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28-16mi-temps : 9-13Top 14, 7ème journée Saturday 18/09/10 - 16:25 Arbitre : Christophe Berdos (Ile-de-France) assisté de Romain Poite (Limousin) et Bruno Fiche (Ile-de-France). |
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[RCT/ASMCA] La saison 2009/2010 est définitivement finie...
le 18/09/2010 à 23:12
Vainqueur 28 à 16, le Rugby Club Toulonnais bat Montferrand et tire un trait sur la demie de Saint-Etienne.
Le Vélodrome n’était pas plein pour cette nouvelle délocalisation du RCT. En effet, environ 45.000 spectateurs avaient pris place dans les travées de l’enceinte du Boulevard Michelet. Le Président Boudjellal était un peu déçu, attendant plus de spectateurs mais expliquant que les Supporters faisaient ainsi « payer le mauvais début de saison » tout en notant qu’il n’avait « pas senti l’engouement autour de Clermont, bien que les Champions de France le méritaient ».
Pour autant, après la « Coupo Santo », l’arrivée du ballon du match via les parachutistes du Commando Hubert et le « Hell’s Bells », le « Pilou » résonnait et le stade phocéen s’embrasait.
« Cap’tain Joe » rentrait, comme à son habitude, galvanisé, transcendé à la tête de ses troupes.
C’était à James que revint le coup d’envoi. Face à La Rade si nous étions à Mayol. L’ouvreur Auvergnat tapait court et les « Jaunards » récupéraient le cuir. Clermont campait dans le camp Toulonnais mais commettait un en-avant dans nos 22’’ (4e).
Le pack Rouge et Noir tenait bien le choc et Toulon se dégageait.

Sur la seconde mêlée, les « Gros » prenaient le dessus et bénéficiaient d’une pénalité (6e). Jonny Wilkinson portait le jeu, pour la première fois de la partie, dans le camp adverse. Malheureusement, le lancer de Séb’ Bruno en direction de Joe El Abd était contré…
La touche Clermontoise allait d’ailleurs jouer un rôle prépondérant peu avant le quart d’heure de jeu : sur un lancer Ledesma aux 50’’, Cudmore capte le cuir. James retrouve Malzieu à l’intérieur. L’ailier fixe Paul Sackey et sert Fofana lancé. Ce dernier va marquer (0 – 5, 13e). Parra transformait et portait le score à 0 –7.
Sur le renvoi, l’ASMCA commet un en-avant. Des 45’’ en bord de touche droit, « Wilko » réduit le score (3 – 7, 16e).
Montferrand presse le RCT sur sa ligne et obtient une pénalité à la 18e. Des 25’’ légèrement à droite, Parra démontre, si besoin est, que sa précision au pied n’a rien à envier à celle de l’ouvreur Toulonnais et porte le planchot à 3 à 10 à la 19e.
Pour l’heure, Toulon est brouillon et commet trop de fautes.
C’est alors que Pierre Mignoni dynamise le jeu : suite à une mêlée disputée dans les 40’’ Jaune, le demi-de-mêlée Varois se fait la valise. Repris, il veut libérer pour Joe Van Niekerk mais sa passe est en-avant (20e).

Et lorsque Montferrand ne respecte pas les commandements de M. Berdos pour rentrer en mêlée, Pierre veut se saisir rapidement du ballon alors dans les mains de son successeur sous le maillot Auvergnat. Il se retournera le doigt sur l’action. L’intervention de Jean-Baptiste Grisoli, le Médecin du Club, permettra au N°9 de poursuivre la rencontre.
Sur ce bras cassé, Jonny W. tape une chandelle. Joce Suta perce et créé un point de fixation. Nalaga rentre par le côté : pénalité pour Toulon. Des 30’’ en bord de touche gauche, le Maître Artilleur Toulonnais réduit le score (6 – 10, 24e).
Montferrand se met alors à commettre à son tour des erreurs, à commencer par ce dégagement de James de la 27e qui va derrière la ligne. Le référé donne une mêlée introduction Toulon à l’endroit où le coup de pied a été donné, soit juste un peu avant la ligne médiane mais dans le camp adverse. Le RCT pousse et Fotu Auelua, reconverti au centre, perce. Sur un turn over, c’est Montferrand qui remet la main sur le ballon et peut se dégager.
En mêlée, Toulon est conquérant et prend le meilleur sur son adversaire

Libéré et mis en confiance par la domination de ses Avants, Jonny Wilkinson peut s’en donner à cœur joie : sur une prise de balle à deux mains en touche de Juan-Martin Fernandez-Lobbe, il claque un drop (9 – 10, 33e).
James veut lui rendre la politesse à la 36e mais le ballon passe largement à côté, provoquant un commentaire moqueur en Tribune Jean-Bouin : « Oh, demande à Jonnyyyyyyyy comment on fait ! ».
Les Rouge et Noir mettent le feu, notamment avec Rudi Wulf qui se saisit d’une balle haute. L’inévitable Wilkinson tape à suivre mais fait un en-avant à la réception de son propre coup de pied (37e).
Contre toute attente, et alors que les partenaires de Laurent Emmanuelli se montrent les plus incisifs, c’est Montferrand qui récupère une pénalité que des 40’’ face Parra passe (9 – 13, 39e).
Alors que la sirène signalant la fin de la première période venait de retentir, un Jaunard tente un étranglement avec retournement sur Juan-Martin Fernandez-Lobbe dans un regroupement. Pour autant, M. Berdos ne sort pas la « biscotte » mais siffle une pénalité…

Des 50’’ à droite, Jonny ne trouve pas le chemin des barres mais les bras de Baby qui dégage. La mi-temps est sifflée sur ce score de 13 à 9 en faveur des Champions de France.
La seconde période démarre avec les trente mêmes acteurs.
Sur une action Toulonnaise, Parra tape le ballon : pénalité que convertit Jonny Wilkinson(12 – 13, 43e).
