Toulon - Mont de Marsan

Toulon

Toulon

Essai(s)
13, 52 - JAGR
26, 61 - SINOTI
48 - WILLIAMS
Transformation(s) réussie(s)
49, 62 - PISI
Pénalité(s) réussie(s)
40, 67, 76 - PISI
Drop(s) réussi(s)
Carton(s) jaune
12 - SKEATE
38 - HENJAK

38-22

mi-temps : 13-19

Top 14, 16ème journée

vendredi 30/01/09 - 20:35

Arbitre : Patrick Pechambert (Périgord-Agenais) assisté de René Bordeneuve et Alain Moretto (Alpes).

Essai(s)
22 - Jean-Marc MAZZONETTO
Transformation(s) réussie(s)
23 - Yannick LAFFORGUE
Pénalité(s) réussie(s)
7 - Damien CLER
30, 39, 46 - Yannick LAFFORGUE
Drop(s) réussi(s)
2 - Yannick LAFFORGUE
Carton(s) jaune
Mont de Marsan

Mont de Marsan

Toulon avec le suspens et avec le bonus !

Toulon avec le suspens et avec le bonus !

le 31/01/2009 à 01:44

Trop indisciplinés en début de partie, on craint le pire pour le RCT dans un match couperet. Cela étant avec 5 essais contre 1, Toulon s'est imposé et a pris 5 points fort précieux face à un concurrent direct pour le maintien.

Avec l’ouverture du score par un drop de Lafforgue puis une pénalité de Cler qui permettaient aux Montois de mener 6 – 0 durant les dix premières minutes, on se demandait si les Joueurs de Tana Umaga (finalement dans les tribunes) et Aubin Hueber n’avaient pas trop de pression sur les épaules.  Pire, à la 12ème, Toulon est réduit pour 10 minutes à 14 avec la sortie de Ross Skeate…

Les partenaires de Joe Van Niekerk - toujours aussi épatant – revenaient toutefois dans le match par une percée de Sinoti Sinoti. Au final, M. Pechambert fait appel à la vidéo et mettre quelques minutes pour valider l’essai attribué à Martin Jagr (13e). Tusi Pisi, du bord de touche gauche, voit le ballon passer devant les perches.

Moins de 10 minutes plus tard, sur une attaque en première main du RCT dans les 40’’ landais, Kiri Mariner ne peut contrôler le ballon. Mazzonetto récupère le cuir et s’en va aplatir entre les perches au terme d’un sprint échevelé (22e). Face aux poteaux, Lafforgue transforme sans difficulté et Mont-de-Marsan mène désormais 13 à 5…

Toulon réagit de nouveau : une superbe charge de Joe Van Niekerk sur le fermé amène Toulon dans les 22’’ adverses. Un en-avant stoppe l’action mais les visiteurs étant hors-jeu, le référé siffle une pénalité. Le Capitaine Toulon choisit la mêlée. Matt Henjak part petit côté. Son n°9 pris par la défense, le RCT renverse l’attaque. Orene Ai’i mystifie la défense et, d’une passe à l’aveugle, sert Sinoti Sinoti en bout de ligne (26e). La transformation tentée par Tusi Pisi est une copie quasi conforme de la 1ère.

Revenu à 3 points à cet instant de la partie, Mont-de-Marsan bénéficie d’une pénalité à la 30e que Lafforgue réussit. Puis, à la 38e, Matt Henjak écope d’un carton jaune pour un placage haut. Et Lafforgue rajoute 3 points… Juste sur la corne, Tusi Pisi permet au RCT de revenir à 6 points en réussissant une pénalité.

Aux citrons, Mont-de-Marsan mène 19 à 13.

L’entame de la 2nde période n’est guère plaisante pour le Peuple de Besagne : 4ème pénalité pour les Montois et 3ème réussite personnelle pour Lafforgue. A 13 – 22, on se met vraiment à douter. C’est alors que Sonny Bill Williams réussit à transpercer la défense landaise pour marquer seul (48e). Cette fois, Tusi Pisi trouve le chemin des perches.

4 minutes plus tard, Martin Jagr met – enfin – Toulon devant au tableau d’affichage en marquant son 2nd essai personnel de la soirée. Tusi Pisi ne peut transformer et le RCT mène désormais de 3 (petits) points, 25 – 22.

Le Staff Montois décide alors de faire tourner : entre la 54e et la 58e, Dal Maso et Prosper effectuent 4 changements.

Pas suffisant pour empêcher les Varois, qui ont trouvé la bonne carburation, d’accentuer leur avance par l’intermédiaire du virevoltant Sinoti Sinoti qui, à l’instar de son collègue Tchèque, signe sa 2nde réalisation de la partie. Tusi Pisi transforme et Toulon prend le large, 32 – 22.

Nouveau coaching montois avec 3 changements puis Toulon effectue son 1er changement à la 65e avec la sortie de Martin Jagr qui se ressent d’une crampe derrière le mollet droit. Luke Rooney le supplée.

A la 66e, Tusi Pisi réussit sa 2nde pénalité : 35 – 22 pour le RCT. Nouveaux changements côté Toulonnais avec la rentrée d’Alessio Galasso en lieux et places de Davit Kubriashvili puis de Philip Fitzgerald pour Guillaume Ribes et Anthony Giacobazzi pour Matt Henjak.

A 5 minutes du coup de sifflet final, 3ème pénalité pour Tusi Pisi et Toulon s’impose 38 à 22 dans un Stade Mayol plein qui a souffert, encouragé et aimé ses Joueurs.

Des Joueurs qui ont fonctionné en Equipe. Qui ont montré de très belles choses mais ont également démontré qu’il leur fallait encore travailler, notamment sur la discipline.

Avec une semaine de repos due au Tournoi, Toulon devra vite se reconcentrer pour un déplacement périlleux à Paris pour affronter le Stade Français.

Dans l’immédiat, savourons la victoire et fêtons le premier bonus offensif de la saison.

