Toulouse - Toulon

Toulouse

Toulouse

Essai(s)
7, 70 - MEDARD
10 - CLERC
39 - POITRENAUD
44 - MONTES
68 - PICAMOLES
Transformation(s) réussie(s)
8, 45 - SKRELA
40 - collectif
71 - DOUSSAIN
Pénalité(s) réussie(s)
17, 20 - SKRELA
Carton(s) jaune

44-5

mi-temps : 25-0

Top 14, 11ème journée

Saturday 30/10/10 - 16:25

Arbitre : Jean-Pierre Matheu (Armagnac-Bigorre) asisté de Eric Gauzins (IdF) et René Bordeneuve (Armagnac).

Essai(s)
57 - MAY
Transformation(s) réussie(s)
Pénalité(s) réussie(s)
Carton(s) jaune
27 - KEFU
Toulon

Toulon

[ST/RCT] Too loose in Toulouse...

[ST/RCT] Too loose in Toulouse...

le 30/10/2010 à 17:25

Le RCT s'incline lourdement à Toulouse avec 6 essais encaissés.

On craignait le pire au niveau du temps lorsque, partis de Toulon, nous traversâmes Montpellier. Les trombes d'eau qui s'abattaient sur l'autoroute donnaient des sueurs froides. Fort heureusement, sur Toulouse, le ciel était gris et chargé mais un coin de ciel bleu perçait.

Tandis que le speaker d'Ernest-Wallon égrenait la composition du RCT comme une liste de course, l'ambiance montait doucement dans l'enceinte haut-garonnaise. A l'échauffement, Felipe Contepomi s'était montré sous son meilleur jour sur ses tentatives de coups de pied. Serait-ce un signe ? La suite nous prouvera qu'hélas, pas du tout...

Les 30 acteurs rentrèrent sur le terrain en tenant chacun un gamin par la main et c'était à Felipe Contepomi de donner le coup d'envoi, face au Faron si nous étions à Mayol.

Albacete prenait le ballon et Skrela montait une chandelle. Wulf commettait un en-avant à la réception et Toulouse jouait à la main dan ses 40'' malgré la pression Toulonnaise.

Toulouse prenait le pari de jouer tout à la main en ce début de partie. Et sur le seul coup de pied donné, c'est Toulon qui récupère sur le bord de touche. Olivier Missoup tente un départ au ras mais se fait stopper.

Felipe Contepomi tape par-dessus un petit coup de pied pour lui-même dans les 40'' adverses mais se fait stopper (3e).

La première mêlée est jouée à la 4ème dans les 40" Toulousains. Kelleher ouvre grand côté et Jauzion perce. Toulon est pris hors jeu. Des 30" à gauche, Skrela tape en touche (5e).

Fort heureusement, sur la remise de Dusautoir sur son relais, il y a un en-avant... Sur la sortie de mêlée qui s'en suit, Toulon se dégage.

Toulouse impose le défi physique sur le maul et Médard vient conclure (7e). Très légèrement à droite des perches, Skrela transforme et Toulouse mène 7 à 0.

Les affaires se compliquent : Henjak est gêné sur une sortie de balle mais M. Matheu ne bronche pas. Skrela tape un long coup de pied à suivre sur son aile gauche : Rudy Wulf et Clerc sont à la lutte, le Toulousain sera la plus véloce (10e - 12 - 0). Skrela rate la transformation.

Toulon se met à la faute par l'intermédiaire de Dean Schofield qui vient prendre le ballon en passant sur le côté d'un regroupement (14e). Skrela tape en touche...  Les Avants Toulonnais ne viennent pas au contest et Toulouse balaye le terrain. Tom May sauve sur Jauzion puis Medard « mange » un trois contre un sur son aile. Clerc est également stoppé mais M. Matheu estime que les Toulonnais sont hors-jeu (16e).

Cette fois, Dusautoir fait tenter la pénalité. Sur la ligne des 22", légèrement à gauche, Skrela porte le score à 15 à 0.

Les Bleu n'avancent pas : Carl Hayman est pris sur la ligne des 40" et garde le ballon. Pénalité face aux perches que tente Skrela (20e). Le ballon file droit et Toulouse mène 18 à 0.

Clément Marienval essaye bien de créer des situations. Olivier Missoup se démène comme à son habitude. Le maul se structure et avance sur quelques mètres, permettant au RCT de récupérer une pénalité aux 35" à droite des pagelles.

Felipe Contepomi ne trouve pas la cible... (24e).

Sur une introduction Henjak, c'est Picamoles qui part avec le ballon et Toulouse porte le danger dans le camp Toulonnais (26e). Jauzion est pris à 5" de l'en-but mais M. Matheu siffle et revient à une faute signalée par son assistant. Mafi Kefu écope d'un jaune (27e) pour un placage haut sur Albacete.

Sur la touche qui s'en suit, sans un lancer lobant tout le monde, Toulouse aurait pu aggraver la marque.

Saimone Taumoepeau connait des problèmes. Le Docteur Grisoli se rend par deux fois à son « chevet » et l'ancien Black sort, remplacé par Benji Bastères (31e). On craint un pincent des vertèbres pour le pilier gauche Toulonnais...

S'en suit alors une séance digne de « vidéo gag » : Médard perce sur 40" et Felipe Contepomi vient sauver. L'Argentin poursuit au pied le long de la ligne de touche. Il retape mais cette fois le ballon sort en touche peu après la ligne des 22" Toulousains (33e).

Toulon souffre en mêlée mais sort le ballon. On joue en percussion et en balayant le terrain. Les pick and go se multiplient mais Toulon avance et les Noirs se mettent à la faute. M. Matheu tend le bras : pénalité à 25" légèrement à gauche (36e).

Felipe Contepomi est décidemment dans un jour sans : le ballon ne passe pas... Les efforts Toulonnais ne sont même pas récompensés...

Alors que l'on croit à un drop de 40" de Skrela, l'ouvreur Toulousain tape une chandelle qui atterit dans les 22" Toulonnais. Tout le monde se troue à la réception et Poitrenaud va marquer sans opposition entre les perches (39e).

Sur la corne, Skrela transforme et porte le score à 25 à 0.

Toulouse joue deux tons au-dessus d'un RCT  qui n'y est pas. Le RCT a essayé de réagir avec des séances de pick and go mais ne parvient pas à conclure au pied les deux occasions qui lui ont été offertes.

Les Toulonnais doivent revenir rebellés sur le terrain sous peine de prendre la foudre.

Les deux formations reviennent sur le pré dans les mêmes compositions.

Sur une mêlée jouée dans nos 40", Skrela décoche un coup de pied à suivre en direction de Médard. Marienval sauve et met le ballon en touche (44e). Pénalité que tape en touche Skrela et sur le lancer, c'est Montes qui vient au relais et marque sans grande opposition... 30 à 0 puis 32 à 0 avec la transformation de Skrela.