Survint alors un tournant du match : à la 46e, Wilko sert Rory Lamont qui retrouve Felipe Contepomi. Paul Sackey perce et tape à suivre le long de la ligne de touche. Baby vient alors percuter l’Ailier Anglais. Cette fois, c’est le « jaune » qui est de sortie à l’encontre de l’arrière Auvergnat.
Avec la pénalité qui s’en suit, Jonny Wilkinson donne, pour la première fois de la partie, l’avantage aux siens : des 30’’ à droite, le ballon passe et le score est désormais de 15 à 13 en faveur du RCT.
Toulon se montre incisif sur le renvoi mais un nouvel en-avant stoppe nette l’action (48e).

Les Rouge mettent la pression sur leurs adversaires : Pierre Mignoni vient gêner la sortie de balle en mêlée. Joe Van Niekerk met la main sur le ballon et le pack Jaunard s’écroule sur le Capitaine Toulonnais : pénalité sifflée.
Des 50’’ droite, Jonny continue son festival : 18 à 13 à la 49e.
Commence alors le bal des remplacements et autres substitutions : Joe El Abd est remplacé par George Smith côté Toulonnais et Scelzo par Zirakashvili pour Montferrand.
Joce Suta se met à la faute à la 52e, permettant ainsi à Parra d’enquiller sa dernière pénalité de l’après-midi (18 – 16).
Dans la foulée, la Fine Gâchette de sa Gracieuse Majesté dégaine son second drop de la journée : à la 54e et des 40’’, le score se positionne à 21 à 16 pour le RCT.

Mais les coéquipiers de Kris Chesney se heurtent à la défense des pensionnaires du Michelin : alors que le RCT est à 5’’ de l’en-but, Parra récupère le ballon et dégage son camp (59e).
La faille est trouvée peu après l’heure de jeu : Rudi Wulf et Rory Lamont combinent et c’est Joe Van Niekerk qui est à la conclusion. Avec cet essai, Toulon se met à l’abri. D’autant que la transformation est assurée du bord de touche gauche par « Wilko » (28 – 16, 63e).

Les remplacements se poursuivent : Laurent Emmanuelli cède sa place à Saimone Taumoepeau et Kris Chesney à un ancien de la Maison Jaune, Christophe Samson (63e).
Clermont tente désormais de recoller pour décrocher au moins le point de bonus défensif. Mais le RCT est bien en place défensivement.
Encore une fournée de remplacements (Sébastien Bruno par Jean-Charles Orioli, Fotu Auelua par Gabby Lovobalavu et Davit Kubriashvili par Carl Hayman à la 67e et Rory Lamont par Clément Marienval à la 73e) et les Auvergnats sont étouffés par la défense agressive des Varois.

Du coup, les Joueurs de Vern Cotter multiplient les fautes comme cet en-avant de Cudmore sur un placage de Jonny Wilkinson (75e). Mais sur la mêlée, ce sont les Auvergnats qui bénéficient d’un bras cassé. Christophe Samson se met à la faute et Parra tape en pénaltouche (76e). Toulon met la pression une nouvelle fois et contre Montferrand qui se retrouve renvoyé dans ses 40’’.
Alors que Laurent Magnaval a remplacé Pierre Mignoni à la 79e, M. Berdos siffle la fin de la partie sur ce score de 28 à 16 en faveur des Joueurs de Philippe Saint-André.
Cette victoire face au Champion en titre fait, forcément, du bien.
Du bien au moral car, comme le déclarait après match Mourad Boudjellal : « aujourd’hui on exorcise la demie de la saison passée. On vient de clôturer la saison 2009/2010 et on attaque la saison 2010/2011 ». On l’avait dit et redit, le RCT n’avait pas tiré un trait sur la saison dernière. Du coup, Philippe Saint-André a su gérer son affaire.
En annonçant Carl Hayman titulaire mais en alignant Davit Kubriashvili au coup d’envoi, il avait reconduit le pack qui avait été chahuté à Saint-Etienne et lui a donné la chance de réagir. Une chance que les Frères d’Arme de Laurent Emmanuelli ont su relever : « Clermont avait été meilleur que nous en demie, il fallait au moins qu’on rivalise pour s’imposer » analysait le Gaucher Toulonnais.

Pour Pierre Mignoni, Toulon avait « besoin de se retrouver sur un gros match ». Mission réussie.
Si en première période, Toulon a fait le dos rond sur l’entame de match des Jaunards avec notamment cet essai de Fofana dès la 13e, petit à petit, les Varois ont mis la pression en ne lâchant rien et en mettant de l’intensité et du rythme. PSA estimait que c’était grâce « à la mêlée que [le RCT] était resté au score. A la mi-temps, on a su être mieux dans la conservation du ballon. Jonny a su marquer dans tous nos temps forts ».
Enfin, cette victoire fait du bien comptablement : Toulon était « dans l’obligation de gagner » (Laurent Emmanuelli) et recolle au peloton de tête avant un déplacement à Bourgoin et la réception de Castres.
Pragmatique, le Staff Toulonnais voulait déjà se projeter à vendredi prochain et ce match en Isère pour le compte de la 8e journée. En espérant que Toulon soit capable de s’adapter tactiquement comme il a su le faire et réussir une aussi bonne seconde période d’une telle qualité.
JJG
Photos : Aurélie LANTUS
les Vidéos de Toulon - Clermont
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- AFP
- Rugby365.fr
- Sport 24
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- L'Equipe.fr
- Site l'AS Montferrand Clermont Auvergne
- E-Bleu Marine
- Var Matin
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- La Provence
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- Var Matin
Toulon s'impose en puissance face à Clermont.
Le 18/09/2010
Le Rugby Club Toulonnais (RCT) a fait parler la puissance de ses avants et le talent au pied de son ouvreur, Jonny Wilkinson, pour s'imposer samedi face au champion de France en titre, Clermont (28-16), au stade Vélodrome, pour le compte de la 7e journée du Top 14.
"On vient de clôturer la saison dernière et de commencer une nouvelle saison", s'est félicité Mourad Boudjellal, le président toulonnais, satisfait de voir son équipe digérer enfin la demi-finale (35-29) perdue l'an passé contre Clermont, un "traumatisme", selon lui.