Jean-Jacques GAY

les Vidéos de Toulon - Mont de Marsan

Ross Skeate - Réaction de Ross Skeate après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Ross Skeate

Réaction de Ross Skeate après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Aubin Hueber - Réaction d'Aubin Hueber après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Aubin Hueber

Réaction d'Aubin Hueber après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Joe Van Niekerk - Réaction de Joe Van Niekerk après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Joe Van Niekerk

Réaction de Joe Van Niekerk après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Martin Jagr - Réaction de Martin Jagr après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Martin Jagr

Réaction de Martin Jagr après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Guillaume Ribes - Réaction de Guillaume Ribes après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Guillaume Ribes

Réaction de Guillaume Ribes après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Sinoti Sinoti ou Sinoti To'Omaga - Réaction de Sinoti Sinoti après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Sinoti Sinoti ou Sinoti To'Omaga

Réaction de Sinoti Sinoti après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange).

Tana Umaga - Réaction de Tana Umaga après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange). Désolé pour le manque de luminosité...

Tana Umaga

Réaction de Tana Umaga après le match face à Mont-de-Marsan le 30 janvier 2009 (16ème journée du Top 14 Orange). Désolé pour le manque de luminosité...

les Photos de Toulon - Mont de Marsan

Philip Fitzgerald (de dos), Saimone Taumoepeau, Tom Sourice et Aubin Hueber - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Esteban Lozada (de dos), Orene Ai'i, Kiri Mariner et Philip Fitzgerald - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Esteban Lozada - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Yoann Maestri, Martin Jagr, Joe Van Niekerk, Tusi Pisi, Philip Fitzgerald, Orene Ai'i, Aubin Hueber - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Le Groupe soudé à son retour aux vestiaires. - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Sinoti Sinoti et Martin Jagr - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Martin Jagr et Matt Henjak - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Jocelino Suta et Joe Van Niekerk - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Saimone Taumoepeau, Matt Henjak, Yoann Maestri et Ross Skeate - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate, Sonny Bill Williams et Tusi Pisi - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams (à terre), Kiri Mariner, Ross Skeate, Yoann Maestri et Matt Henjak - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Jocelino Suta, Olivier Missoup et Matt Henjak - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Guillaume Ribes, Jocelino Suta, Saimone Taumoepeau, Davit Kubriashvili et Matt Henjak - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Sinoti Sinoti, Olivier Missoup et Sonny Bill Williams - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Sinoti Sinoti, Olivier Missoup et Sonny Bill Williams - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Yoann Maestri - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Saimone Taumoepeau, Sonny Bill Williams, Guillaume Ribes, Davit Kubriashvili et Orene Ai'i - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Guillaume Ribes, Davit Kubriashvili et Matt Henjak - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Orene Ai'i, Sonny Bill Williams, Kiri Mariner, Sinoti Sinoti et Tusi Pisi - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Joe Van Niekerk, Jocelino Suta, Davit Kubriashvili, Olivier Missoup et Saimone Taumoepeau - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Kiri Mariner - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili (à terre), Olivier Missoup, Matt Henjak et Guillaume Ribes - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Kiri Mariner, Saimone Taumoepeau, Orene Ai'i et Matt Henjak - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate (à terre), Joe Van Niekerk, Tusi Pisi, Saimone Taumoepeau et Orene Ai'i - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate et Jocelino Suta - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams et Ross Skeate - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak, Sinoti Sinoti et Sonny Bill Williams - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Guillaume Ribes, Saimone Taumoepeau, Jocelino Suta, Olivier Missoup et Sonny Bill Williams - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Yoann Maestri, Davit Kubriashvili, Olivier Missoup et Jocelino Suta - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Yoann Maestri, Saimeone Taumoepeau et Jocelino Suta - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Martin Jagr - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Kiri Mariner, Sonny Bill Williams, Ross Skeate, Martin Jagr et Saimone Taumoepeau - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak, Olivier Missoup, Tusi Pisi et Joe Van Niekerk - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Ross Skeate - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Kiri Mariner et Sonny Bill Williams à terre, Joe Van Niekerk et Guillaume Ribes  - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Joe Van Nierkerk, Jocelino Suta, Davit Kubriashvili et Matt Henjak - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Saimone Taumoepeau, Esteban Lozada et Guillaume Ribes - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Ross Skeate, Matt Henjak (à terre) et Saimone Taumoepeau - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak et Jocelino Suta - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Sonny Bill Williams, Tusi Pisi et Orene Ai'i - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Kiri Mariner, Tusi Pisi, Yoann Maestri, Anthony Giacobazzi, Philip Fitzgerald et Alessio Galasso - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus
Yoann Maestri, Guillaume Ribes, Alessio Galasso, Kiri Mariner, Tusi Pisi et Luke Rooney - Toulon-Mont de Marsan -  © Aurélie Lantus

Var Matin

Festival espoir des trois-quarts

Le 31/01/2009

Les 13.000 spectateurs, sans compter les téléspectateurs, attendaient de savoir, si oui ou non Tana Umaga serait titulaire ou remplaçant face aux Montois, ils allaient être vite fixés puisque le futur joueur du RCT est resté manager.
Mais avec ou sans cette légende néo-zélandaise sur le terrain, ce RCT-Ià devait coûte que coûte l'emporter. Mont-de-Marsan avait bien gagné le toss et choisi de prendre le coup d’envoi. Il en profitait pour marquer d’entrée.

On n’était pas encore vraiment rentré dans le match qu'un drop et une pénalité plus loin, les Toulonnais étaient menés de 6 points. Sur le terrain, ça sentait la poudre. Contrairement aux Landes sinistrées, l'électricité était dans l'air. Chaque point de rencontre était chaud.

Le joli festival de Sinoti Sinoti

Trop rosse sur le coup, Skeate en faisait les frais après moins d'un quart d’heure de jeu. Henjak peu avant la pause sur un placage jugé à retardement était provisoirement écarté. Entre-temps, sur une chandelle magnifiquement reprise par Ai’i, l'arrière toulonnais impulsait et bien relayé, Jagr  s’arrachait. Toulon venait d’ouvrir son bal. Place aux vampires venus de ces îles lointaines ou encore de République Tchèque.

Sonny Bili Williams avait du jus, Pisi n’était pas en reste. Las, Mariner n’était pas au diapason. Mais Sinoti Sinoti pouvait bégayer sur son aile et marquer en bout.