Clément Marienval sort et est remplacé par Benjamin Lapeyre (46e).

Toulon enchaine plusieurs temps de jeu mais Toulouse contrecarre les intentions varoises.

Jean-Charles Orioli et Davit Kubriashvili remplacent Jean-Philippe Genevois et Carl Hayman (48e).

Dès que les Joueurs de PSA tentent la moindre action, si Toulouse n'est pas présent, une petite faute de main ou d'indiscipline (un ballon gardé au sol par exemple) vient réduire à néant les actions...

Matt Henjak est remplacé par Laurent Magnaval (53e).

Toulon attaque sur l'aile gauche : Tom May sert Rudy Wulf sur le bord de la ligne de touche. L'ailier Black veut redonner à l'Anglais mais Fritz interrompt le mouvement  (54e).

Sur la mêlée qui s'en suit, Toulon travaille les ballons portés mais se heurte à la défense Noire.  Pire, Laurent Magnaval commet un en-avant en ramassant le cuir derrière son pack...

Toulouse se dégage et Benjamin Lapeyre remonte le ballon sur la ligne médiane. Jérémy Sinzelle sert Mafi Kefu qui est pris. On revient à l'intérieur. Felipe Contepomi est pris mais garde le ballon disponible. Deans Schofield est servi lancé par Laurent Magnaval. Le 2nde ligne est stoppé à 5 » de la ligne. Tom May suit et marque en coin (57e - 32 - 5).

Tandis que Tom Sourice rentre à la place de Joe El Abd, Felipe Contepomi voit le ballon de la transformation heurter le poteau et ressortir... Quand ça ne veut pas sourire...

Tom May cède sa place à Christian Loamanu  à la 63e.

Toulouse balbutie son Rugby en tapant directement en touche. Toulon tente de repartir mais Jérémy Sinzelle vient se faire cartonner par Fritz. Sans soutien, le Minot garde le ballon et se fait sanctionner (67e).

Sur l'action, Mafi Kefu doit sortir, une nouvelle fois blessé. Du coup c'est Kris Chesney qui rentre... Olivier Missoup vient se positionner à l'aile et Jérémy Sinzelle au centre (67e).

Les problèmes oculaires du corps arbitral ne s'arrangent pas : malgré un en-avant, Picamoles marque le 5ème  essai entre les perches (68e). Doussain rate la transformation et le planchot indique un 37 à 5.

Puis 42 à 5 avec le 6ème essai de Médard qui mystifie 3 défenseurs Toulonnais... (70e).

Cette fois, Doussain transforme et porte le score à un cinglant 44 à 5 tandis que les « supporters » entonnent un vibrant et profond « et ils sont où les Toulonnais »... Et des emplâtres partent dans les tribunes... Quand l'intelligence est au rendez-vous... D'ailleurs le « Aux armes » entonné dans une tribune, nous renvoie à la détestable image de certains kops... Passons...

Toulon part pour un baroud d'honneur, notamment par la percée de Felipe Contepomi (77e) mais le Puma est pris seul à 10"...

Comme en fin de première période, les Bleu multiplient les actions mais se heurtent à la défense Noire qui renvoie le jeu dans les 22" Varois (78e).

Pris dans tous les secteurs du jeu, le RCT a manqué également de fraîcheur physique. Battus largement en touche, guère conquérants en mêlée, les Avants auront réalisé plusieurs enchainements sans pour autant être récompensés. Les lignes Arrières ont souffert de la comparaison avec les flèches Toulousaines.

Les Toulonnais avaient sans doute fait une impasse, consciente ou inconsciente, sur cette rencontre. Face aux Champions d'Europe, l'addition a été salée. Toulouse a déroulé son Rugby et s'est régalé. Toulon doit panser ses plaies et penser à Perpignan.

JJG
Photo : Aurélie LANTUS

les Vidéos de Toulouse - Toulon

Jean-Philippe Genevois - Réaction de Jean-Philippe Genevois après le match face à Toulouse (11e journée Top 14 Orange, 30/10/2010).

Jean-Philippe Genevois

Réaction de Jean-Philippe Genevois après le match face à Toulouse (11e journée Top 14 Orange, 30/10/2010).

Philippe Saint-André - Réaction de Philippe Saint-André après le match face à Toulouse (11e journée Top 14 Orange, 30/10/2010).

Philippe Saint-André

Réaction de Philippe Saint-André après le match face à Toulouse (11e journée Top 14 Orange, 30/10/2010).

Christophe Samson - Réaction de Christophe Samson après le match face à Toulouse (11e journée Top 14 Orange, 30/10/2010).

Christophe Samson

Réaction de Christophe Samson après le match face à Toulouse (11e journée Top 14 Orange, 30/10/2010).

Felipe Contepomi - Réaction de Felipe Contepomi après le match face à Toulouse (11e journée Top 14 Orange, 30/10/2010).

Felipe Contepomi

Réaction de Felipe Contepomi après le match face à Toulouse (11e journée Top 14 Orange, 30/10/2010).

Jean-Philippe Genevois - Conférence de presse d'avant match Toulouse-Toulon du 28.10.10 (Top 14)

Jean-Philippe Genevois

Conférence de presse d'avant match Toulouse-Toulon du 28.10.10 (Top 14)

Philippe Saint-Andre - Conférence de presse d'avant match Toulouse-Toulon du 28.10.10 (Top 14)

Philippe Saint-Andre

Conférence de presse d'avant match Toulouse-Toulon du 28.10.10 (Top 14)

les Photos de Toulouse - Toulon

Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman et Christophe Samson. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jérémy Sinzelle et Joe El Abd. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Dean Schofield. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
J.-P. Genevois, D. Schofield, J. El Abd, C. Hayman, J.-M. Fernandez-Lobbe et M. Henjak. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois et Saimone Taumoepeau. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Matt Henjak. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christophe Samson, Dean Schofield et Saimone Taumoepeau. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi, Mafileo Kefu et Matt Henjak. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Carl Hayman, Jean-Philippe Genevois et Saimone Taumoepeau. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois et Olivier Missoup. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Clément Marienval et Dean Schofield. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Matt Henjak. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Matt Henjak, Clément Marienval et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Mafileo Kefu. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Tom May, Jean-Philippe Genevois et Olivier Missoup. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd et Christophe Samson. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe et Jean-Philippe Genevois. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup, Dean Schofield, Jérémy Sinzelle, Joe El Abd et Matt Henjak. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe, Tom May, Jean-Phi Genevois, Olivier Missoup et Mafi Kefu. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Joe El Abd, Mafi Kefu, Jean-Phi Genevois, Matt Henjak et Jérémy Sinzelle. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jean-Philippe Genevois, Carl Hayman, Olivier Missoup et Matt Henjak. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Olivier Missoup et Matt Henjak. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
O. Missoup, J. El Abd, D. Kubriashvili, J.-P. Genevois, B. Bastères et L. Magnaval. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jérémy Sinzelle. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jérémy Sinzelle et Mafileo Kefu. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Magnaval, Christophe Samson et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre et Tom May. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Tom Sourice et Christophe Samson. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Davit Kubriashvili, Benjamin Bastères et Dean Schofield. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu, Davit Kubriashvili et Felipe Contepomi. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Christian Loamanu et Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Jérémy Sinzelle. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Magnaval, Davit Kubriashvili et Tom Sourice. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Kris Chesney. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Felipe Contepomi et Christian Loamanu. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Benjamin Lapeyre. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Juan-Martin Fernandez-Lobbe. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus
Laurent Magnaval, Christophe Samson et Jean-Philippe Genevois. - Toulouse-Toulon -  © Aurélie Lantus

E-Bleu Marine

Surclassé, Toulon n’a pas pesé lourd face au Stade Toulousain.