"Wilkinson est l'un des plus grands dix de l'histoire du rugby, il l'a démontré aujourd'hui, on a retrouvé un Jonny millésimé 2003", a également estimé Boudjellal.
Le coach toulonnais, Philippe Saint-André, avait choisi d'aligner le même pack que celui qui avait débuté la demi-finale de la saison dernière.
Orgueilleux, Toulon a clairement dominé les phases de conquête, notamment la mêlée fermée totalement maîtrisée par Jo Van Nikierk et ses camarades du pack. Conséquence: le huit de devant jaunard a souvent été au supplice.
La touche a également été maîtrisée par le RCT qui d'entrée, a volé deux ballons aux Clermontois.
Ceux-ci se sont cependant montrés opportunistes, inscrivant un essai sur l'un de leurs premiers ballons d'attaque: Brock James trouvait à l'intérieur Malzieu qui perçait et transmettait au centre Fofana qui aplatissait dans l'en-but toulonnais (13). Parra transformait puis rajoutait trois points sur pénalité, six minutes plus tard.
Le RCT répondait par son maître à jouer, Wilkinson, auteur de deux pénalités (16, 25) et d'un drop (33) qui permettaient aux joueurs de la Rade de rester à hauteur de Clermont à la mi-temps (9-13).
Dès la reprise, Toulon confirmait une montée en puissance qui s'était dessinée dès la fin de la première mi-temps. Wilkinson concrétisait le temps fort par une première pénalité, puis une seconde à la suite d'un plaquage à retardement de Baby sur Sackey qui valait à l'arrière clermontois de sortir pour dix minutes avant d'être remplacé par Floch.
Le festival de l'ouvreur anglais du RCT allait se poursuivre, permettant enfin aux joueurs rouge et noir de prendre et de garder l'avantage au score: nouvelle pénalité (51) puis second drop, des quarante mètres (55). Entre-temps, Parra avait réduit l'écart, sur pénalité (53).
La puissance toulonnaise de plus en plus flagrante allait s'imposer définitivement au milieu de la deuxième période. Sur un beau mouvement, Van Nikierk, le capitaine du RCT en position d'ailier allait croiser avec Wulf pour inscrire le premier essai des siens (62), transformé par l'inévitable "Wilko" (63, 28-16).
La défense des Toulonnais faisait le reste et permettait au RCT de rester invaincu en Top 14 au stade Vélodrome.
Toulon s'est révolté.
Le 18/09/2010
Mené à la mi-temps (9-13), Toulon a réussi une très grosse seconde période samedi au Vélodrome pour renverser Clermont (28-16) dans le sillage d'un excellent Jonny Wilkinson. Les champions de France concèdent leur deuxième défaite consécutive, la quatrième de la saison.
Le jeu
Ce n'étaient pas les mêmes. Dominés par les Clermontois dans les phases de ruck, dans l'envie, dans l'engagement pendant les quarante premières minutes du match, les Toulonnais sont revenus sur la pelouse du Vélodrome avec un visage complètement différent. Menés logiquement à la mi-temps, ils ont renversé la tendance en seconde période dans le sillage d'un excellent Jonny Wilkinson. L'Anglais et ses coéquipiers n'ont laissé aucun ballon ou presque à des champions de France devenus transparents. L'essai de Joe Van Niekerk a scellé la victoire toulonnaise à la conclusion d'une belle séquence. Elle permet au RCT de devancer désormais Clermont au classement, qui tourne toujours au ralenti. Battus à Bayonne vendredi dernier, les joueurs de Vern Cotter n'ont pas encore vraiment lancé leur saison. En revanche, pour ce remake de la demi-finale de Saint-Etienne, c'est Toulon qui convainc. Et qui efface le mauvais souvenir du printemps.
Les Toulonnais
La première action de Clermont ressemble à s'y méprendre au premier essai encaissé par le RCT contre le Racing à Mayol. Là encore, les Toulonnais ont manqué leurs placages et l'ont payé cash. En fin d'alignement, Sébastien BRUNO a été pris par James et Malzieu. Dans la foulée, Joe VAN NIEKERK est trop court. Et Rory LAMONT est battu dans son un-contre-un face à Fofana. Des erreurs qui coûtent cher en première mi-temps. Mais Toulon est revenu avec de meilleures intentions après le repos et les trois joueurs cités plus haut se sont rachetés. Beaucoup plus volontaires, les joueurs de Philippe Saint-André ont avancé sur les impacts et provoqué des fautes clermontoises. Le scénario idéal pour que Jonny WILKINSON brille. L'Anglais a été extrêmement efficace sur ses pénalités et sur ses drops. Il a longtemps compensé au pied le manque d'inspiration de ses trois quarts. Puis Rudi WULF, qui ne s'était mis en évidence qu'à une seule occasion, en récupérant un ballon sous une chandelle de « Wilko » à la 37eme, et Rory Lamont ont trouvé le décalage sur l'aile. Le capitaine Joe Van Niekerk a saisi l'occasion pour marquer le premier essai toulonnais. Dans le duel des malins, Pierre MIGNONI a très bon face à Morgan Parra. Malgré un doigt retourné en première période. L'Anglais Paul SACKEY a lui été encore une fois un peu décevant.
Les Clermontois
Un gros travail de déblayage de Thibault PRIVAT, Jamie CUDMORE et Elvis VERMEULEN a bien lancé l'ASM en première mi-temps. La science de Vern Cotter et de son staff a aussi payé sur le premier essai, où les Clermontois ont ciblé à la réception d'une touche le placement de Sébastien Bruno en fin d'alignement. Brock JAMES, qui n'est pas parvenu à soulager au pied ses coéquipiers en deuxième mi-temps, a servi Julien MALZIEU à hauteur. Les cannes de l'ailier tricolore ont fait la différence, puis Wesley FOFANA a joliment conclu. La seule action d'éclat des champions de France, absents des débats après le repos. A l'image de Mario LEDESMA, auteur d'un en-avant puis d'un lancer en touche intercepté en cinq minutes d'intervalle, ils ont pris de plein fouet le réveil toulonnais. Sans réaction, les partenaires d'Aurélien ROUGERIE, moins en vue qu'à Bayonne, et de Napolioni NALAGA, qui n'a pas touché un ballon, n'ont inscrit que trois points dans les quarante dernières minutes. Il leur faudra faire mieux samedi à Clermont contre Castres. Les deux déplacements consécutifs à Bayonne et à Marseille ont donc été infructueux, hormis le bonus défensif pris au Pays Basque, pour des champions de France qui peinent encore à trouver leur rythme de croisière.