Au retour des vestiaires, et encore en infériorité numérique, Toulon toujours en retard de 6 points ne pouvait plus se permettre la moindre erreur. II allait mettre à l'heure ses adversaires.

Il était grand temps. Tous l'avaient bien compris et allaient, en seconde période, se montrer ponctuels. En tout premier lieu, la flèche Wililams pIein axe frappait au cœur. Pisi décochait la sienne. Toulon était désormais sur les talons montois. Et Martin Jagr lancé comme une arbalète touchait à son tour la cible. Le RCT passait en tête avec le bonus offensif à la clef. Toulon terre des festivals, c'était désormais plus qu'un espoir. Après avoir grondé d'inquiétude, Mayol vibrait de la renaissance des leurs.

Le capitaine Van Niekerk continuait de montrer le chemin. Ses hommes de troupe s’engageaient. La Légion Etrangère avait repris des couleurs.

A présent, l'adresse des trois-quarts varois n'avait rien d'inconnue. Après une belle débauche d’essais (cinq des lignes au total, un record pour la saison) au RCT de gérer.

Un RCT qui a montré et démontré, hier, qu’il était à sa place dans ce Top 14. Au-delà d'une belle bouffée d’oxygène, il a redonné espoir au peuple de Toulon. II ne demandait que ça l

Paul Massabo

La Marseillaise

Toulon s’est senti pousser des ailes

Le 31/01/2009

Le RCT renoue avec la victoire grâce à une splendide seconde période (38-22).

L’ovale de Damoclès pesait sur les têtes rouge et noire. Allait-elle les crisper ou les libérer ? Les crisper dans un premier temps car la rencontre s’engagea de bien mauvaise manière. Un drop de Lafforgue puis une pénalité de Cler plantèrent le décor. Rien de tel pour faire réagir les partenaires de l’omniprésent Van Niekerk. Ai’i réceptionna une chandelle, Sinoti poursuivit l’action. L’ailier redoubla avec Henjak qui tapa à suivre. Et c’est Jagr qui fut le plus rapide pour aplatir in extremis (13ème). Remis en selle, Toulon domina alors territorialement, bien que réduit à quatorze. Mais un contre assassin montois vint contrarier sa marche avant : Pisi allongea une sautée pour Mariner, mais Mazzonetto qui sentit le coup s’en alla seul derrière les perches (23ème). La réplique toulonnaise ne se fit pas attendre. Van Niekerk percuta derrière sa mêlée à cinq mètres, Suta en remit une couche dans l’axe et Henjak écarta pour Ai’i qui décala Sinoti en bout de ligne (26ème). Les locaux reprirent leur naturelle domination. Mais il manqua le dernier geste sur plusieurs actions méritant un meilleur sort. Avec Ai’i comme demi-de-mêlée intérimaire, Toulon s’efforça de dynamiser.

La balle à l’aile, la vie est belle

Lafforgue poursuivit son sans-faute au pied. Williams décida alors de prendre les choses en mains. Il réveilla Mayol sur une percée plein axe allant à dame (48ème). Les Rouges passèrent la surmultipliée derrière. Les visiteurs lâchèrent prise. Pisi et Williams redoublèrent et Jagr mit le turbo dans l’intervalle (52ème). Il n’y avait plus qu’une équipe sur terrain. Alors le duo Pisi-Ai’i s’amusa non loin de la ligne et Sinoti termina un véritable festival de dextérité (61ème). Les Montois n’existèrent plus. Ils encaissèrent un sévère 25-0 tandis que Pisi menait le jeu à sa guise, avec parfois le brin de réussite qui ne sourit qu’aux audacieux. En roue libre sur la fin, le RCT obtenait un succès bonifié les remettant sur les bons rails.

Johan LIVERNETTE

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Sud-Ouest

Retour de flamme

Le 31/01/2009

La pression et le sport ne font pas bon ménage. Les 11 000 spectateurs de Mayol ont pu s'en rendre compte, venus voir l'affiche du soir, opposant le dernier (Toulon) à l'avant dernier (Mont-de-Marsan) du Top 14. Un choc de la peur qui ne revêtait pas le même enjeu pour chacun : Toulon et ses quatorze millions d'euros n'aurait jamais dû se trouver là. Le petit Poucet budgétaire montois si.

Dans ces conditions, citer celui qui s'est le plus vite libéré relève de l'évidence. Les Montois, leur va-tout crânement posé sur le pré varois ont sans doute cru plus de la moitié du match repartir avec la mise de cette partie jouée à quitte ou double, le souffle froid de la Pro D2 dans le dos. Ils ont finalement craqué et laissent Toulon empocher cinq points (38-22) et des certitudes quant au combat et à la mêlée. Son jeu de trois-quarts était lui déjà connu et redouté : il a fait souffrir le martyr aux Landais.

Quel est le comble de la fébrilité ? Réponse : la première mi-temps toulonnaise. Après quarante minutes de jeu, les hommes d'Aubin Huebert avaient la satisfaction de regagner les vestiaires sous les sifflets, menés de six points, déjà sanctionnés de deux cartons jaune et incapables de mettre leur main sur cette rencontre.

Des rouge et noir tout juste dangereux sur les phases de désorganisation grâce aux formidables improvisateurs que sont Ai'i, Jagr et Williams. Les deux essais locaux de la période viennent d'ailleurs de pertes de balle montoise en milieu de terrain immédiatement exploitées par les trois-quarts locaux (14e, 27e).

En face, les Landais jouent habilement de l'inhibition varoise et ramassent toutes les miettes qui passent à leur portée. Résultat : trois pénalités, un drop et un essai de filou de l'arrière Jean-Marc Mazzonetto suite à une interception.

La défense montoise craque

L'équilibre s'inverse dès la reprise et la pénalité de Yannick Lafforgue n'y change rien. Les coureurs toulonnais vont vite et les brèches dans le rideau montois apparaissent. En quinze minutes, les visiteurs encaissent trois essais qui font s'envoler leurs espoirs.

Quand ce ne sont pas Williams et Jagr qui slaloment dans une défense landaise désormais aux abois, Sinoti et Ai'i jonglent avec le ballon, réussissent les passes aveugles et éclaboussent le deuxième acte de leur talent tandis que Van Niekerk se charge de récupérer les munitions dans les regroupements. Toulon reprend l'avantage, Mayol gronde et plus rien ne réussit aux Montois qui voient s'évanouir la victoire, puis le bonus défensif, sans parvenir à esquisser la moindre réaction : 25-3 sur la mi-temps.