Le 30/10/2010

Trop souvent dépassé par la vitesse d’exécution toulousaine, le RC Toulonnais a concédé une lourde défaite à Ernest Wallon. Cette confrontation fut en tous points bien sombre pour des Varois vêtus de bleu. Les Toulousains ne tardèrent pas à mettre la main sur le cuir et Toulon ne put que les regarder, passif, en payant les pots cassés. Alors que Picamoles vendengeait un essai en commettant un en-avant (5ème), ses coéquipiers avancèrent dans la foulée sur un groupé pénétrant et Skréla écarta sur Médard qui ouvrit le score (7ème). L’ouvreur local tapa ensuite à suivre pour Clerc qui prit de vitesse Wulf (10ème). Toulon était déjà en souffrance. Indispliné, il récolta un carton jaune et encaissa 2 pénalités de Skréla (18ème et 21ème).

Toulon boit le calice jusqu’à la lie

Le RCT refit paradoxalement et légèrement surface en infériorité numérique. Mais de manière stérile. Suite à une série de pick and go peu productive, il aurait pu débloquer son compteur sans le manque de réussite de Contepomi (35ème). Au contraire, ce fut Poitrenaud qui, suite à une chandelle de Skréla et au relais de Kelleher, acheva le RCT juste avant la pause (25-0). Le calvaire varois se poursuivit en seconde période avec un essai sans opposoition de Montès (45ème). Toulon porta alors le ballon sur plusieurs séquences, Schofield franchit la ligne d’avantage et May pointa en coin (58ème). Ce très bref sursaut réveilla Toulouse qui était toujours en mesure d’obtenir le bonus offensif. Les locaux le consolidèrent sur une action rondement menée et conclue par Picamoles (68ème). Puis Médard déposa littéralement Loamanu et Lapeyre comme à la parade, histoire d’humilier un peu plus un RCT aux abois. Après la leçon reçue en Irlande, Toulon en a donc pris une seconde, dans un autre registre, face à une belle équipe toulousaine qui survola les débats.

Johan LIVERNETTE

La Dépêche du Midi

Le Stade Toulousain prend la tête.

Le 31/10/2010

Nouveau récital toulousain hier à Ernest-Wallon (44-5) face à Toulon.

L'analyse
Mourad Boudjellal est un bon pronostiqueur. Il n'y avait qu'un club qui méritait la couleur rouge et noire hier après-midi. Et Toulon qui évoluait en bleu a sombré face au talent offensif et à la défense très disciplinée des Stadistes. Cinq essais contre Perpignan, six contre Toulon, les champions d'Europe ont fait exploser d'un samedi sur l'autre deux des meilleures défenses du championnat. À leur décharge, les Toulonnais étaient privés de plusieurs cadres. C'est donc une victoire à relativiser sans pour autant bouder son plaisir.

Le fait du match
Le Stade a eu le mérite de bien gérer son match de bout en bout sans coupure sur la ligne. Les Toulousains menaient en effet 18 à 0 au quart du match et ont inscrit le bonus offensif juste avant la mi-temps. Sur ces trois essais, deux le furent par les oubliés de Marc Lièvremont à savoir Vincent Clerc qui grilla Wulf à la course et par Clément Poitrenaud de tous les bons coups. Un état d'esprit de compétiteurs qui a plu à Jean-Baptiste Elissalde : « Ils ont répondu présent malgré le fait qu'ils soient déçus. Le staff aidera tous ces joueurs à retrouver leur meilleur niveau ou à accéder à un niveau encore supérieur. » En d'autres temps, avec une telle avance à la pause, l'équipe se serait peut-être désunie. Pas hier. Le Stade a également inscrit trois essais en deuxième période et a pu effectuer des roulements dans l'optique du déplacement de jeudi soir à Grenoble face à Bourgoin. À cet égard, la rentrée de Victor Paquet est prometteuse.

Les essais
Parmi les six réalisations, mention spéciale à celui de Louis Picamoles puisque le Stade a imposé plusieurs temps de jeu avec beaucoup de variations. Retenons au passage, une passe sur un pas de Clément Poitrenaud, le petit par-dessus judicieux de David Skrela pour Yannick Nyanga, la longue sautée de Clément Poitrenaud encore lui, et enfin le geste de basketteur de Florian Fritz pour Louis Picamoles.

Le geste
Celui de Maxime Médard sur le dernier essai avec un cad-deb dans un mouchoir sur l'ancien Albigeois Lapeyre.

Le regret
La petite bagarre qui a éclaté tribune nord entre supporters toulousains et toulonnais. Inadmissible dans les tribunes de rugby. Encore une fois, attention aux dérives…

Et maintenant
Le Stade, désormais seul leader, se déplace jeudi à Grenoble face à Bourgoin. Toujours sans Census Johnston, ni Virgile Lacombe.

Défense de fer, jambes de feu
D'accord, ce n'était sans doute pas le meilleur cru varois qui a été servi à la table des Sept-Deniers. Mais tout de même. Les Toulousains ont su relever la saveur de la rencontre et titiller nos papilles en nous servant à volonté un rugby spectaculaire qui a enchanté l'exigeant public du Wallon. Avant d'attribuer les étoiles individuelles, il y a d'abord un grand prix collectif à décerner à une formation toulousaine qui a su se rendre la partie facile en la prenant d'entrée par le bon bout. Jamais les Toulousains n'ont levé le pied et leur formidable défense a été un coupe-faim pour des Toulonnais empruntés, dominés, qui ont été bien pâles derrière les combatifs Fernandez-Lobbe et Missoup et un Contepomi courageux mais guère soutenu. Côté toulousain, la liste des invités à la table des éloges est évidemment bien plus consistante. Les piliers d'abord avec Human auteur d'un excellent match face à celui que l'on présente comme la crème des piliers, Hayman - qui a d'ailleurs fini « brûlé » -, et Montès, très actif sur les rucks, auteur d'un essai qui a récompensé une prestation consistante. Dans le combat, les impacts, Maestri, Nyanga et Dusautoir ont fait le boulot. Sur des bases solides et avec un rideau défensif de fer, Toulouse a pu avancer dans le sillage du surpuissant Picamoles, mobilisant à chaque fois deux à trois adversaires. Derrière lui, les dévoreurs d'espaces tels Médard et Clerc se sont régalés. Mais la palme revient logiquement à un Poitrenaud aux jambes de feu qui a répondu sur le terrain à l'oubli des sélectionneurs de l'avoir convié au banquet automnal des Bleus. Son appétit est tel que ce n'est que partie remise.