Laurent PICAT
Toulon lance sa saison.
Le 18/09/2010
Auteur d'un début de saison décevant, Toulon a parfaitement réagi en dominant Clermont (28-16) ce samedi au stade Vélodrome. Un succès qui va peut-être définitivement lancer la saison du RCT...
Et si Toulon devait envisager un déménagement au Vélodrome ? Malgré la réception de Clermont sur la Canebière, le RCT est toujours invaincu en Top 14 dans l’enceinte olympienne alors que Mayol a déjà connu deux revers cette saison… Face aux champions de France en titre, les Varois ont répondu présent, notamment en défense avec un engagement et un sacrifice de tous les instants. Grâce à ce succès (28-16), les hommes de Philippe Saint-André recollent au classement et dépassent leur victime du jour, reléguée à quatre unités.
Dans la fournaise marseillaise, PSA avait réservé quelques surprises à son homologue clermontois. Annoncés titulaires, Hayman et Lovobalavu prenaient finalement place sur le banc alors que Kubriachvili et la surprise Auelua débutaient la rencontre. Une option payante tant les deux joueurs n’ont pas démérité samedi après-midi en répondant présent au défi annoncé. Pourtant, à la pause, Clermont virait en tête (9-13) grâce à un essai de Fofana, très bien servi par Malzieu (12e), pour ce qui restera l'une des seules banderilles auvergnates.
Wilkinson et une défense de fer
Dans un match serré ou l’enjeu a quasiment tout le temps peser sur le jeu, la révolte toulonnaise au retour des vestiaires fut déterminante. Remontés à bloc à l’image de Joe Van Niekerk, auteur d’un essai décisif (25-16, 63e), les Varois s’en remettaient à la botte de Jonny Wilkinson, auteur de vingt-trois (Ndlr : 4 pénalités, 2 drops, 1 transformation) des vingt-huit points de son équipe, pour assurer leur succès. «On a manqué de cohésion, avoue Morgan Parra un brin désabusé. C’est dommage car on avait les capacités pour rivaliser mais la grosse défense de Toulon y est pour beaucoup.»
Avec déjà quatre défaites au compteur, le début de saison des champions de France reste décevant. La faute, sans doute, a une reprise tardive et un nouveau statut difficile à apprivoiser. «Il y a du mieux dans le jeu, tempère le demi de mêlée international. Mais on est loin de la vérité et on doit encore travailler pour que tout se mette en place.» De son côté, Toulon est bien loin de ces considérations. Sa saison est définitivement lancée.
Baptiste DESPREZ
Toulon enflamme le Vélodrome.
Le 18/09/2010
Belle performance pour Toulon qui lance enfin sa saison en s'imposant au Vélodrome de Marseille face au champion de France clermontois (28-16). Les Varois peuvent une nouvelle fois remercier la botte de Wilkinson, auteur de 23 points. Quatrième défaite pour Clermont qui s'installe dans le doute.
Aux rares observateurs qui pouvaient encore en douter, Jonny Wilkinson a prouvé qu'il était bien l'indéfectible arme fatale de Toulon. Auteur de 23 points, l'ouvreur anglais aura une nouvelle fois été le principal artisan du succès des siens (28-16) face au champion de France en titre, Clermont. Toujours présent en défense, il ajustait deux pénalités (15e, 24e) et un drop (33e) dans le premier acte pour maintenir les Varois au contact des Auvergnats. Et s'il ratait l'opportunité de prendre l'avantage au score avant le repos, l'homme aux 1 111 points avec le XV de la Rose assommait les visiteurs au retour des vestiaires avec quatre coups de pied en moins d'un quart d'heure (42e, 46e, 50e, 54e). Le dernier, un drop des 40 mètres alors qu'il était presque au contact de la ligne de défense adverse, confortait ses coéquipiers sur sa capacité à marquer dans n'importe quelle position. Il n'en fallait pas plus pour finir d'enflammer le Stade Vélodrome, exceptionnel antre du RCT pour cette revanche de la dernière demi-finale du Top 14.
En face, Parra tentait de répondre au métronome toulonnais (18e, 39e, 52e), mais les visiteurs s'en remettaient surtout à leur jeu d'arrières. Avec plus ou moins de réussite. Plus, quand Wesley Fofana passait la ligne en début de rencontre (7-0,12e), suite à un retour intérieur de James pour Malzieu, qui fixait son vis-à-vis avant de servir son trois-quarts centre. Moins, durant le reste de la partie, lorsque le soutien manquait systématiquement une fois le premier rideau franchi. Une baisse de régime due notamment à une pénurie de ballons après la pause, mais aussi à de trop nombreuses fautes de main.
Une défense retrouvée
Dans son entreprise, Clermont était d'autant moins aidé par le carton jaune infligé logiquement à Benoit Baby pour plaquage à retardement (44e). Un carton symbolique de l'indiscipline des visiteurs, qui auront ainsi participé à faire briller Wilkinson. Mais résumer la physionomie de la rencontre à l'impuissance auvergnate serait manquer de respect au bloc défensif varois. Bien en place pour résister aux percussions, solide à l'impact pour provoquer nombre d'en-avants et discipliné pour minimiser le score adverse, il ne restait plus au RCT qu'à sceller l'issue du match.
Ce fut chose faite à l'heure de jeu, lorsque Joe Van Niekerk concluait un essai de 60 mètres, construit par Wulf et Lamont, et amorcé après une séquence de hourra-rugby offerte par les deux équipes (61e). Une réalisation qui prive le visiteur auvergnat du bonus défensif. Si bien que le champion de France pointe au 10e rang tandis que son hôte du jour bondit au pied du podium avant le match de Montpellier ce samedi soir à Armandie.