Tana Umaga n'était finalement pas sur la feuille de match, mais la simple évocation de son retour a donné à son équipe, provisoirement, le petit plus qui lui manquait. Quant aux visiteurs, après avoir cru l'exploit possible, ils ont pris l'eau de toutes parts et laissent leurs adversaires du jour prendre une sérieuse option pour la suite de leur saison. Désormais pour les Landais, le maintien se jouera dans quinze jours à la maison, avec la réception de Bourgoin.

Martin THEVENOT

Var Matin

La tornade RCT balaye les Montois !

Le 31/01/2009

Plein comme un œuf, Mayol avait revêtu ses habits de gala pour ce match de la peur. Sans Umaga qui n’avait pas reçu sa lettre de qualification côté Toulonnais. Ce sont les Montois qui entraient le mieux dans cette partie, inscrivant un drop dès l’entame après une bonne pression sur le coup d'envoi puis une pénalité de près de 55 mètres (0-6, 8e).
Les Varois étaient prévenus, ce match serait loin d’être une partie de plaisir.
D'autant qu’on sentait sur la pelouse route la tension qui entourait cette rencontre. Le climat était électrique. Les joueurs très, voire trop nerveux. Chaque coup de sifflet de l’arbitre donnant lieu à des débuts d’échauffourées. Skeate tombait dans le panneau et rejoignait le banc pour 10 mn. Pas de quoi perturber la machine « rouge et noire », qui, sur sa première récupération et à la suite d’un beau mouvement emmené par Sinoti, relayé par Henjak, envoyait Jagr à l’essai du bout du bras (13e, 5 - 6). Ouf, on commençait à franchement s’inquiéter.

Sinoti sonne la révolte

Mais les Varois n’étaient pas au bout de leurs peines. Sur une mauvaise transmission au milieu du terrain, Mazzonetto récupérait et s'en allait marquer entre les poteaux après un sprint de 50 mètres sans aucune opposition (5-13, 23e).
Sinoti, un joueur qu’on avait peu eu occasion de voir depuis le début de saison se muait en funambule et aplatissait en coin dans la foulée pour ramener son équipe à trois petits points (10-13, 27e). Un moindre mal tant les Varois affichaient les meilleures intentions depuis le coup d’envoi, se faisant punir sur des maladresses impardonnables à ce niveau.
Lafforgue ne manquait pas les occasions qui se présentaient et permettait aux Landais de rentrer aux vestiaires avec six longueurs d’avance après 40 mn quasi parfaites (13-19, 40e).
Il restait une mi-temps pour rire ou pleurer... Le retour des vestiaires allait confirmer les craintes entrevues en première période.
Toujours en infériorité numérique, les Toulonnais confisquaient e ballon mais se faisaient sanctionner par le pied de l’inévitable Lafforgue sur leur première erreur (13-22, 46e).
C’est la flèche néo-zélandaise Sonny BilI WiIIiams qui transperçait le rideau landais, se jouant de deux défenseurs pour réveiller Mayol (20-22, 48e). Jagr voyant Williams lui voler la vedette l’imita 3 minutes plus tard. Même combinaison, même percée, même résultat (25-22, 53e).
Pour la première fois du match, les Varois passaient devant au tableau d’affichage. La mêlée  rouge  et noire  paraissait dès lors invincible. Les touches qui fuyaient les mains varoises, semblaient  maintenant faciles. Les drops manqués se transformaient en touches à 5 mètres.  Les   Montois étaient tout proches de la rupture, Sinoti se chargeait de leur donner le coup de grâce en coin après une nouvelle vague toulonnaise (32-22, 62e). Van Niekerk, en capitaine courage, donnait les dernières consignes. Le pied de Pisi ne tremblait plus (38-22, 77e).
Cinq essais, cinq points. Mayol l’avait rêvé, les Toulonnais l'ont fait. Il était temps désormais de faire la ola. Ça faisait si longtemps.

Colin LECUIRE

Rugby365.fr

Un Toulon renversant

Le 30/01/2009

Auteur d’une très grosse deuxième période, Toulon a surclassé Mont-de-Marsan à Mayol. Les Varois, sans Tana Umaga sur le terrain, ont remporté le match de la peur et pris le bonus offensif en marquant cinq essais. 

Grâce à une très bonne deuxième période, Toulon a remporté le match de la peur face à Mont-de-Marsan (38-22) dans un stade Mayol surchauffé. Avec en prime le bonus offensif. En début de rencontre, le RCT s’est montré le plus dangereux mais a commis trop de fautes de main. Après avoir encaissé une pénalité dès les premières secondes, les hommes de Tana Umaga ont bien réagi en marquant le premier essai à la 14eme minute. Mais sur une interception, les Montois ont répliqué. Touchés mais pas coulés, les Toulonnais ont aplati une deuxième fois. A la pause, ils étaient pourtant menés de six points (13-19) par des Landais bien organisés. La faute à une trop grande indiscipline, puisque Skeate et Henjak ont tous les deux écopés d’un carton jaune. Au retour des vestiaires, où l’encadrement a haussé le ton, Toulon a alors passé la vitesse supérieure. Les approximations ont soudainement disparu et le RCT a fait basculer cette folle partie en marquant douze points en moins de cinq minutes. Assommés, les Landais n’ont plus inscrit le moindre point sans trop comprendre ce qui venait de se passer. Les Toulonnais, eux, prennent le bonus offensif. Surtout, ils peuvent continuer à rêver de maintien. En attendant les résultats de samedi, ils quittent la zone rouge pour remonter à la onzième place.

