le muguet du généreux Félix fleurit encore sur les maillots du RCT, Mayol est devenu un stade mythique de l’ovalie et la jeunesse de Toulon, qui n’est plus la même, n’a rien perdu de sa vigueur.
En ce 31 juillet 2009, ils sont près de 12.000 spectateurs à assister au match amical qui oppose le RC Toulon au Racing-Métro 92. Quand les deux équipes entrent sur le terrain, le pilou-pilou, ce cri guerrier des Minots de la rade, a, une fois encore, fière allure. Les derniers rayons dorés du soleil renonceront rapidement à rappeler qu’il s’agit d’un match et estival et amical. La ferveur du public insuffle à la rencontre des airs printaniers de phases finales de championnat. "Parce que Touuuulon : Rouuuge ! Parce que Touuuulon : Noiiiir ! Parce que Touuuulon : Rouge et noir !" Voilà pourquoi, sans doute, on aime le RCT, Mayol et son public. Des liens particuliers unissent nos deux clubs.
Finale du Championnat de France 1987. RCT 15 – Racing 12. Jusqu’à la dernière minute, Toulon tremble, mais l’emporte. Le Toulonnais Daniel Herrero écrira : « Le combat fut classique, c'est-à-dire acharné. Loyal à l'évidence, tellement les troupes en présence se respectaient ». Eric Blanc, joueur du Racing : "La joie des Toulonnais faisait plaisir à voir. Nous n’étions pas tristes d’avoir perdu cette finale. On était même heureux pour eux. Voilà plus de cinquante ans qu’ils attendaient ça. On a fait le tour d’honneur avec eux, ça ne c’était jamais vu auparavant. Dans les vestiaires, on a pris une guitare et on a chanté." Eric Champ, joueur du RCT : "Je savais ce qu’est la détresse de perdre une finale. Sur la pelouse du Parc, Franck Mesnel m’a dit : « C’est bien, c’était à vous de la gagner ! ». C’est le genre de phrases qui scellent de profondes amitiés." Une semaine après la Finale du Parc, à l’invitation du RCT, les Racingmen iront la rejouer à Mayol, pour faire la fête avec le peuple de Toulon. Les princes du Parc y seront reçus comme des rois…
Le Racing sera Champion de France en 1990, Toulon le sera de nouveau en 1992. Comme deux adolescents qui ont grandi ensemble, nos deux clubs centenaires allaient subir les affres d’un monde adulte devenu professionnel. Après les premiers rôles, il faudra s’habituer à jouer les seconds, voire ceux de série B. Un purgatoire commun aura pour décor des tribunes de Pro D2.
Saison 2006-2007. Le Racing-Métro bat le RCT avec le point de bonus offensif et quitte la pelouse sous les applaudissements du public de Mayol. Cette défaite privera Toulon d’une accession directe en Top 14.
Saison 2007-2008, à Mayol encore, dans ce qui apparaît comme la Finale du championnat de Pro D2, le RCT bat le Racing Métro 92. Mayol et Toulon exultent à l’unisson. Le RCT accède à l’élite et son rival devra attendre une saison de plus pour l’y rejoindre.
Saison 2009-2010. Les deux clubs évoluent en Top 14. Au regard de l’histoire, il n’est pas interdit de penser que c’est comme deux copains qui retrouveraient une même cour de récréation. En ce 31 juillet, le coup de sifflet de l’arbitre marque la fin de trop longues vacances…
RCT 33 – Racing 19. Il n’est pas sûr que le RCT et le Racing aient joué le même match amical ; Toulon a tenté toutes ses pénalités, le RM 92 a toujours préféré choisir la touche. Une équipe voulait absolument gagner, l’autre cherchait à se régler. Le score ne dit pas la vaillance des ciel et blanc et la belle partie qu’ils ont livrée. Le score ne dit pas la puissance de notre pack, nos trois essais marqués, la conquête en touche. Le score ne dit pas non plus l’intégration réussie des nouveaux, le formidable esprit qui règne dans cette équipe, tant sur le terrain qu’en dehors, et les dix joueurs restés sur le banc de touche pour raison médicale. Le score ne dit pas enfin le grand potentiel de cette équipe qui a impressionné ses supporters les plus exigeants… A l’issue du match, Jacky Lorenzetti dira : "Ce soir, au vu de la prestation des deux équipes, je préfère être le président du Racing Métro 92 que celui de Toulon." Bref, en terre d’aïoli, pour le Racing, la Mayolaise semble prendre !
Le 22 août prochain, pour la seconde journée du Championnat de France, le RCT accueillera le Racing-Métro 92. Comme un rendez-vous pris avec un vielle et chère connaissance, on se fait déjà une joie de retrouver Mayol et son public…
FRED

































