Thomas GOURDIN
Toulon ne plaisante plus.
Le 18/09/2010
Toulon a signé une victoire significative face à Clermont sur la pelouse du Vélodrome (28-16). Portés par une grosse défense et le réalisme de Jonny Wilkinson, les Varois ont privé les Auvergnats du bonus défensif.
A RETENIR
Le RCT version 2009/2010 avait gagné son droit d'entrée dans le Top 6 sur sa défense. Après des débuts loin des attentes du président Mourad Boudjellal, Toulon a donc retrouvé sa bonne vieille recette pour décrocher un précieux succès à "domicile" (28-16). Parfaitement organisés défensivement, les protégés de Philippe Saint-André ont su repousser les offensives des Clermontois éparpillés aux quatre coins du Stade-Vélodrome. Des Auvergnats défaits pour la quatrième fois depuis le début de la saison, déjà.
LE TOURNANT DU MATCH : 63e
Non, le RCT n'a pas scellé son succès sur une série de pick and go rageurs. Et il faudra encore attendre pour apercevoir une chevauchée de Paul Sackey. L'international anglais s'est fait voler la vedette au large par l'incontournable Joe Van Niekerk. Alors que la défense de l'ASM ne parvient pas à se redéployer, Wulf croise avec Lamont qui fixe et donne au capitaine du XV de la Rade. Le troisième-ligne sud-af signe alors un sprint décisif sur 20 mètres (25-16).
IL A BRILLE : JONNY WILKINSON
Joe Van Niekerk ne s'y trompe pas. La sirène du Stade-Vélodrome vient tout juste de retentir. Le capitaine du RCT bondit alors vers Jonny Wilkinson. Cinq pénalités, deux drops, une transformation : l'ouvreur de Toulon a écrasé la rencontre par son réalisme dans les moments clés.
LA DECLA...
«Il nous a manqué de la cohésion vers la fin, a reconnu le demi de mêlée de l'ASM, Morgan Parra, au micro de Canal Plus. On a perdu le fil du match alors que l'on avait la capaciité pour rivaliser. Toulon nous a posé beaucoup de problème défensivement. Il y a du mieux mais on doit encore se mettre en place. Il nous reste beaucoup de choses à travailler. On est loin de la vérité.»
Une mi-temps n’aura pas suffi !
Le 19/09/2010
Clermont part fort !
Dans un stade Vélodrome, chauffé à blanc par un « pilou-pilou » craché par une sonorisation ultrapuissante, ce sont les Clermontois qui rentrent le mieux dans cette rencontre. Portés par un Mistral soutenu, les hommes de Cotter occupent le camp toulonnais, et défient la ligne défensive varoise. Le RCT tient bien et fait rapidement valoir de belles dispositions sur les fondamentaux. La touche varoise contre de nombreux ballons et la mêlée pose quelques problèmes aux Auvergnats. Pourtant Clermont a la main sur le ballon et domine ce premier quart d’heure au niveau de l’intensité et de l’engagement. Les initiatives sont « jaune et bleu » et sur un lancement à partir d’une touche en fin d’alignement, Malzieu se propose intérieur et déchire le rideau varois. L’ailier clermontois fixe le dernier défenseur et envoie Fofana sur les rails du premier essai de la rencontre. Parra transforme et donne 7 points d’avance à l’ASM.
Sur le renvoi, Clermont se fragilise en commettant une obstruction et s’offre à la botte de Wilkinson, qui se fait un plaisir de remettre les siens dans la rencontre. Les hommes de Cotter continuent d’appuyer sur l’accélérateur et reviennent mettre en danger les Varois près de leur ligne. Les avants multiplient les points d’affrontement et obtiennent une pénalité. Simple formalité pour Parra qui remet Toulon à un essai(19e). Les hommes de PSA comprennent, alors, que leur salut passera par le jeu et vont dans le sillage d’un Pierre Mignoni parfait dans son rôle d’accélérateur, créer d’avantage. Le réalisme de leur ouvreur anglais va faire le reste. Wilkinson profite des deux seules incursions toulonnaises pour ajouter une pénalité et un drop. Un point sépare les deux formations, à la demi-heure de jeu. C’est au tour de Clermont d’envoyer du jeu dans un match d’une grande intensité et totalement débridé. Parra donne un peu d’air aux « jaune et bleu » de 40 mètres en coin et permet aux Auvergnats d’atteindre la mi-temps sur le score de 13 à 9.
puis tire le rideau !
Rapidement les Clermontois vont sortir de cette rencontre, en rendant trop de ballons dans les zones d’affrontement et en multipliant les mauvais choix. Illustration seulement deux minutes après la reprise, où les « jaune et bleu » laissent filer un ballon dans les mains toulonnaises. Heureusement la défense clermontoise ne laisse pas les varois s’exprimer mais s’expose cependant à de nombreuses pénalités, et à la botte magique de l’ouvreur champion du monde. Les choses se corsent encore lorsque les hommes de Cotter se retrouvent à 14 suite à l’expulsion temporaire de Benoît Baby. Clermont donne le bâton pour se faire battre, et rend une multitude de ballons dont se nourrissent les hommes de Mignoni. En 10 minutes Toulon marquent par trois fois par la botte de Wilko et s’éloigne au tableau d’affichage. 21 à 16, lorsque Clermont revient au complet. Dos au mur, et face au vent, les Auvergnas n’ont guère d’autres solutions que de tenter et de prendre des risques. Un jeu dangereux qui va se retourner contre les hommes de Cotter qui au terme d’une action rythmée par de nombreux turnovers vont manquer de soutient sur une relance initiée de leurs 22 mètres. Une nouvelle munition offerte aux toulonnais, qui vont remarquablement l’exploiter sur les extérieurs et face à une défense désorganisée. Lamont embarque les derniers défenseurs auvergnats et ouvre un boulevard à son capitaine Van Niekerck qui s’y engouffre à grandes enjambés avant de s’écrouler triomphalement derrière la ligne d’en-but. A l’heure de jeu et avec 13 points de retard après la transformation de ce diable de Wilkinson, la mission est impossible pour l’ASM. Pourtant Clermont se lance à la poursuite d’un point de bonus défensif, mais l’incapacité des Auvergnats à conserver le ballon et la maîtrise des Toulonnais aussi bien en conquête que dans l’occupation du terrain vont définitivement rendre la mission impossible.