Le chiffre : 7
essais pour Maxime Médard. Après ses deux réalisations face à Toulon, le trois-quarts toulousain qui évoluait hier à l'aile gauche est désormais le seul meilleur marqueur d'essais. Avec 7 essais, il devance désormais Phillips, Malzieu et Servat.

Ils ont dit
Vincent Clerc : « On voulait confirmer la bonne prestation devant Perpignan car on sentait qu'on montait en puissance. »
Louis Picamoles : « On a su prendre le match par le bon bout et faire ce qui fallait pour se le rendre plus facile. On a pris du plaisir ensemble et ça s'est vu lorsqu'on a marqué les essais. »
Philippe Saint-André : « On a pris une fessée face à une très belle équipe du Stade Toulousain. Il n'a pas fallu plus de trois minutes pour voir qu'il n'y avait qu'une seule équipe sur le terrain. »
Jean-Philippe Genevois : « Aujourd'hui, on a le malheur de dire qu'il n'y a pas photo, on sort la tête assez basse et on n'a pas de quoi être fiers. »
Clément Poitrenaud : « Le manque de régularité était peut-être notre point faible en début de saison, mais avec la condition physique et la volonté affichée, on est en train de gommer ces lacunes. »
Patricio Albacete : « On a été solides pour faire ce qu'on avait préparé dans la semaine. »
Yannick Jauzion : « On a engrangé encore plus de confiance aujourd'hui et ces points de bonus prouvent notre efficacité dans ce qu'on a entrepris. »

Xavier THOMAS

Sport 24

Toulouse fait coup double.

Le 30/10/2010

Au terme d'un match à sens unique, Toulouse a offert un récital au public d'Ernest-Wallon face à Toulon (44-5). Les hommes de Guy Novès sont tout simplement irrésistibles depuis plusieurs semaines et s'emparent de la tête du Top 14.

Qu'il est périlleux d'affronter Toulouse en ce moment. Perpignan et Toulon, les deux dernières victimes du rouleau compresseur haut-garonnais, peuvent en témoigner. Corrigés à Ernest-Wallon avec six essais encaissés (44-5), les Varois n'ont tout simplement jamais vu le jour lors de leur voyage dans la Ville Rose. Après leur récital face à l'USAP une semaine plus tôt, les hommes de Guy Novès ont joué une partition similaire et complètement étouffé une équipe du RCT battue pour la deuxième fois de suite à l'extérieur après son revers concédé à Paris.

Boudjellal l'avait annoncé

«C'est la politique de l'homme en forme, résume l'entraîneur toulousain au moment d'analyser le large succès de ses protégés. Les gars doivent profiter de leur fraîcheur physique car cela ne veut pas dire que l'on restera à ce niveau toute la saison.» Personne ne sait pendant combien de temps les champions d'Europe évolueront à un tel niveau, mais une chose est sûre, pour voir du rugby champagne et attrayant, Toulouse reste l'endroit où il faut être. «The place to be», pour les plus branchés. Une telle issue, Mourad Boudjellal l'avait bien sentie en affirmant avant la rencontre que Toulon allait perdre «très largement». Visionnaire le président du RCT.

Un festival d'essais

Pour ce qui est du match, que dire si ce n'est que les Toulousains ont plié la rencontre dès la première période avec trois essais de Médard (7e), Clerc (9e) et Poitrenaud (25-0, 39e). Difficile dans ces conditions de rivaliser pour des Toulonnais privés de Wilkinson, Smith et Van Niekerk… Même tarif au retour des vestiaires avec trois nouveaux essais inscrits par Montès (45e), Picamoles (68e) et Médard (75e) auteur d'un doublé. «On a été pris sur l'engagement, fulmine Aubin Hueber. On savait qu'il fallait répondre dans le duel et en conquête. Face à Toulouse, la moindre faute se paye cash.» Avec un tel niveau, les partenaires de Vincent Clerc, séduisant sur son aile malgré sa non convocation chez les Bleus, s'emparent de la tête du Top 14. Qui dit mieux ?

Baptiste DESPREZ

L'Equipe.fr

Toulouse au sommet.

Le 30/10/2010

Festival offensif du Stade Toulousain qui a étrillé Toulon (44-5). En inscrivant six essais, les Toulousains prennent la tête du classement.

A retenir
La non sélection de certains des hommes en forme du Stade Toulousain, notamment Clément Poitrenaud et Vincent Clerc, n'avait pas manqué de faire des remous dans la Ville Rose. Vexés, ces derniers avaient à coeur de répondre sur le terrain. On peut penser que Toulon a pris pour tous les autres tant la démonstration toulousaine fut éclatante. Dans un match débridé, les Rouge et Noir ont mis la main sur la rencontre dès les premières minutes et n'ont jamais relâché leur emprise. Six essais inscrits et un bonus offensif viennent conclure la rencontre qui voit Toulouse s'emparer de la première place du classement, avec un point d'avance sur Montpellier. Mention à Toulon qui ne s'est jamais recroquevillé et n'a pas fermé le jeu.

L'action
67e. On retiendra l'essai de Louis Picamoles, le sixième des Toulousains. Une action qui démontre toute la disponibilité des joueurs. A l'origine, Vincent Clerc perce le rideau défensif. Le jeu continue jusqu'à David Skrela qui tape à suivre. A la réception, Yannick Nyanga se sacrifie en s'offrant aux plaqueurs adverses. mais il a sauvé le ballon et l'action ocntinue. La balle file jusqu'en touche, à droite. En touche ? Non car Florian Fritz volleye pour Picamoles qui peut inscrire son essai. Et peut-être évacuer la frustration de la semaine ?

Il a brillé
David Skrela : Outre sa grande efficacité dans l'excercice des tirs aux but; l'ouvreur a été d'une grande utilité dans la conduite du jeu. Ses chandelles ont toujours fait mouche et ont été à l'origine de nombreux essais. Et sa valeur en défense n'est plus à démontrer.

Rugbyrama

Toulouse nouveau leader.