Les Toulonnais
La prise de risques a payé. D’abord maladroits et indisciplinés, les Varois ont signé une magnifique démonstration offensive lors des quarante dernières minutes. Le Néo-Zélandais Sonny Bill WILLIAMS, l’ancienne star du XIII, a fait parler ses jambes de feu. C’est lui qui a redonné espoir à son équipe en début de seconde période. Sur son aile, le Tchèque a également été précieux en venant régulièrement apporter le surnombre. Il termine la rencontre avec un doublé, tout comme Sinoti SINOTI. Le Néo-Zélandais a souvent très bien combiné avec PISI, par ailleurs précis au pied, et AI’I. Les lignes arrières ont régalé le public en deuxième période. Les joueurs de l’hémisphère sud, souvent décriés depuis le début de la saison, ont été étincelants. Devant, le pack a bien tenu son rang à l’image du capitaine VAN NIEKERK, toujours aussi impeccable. Le discours musclé de Tana Umaga à la mi-temps a donc porté ses fruits. Car c’est vrai qu’avant, le RCT avait connu de grosses difficultés. Aussi bien dans le jeu qu’en matière de discipline, comme en témoignent les cartons pris par SKEATE et HENJAK. Avant de se rendre à Paris et Bourgoin le mois prochain, Toulon se donne une grande bouffée d’oxygène. Et si les protégés du président Mourad Boudjellal sont capables de rééditer régulièrement de telles performances, ils devraient s’en sortir.

Les Montois
Mont-de-Marsan y a cru une mi-temps. Les Landais ont d’abord fait preuve d’un bel opportunisme. Bien organisés, les hommes de Marc Dal Maso ont su marquer à chaque fois qu’ils sont allés dans le camp toulonnais. L’ouvreur et buteur Yannick LAFFORGUE a parfaitement rempli sa mission. MAZZONNETTO a, lui, marqué en contre. Mais au retour des vestiaires, le petit poucet du championnat a explosé en plein vol. Impuissants face au talent et la vitesse des lignes arrières du RCT, les Montois ont pris une leçon. Ils occupent désormais seuls la dernière place.

Jean-François PATURAUD

L'Équipe

Sonny Bill incendie Mayol

Le 31/01/2009

S. B. Williams, l’ex-star du treize, exceptionnel hier soir, a fait basculer un match que les Montois menaient à la mi-temps.

Toulon attendait Tana Umaga, non qualifié, il a vu Sonny Bill Williams (SBW). « Lui, c’est un grand. Quand il aura Tana à côté pour le faire briller... », confiait Éric Lamarque, le manager montois, avant la rencontre. SBW n’a pas attendu qu’Umaga revienne.
Certes, c’était Mont-de-Marsan, l’avant dernier, en face, mais SBW a marqué les esprits hier soir. Et dire que l’ex-star du treize, arrivée dans le Var cet été, n’a qu’une dizaine de matches à quinze dans les jambes. Il peut vraiment devenir l’attraction annoncée dans ce Top 14. « Il est vraiment au-dessus », se régale Mourad Boudjellal, le président du RC Toulon.
Si Mayol a vu Williams, il a aussi eu la trouille, pendant presque cinquante minutes. Les Montois, bien organisés et opportunistes, étaient devant au repos (19-13) sans que quiconque crie au vol. Avec un calendrier favorable à venir – réceptions de Bourgoin puis Bayonne –, ils se prenaient à rêver d’une remontée au classement, encore improbable en novembre, tout en enfonçant Toulon. « Mais un match dure toujours quatre-vingts minutes », résume Lamarque. Dans le camp d’en face, le capitaine Joe Van Niekerk glisse : « En jouant vingt minutes à quatorze, après deux cartons jaunes, c’était difficile de mettre du rythme. À la reprise, on a mieux joué ensemble et il y a eu le déclic avec l’essai de Sonny Bill. Quand tu joues devant et que tu vois un trois-quarts transpercer la défense adverse sur un premier temps de jeu, cela t’aide. » Les Montois, présents défensivement jusque-là, ont explosé et encaissé deux essais en cinq minutes (48e et 54e), par SBW et Jagr. « On s’est accrochés en première mi-temps sans être magiques, avoue Jérôme Dhien, le capitaine landais. Et on prend ces deux essais... Sonny Bill ? Il est très bon, oui, mais cela m’embête qu’il marque sur un premier temps de jeu. »
Menant, enfin, 25-22, le RCT avait fait le plus dur.Même si à des centaines de kilomètres de Mayol, à Angoulême où il participe au salon de la BD, Mourad Boudjellal a longtemps tremblé : « Même à quatre essais à un (25-22), j’ai pensé perdre. On a été tellement indisciplinés... Mais on a retrouvé le style de jeu d’Umaga avec, parfois, des mouvements exceptionnels derrière. Et je suis heureux car l’équipe a montré son mental : il fallait revenir dans ce match. » Quand Toulon a ressuscité, par voie de conséquence, les Montois ont sombré, encaissant un 25-0 à partir de la 48e ! « La confiance a changé de camp après l’essai de Sonny Bill Williams », assure Éric Lamarque. Alors, Mayol  s’est mis à chanter, ce qui a beaucoup plu à Aubin Hueber, l’entraîneur des avants toulonnais : « Ça fait plaisir. On va essayer de maintenir ce niveau de performance, mais c’était Mont-de-Marsan. Après, c’est copieux avec des déplacements à Paris, Bourgoin, puis Toulouse, Clermont... »
Hueber s’attarde aussi sur le jeu brillant, en quelques occasions, de ses trois-quarts : « Avec tous ces joueurs des îles, il faut un jeu de passes. » Et Umaga, malgré son manque de compétition, ses dix-sept mois sans jouer, ses trente-cinq ans mais son passé d’ancien meilleur centre du monde pour réguler la ligne ? L’ex-All Black, qui était prévu titulaire en lieu et place de Mariner s’il avait été qualifié, a trois semaines pour se préparer avant un voyage au Stade Français.

Arnaud REQUENNA

L'Equipe.fr

Un Toulon de gala

Le 30/01/2009

On attendait le retour de Tana Umaga sur les terrains, on a finalement assisté à la résurrection du RCT. Au terme d'une seconde période maîtrisée, Toulon s'est imposé face à Mont-de-Marsan (38-22) dans une rencontre capitale pour le maintien. Avec cinq essais à la clé, les Toulonnais empochent le bonus et prouvent qu'ils ont du potentiel. Au classement, Toulon sort de la zone rouge en attendant les résultats de samedi.