Pour n’avoir soutenu le niveau des Toulonnais qu’une mi-temps et perdu trop de munitions dans les zones de ruck, Clermont rentre bredouille de son déplacement au stade Vélodrome. De son côté les Toulonnais effacent leurs deux contre-performances à Mayol et prennent leur revanche sur des Clermontois qu’ils avaient quitté la saison dernière à Saint Etienne. Les hommes de Cotter se focalisent, à présent, sur leurs deux réceptions au Michelin, où ils auront à cœur de prendre confiance avant d’attaquer la campagne européenne.
Le RC Toulonnais prend une revanche éclatante.
Le 18/09/2010
Avec -une nouvelle fois- un grand Wilkinson, une défense agressive, une bonne conquête et du réalisme offensif, Toulon a remporté un probant succès (28-16) devant le champion de France en titre. Si Clermont avait aligné son meilleur XV du moment, Toulon commença ce choc avec le pack vaincu lors de la dernière demi-finale. Face au vent, les partenaires de Van Niekerk furent sous pression en tout début de rencontre car acculés dans leur camp. Sur une attaque en première main au centre du terrain, Clermont fit mouche. James servit Malzieu à l’intérieur, lequel trouva à hauteur Fofana qui s’arracha pour aplatir un essai d’école derrière la ligne. Cette ouverture du score eut le don de mettre Toulon dans le sens de la marche. Notamment en conquête où les Rouge et Noir mirent l’accent avec détermination et agressivité.
Le RCT sur les fondamentaux
Ainsi, Toulon resta au contact malgré le vent de face. Wilkinson se mit alors en évidence, son pied venant peu à peu rapprocher le RCT de l’ASM. L’indiscipline clermontoise permit à l’artilleur britannique de continuer à briller après la pause. Le chassé-croisé Wilkinson-Parra se poursuivit. L’Anglais enquilla un second drop assassin auquel Clermont tenta de répondre par du jeu. Mais l’efficacité était toulonnaise lors de ce dernier week-end estival. Et sur un décalage de Wulf, Lamont s’infiltra puis croisa avec son capitaine Van Niekerk qui, en position d’ailier, termina admirablement le travail dans une explosion de joie. Toulon avait définitivement le break. Les vains efforts clermontois n’empêchèrent pas Toulon de prendre sa revanche. Le contexte, l’opposition, l’enjeu, l'évènement étaient parfaits pour que le RCT se surpasse et lance enfin sa saison. C’est chose faite avec la manière.
Johan LIVERNETTE
Le RCT terrasse le champion de France clermontois.
Le 19/09/2010
Philippe Saint-André et Vern Cotter en ont convenu lors de leur petite causerie d'après-match : ce Toulon-Clermont, samedi au stade Vélodrome de Marseille, a été d'un très haut niveau. Pour preuve, le scénario d'un match longtemps indécis, le peu de déchet dans le jeu, aussi bien à la main qu'au pied (un seul échec de chaque côté) et le réalisme froid des deux formations. En première période, les Clermontois ont ainsi mis tous leurs points, imités en deuxième par les Toulonnais.
Wilkinson intouchable
À ce titre, comment ne pas souligner le match majuscule d'un grand monsieur du rugby, Sir Jonathan Wilkinson. Le blondinet a inscrit la bagatelle de 23 points (une transformation, cinq pénalités, trois drop-goals) et livré un match proche du parfait : intraitable en défense, juste dans son jeu à la main. En début de deuxième période, il a su convertir en points la domination des siens en enquillant trois pénalités et un drop en douze minutes (21-16, 55e). Son deuxième drop de la soirée est d'ailleurs un réel chef-d'oeuvre. Alors que le RCT enchaînait les temps de jeu au ras, le demi d'ouverture se place pour relancer le ballon à la main avant de changer d'appui pour claquer un drop inattendu des 35 mètres. « Il a la capacité de se placer là où on ne l'attend pas », a analysé un Julien Bonnaire admiratif.
La bataille du sol gagnée
Mais comme l'ont relevé Laurent Emmanuelli et Philippe Saint-André, la performance de Jonny Wilkinson a grandement été conditionnée par le travail des avants. Dominateurs en mêlée et à l'aise en touche, ils ont su hausser leur niveau d'agressivité dans le un contre un, en attaque comme en défense.
Mais c'est surtout au sol que les Toulonnais ont sans doute fait pencher la balance de leur côté. Comme lors des plus belles heures de la saison dernière, les Rouge et Noir ont ralenti les sorties de balles de l'ASM et gratté quelques ballons précieux. Sur l'un d'eux, le RCT enclenche un turn-over qui permet à Van Niekerk, lancé comme un obus, d'aller à l'essai (62e). Avec un grand huit de devant et un grand Wilko, le RCT peut tout se permettre. Y compris battre un champion de France avec la manière.
Saint-André : "Pas si mauvais que ça".
Le 19/09/2010
Le manager général du RCT s'est montré particulièrement serein après ce beau succès. « Tout d'abord, je voulais le même paquet d'avants que lors de la demi-finale à Saint-Etienne. On avait perdu deux, trois ballons en mêlée, cinq, six en touche. Aujourd'hui, en première mi-temps, la mêlée nous permet de rester au score. On avait gagné le toss et décidé de jouer contre le vent. On se consommait beaucoup sur les rucks. Après la pause, on a su réagir, être mieux dans l'espace et dans la conservation du ballon. »
Dans ce match très physique, « PSA » s'est montré satisfait par la mobilité toulonnaise. « On a été moins lourd que notre adversaire, mais on a couru davantage, poursuit-il. On a trouvé des solutions en jouant au large et pu repartir sur du jeu à une passe. Jonny a scoré sur tous les temps forts. De plus, le banc nous a amené énormément. C'est une belle victoire. »
« Van Niekerk va mieux »
Dans ce match de « haut niveau », il retient la sérénité de son RCT. « Toute la semaine, on a travaillé avec beaucoup de sérénité, de concentration, d'application. On réussit un gros match à Marseille, et finalement, notre début de saison n'est pas aussi mauvais, excepté les deux défaites à domicile. »
Pas question pour Philippe Saint-André, de s'endormir sur ses lauriers, exhortant ses troupes à « continuer le travail ». « On travaille en osmose avec de belles séquences au large en y mettant de la vitesse.