Le 30/10/2010

Le Stade toulousain surfe sur une énorme dynamique et inflige une correction à Toulon (44-5) bonus offensif en prime. Les Champions d'Europe ont offert un nouveau récital offensif avec six essais face à des Toulonnais qui avaient décidé de se passer de certains cadres. Toulouse est seul leader.

Dominer n’est pas gagner, un adage souvent utilisé dans le jargon sportif. Mais ce n’est pas à Ernest-Wallon qu’il fallait être pour l’employer. Les Toulousains, largement dominateurs, infligent une véritable correction à des Toulonnais en manque d’inspiration offensive. Le festival toulousain était ouvert par Médard (7e), récemment appelé par Marc Lièvremont pour les joutes internationales de novembre. Très vite imité par son compère de l’aile droite, Vincent Clerc, lui non-retenu par le staff tricolore à la suite d’un coup de pied à suivre de David Skréla (9e). L’ouvreur qui, avec Wisniewski, devrait être à la lutte pour remplacer Trinh-Duc, visiblement blessé aux ischios cet après-midi. Autour d’un pack encore une fois souverain, les Stadistes n’ont pas laissé souffler les Toulonnais, venus en terre haut-garonnaise bien amoindris (Wilkinson, Smith, Van Niekerk, Mignoni pas sur la feuille de match). Yohan Montès, pour sa première titularisation de la saison palliait parfaitement l’absence de Census Johnston, s’offrant même un essai après une belle prise de balle en touche. Les Toulonnais, pris à la gorge ne trouvaient aucune solution offensivement, et faisaient des allers-retours bien trop latéraux pour mettre en danger les hommes de Novès. La messe était dite à la mi-temps, surtout lorsque l’on ajoute les défaillances face aux barres de l’ouvreur argentin Contepomi du XV de la Rade.

Les oubliés à la fête !

La pause n’y changera pas grand chose, si ce n’est un tableau d’affichage côté varois qui évoluait grâce à un essai de Tom May, consécutif à un franchissement de Schofield… mais trop peu par rapport à l’évolution du score des Toulousains. Picamoles se joignait au bal des marqueurs d’essai, rang dans lequel l’on comptait notamment Poitrenaud, et donc Vincent Clerc, précité. Ces trois-là auront peut-être donné quelques regrets à l’encadrement français. Les "Bleus" de Toulon, comme en H Cup, ne fermaient pas pour autant le match, et continuaient de tenter, en cherchant les extérieurs, avec Wulf, pas aussi fringant que la semaine dernière. Les entrants méditerranéens ont eu beau apporté un peu de fougue, par Magnaval notamment à la mêlée, mais rien n’y fera, les Toulousains demeurant impénétrables et ne se relâchant pas un instant. Médard se chargeait de clore le score sur un petit exploit personnel en prenant Loamanu sur l’extérieur, puis un cadrage-débordement sur Lapeyre, mystifié. L’arrière-ailier toulousain était plus que jamais meilleur marqueur d’essais de ce Top 14.

Philippe Saint-André, Aubin Hueber et les Toulonnnais rentrent donc bredouilles dans le Var, et peut-être plus que ça, tant la différence a, aujourd’hui, été flagrante. Ils sortent également du "Top 6", les places qualificatives aux phases finales. A contrario, l’encadrement stadiste a de quoi se réjouir. Après l’impressionnante victoire face à Perpignan, le quinze toulousain étrille un RCT bien pâle, bonus et place de leader à la clé. Plein soleil dans la Haute-Garonne, tendance à l’orage dans le Var, la météo ne s’y était pas trompé !

Rémi JANOTTO

Var Matin

Toulon, solstice d’hiver.

Le 31/10/2010

En cette fin octobre, le RCT a pris un peu d’avance. Alors que nous avons retardé nos montres d’une heure, comme pour inviter l’hiver à remplir nos existences, le club varois vient de connaître, à Toulouse, un solstice d’hiver avant l’heure. Sa nuit la plus longue de la saison. Avec près de deux mois d’avance. On parle de jeu bien évidemment et de résultat.

Hier, sur la pelouse des champions d’Europe en titre, Toulon a encaissé sa plus lourde défaite depuis son retour dans l’élite du rugby français, en 2008. Dominé dans tous les compartiments du jeu, ce RCT fortement remanié en vue d’un énième déplacement jeudi à Perpignan, a sombré corps et âme. L’âme revêche du capitaine Fernandez Lobbe n’aura pas suffi à endiguer les déferlantes toulousaines qui pour le coup, étaient bien à l’heure.

Pas invités

Dès la cinquième minute du match, Médard inscrivait le premier des six essais de son équipe au terme d’une attaque grand champ, aussi simple qu’efficace. Beau et irritant, car comme le Munster, il y a quinze jours et dans une moindre mesure, comme le Stade Français en fin de rencontre la semaine dernière, Toulouse n’a pas daigné tenter la première pénalité qui s’offrait à lui. Sans sourciller, Dusautoir et les siens sont allés en touche. Malgré un en-avant préalable de Picamoles, les Noirs ont occupé le camp toulonnais et planté leur première banderille. Du jeu sans l’ombre d’un doute, redoutable, inarrêtable. Trois minutes plus tard, Henjak tergiverse à écarter un ballon et prend la pression. Albacete ramasse l’ovale et transmet à Skrela qui tape à suivre. Plus rapide à la course, Clerc devance le stakhanoviste Wulf pour aplatir.

En dix minutes, le Stade Toulousain a presque plié le match et Toulon a déjà le souffle court (12-0). Par la suite, Kefu prendra du jaune pour faute répétée au sol, Contepomi manquera deux pénalités et Toulouse creusera un peu plus l’écart. Avec talent, faisant montre d’une maîtrise sans faille dans le jeu debout et la variété des courses et des appels. A ce titre, l’essai de Picamoles inscrit à la 68e est un modèle du genre. Un par-dessus de Skrela, une récupération de Nyanga, du soutien dans l’axe, une passe allongée de Poitrenaud pour Fritz qui remet du bord de touche pour son troisième ligne centre venu à hauteur.

Et Toulon dans tout ça. Quelques éclaircies dans la grisaille. Un essai de May après plusieurs temps de jeu et une jolie percée de Schofield, très en vue, quelques tours de passe-passe de Contepomi, le talent de Fernandez Lobbe et l’abnégation de Lapeyre. Pas plus. Trop insuffisant pour espérer mieux. Car il faut bien se rendre à l’évidence. Hier, à Toulouse, Toulon a touché le fond, mais il paraît qu’après, on ne peut que remonter...

Olivier BOUISSON

Site du Stade Toulousain

Le beau mois d'octobre du Stade.

Le 31/10/2010

Le bonus à la pause

La partie débutait sur une séquence interminable, longue de près de trois minutes. Au terme de celle-ci, un joli coup de pied par dessus la défense de Contepomi était récupéré par l'Argentin, qui était finalement repris par Clerc. Le Stade, qui obtenait à la sixième une touche à cinq mètres, était à deux doigts de marquer sur une jolie combinaison entre Dusautoir et Picamoles, mais ce dernier laissait échapper le cuir avant d'aplatir.