Les Toulonnais n'ont pas débuté la rencontre comme ils l'auraient souhaité. Après seulement deux minutes de jeu, Yannick Lafforgue ouvrait la marque sur un drop. Cinq minutes plus tard, c'est Damien Cler qui tentait et réussissait une pénalité de plus de 50m (0-6, 8e). Les joueurs du RCT semblaient nerveux en ce début de match. Ils multipliaient les fautes et Ross Skeate était expulsé temporairement (13e) pour un geste de mauvaise humeur. Et contre toute attente, c'est après ce premier quart d'heure catastrophique que le RCT sortait la tête de l'eau. Suite à une superbe prise de balle aérienne d'Ai'ï, l'arrière transmettait à Sinoti. L'ailier faisait jouer ses cannes et s'infiltrait dans le camp montois. Henjak était au soutien et tapait à suivre au pied. Jagr se jetait pour aplatir. L'arbitrage vidéo était demandé et l'essai accordé. Le RCT revenait dans la partie (5-6, 15e). Pourtant en infériorité numérique, les Toulonnais avaient la main sur le ballon. Leur essai semblait les avoir libérés. Et pourtant, ils allaient encaisser un second essai sur un contre assassin de Mazonetto qui interceptait un ballon mal maîtrisé par Mariner. Le Stade Montois reprenait le large (5-13, 23e). Mais il était écrit que Toulon avait des ressources. Et Sinoti, intenable depuis le début de la partie, était à la conclusion d'une belle action initié par Henjak (10-13, 27e). Mayol pouvait gronder. Pourtant, et alors que le RCT était de nouveau à 15, c'est Mont-de-Marsan qui finissait mieux la première période. Yannick Lafforgue passait deux pénalités et Matt Henjak était exclu temporairement pour un plaquage dangereux. Toulon semblait retomber dans ses travers. Pisi inscrivait une pénalité sur la sirène qui permettait au club varois de rester dans le match (13-19 à la mi-temps).

Une seconde période de folie

Le début de la seconde période était encore électrique avec quelques échauffourées. Et sur une faute stupide de Sonny Bill Williams, Lafforgue redonnait neuf points d'avance à son équipe (13-22, 46e). Mais la dernière demi-heure allait être à sens unique. C'était le moment d'assister au festival toulonnais. C'est justement Sonny Bill Williams qui se rachetait. Sur une touche bien capté par Ross Skeate et vite joué par Pisi qui transmettait à Williams à hauteur, le centre prenait le trou et mettait les cannes pour aller au bout. Pisi passait la transformation et Toulon revenait à deux points (20-22, 48e). Trois minutes plus tard, Jagr inscrivait un doublé. Sur une attaque en première main, l'ailier venait renforcer le centre de l'attaque. Il était servi, prenait le trou et filait à Dam. En trois minutes, le RCT avait fait son retard (25-22). Les Toulonnais étaient déchaînes et il n'y avait plus qu'une équipe sur le terrain. A l'heure de jeu, c'était au tour de Sinoti d'y aller de son doublé, bien servi par Ai'ï sur son aile (32-22). Toulon s'envolait. Dans le dernier quart d'heure, les hommes de Tana Umaga géraient tranquillement leur avance et Pisi inscrivait deux pénalités supplémentaires (38-22). Mont-de-Marsan était KO. Toulon remportait une victoire méritée, bonifiée et avec la manière. Cinq points surtout bon pour le moral au classement.

Maxime RAULIN

Rugbyrama

Toulon enfin libéré

Le 30/01/2009

Au prix d'une seconde période magnifique, Toulon a étrillé Mont-de-Marsan (38-22) à Mayol en match avancé de la 16e journée du Top 14. Le RCT s'impose avec le bonus offensif et sort provisoirement de la zone rouge. Comme quoi, mêma sans Tana Umaga, Toulon a du potentiel...

Toulon a-t-il vraiment besoin du retour de Tana Umaga en tant que joueur? Le manager néo-zélandais du RCT n'a finalement pas effectué son grand retour sur les terrains face à Mont-de-Marsan, 17 mois après sa retraite sportive. Mais l'imminence du come-back de l'ancien capitaine des All Blacks a visiblement suffi à booster la ligne de trois-quarts toulonnaise, tout simplement exceptionnelle vendredi. Cinq essais, cinq essais d'arrière, tous plus beaux les uns que les autres.
Depuis la victoire face à Clermont, lors de la toute première journée, Mayol n'avait plus été à pareille fête. Toulon a passé cinq essais aux Montois pour s'imposer pour la première fois de la saison avec le bonus offensif (35-22). Une formidable bouffée d'oxygène au classement en même temps que la promesse d'un avenir un peu plus rose que noir. Car ce Toulon-là a trop de talent pour redescendre. Encore faudra-t-il qu'il conserve ce visage jusqu'au bout.

Le jeu pour tuer l'enjeu

Pourtant, après un peu moins de 10 minutes de jeu en seconde période, Toulon n'en menait pas large. Très joueurs, presque trop parfois, les coéquipiers de Joe Van Niekerk se trainaient au score, neuf points derrière une équipe montoise hyper-réaliste (13-22). Toulon, en dépit de deux beaux essais lors du premier acte (Jagr et Sinoti), payait alors son indiscipline et ses erreurs. Grâce à un essai de 75 mètres en contre de Mazzoneto au coeur de la première période et un 100% au pied de Yannick Lafforgue, le Stade était en passe de réussir un énorme coup.

Mais les Toulonnais ont eu un double mérite. D'abord celui de ne jamais lâcher. A chaque coup du sort, ils sont repartis de l'avant. Pour preuve, deux de leurs trois premiers essais ont été marqués en infériorité numérique, après deux cartons jaunes. Surtout, le RCT a refusé de se départir de leurs ambitions. Malgré l'enjeu et la pression, énormes, malgré cet essai montois en forme de coup de poignard, ils ont continué à envoyer du jeu, coûte que coûte. Cela a fini par payer, et Mont-de-Marsan a fini craquer, brutalement, en l'espace de cinq minutes à peine. Un premier exploit personnel de Sonny Bill Williams, auteur d'une percée de 40 mètres, puis Martin Jagr pour la deuxième lame qui coupe le poil et le tour était joué. Pour la première fois de la partie, Toulon était devant (25-22) et Mayol pouvait enfin s'enflammer.