Parce qu'on a une bonne mêlée, Jonny en pleine confiance est important. Là, il prend du plaisir, il joue et attaque bien le ballon. Il est capable de marquer dans nos temps forts et le fait très très bien. On a montré qu'on avait un vrai groupe. Joe [Van Niekerk], après un passage à vide pour des problèmes personnels, va beaucoup mieux. Il s'est pleinement retrouvé. Mais maintenant, il va déjà falloir penser au match de vendredi contre Bourgoin. »
Paul MASSABO
Wilkinson est toujours magique !
Le 19/09/2010
Un récital avec en prime 23 points. On a beau connaître par coeur ce joueur d'exception, Wilko fascine encore.
À force de célébrer son talent au fil des saisons, on pourrait éditer une véritable collection d'ouvrages sur le génie de Jonny Wilkinson. Certes, le sujet n'a rien de nouveau et a été décliné sous toutes ses formes depuis une bonne décennie. Mais l'homme, décidément inusable, inspire toujours autant par sa faculté à dompter l'adversité avec une justesse absolue, un sens stratégique sans équivalent sur la planète.
Quelle chance pour Toulon de posséder un tel joyau. Et dire qu'avant son arrivée sur la rade, certains le disaient perdu pour le rugby. C'était mal connaître l'Anglais qui n'en finit plus d'illuminer le jeu varois de ces gestes magiques, de ces coups de pied aux allures d'armes de précision. Dans un stade Vélodrome qui le vénère et où il se sent comme chez lui, Wilko a encore écrit hier un chapitre magnifique de son histoire en rouge et noir. Avec flegme et décontraction, avec légèreté et concentration.
Un one-man-show salvateur
Grâce à lui, le rugby décolle au-dessus de la mêlée pour atteindre des sommets. Là où beaucoup manqueraient d'imagination, prisonniers de l'enjeu, lui se libère de la pression d'un simple coup d'oeil. Voyant plus loin, plus vite que les autres. Les Clermontois qui ont longtemps malmené les joueurs de Saint-André le savaient parfaitement. Mais comme bon nombre de rivaux avant eux, ils ont finalement assisté en spectateurs au récital Wilkinson.
Un véritable one-man-show salvateur. Car pour le RCT, cette après-midi marseillaise n'avait rien d'un moment de détente. Bousculés, dominés, menés au score, les Toulonnais doivent en grande partie leur salut au champion du monde, garant des ambitions provençales mais, comble de l'ironie, si souvent bourreau des Bleus dans les plus grandes compétitions internationales.
Avec lui, le RCT change de dimension
Durant la première période, dans un scénario qui aurait pu tuer les espoirs du RCT, Jonny sans jamais céder à la panique a ainsi permis aux siens de rester dans le coup. Deux pénalités, un drop et Toulon limitait la casse à la sirène, mené simplement de quatre points (9-13). Ouf et merci. Mais la suite était d'une tout autre classe. Avec cette fois aux manettes, le buteur des grands jours, le phénomène capable à la fois d'orienter le jeu, d'accumuler les points et pourquoi pas d'aller au combat, domaine où il excelle également. Résultat : Toulon changeait de dimension et poussait le champion de France dans ses derniers retranchements. Comme par enchantement, grâce au fabuleux pied gauche de Wilko, les inquiétudes s'évaporaient dans le ciel clément de Marseille. Et tandis que le Vel' enchaînait les ola, l'Anglais engrangeait.
Les Clermontois observaient ce satané tableau d'affichage comme résignés. Les points défilaient et Wilko régnait en maître sur un stade où sa faculté d'adaptation fait décidément merveille. En tout, Jonny allait à lui seul inscrire 23 points et envoyer Clermont au tapis. Cinq pénalités, deux drops et une transformation. "Tout simplement monstrueux", lançaient en choeur ses coéquipiers. Avec un tel atout dans son jeu, le RCT, ballotté en début de saison, peut viser haut, très haut dans un Top 14 plus compact que jamais. On s'en frotte déjà les mains. Car hier, au-delà d'un Wilko de gala, c'est une formation toulonnaise de nouveau conquérante, qui a balayé l'armada clermontoise. Certains y verront certainement l'influence de l'inoxydable Anglais...
Éric PUECH
C'est le moment de vérité pour Toulon.
Le 20/09/2010
Dans la salle de presse du Vélodrome, comme dans le couloir menant des vestiaires au tunnel, les murs portent les traces des épopées de l'OM. Il s'agit de photos d'exploits passés, des figures historiques du club. Samedi soir, juste avant de prendre le relais de son coéquipier Laurent Emmanuelli face aux médias, Pierre Mignoni est resté un moment à scruter la photographie accrochée près du pupitre, un cliché datant de la saison 2003-2004.
Le demi de mêlée du RC Toulonnais pouvait y voir l'entrée de l'équipe olympienne sur la pelouse du Vel' avec Fabien Barthez en chef de file. Au second plan, les supporters du virageNord saluent l'arrivée de leurs favoris avec un tifo de toute beauté. Mignoni venait de vivre une autre communion avec le public, dans cette même enceinte. Et à observer son attitude devant l'image d'un "Fabulous Fab" ovationné, il en redemandait déjà.
Vainqueurs du champion de France Clermont samedi (28-16), l'ancien international et le RCT devraient vraisemblablement revenir au Vélodrome le 15 ou le 16 avril 2011 pour la réception du champion d'Europe Toulouse, à l'occasion de la 24e journée du championnat (*).