Toulouse venait de laisser passer une belle occasion, mais sa domination ne se démentait pas par la suite. Dès lors, le premier essai arrivait naturellement, et c'est Médard, après un bon travail de Fritz, qui allait derrière la ligne. La partie débutait bien, et se poursuivait encore mieux : sur un ballon à suivre de Skrela, Clerc faisait parler sa vitesse et était le premier à aplatir. On jouait depuis dix minutes, et le score était de 12-0.

Mais même au delà des deux essais, le jeu rouge et noir faisait plaisir à voir en ce début de rencontre. Les temps de jeu se multipliaient, à un rythme élevé, et aucun ballon ne tombait. La conquête, jusqu'ici impeccable, permettait de fournir bon nombre de munitions à des arrières inspirés. A la 17ème, Skrela, sur pénalité et après une séquence où Clerc et Jauzion avaient été à deux doigts de marquer, ajoutait trois points.

Peu avant la 20ème, le numéro 10 toulousain récidivait, et la marque passait à 18-0, avant que Contepomi, lui aussi sur pénalité, ne manque une occasion de débloquer le compteur de son équipe.

Cette première alerte passée, Toulouse poursuivait sa domination et forçait Toulon à se mettre à la faute. Ainsi, Kefu écopait d'un carton jaune et allait de voir jouer à quatorze durant dix minutes. L'affaire se compliquait pour les Varois, même si on regrettait que la pénal'touche consécutive, à cinq mètres, ait été perdue.

Du reste, cela marquait le début d'une période où le jeu toulousain perdait de sa flamboyance. Le RCT, au contraire, était à deux doigts de marquer sur une action en solitaire de Contepomi. Le même Contepomi qui manquait une nouvelle pénalité, cette fois de trente mètres face aux barres. On s'acheminait ainsi à la pause sur le score de 18-0, mais suite à une chandelle de Skrela, Poitrenaud héritait du ballon après une belle récupération de Jauzion. L'arrière marquait sans opposition et le Stade, à ce moment-là, était en position de marquer le bonus offensif.

Montès creuse l'écart

Le Stade réalisait une très bonne entame de deuxième acte. Une nouvelle fois, les Rouge et Noir investissaient le camp adverse, et sur une pénal'touche à cinq mètres, un regroupement se créait et Montès ramassait le cuir pour inscrire le quatrième essai de son équipe.

La victoire, cette fois, ne faisait plus guère de doutes, et Guy Novès en profitait pour faire ses premiers coachings. Le RCT, à partir de la 50ème minute, mettait le nez à la fenêtre et se montrait dangereux en plusieurs occasions.  Mais les visiteurs, souvent maladroits, gâchaient bêtement de nombreuses opportunités.

Les minutes défilaient, et si le rythme de la première mi-temps n'était plus au rendez-vous, la possession, clairement, était toulonnaise. Dès lors, l'essai en bout de ligne de May était conforme à la nouvelle physionomie des débats. Pour le Stade, il allait falloir remettre le bleu de chauffe, car depuis le retour des vestiaires, on assistait à des maladresses inédites jusqu'alors.

Dès lors, et sans doute conscients qu'un nouvel essai varois les priverait du bonus offensif, les Stadistes équilibraient les débats. Et Picamoles se trouvait à la conclusion d'un mouvement d'anthologie, après avoir été servi de façon acrobatique par Fritz. A 37-5 et cinq essais à un, pour une grosse dizaine de minutes à jouer, l'affaire prenait plus que bonne tournure.

Cela se confirmait une minute plus tard, avec un beau slalom de Médard au coeur de la défense adverse pour aller entre les barres. L'affaire était pliée, et la fin de match anecdotique.

Rugby365.fr

Toulouse humilie Toulon.

Le 30/10/2010

Toulouse a récité une partition de rugby parfaite face à une équipe toulonnaise amoindrie et complètement dépassée. Avec un bonus largement acquis, les Toulousains prennent seuls la tête du championnat.

Jeu et joueurs
Le jeu
Toulouse s'est baladé, samedi. Sur la lancée de sa victoire face à Perpignan (38-29) la semaine dernière, Toulouse a réalisé une entame parfaite. Après dix minutes de jeu, les champions d'Europe avaient déjà inscrit deux essais par Médard et Clerc après une succession de temps de jeu et un coup de pied génial de David Skrela. Avec une équipe privée de nombreux éléments clé, les Toulonnais ne pouvaient pas imaginer pire scénario. Dominés en conquête et friables défensivement, les hommes de Philippe Saint-André ont enchaîné les fautes. Le centre Mafileo Kefu a payé cette accumulation en écopant un carton jaune. De quoi mettre le RCT un peu plus en difficultés. Juste avant la pause, Clément Poitrenaud a corsé l'addition avec un troisième essai.

Le festival s'est poursuivi en deuxième période avec un nouvel essai de Yohan Montes. Une bonne inspiration des Haut Garonnais puisque le RCT est un peu sorti de sa réserve. Les Toulonnais ont eu le mérite de s'accrocher pour sauver l'honneur. Après une charge de Schofield, May a permis au RCT de ne pas rentrer fanny avec un essai à la clé. Le Stade est resté sous la menace de perdre le bonus. Une crainte de courte durée puisque Picamoles et Médard ont assuré les cinq points bien mérités. Du travail bien fait pour les Toulousains qui se sont imposés en patron et qui prennent seules les rênes du Top 14.

Les Toulousains
Les Toulousains ont réalisé une entame de match idéale en scorant très rapidement. Sur l'un leur premier temps de jeu, initié par une touche remportée par DUSAUTOIR, les Rouge et Noir ont trouvé le chemin de l'essai par MEDARD, auteur de ses sixième et septième essai et d'une partie de très haut niveau. David SKRELA et Vincent CLERC, ont ensuite prouvé qu'ils étaient au niveau international, malgré leur non-sélection en équipe de France, en étant à l'origine et à la conclusion du deuxième essai. Lui aussi oublié par les sélectionneurs, Clément POITRENAUD y est allé de son essai. La mêlée a aussi livré une prestation énorme dans le sillage de William SERVAT, qui réalise un début de saison fracassant. Que dire de la prestation de Byron KELLEHER ? Le Néo-Zélandais est en très grande forme actuellement et ça se voit. Toute l'équipe mérite d'être récompensée après une partition collective qui a frôlé la perfection.