Et le meilleur restait encore à venir. Le cinquième et dernier essai allait aussi s'avérer le plus beau: juste après l'heure de jeu, Orene Ai'i, bien servi par Pisi, a sorti une passe aveugle volleyée somptueuse pour le deuxième essai de Sinoti. Du grand art. Quand Toulon se libère, ça peut faire très mal. Ces 25 points inscrits en moins d'une demi-heure démontrent l'étendue du potentiel de cette équipe quand elle est en pleine réussite. Y compris au pied. En seconde période, Tusi Pisi, si souvent malheureux dans son rôle de buteur, s'est mis à rentrer des transformations en coin. Même ses drops manqués ont réussi à trouver des touches à cinq mètres. C'était le soir de Toulon.

Laurent VERGNE

Sports.fr

Toulon revient de loin

Le 30/01/2009

Menés 19-13 à la pause, les Toulonnais ont renversé la vapeur en seconde période pour l'emporter dans un stade Mayol en effervescence devant Mont-de-Marsan, 38-22, lors de ce match avancé de la 16e journée du Top 14. Bénéficiant du point de bonus offensif lors d'une prestation éblouissante, après avoir inscrit cinq essais contre un, le RCT remonte à la 11e place du classement en attendant les autres rencontres toutes prévues samedi après-midi.

Le peuple varois est libéré ! Après une semaine mouvementée comme il en existe souvent cette saison sur la Rade (nomination de Philippe Saint-André, retour d'Umaga comme joueur), les Toulonnais ont enfin pu se réjouir devant la prestation de leur équipe de rugby dans un stade Mayol en ébullition. Au cours d'une rencontre sous haute tension face à la lanterne rouge du Top 14, Mont de Marsan, le RCT a su trouver les clefs de ce match de la peur afin de s'adjuger une victoire capitale dans la course au maintien (38-22).

Pourtant rien n'a été facile pour les hommes d'Aubin Hueber dans cette confrontation de mal classés qui a offert un spectacle digne des joutes du haut de tableau. Rapidement menés au score après deux coups de pieds de Lafforgue et Cler (6-0, 8e), les coéquipiers de Matt Henjak réagissent grâce à un jeu au large particulièrement ambitieux. C'est Jagr qui est à la conclusion de cette première banderille qui en amènera d'autres (6-5, 13e). Mais la maladresse varoise est encore présente sur quelques tentatives osées et Mazzonetto en profite pour répondre à l'ailier tchèque en ramassant un ballon mal maîtrisé (13-5, 23e).

Le match est définitivement lancé. Un essai de Sinoti plus tard, Pisi convertit une pénalité juste avant la pause pour compenser les deux coups de pied réussis de Lafforgue peu de temps avant. Les deux formations se séparent donc à la pause sur un score de 19-13 en faveur des Montois à mi-parcours. "Il va y avoir une grosse réaction, il va falloir rester concentré, rien n'est fait, loin de là..." précisait François Tandonnet au micro de Canal + Sport avant de regagner les vestiaires.

Jagr: "La renaissance de l'esprit toulonnais"

Le demi de mêlée landais ne croyait pas si bien dire. Dès le coup d'envoi de la seconde période, le RCT se jette à l'attaque. Sonny Bill Williams montre alors qu'il ne détient pas le statut de star planétaire du rugby à XIII pour rien. Lancé comme une fusée, l'Australien fait voler en éclat le rideau défensif montois et dépose Durquet pour sonner la révolte des siens (20-22, 48e). Le stade Mayol y croit de nouveau et il ne va pas être déçu. Jagr d'abord (53e), Sinoti ensuite (62e) trouveront le chemin de l'en-but sous la houlette d'un duo polynésien Pisi-Ai'i se livrant à une leçon de vivacité et de jeu de passes, le tout dans une ambiance digne du glorieux passé du club triple champion de France. Le même Pisi n'avait plus qu'à finir le travail au pied pour un succès final, accompagné du point du bonus offensif, de Varois transcendés et enfin victorieux après une piètre série de quatre revers (38-22).

"On s'est fait remonter les bretelles à la mi-temps. C'est le renaissance de l'esprit toulonnais, on a vu un bon jeu en deuxième période. J'espère que cela va continuer" concédait Jagr à sa sortie du terrain. Du côté montois, on ne pouvait que constater les dégâts comme l'attestait Yannick Lafforgue, pourtant auteur d'une bonne prestation: "Je ne sais pas ce qui s'est passé ! On était prévenu...c'est une grosse déception. Il va falloir se remettre en question notamment derrière en défense".

Et c'est bien là que Toulon a fait la différence. Avec un jeu de trois-quarts déployé comme jamais, les Varois confirment leur progrès et se repositionnent provisoirement à la 11e place du classement du Top 14 en laissant augurer de belles promesses pour cette seconde partie de saison qui s'annonce délicate. Hueber allait dans ce sens à la fin du match: "Je crois que les garçons ont démontré les vertus qu'on attendait. Pris par l'enjeu, on était un peu crispé au début. A la pause, on leur a dit d'insister et de continuer. On va désormais essayer de continuer dans cette voie. Les garçons ont tous bien travaillé, ils sont allés la chercher".

Si le retour de Tana Umaga sur le rectangle vert a été reporté à plus tard, on se demande bien ce que cette équipe pourrait donner avec un des meilleurs centres de l'histoire dont on dit d'ailleurs qu'il possède encore de beaux restes. Si la lutte pour le Brennus sera âpre, celle pour le maintien n'aura rien à lui envier.

Stéphane SOULÉ

Rugbyrama

Le plaisir retrouvé

Le 01/02/2009

Audacieux, libérés et même déchaînés, les Toulonnais ont enfin affiché un visage séduisant et conquérant face à Mont-de-Marsan. Vainqueur avec le bonus offensif, le RCT sort de la zone rouge. Le chemin vers le maintien est encore long, mais il s'est passé quelque chose à Mayol vendredi soir.