Saint-André : "Pas d'euphorie"
À deux étapes du terme, ce nouveau rendez-vous à Marseille sera-t-il déterminant pour la qualification en phase finale ou pour un billet direct en demies, sésame offert aux deux premiers du championnat régulier? S'il parvient à reproduire sur la durée, cette saison, la 2emi-temps (19-3) accomplie face à l'ASM, le RCT ne sera sans doute pas loin d'occuper solidement l'un des deux premiers rangs du classement en avril prochain. C'est fou comme une trajectoire peut s'emballer.
À la mi-temps de ce Toulon-Clermont, on avait encore un peu de mal à voir ces Varois dans la peau de candidats sérieux au titre et il a suffi d'une 2e période parfaitement maîtrisée (conquête, défense, réalisme) pour les propulser sur un piédestal. Les intéressés auront tôt fait de nuancer ce subit enthousiasme comme Philippe Saint-André a commencé à le faire, samedi, à l'issue du match.
"Il n'y avait pas du tout le feu au club voici une semaine et aujourd'hui, l'euphorie n'a pas gagné nos rangs", a souligné l'entraîneur en chef d'un RCT qui a cependant sacrément arrangé ses affaires. À la veille d'affronter Agen (41-10), il y a dix jours, le président Mourad Boudjellal avait fait de la série des quatre matches (SUA, Clermont, Bourgoin, Castres) programmés avant l'ouverture de la H-Cup un enchaînement majeur. " Si l'on arrive à aligner quatre succès, on se trouvera dans une position fort intéressante au classement", avait-il envisagé.
Son équipe a couvert la moitié du parcours et elle connaît la route à suivre. Le succès aux dépens de Clermont fait partie de ceux qui doivent libérer définitivement un groupe. Mais au RCT, on sait aussi qu'une qualification en phase finale dépend autant des performances acquises devant les cadors que des victoires décrochées face aux écuries les moins huppées. Ce sera même le thème de la semaine avant de se rendre à Bourgoin, déjà dos au mur.
(*) : La tenue de ce RCT-Toulouse pourrait être remise en cause si l'OM était qualifié pour la demi-finale de la Coupe de France et disputer ce match à domicile le 19 ou le 20 avril 2011.
Laurent BLANCHARD
RCT, un air de déjà-vu...
Le 20/09/2010
Un Wilkinson aux pieds d'or, une mêlée conquérante, un capitaine de nouveau en jambes, un Vélodrome aux allures de forteresse... Cela ne vous rappelle rien ? Vraiment rien ? Même pas la saison dernière ?
En s'imposant samedi après-midi face au champion de France en titre (28-16), le RCT a rendu la copie conforme de ce qui faisait son bonheur - et son succès - il y a de cela à peine six mois. Cette victoire est, d'ailleurs, à mettre au même niveau de performance et d'intensité que le succès face à Perpignan en avril dernier (33-23) ou face à Toulouse, il y a un an tout juste (18-13). Comme si l'été indien dont l'air qui s'était radicalement refroidi sur Mayol depuis le début de saison, avait toujours cours à Marseille. Ce n'est pas Philippe Saint-André qui va s'en plaindre. Ni Mourad Boudjellal, qui avouait après la défaite à Brive (27-9) faire une toute confiance à son entraîneur, « qui a connu d'autres moments durs dans sa carrière, et qui s'est toujours relevé ».
Le technicien varois s'est en effet redressé - son équipe également - et de quelle manière ! Par un tour de passe-passe, qui aura surpris autant les journalistes que l'encadrement de Vern Cotter, en titularisant cette première ligne si bousculée lors de la demi-finale de Saint-Etienne. Une mêlée qui avait pris l'eau dans la Loire, et qui a permis de prendre des points essentiels lors d'une première mi-temps globalement dominée par les Clermontois. Et tant pis si pour cela il fallait laisser Carl Hayman et George Smith sur le banc.
Par la suite, au coeur d'une deuxième période plus joueuse et d'un « très haut niveau » (dixit PSA), le RCT aura su concrétiser sa supériorité par une énorme défense. De celle qui lui avait permis d'entrer dans le top 6 du Top 14 en 2009. A l'image de ce plaquage parfait de Wilkinson sur Cudmore en fin de match, où l'ovale explosait comme un pop-corn des bras du Canadien.
Une prestation de niveau international du meilleur joueur du monde 2003, qui plaçait ses drops comme à l'entraînement.... « L'engagement de Jonny pour le RCT est absolument irréprochable », notait à ce propos le président Mourad Boudjellal à l'issue de la rencontre.
Un engagement de tous les instants, symbolisé par la titularisation de « Fotu » Auelua. L'Australien, toujours bien placé, n'a pas dépareillé dans une position de centre qui n'est pas la sienne habituellement. Comme si, pour enfin lancer sa saison, Philippe Saint-André et son staff avaient dû bouger les cartes pour mieux troubler l'adversaire et émoustiller sa propre équipe. « Avec ce succès, face à Clermont qui plus est, la saison dernière est clôturée, conclut Mourad Boudjellal. La nouvelle peut commencer. » Sur de très bonnes bases.
Des fondamentaux retrouvés, un Wilkinson au sommet et Van Niekerk parfait dans son rôle d'éclaireur éclairé... Tout a changé. Tout est encore là. Comme une sympathique impression de déjà-vu. Pourvu que ça dure.
Vincent WATTECAMPS
Les actus du match
Du vestiaire au pré : RCT/ASCMA.
Hubert, autographes, pelouse, glacière ou protection : retour décalé sur RCT / ASMCA.
[RCT/ASMCA] En vidéo gratuitement sur le web !
Canal + diffusera gratuitement le match RCT / ASMCA sur son site internet !
[RCT/ASMCA] Eteindre les volcans arvernes.
Match au sommet samedi entre le RCT et le Champion de France Montferrandais au Vélodrome.


































































