Les Toulonnais
Privé de nombreux cadres, les Toulonnais ont connu un début de match cauchemardesque. Dépassés dans le combat et en défense, ils ont rapidement plié. A l'image de la première ligne emmenée par HAYMAN, GENEVOIS et TAUMOPEPEAU, sorti sur blessure. MARIENVAL, peu utilisé cette saison, n'a pas marqué de points. L'arrière a même commis une erreur stupide avec un geste d'anti-jeu à l'origine du quatrième essai adverse. Felipe CONTEPOMI, titulaire à la place de Wilkinson, est lui aussi passé à côté de son match avec trois coups de pied manqués. Le centre Tom MAY a sauvé l'honneur avec un essai bien initié par Dean SCHOFIELD. Le capitaine Juan Martin FERNANDEZ LOBBE n'a pas pu colmater toutes les brèches. La différence de niveau était beaucoup trop grande entre les deux équipes.

Nicolas COUET

Sports.fr

Toulouse ne fait pas dans la dentelle.

Le 30/10/2010

Le Stade Toulousain a étrillé Toulon ce samedi à Ernest-Wallon à l'occasion de la 11e levée de Top 14. Une large victoire (44-5) qui permet aux coéquipiers de David Skrela, auteur de 13 points au pied dans cette rencontre, de prendre les commandes du championnat. Ça va mal en revanche pour le RCT qui enregistre une troisième défaite de rang.

Si Toulon, en se privant volontairement des Bruno, Smith, Emmanuelli, Van Niekerk et autre Suta, tous laissés au repos en vue du prochain déplacement à Perpignan, avait affiché de manière claire ses ambitions à l'occasion de ce déplacement dans la Ville Rose, on doute que Mourad Boudjellal aura apprécié de voir son RCT sombrer dans de telles proportions sur le terrain des Champions d'Europe. Un naufrage total (44-5), qui supplante même dans le désastre la faillite européenne au Munster (45-18), qui prenait pourtant des allures de traumatisme du côté de la Rade...

Les supporters toulonnais, déjà contrits de se voir imposer par la Ligue et Canal+ de jouer en bleu , auront souffert au cours d'un match à sens unique que les Toulousains, une semaine après leur très consistante performance réussie face à l'Usap (38-29), assortie déjà de cinq essais, auront marqué de leur empreinte. Un Stade de plus en plus impressionnant, qui n'a plus connu la défaite depuis sept matches (6 victoires, 1 nul) et dont la montée en puissance s'est doublée d'un indéniable surplus de motivation après l'annonce de la sélection du XV de France, qui a laissé plusieurs Toulousains sur le carreau. "On pratique la politique de l'homme en forme", lâchera au micro de Canal+ un Guy Novès, spectateur comblé de ce festival, dans une ellipse que Marc Lièvremont saura lui sans doute percer.

Fanny à la pause

Comme un signal, la première grosse séquence toulousaine est terrible, longue de plus de deux minutes et demi, qui met déjà Toulon au supplice. Et à la différence du week-end dernier face à l'Usap, c'est le Stade qui frappe le premier avec ce nouvel essai de Maxime Médard, mis sur orbite par David Skrela et Florian Fritz, et qui repositionné à l'aile s'en va signer sa cinquième réalisation de la saison (7-0, 8e). Les recalés toulousains du XV de France ont les crocs, c'est une évidence. Dans la foulée, un ballon de récupération est immédiatement exploité sur l'aile par Skrela, qui tape à suivre pour Vincent Clerc, qui aplatit à son tour en coin (12-0, 10e). Toulouse déroule et ne cède pas à l'euphorie, prend les points, qui se présentent avec ces deux coups de pied gagnants de Skrela (18e, 21e). Le Stade s'envole et on voit déjà mal comment le RCT pourrait lui contester ce succès, qui fait plus que se dessiner.

Tout va de mal en pis pour les visiteurs, pris dans tous les secteurs du jeu, avec ces deux échecs de Felipe Contepomi face aux barres (24e, 37e) et surtout ce carton jaune, infligé à Mafiléo Kefu, peut-être sévère, mais qui sanctionne l'oeuvre d'ensemble des Toulonnais, dépassés et réduits à une indiscipline coupable (27e). Une infériorité numérique qui ne fait qu'attiser l'appétit du Stade capable de scorer encore avant la pause sur ce jeu au pied de Skrela, que Byron Kelleher exploite à merveille pour lancer Clément Poitrenaud à l'essai (25-0, 40e).

"On tient la victoire, on tient le bonus, il faut continuer à être ambitieux. A nous de bosser..." Le message de Vincent Clerc sur le chemin du retour aux vestiaires est on ne peut plus clair et mis en application dès la reprise avec ce quatrième essai sur penaltouche de Yohan Montès, qui fait honneur à sa première titularisation de la saison (32-0, 44e). On approche l'heure de jeu quand Toulon s'offre sa première occasion digne de ce nom avec cet échange Kefu-May, qui voit Nicolas Vergallo aplatir ce ballon brûlant dans on en-but (53e). Toulon se lâche enfin, Dean Schofield s'échappe et May cette fois inscrit les premiers points de sa formation. Un essai que Contepomi, décidément malheureux avec ce coup de pied sur la transversale, ne transforme pas à 25 mètres (32-5, 58e). Mais Toulouse met un point d'honneur à achever ce match comme il l'a commencé, à cent à l'heure avec les nouveaux essais de Louis Picamoles (37-5, 69e), suivi de près par Médard, auteur du doublé et désormais seul meilleur marqueur du championnat avec sept réalisations (44-5, 72e). Fermez le ban, Toulouse, pour la première fois de la saison, s'empare du fauteuil de leader.

Sylvain LABBE

La Provence

Pourquoi le RCT n'avance pas.

Le 01/11/2010

Toulon n'a actuellement pas le niveau d'un candidat aux premiers rôles. Les raisons.

Le Stade Toulousain fait souvent les choses en grand. Dans le triomphe comme dans la mise au point. Le multiple champion de France (17 titres) et quadruple roi d'Europe avait toujours déjoué devant le RC Toulonnais, depuis le retour du club provençal parmi l'élite, en 2008. Il restait ainsi sur une courte victoire à Ernest-Wallon voici deux ans (19-18) et surtout trois revers consécutifs.

Samedi, il a mis un terme à cet énigmatique enchaînement. Il y tenait visiblement et il n'a pas fait semblant (6 essais, 44-5 au final). Une série s'achève en Haute-Garonne. Une autre se prolonge dans le Var où l'on encaisse les revers (3) et les points (114 contre 38 en 3 matches) avec un fatalisme inhabituel. Dans notre édition de samedi, le président Mourad Boudjellal disait s'attendre à rien d'autre qu'à une défaite à Toulouse compte tenu des limites de son équipe (blessés, mises au repos) et de l'actuel état de forme de son adversaire. Mais on doute fort qu'il ait pu imaginer un échec subi dans les proportions que l'on sait.