On a souvent reproché cette saison aux Toulonnais d'être une équipe désincarnée, sans âme. A juste titre. Vendredi, on a découvert une formation transfigurée, pleine de vie et d'envie. Ils avaient décidé, quoi qu'il arrive, que leur salut passerait par l'ambition, non pas la restriction. Leur jeu a tué l'enjeu, pourtant colossal, de ce match capital dans l'optique du maintien. Plus encore que la victoire, évidemment salutaire, c'est cet état d'esprit, cette passion et ce plaisir retrouvés qui ont fait de ce match une date charnière dans la saison varoise. Mayol, si souvent frustré ces derniers mois, plus encore par le comportement de ses idoles que par leur manque de résultats, a vibré de plaisir.

Capitaine exemplaire et joueur de classe mondiale, Joe Van Niekerk savoure cette libération collective. "Je suis vraiment très fier de l'équipe, confie le Springbok. On avait beaucoup de pression, les nerfs à vif avant ce match que l'on savait très important. Les gars ont mis beaucoup de passion et d'envie." Deux vertus indispensables en rugby, peut-être plus encore à Toulon qu'ailleurs. Le RCT a eu le mérite de ne jamais se départir de ses intentions, même quand le score ne lui était pas favorable, soit pendant pratiquement les deux tiers de la rencontre. "Nous avions décidé de jouer au large, parce que nous pensions que notre salut passait par là, explique Aubin Hueber. Le résultat nous a donné raison, mais en première période, nous avons commis trop de fautes."

"De la cohésion et du collectif"

Disons que Toulon, vendredi, a eu les défauts de ses qualités. Mais quand ces dernières s'expriment aussi fortement, cela finit par passer. Le talent, les Toulonnais en ont toujours eu. Mais leurs individualités, faute d'un collectif cohérent, n'avaient encore jamais pu s'exprimer pleinement. Ce fut le cas face à Mont-de-Marsan, précisément parce que l'entité collective ne s'est jamais désunie. "Il y a eu de la cohésion et du collectif, et des joueurs qui s'expriment à 100% comme Sonny Bill Williams, Ai'i et Van Niekerk", souligne Hueber. Le cas de Williams est saisissant. Si on a vu le vrai RCT, c'est peut-être parce qu'on a vu le vrai SBW. Auteur d'un match exceptionnel, il a dynamité la défense montoise.

A l'évidence, ce Toulon-là, avec la vitesse de ses trois-quarts et une mêlée en nets progrès, a largement sa place en Top 14. Il a même un rôle à y jouer. Mais le plus dur sera de trouver de la constance dans la performance. "Vu le programme qui nous attend, si on fait une première mi-temps comme ce soir contre les gros clubs, ce sera dur", prévient Aubin Hueber. Le calendrier varois ne s'apparente effectivement pas à une sinécure, avec deux déplacements à venir à Paris et Bourgoin. C'est dire si le RCT est loin d'être sorti d'affaire.

En attendant, il vient de prendre cinq points en un match pour la première fois de la saison et a quitté la zone rouge. Cela suffit pour le moment à son bonheur. Pour avoir besoin de confirmer, il fallait déjà s'affirmer. C'est fait, et avec la manière. Les effets d'annonce du début de semaine (arrivée de Philippe Saint-André la saison prochaine, retour de Tana Umaga sur les terrains) ont peut-être provoqué l'électrochoc attendu, même si le manager néo-zélandais n'a finalement pas pu être aligné vendredi. "Tout cela a peut-être joué, effectivement, tout comme notre mise au vert. Tout cela a contribué à resserrer le groupe", estime Hueber. Et si une équipe était née?

Laurent VERGNE

Var Matin

Toulon tout sourire avant les vacances

Le 01/02/2009

Que c'est beau un stade qui chante. Que c'est beau un stade en fête.

Il n'en faut pas beaucoup pour rendre Toulon heureux. Cinq essais, de l'envie, du spectacle. Du rugby quoi. Pourtant tout n'a pas été facile vendredi à Mayol. Mont-de-Marsan a réussi 48 minutes quasiment parfaites, mettant le RCT sous une pression constante, l'obligeant à faire des fautes, et concrétisant chacune des occasions se présentant à elle.

Malgré tout, on sentait les Varois capables, à tout moment, d'inverser la tendance.

Une pression qui a failli coûter cher

Il faudra néanmoins attendre la seconde période pour voir les « rouge et noir » prendre la mesure de leurs adversaires et, enfin, concrétiser. « Mont-de-Marsan a su nous mettre la pression mais on est arrivé à rectifier le tir après la pause. On a fait preuve de cohésion, on a été bon en mêlée, en touche aussi, malgré quelques hésitations, et avec de tels joueurs à 100 % c'est plus facile » expliquait Aubin Hueber à l'issue de la rencontre. C'est vrai qu'avec un Sonny Bill Williams au top, un Ai'i' retrouvé, un Jagr avec ses jambes de 20 ans et un Sinoti qui se révèle, les décalages se font tout seuls.

Mais diable qu'on a eu peur qu'une nouvelle fois les Toulonnais passent à côté de leur sujet. La pression omniprésente tout au long de la rencontre a failli coûter cher aux Varois.

Dans ce match couperet, un rien aurait pu faire basculer cette rencontre du mauvais côté. Il y a encore quelques semaines, le RCT ne se serait probablement pas remis de cet essai assassin de Mazzonetto. Et si la fébrilité n'aura finalement disparu qu'après le cinquième essai, le dieu du rugby avait choisi son camp vendredi.

Éviter les erreurs grossières

Un dieu qu'il faut parfois savoir provoquer. « Dès qu'il y a un petit grain de sable l'équipe a du mal à surnager reconnaissait Aubin Hueber. Sans faire injure aux Montois, il ne faudra pas faire tant d'erreurs face à Perpignan ou Toulouse. Mais j'espère que ce match montrera au groupe de quoi il est capable. »

Du meilleur comme du pire serait-on tenté de dire. Vendredi on a parfois vu les deux. Mais on ne retiendra que le meilleur. On laissera le reste au staff toulonnais.

Maintenant il est temps de savourer. Toulon est en vacances et n'est plus relégable. Que demander de plus ?

« Enchaîner, répond Aubin Hueber. Ça, c'est impossible. Nous, on aimerait juste que cela dure...

Réponse dans trois semaines, à Paris. Avec Tana Umaga en tête d'affiche.

Colin LECUIRE