Malgré les aléas précités, cela ne fait vraiment pas sérieux. Les mauvaises langues diront même que le comportement des Toulonnais, samedi, fut à l'image de leur maillot bleu tacheté de motifs de BD: grotesque. Il serait facile de résumer cette tannée en un combat totalement déséquilibré avec d'un côté, un régiment d'internationaux de premier plan et de l'autre, un assemblage incertain de doublures ou d'éléments en méforme. Cette photographie ne peut pas faire abstraction de l'apathie et du manque de révolte caractéristiques des Varois à Ernest-Wallon. On peut être dominé par plus fort que soi. Mais il est aussi interdit de subir les événements comme une chose entendue.

Des cadres en deçà

Ce constat va même au-delà du match de samedi. Depuis le début de la saison, et il n'a pas toujours été diminué comme à Toulouse, le RCT est souvent passé à côté de ses matches et s'il en a gagné, il n'a jamais dégagé une force qui lui permettrait de tout contrôler sans l'ombre d'une interrogation. On est encore loin de l'épilogue de cet exercice, mais ce Toulon-là n'a strictement rien à voir avec celui de la saison passée. Même lorsqu'il peinait à trouver son rythme durant la phase aller. La faute à quoi ? À qui ? D'abord à des cadres moins influents, au premier rang desquels, Joe Van Niekerk. Le Sud-Africain semble avoir été vraiment perturbé par des problèmes d'ordre privé et une longue convalescence consécutive à l'opération d'un doigt, cet été. Si le capitaine se signale désormais, c'est davantage en entrant sur le terrain de manière spectaculaire que durant un match. Il a besoin de retrouver de la sérénité. De se retrouver tout court. Ménagé à Toulouse, il peut lancer sa saison - et celle du RCT -, jeudi, à Perpignan.

Des absents de taille

Jonny Wilkinson ne sera pas à Aimé-Giral. Samedi, il n'était pas non plus à Toulouse et ça s'est vu tout de suite. Felipe Contepomi a raté le peu qu'il avait à faire (2 pénalités, 1 transformation). La présence de l'Anglais n'a pas toujours tout résolu, mais en l'état actuel des choses, le RCT évolue véritablement au rythme d'une Wilko-dépendance. Derrière Wilkinson, le désert? Cela y ressemble un peu en ce moment. Au rayon des absences, le départ de Sonny Bill Williams pour la Nouvelle-Zélande a laissé aussi un vide abyssal parmi des 3/4 centre qui ne franchissent plus rien. Et pour cause.

Des blessures à foison

En raison des blessures successives ou répétées de Kefu, Lovobalavu et Auelua, Saint-André a régulièrement été privé de pions majeurs dans ce secteur de jeu et n'a pratiquement jamais pu aligner la même paire de centres, cette saison. Le premier nommé a encore pris un coup à une épaule, samedi. D'autres compartiments sont fréquemment touchés : les postes d'arrière (Lamont), de demi de mêlée (Mignoni, Cibray), d'ailier (Sackey) et de talonneur (Genevois a été out durant plus de 2mois).

Des recrues en retrait

C'est en quittant la pelouse, suppléé par Kubriashvili (49e), qu'on s'est rendu compte de la présence d'Hayman à Toulouse. C'est forcément un signe révélateur pour une recrue phare censée densifier la mêlée toulonnaise. Mais pour l'heure, le Néo-Zélandais est un élément tout juste ordinaire, entretenant le mystère et le doute sur sa capacité à devenir le pilier qui devait tout broyer sur son passage. Il est encore trop tôt pour parler de véritable erreur de casting. Mais c'est une hypothèse à ne pas écarter. À l'exception de Smith, l'étiquette menace également Sackey, Lapeyre, Messina, Brana voire Wulf, autant de renforts qui étaient appelés à bonifier encore le groupe varois. S'agira-t-il d'un simple état des lieux ponctuel ?

Laurent BLANCHARD

Var Matin

RCT: pas de conclusion hâtive.

Le 01/11/2010

Honnêtement, bien que le RCT ait enregistré à Toulouse sa plus lourde défaite depuis son retour dans l’élite (44-5), il n’y a pas de quoi se clouer les poignets sur la croix. Mettre un genou à terre sur la pelouse du champion d’Europe en titre n’a, en effet, rien d’infamant. Philippe Saint-André s’est d’ailleurs dit « plus déçu par les trois points perdus la semaine dernière à Paris que par la défaite à Toulouse », alors que Jean-Baptiste Ellisalde, l’entraîneur des trois-quarts du Stade Toulousain, appelait à « relativiser ce résultat, car le RCT avait mis au repos sept à huit cadres ».

Aussi vrai qu’inquiétant, car cela signifie que les doublures n’ont pas été à la hauteur à laquelle on pouvait les attendre. Sans ses leaders, le RCT n’est pas vraiment la même équipe, et cela est d’autant plus vrai en ce moment où la fatigue se fait sentir chez certains joueurs, largement sollicités depuis le début de saison. On pense notamment à Taumoepeau, El Abd et autre Wulf.

Le RCT est-il en train de payer son manque de turnover du début de saison, chasse aux points et recherche de cohésion obligent ? On attendra sagement le résultat de jeudi prochain pour faire de cette hypothèse une conclusion.

Reste qu’à Toulouse, l’apathie générale du groupe, une propension à rendre trop de ballons à l’adversaire et un manque d’audace offensive (au contraire des Toulousains qui, comme le Munster, ont joué une pénaltouche dès le début du match) n’ont pas comblé les seules satisfactions apportées par la mêlée et quelques joueurs en manque de temps de jeu (Lapeyre, May).

Nul doute que la séance vidéo d’hier matin, menée depuis la retraite du Canet-en-Roussillon, où les Varois ont installé leurs quartiers jusqu’à jeudi, a dû être copieuse.

Avec le déplacement à Perpignan, le RCT aborde en tout cas un match capital pour la suite de la saison. Certes, en cas de nouvelle défaite (la quatrième consécutive toutes compétitions confondues), le RCT serait toujours en course pour les places qualificatives aux phases finales.

À la lecture de la douzième journée du Top 14 (1), durant laquelle tous les candidats aux premières places, à l’exception de Castres à Biarritz, sont en position de l’emporter, le RCT pointerait probablement en queue du peloton des favoris.

Fâcheux mais pas alarmant en terme comptable. Les conséquences psychiques d’une nouvelle défaite seraient, elles, beaucoup plus dommageables. Les Toulonnais auraient à ruminer une nouvelle contre-performan-ce pendant quatre longues semaines. Et le doute peut-être s’inviter dans les têtes. Autant dire que cette rencontre face à l’USAP est ca-pi-ta-le !

1. Voici les oppositions de la douzième journée du Top jouée jeudi soir : Perpignan/Toulon ; Agen/Racing ; Biarritz/Castres ; Stade Français/Bayonne ; Bourgoin/Toulouse ; Montpellier/Brive ; La Rochelle/Clermont.

Olivier BOUISSON